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Romance – Souffrance

De
142 pages

Ces deux romans, tels les deux faces d'une même pièce, peuvent se lire comme un plaidoyer en faveur du droit de chacun à vivre librement, sans souci du regard de l'autre. À travers la merveilleuse histoire d'amour entre deux femmes, l'auteur vise à combattre l'homophobie. À leur bonheur répond le destin tragique du couple féminin de la seconde histoire, comme pour mieux dénoncer les ravages causés par les préjugés et un puritanisme archaïque. Malgré l'évolution des mentalités, une intolérable intolérance persiste encore aujourd'hui, nuisant au bien-être de nombreuses personnes discriminées. Face à l'insouciance du premier couple, l'auteur oppose les complications insolubles qui conduisent les autres dans l'impasse. Le drame s'achève sur un acte désespéré, motivé par un sentiment de malaise insurmontable, qui semble la seule issue. Ainsi juxtaposés, les deux récits dressent un tableau réaliste et contrasté, où la lumière porte en elle une part d'obscurité.


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Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-414-02530-5

 

© Edilivre, 2017

Romance

Préface

Ce message s’adresse à tous les homophobes de ce monde. À ceux qui nous traitent différemment, comme une race à part, inférieure et abjecte. Sachez que nous sommes identique à vous. Nous avons un corps, deux yeux, deux mains, comme vous. Une âme, comme vous. Un cœur, comme vous. Et tout comme vous, nous aimons, nous chérissons l’être que l’on aime. On pleure pour lui, on rit pour lui. La seule différence notable, et qui n’a aucune incidence sur notre amour, c’est que ceux que nous aimons sont du même sexe que nous. Mais ce n’est pas une tare, ni un défaut. Nous ne sommes pas des monstres, ni des erreurs de la Nature. Nous ne sommes pas fou, schizophrène, pédophile ou zoophile. Ce ne sont que des mensonges. Il n’y a aucun rapport entre l’homosexualité et ces crimes. Un homme gay n’est pas forcément pédophile, en aucun cas. Et même si, je le concède, certain le sont, il ne faut pas en faire une généralité. De plus, les hétéros le sont tout autant. L’homosexualité n’est pas une maladie, ça ne se soigne pas. Ce n’est pas non-plus quelques chose qui se transmet des parents à l’enfant. Un enfant issu d’une famille homoparentale ne sera pas automatiquement gay. Et par pitié, ne nous dites pas de supporter les remarques et d’assumer, parce que c’est notre CHOIX. En quoi est-ce un choix ? Tout comme vous n’avez pas choisis d’être hétéro, nous n’avons pas choisis d’être bi, gay ou lesbienne. Nous sommes ainsi, c’est tout. Et nous ne changerons pas, c’est impossible. Vous nous insultez, vous nous frappez. Vous nous blessez, autant moralement que physiquement. Vous provoquez le suicide de millier de gens qui ne supportent plus tout ça, qui en ont assez de la vie. C’est à cause de vous que les adolescents n’osent pas révéler leur homosexualité à leurs parents, leurs familles. À cause de vous, qu’ils sont angoissés à s’en rendre malade. Que leurs parents se demandent où ils ont échoué. Alors que c’est totalement faux. Ils n’ont en aucun cas échoué, nous sommes tel que nous sommes, il n’y a aucune raison, aucune cause à cela. Peut importe d’où nous venons, ça se serait passé de la même manière. Vous brisez des vies, et qu’est ce que ça change pour vous ? Rien, absolument rien. Vous n’arriverez pas à faire disparaître l’homosexualité de la planète. C’est une chimère qu’il faut oublier. Alors je vous demande d’arrêter, d’arrêter de nous insulter, de nous frapper, et je vous demande de garder votre haine pour vous. Parce que ça ne sert à rien.

