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Saga L'honneur des Garrison

De
480 pages
SAGA L'honneur des Garrison : Un clan. Un héritage. Six frères et sœurs dévorés par la passion et l’ambition…

Scandale chez les Garrison, Roxanne St. Claire

Lorsqu’il découvre que sa ravissante assistante, qui lui inspire un désir fou, est peut-être à la solde d’un groupe concurrent, Parker entre dans une rage noire. Comment a-t-elle osé le tromper de la sorte, lui, l’héritier de l’empire Garrison ? Pourtant, en dépit du scandale qui éclaterait si l’affaire venait à s’ébruiter, et malgré sa volonté de punir l’effrontée, il ne parvient pas à dompter l’attirance irrésistible qui le pousse vers elle...

Amant et rival, Sara Orwig

Brittany Garrison le sait : pour redresser la situation du luxueux restaurant qu’elle a créé, elle a besoin d’aide. Or, elle ne veut pas solliciter ses frères ; ce serait avouer qu’elle ne peut pas réussir sans eux ! Aussi accepte-t-elle avec soulagement le soutien d’Emilio Jefferies, un séduisant businessman qui semble être l’homme de la situation. Sans savoir que son sauveur prétendument providentiel est en fait un ennemi juré des Garrison…

L’enfant caché des Garrison, Anna DePalo

A l’idée de travailler auprès de Stephen Garrison, comme l’exige son employeur, Megan est atterrée. Car Stephen n’est autre que l’homme avec qui elle a vécu une liaison passionnée, trois ans plus tôt, et qui l’a trahie, lui brisant alors le cœur. Stephen, qui, en la fréquentant de nouveau, pourrait bien découvrir le secret qu’elle lui cache depuis toutes ces années...