C’est pour cela que j’écris cette histoire. L’histoire de deux femmes qui s’aiment, et qui affrontent la vie ensemble. Il n’y a ni noms, ni lieux. Une histoire normale, vécue par des gens normaux.

Rencontre

Aujourd’hui, lycée, encore. Elle s’était levée, préparée, comme tous les jours. Mais c’était sa dernière année, la Terminale. Et elle était à trois mois du baccalauréat. Elle avait plutôt bien travaillé cette année, elle était satisfaite. Mais elle était lasse de ce rythme éreintant, de ces cours qui, en général, ne l’intéressaient pas. Elle rêvait de pouvoir enfin prendre sa liberté, aller à la fac et écrire ses livres, ses histoires qui envahissaient sa tête à toute heure du jour et de la nuit. Ces histoires l’emmenaient voyager loin, très loin, vers des pays peuplés d’elfes et de dragons.

Elle passa le portail du lycée et se rendit directement vers la salle de son premier cours : philosophie. Elle n’avait pas d’amis avec qui discuter pendant la récréation. Encore moins depuis qu’ils avaient découvert la vérité sur elle. Son attirance pour les femmes. Elle-même l’avait découvert quelques mois plus tôt en tombant amoureuse d’une fille qui lui avait brisé le cœur en se moquant d’elle et de ses sentiments. Celle-ci n’aimait pas les femmes. Ce premier amour avait détruit sa vie sociale. Les autres s’étaient très vite éloignés d’elle. Sans l’insulter ni rien. Mais elle s’était très vite retrouvée seule. Heureusement elle pouvait écrire et s’occuper. Personne ne faisait attention à elle, elle ne faisait attention à personne. Tout allait pour le mieux. Lorsque la cloche sonna, elle entra et s’installa directement à sa place habituelle : troisième rang en partant du tableau, tout à gauche. Elle pouvait écrire dans son coin tout en suivant le cours tranquillement. Elle posa son sac, sortis son classeur et sa chemise cartonnée où se trouvaient ses histoires et s’installa en attendant que les autres arrivent, et commença à relire ce qu’elle avait écrit la dernière fois. Lorsque tout le monde fut entré, la professeure les autorisa à s’asseoir. L’enseignante avait depuis longtemps abandonné l’idée de "dompter" cette élève, sachant bien qu’elle écrivait autre chose que la leçon, mais elle avait de bonnes notes et ne perturbait pas le cours. Donc inutile de la chaperoner. La jeune femme observait distraitement son élève qui lui fit un sourire affable. La jeune écrivaine l’aimait bien, ses cours étaient clairs et simple, ses élèves étaient calme depuis ces deux semaines d’heures de colles à répétition qu’avait subi la classe. La jeune femme, bien que philosophe, savait se montrer sévère quand c’était nécessaire. C’était pour cela qu’elle l’appréciait.

Tandis que la professeure faisait l’appel, on toqua à la porte. Elle leva rapidement un œil pour noter que ce n’était qu’un surveillant qui ramenait une élève en retard. Elle reporta son attention sur sa feuille. Elle ne s’était pas rendue compte qu’elle n’avait jamais vue cette fille avant. Elle n’en prit conscience que lorsque la professeure annonça à la nouvelle :

– Tu n’as qu’à t’asseoir au troisième rang, à gauche.

Et que la fille s’était installée à côté d’elle et qu’elle put l’observer en détail.

– Quel est ton nom ? demanda la professeure.

Mais elle n’entendit pas la réponse. Son esprit était embrouillé. Il s’était bloqué à la seconde où ses yeux étaient tombés sur son visage. Cette jeune fille était magnifique. Ses longs cheveux noirs cascadants sur ses épaules étaient superbes. Ses yeux noisettes l’avaient envoûtée. La nouvelle se tourna vers elle, et lui fit un sourire timide. Elle se mit à sourire bêtement, avant de reprendre ses esprits et de la fusiller du regard. La nouvelle, qui ne comprit pas ce qui venait de se passer, se concentra sur le cours, penaude. Elle s’en voulue de l’avoir regardée de la sorte, mais il ne fallait pas qu’elle se laisse attendrir, et qu’elles deviennent amies. Ou pire encore, qu’elle tombe amoureuse de cette nouvelle. Celle-la non plus n’aimait sûrement pas les femmes et lui briserait le cœur. Ou encore, elle pourrait s’allier avec la première fille qu’elle a aimé et détruire complètement sa vie. Non, décidément, mieux valait rester distante.

La première heure de cours se déroula à la fois très vite, et très lentement. Jamais elle n’avait autant été concentrée sur sa feuille de toute sa vie. Elle ne pouvait s’empêcher de sentir la présence de sa voisine. Elle se sentait fiévreuse, un peu à l’ouest. Cela n’était jamais arrivé avant. À l’interclasse, elle fila aux toilettes pour boire un peu d’eau et s’asperger le visage. Lorsqu’elle revint, elle vit que la nouvelle était entrain de lire sa feuille. Elle se dirigea vers sa camarade et lui arracha la-dite feuille de ses mains.

– Ne te gênes surtout pas, lança-t-elle sèchement.

– Excuses-moi, je croyais que c’était ton cours. Je voulais savoir ce que vous aviez fait avant.

– Et bien ce n’était pas lui, donc tu ferais mieux de demander avant de prendre les affaires des autres.

Cette jeune fille semblait très gentille, et pas du tout mauvaise, pourquoi l’écrivaine agissait-elle de manière si méfiante et agressive ? Elle voyait bien que sa remarque l’avait blessée. Mais la nouvelle ne lâcha pas l’affaire pour autant.

– Tu écris des histoires ? Elles ont l’air très intéressantes, je pourrais lire le reste ?

– Non, même pas dans le plus fou de tes rêves. Occupes-toi plutôt de tes cours à rattraper.

Cette fois, elle l’avait vraiment blessé. La nouvelle détourna le regard, les yeux humides. Pourquoi se sentait-elle si mal d’avoir fait-ça ? Pourquoi son cœur battait-il la chamade depuis qu’elle était à côté de la nouvelle ? Pourquoi souffrait-il tant ?

La professeure l’interpella.

– Sois plus gentille avec elle tu veux ? Elle est nouvelle, elle ne pouvait pas savoir que tu écris au lieu d’écouter mon cours.

– Vous savez très bien que j’écoute mieux que tout le monde votre cours. Et, si elle s’était mêlée de ses affaires, tout ça ne serait pas arrivé.

– Tu n’es pas obligée de lui faire subir ton mauvais caractère dès le premier jour.

– Je n’étais pas comme cela avant, ce sont les autres qui m’ont changée ainsi.

– Je ne pense pas qu’elle soit comme les "autres". Mais tu ne veux même pas essayer de t’ouvrir à elle. Bon, le sujet est clos, reprenons le cours. Tu viendras me voir à la fin de l’heure.

La classe "respira" à nouveau. Tout le monde s’était tut durant le temps de l’altercation. C’était la première fois qu’elle répondait, tenait tête à un professeur. Et ils ne voulaient pas en perdre une miette. Elle ravala sa réplique et baissa le regard sur sa table. Ses mains tremblaient, elle peinait à tenir son stylo correctement. Elle en voulait à la prof. Elle l’aimait bien, mais en cet instant elle était vraiment remontée contre l’enseignante. Cette professeure ne savait pas à quel point sa situation était précaire. Elle ne pouvait pas être gentille avec la nouvelle, c’était trop risqué. Elle préférait ne rien ressentir plutôt que de souffrir.

Elle serrait tellement fort son stylo qu’il se brisa, lui ouvrant la main par la même occasion.

– Bon sang mais qu’est ce qui te prend ?! hurla la professeure.

Elle ne répondit pas, serrant toujours les dents, le regard encore fixé dans le vide.

– Les autres, sortez, le cours est terminé pour aujourd’hui.

Tout le monde quitta la pièce. La professeure se dirigea vers elle, qui était restée assise, posa ses mains sur la table et s’approcha d’elle, l’air inquiète.

– Enfin, qu’est ce qu’il t’arrive aujourd’hui ? Je ne t’ai jamais vu dans cet état avant.

– Je n’ai pas envie d’en parler.

Le visage de la professeure s’attrista.

– Tu sais où me trouver si jamais tu en sens le besoin.

– Bien sur… Pourquoi vouliez-vous me voir ?

– C’est au sujet de ta récente voisine de table.

La nouvelle… évidement, qui d’autre ? La colère et l’amertume l’envahirent de nouveau.

– Oui ? fit-elle sèchement.

– Je sais que vous avez une heure de permanence après mon cours. J’aimerais que tu lui prêtes tes cours de philosophie pour qu’elle puisse rattraper si besoin est. Bien sur, il faut que tu passes à l’infirmerie avant.

– Pas de problème.

Elle se leva, jeta son sac sur l’épaule et quitta la salle sans un mot de plus, abandonnant la professeure. La nouvelle l’attendait juste dehors, à l’entrée de la salle.

– Ça va ? demanda sa nouvelle voisine de table nerveusement.

Cette dernière avait l’air très inquiète. Elle qui était énervée, elle s’adoucit en une seconde.

– Ça va oui. Excuses-moi pour tout à l’heure, je ne suis pas du tout comme ça normalement.

– Il n’y a pas de soucis, c’est de ma faute, je n’aurais pas dû être curieuse de la sorte, ce n’était pas poli de ma part.

– Un peu en effet, répondit la jeune fille aux cheveux d’ébène en souriant.

Sans savoir pourquoi, elle était très heureuse que la nouvelle s’inquiète pour elle et ne lui en veuille pas. Elle avait envie d’apprendre à la connaître.

– Suis-moi, je dois aller nettoyer ma main à l’infirmerie, et ensuite je vais te passer mes cours de philo au CDI. Ça te conviens ?

– C’est parfait, répondit son interlocutrice en souriant.

Son sourire était vraiment magnifique. Elle en resta pétrifiée un instant. Elle aurait voulue pouvoir admirer ce sourire toute sa vie, cependant la brûlure vive de sa plaie lui rappela qu’elle devait aller faire soigner le résultat de sa bêtise. Elle se contenta donc de sourire à son tour et de se rendre à l’infirmerie.

L’infirmière lui hurla dessus en voyant sa plaie : l’aide-soignante ne comprenait pas pourquoi les élèves faisaient des idioties de ce genre. Alors qu’elle s’entêtait à lui expliquer que c’était un accident. Et la nouvelle confirmait sa version en plus ! Elle l’en remerciait grandement. À un moment, elles s’étaient regardées avec une telle complicité, une telle intensité, qu’elle avait cru qu’elles se connaissaient depuis toujours, voir même dans des vies antérieures. À croire que c’était leur destin de se rencontrer à nouveau ici, dans ce lycée minuscule. Mais cet instant magique était passé, avec toutes les sensations qui l’accompagnaient.

Il avait fallu enlever l’encre étalée sur la plaie, puis la désinfecter et la bander. Ça l’avait beaucoup fait souffrir, l’intensité de la brûlure provoquée par tout ça était inimaginable. Elle ne s’était jamais entailler aussi profondément, et le désinfectant, elle n’en avait jamais vraiment utilisé, elle n’avait pas pensé que cela puisse brûler ainsi. Mais elle serrait les dents en souriant. Elle ne voulait pas paraître faible devant la nouvelle. Inconsciemment, elle voulait lui montrer qu’elle était forte, et qu’elle pourrait la protéger du monde entier, quoiqu’il arrive.

Maintenant, elle était au CDI avec sa possible nouvelle amie, elle lui avait donné son classeur et lui expliquait ce qu’ils avaient fait depuis le début de l’année. Mais la nouvelle avait déjà suivi beaucoup de cours également. Il n’y en avait que deux encore non appris. Elle lui expliquait avec une assiduité telle qu’on aurait pu croire qu’elle était enseignante. De plus, elles s’amusaient énormément, riaient et passaient un très bon moment. À un instant, elle avait dû se pencher pour lui montrer quelque chose, leurs visages étaient tellement proche qu’elle put sentir son odeur. C’était tellement enivrant, elle l’adorait : c’était une odeur douce et boisée. Mais il y avait autre chose. Une fleur. Une rose peut-être. Voilà qu’elle recommençait à divaguer. Elle ne devait pas aimer son odeur. Elle ne devait pas la trouver sympathique, ni essayer de la connaître. De nouveau, elle se referma sur elle-même et redevint agressive. Elle prit son sac et se leva.

– Je dois y aller, au revoir, dit-elle d’un ton acide.

Elle quitta le CDI sans lui laisser le temps de répondre et se dirigea vers son cours suivant : littérature, pendant une heure. Les autres arrivèrent et se rangèrent. Le professeur les fit entrer. Elle s’installa à sa place de telle sorte que la nouvelle compris qu’elle voulait rester seule. Son ex possible future amie s’assit donc au premier rang, tout devant, au milieu, à la table de gauche. Elle, était juste deux rangs derrière, elle pouvait admirer jusqu’à saturation la beauté de cette splendide élève sans se faire remarquer. Elle n’écoutait pas un mot de ce que disait le professeur. Toutes ses pensées étaient tournées vers la nouvelle, qui semblait tellement parfaite à ses yeux. Elle ne pouvait pas faire autrement. C’était hors de son contrôle. Parfois, l’objet de ses pensée se retournait, alors, elle baissait rapidement le regard pour ne pas croiser le sien.

Très rapidement, midi sonna. C’était l’heure d’aller manger. La nouvelle semblait ne pas savoir comment faire, semblait perdue. Elle s’approcha lentement pour lui apporter son aide.

– Tu veux que je te montre où se trouve le self et comment il fonctionne ? dit-elle doucement.

La nouvelle sursauta, se retourna vivement et se fit immédiatement méfiante en la voyant.

– Tu as l’intention de me laisser en plan comme tout à l’heure ? demanda la jeune fille, amère.

Elle était triste que la nouvelle réagisse comme cela, même si elle l’avait cherché. Son cœur était désolé de toute cette mascarade qu’elle devait jouer, alors qu’elles avaient l’air de très bien s’entendre. C’était insensé et ridicule, mais son instinct de survie lui ordonnait le contraire de ce que lui disait son cœur.

– Je suis peut-être une mauvaise personne, avec un caractère pourris, mais je ne laisserais pas une nouvelle toute seule pour qu’elle aille se perdre dans ce lycée. Surtout à l’heure du repas, répondit-elle, maussade.

La jeune fille la regardait, l’air toujours septique. C’était déjà la deuxième fois qu’elle faisait ça. Était-elle vraiment digne de confiance ? Pouvaient-elles être amies sans qu’elle ne change d’avis toute les heures ? Voyant son manque de confiance, elle ajouta à la nouvelle :

– Je suis vraiment désolée de mon comportement. Ce n’est pas de ta faute. Promis. C’est entièrement ma responsabilité. S’il-te-plais, sans m’accorder ta confiance et ton amitié, accepte au moins mon aide. Il n’y a aucune arrière pensée. Je veux juste te donner un coup de main.

La nouvelle céda :

– D’accord. J’accepte ton aide. Allons-y, dit la jeune fille, souriant de nouveau.

Elle se sentit fondre une fois de plus. Elle croyait ne jamais revoir ce sourire en sa présence, encore moins qu’il lui soit...