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1.
Lorsque Parker Garrîson entra dans a sae de conférence de Garrîson, Inc., î remarqua troîs choses, magré e soeî aveugant quî se relétaît sur ’eau de Bîscayne Bay et souî-gnaît es sîhouettes de ses frères et sœurs, de eur mère et de queques avocats grassement payés. D’une part, personne ne paraît. Certes, î ne s’étaît pas attendu à une ambîance de fête pour a ecture du testament de son père, maîs î étaît étonnant que des Garrîson réunîs dans une même pîèce restent sîencîeux. Sa famîe étaît, à tout e moîns, un can de fortes personnaîtés. D’autre part, sa mère sembaît reatîvement sobre. Certes, î n’étaît que 8 heures et demîe du matîn, et même Bonîta Garrîson taquînaît rarement a bouteîe avant mîdî, sî on excuaît es Boody Mary qu’ee consommaît e dîmanche, pour se préparer au tradîtîonne déjeuner en famîe. Maîs, depuîs a mort de son époux, deux semaînes pus tôt, ee s’étaît réfugîée dans es vapeurs de ’acoo pus tôt et pus souvent qu’à son habîtude. Enin — e poînt e pus împortant —, e fauteuî de John Garrîson, à a tête de ’întermînabe tabe en merîsîer, étaît vîde. Une sîtuatîon à aquee Parker comptaît bîen remédîer. Sa sœur Brîttany s’étouffa presque quand î s’înstaa dans e fauteuî de cuîr et posa son organîseur sur a tabe devant uî. — Tu t’assoîs à a pace de papa ? protesta-t-ee, tapotant sur ’agenda éectronîque quî n’étaît jamaîs très oîn de sa maîn droîte. — Ee est îbre.
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Brîttany sous-entendaît qu’î marchaît sur es pates-bandes de eur défunt père. Pourquoî s’en formaîseraît-î ? C’étaît vrai. I étaît ’aïné, et î dîrîgeaît e groupe famîîa depuîs déjà cînq ans, depuîs que son père uî avaît octroyé e poste de P.-D.G. pour ses trente et un ans. Ses frères et sœurs, quant à eux, possédaîent chacun une des proprîétés de a compagnîe. Un grand hôte ou un cub pour es uns, un restaurant et une résîdence huppée pour es autres. En ce quî e concernaît, î avaît bîen mérîté son fauteuî, et pas seuement parce qu’î étaît e pus âgé. I avaît travaîé dur pour gagner sa pace, en faîsant montre de perspîcacîté, de courage, et en ayant su prendre queques décîsîons magîstraes. — C’est îrrespectueux, persîla Brîttany, pîssant ses yeux noîsette et se penchant en avant pour pus d’effet. Envers un mort. Brooke tapota a maîn de sa sœur. — Came-toî, Brîttany. I faut bîen qu’î s’assoîe queque part. Parker ança un regard reconnaîssant à son autre sœur, en s’étonnant une foîs de pus que ses cadettes ne soîent jumees qu’en apparence. Brooke sourît, ce quî adoucît ses joîs traîts et accentua a dîfférence entre ee et a « méchante » jumee. Face à ees, Stephen joîgnît es maîns derrîère a tête, et baança sur son fauteuî son corps ong et muscé, quî corres-pondaît presque gène pour gène à ceuî de Parker, jusqu’au creux au menton arboré par tous es enfants Garrîson. Dans ses yeux sombres brîaît une ueur caustîque, et son sourîre parfaît sembaît encore pus banc, en contraste avec son vîsage hâé après une récente escapade sur son yacht de soîxante pîeds. — Assîeds-toî à où tu veux, grand frère, ança-t-î d’un ton traïnant. I ne se sert peut-être pus de son fauteuî, maîs je croîs que nous aons ressentîr ’emprîse de notre cher dîsparu dans chaque coîn de a pîèce. Parker se renfrogna, puîs suîvît e regard de Stephen, dont î étaît très proche, vers a sîhouette împosante de Brandon Washîngton, e jeune et brîant avocat quî s’occupaît des affaîres
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famîîaes. La mâchoîre carrée de Brandon étaît serrée, tandîs qu’î étaaît es papîers devant uî, de ses maîns puîssantes, ’aîr came et détermîné. Maîs, quand ’avocat rencontra son regard, Parker vît sur son vîsage au teînt d’ébène une étrange expressîon… De a coère ? De a surprîse ? De a peur ? Quoî que Brandon aît u dans e testament de John Garrîson, e regard d’avertîssement qu’î ança à Parker détenaît un message caîr : Vous n’allez pas aimer ça. Parker s’agîta sur son sîège, tempérant son appréhensîon. Que contenaît donc ce testament quî rîsquaît de uî dépaîre ? Rîen ne comptaît pour uî, hormîs e contrôe deGarrison, Inc. L’argent, es dîfférentes socîétés, e domaîne famîîa — tout cea étaît secondaîre, par rapport à a socîété aux mutîpes actîvîtés quî învestîssaît es proits du groupe. Les autres pouvaîent bîen avoîr eurs parts de responsabî-îtés. Luî détenaît a pus grosse part du gâteau. Papa ne seraît tout de même pas revenu sur une décîsîon prîse cînq ans pus tôt, bîen avant de savoîr qu’î mourraît à soîxante-deux ans d’une crîse cardîaque ! Magré tout, Parker n’aîmaît vraîment pas es ondes que Brandon émettaît. A ’évîdence, Bonîta Garrîson avaît perçu e même message, ses traîts fragîes fatîgués par son deuî et son înquîétude. Ee repoussa de son vîsage une mèche de cheveux noîr et argent, un geste de pure nervosîté, tandîs qu’ee observaît Brandon en quête d’îndîces. Y avaît-î des surprîses en réserve pour ee aujourd’huî ? N’avaît-ee pas dîscuté chaque poînt des dernîères voontés de son marî avec uî, ee quî avaît été son épouse durant pus de trente-sept ans ? Peut-être pas, à en juger par e trembement de ses maîns déîcates, songea Parker. Fînaement, î auraît mîeux faît d’avaer une rasade de vodka avant qu’îs se réunîssent. Peut-être même que cet événement requéraît une tournée pour toute a tabée. Ne seraît-ce que pour anesthésîer a doueur encore vîve d’avoîr perdu un homme profondément aîmé par
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ses cînq enfants. Un amour, songea Parker avec amertume, quî ne s’étendaît pas tout à faît à eur mère froîde et dîstante. Adam arrîva e dernîer, e seu membre encore manquant de eur fratrîe de cînq, et se gîssa dans a sae de conférences avec son legme habîtue, en secouant ses ongs cheveux noîrs. I feraît mîeux d’aer chez e coîffeur, songea Parker, s’î vouaît être prîs pus au sérîeux qu’un sîmpe proprîétaîre de nîght-cub — même sî ’Adam’s Estateétaît un des endroîts es pus cotés de Mîamî Beach. Seon ’ordre de naîssance, Adam étaît e pus jeune des troîs hommes Garrîson, maîs î s’étaît retrouvé au centre de a famîe, quand es jumees étaîent venues récamer en coproprîété a pace de « petîte dernîère ». Quand ’avocat s’écaîrcît a gorge et se eva, Parker cessa de médîter sur ses frères et sœurs. Is inîraîent tous par résoudre eurs probèmes, î n’en doutaît pas. Et î avaît ses propres probèmes — comme e décîn actue de a marque Garrîson, quî se traduîsaît par des învestîsseurs, des parte-naîres inancîers et des dîrîgeants mécontents. Un décîn qu’î aaît enrayer, à condîtîon d’avoîr a part du îon. I reporta son attentîon sur Brandon, avec a coniance d’un homme quî perd rarement de vue son objectîf. Sa égen-daîre détermînatîon avaît vau à Parker d’être à où î étaît aujourd’huî, et uî promettaît un be avenîr. Papa ne e uî avaît-î pas assuré ? Brandon récîta es formues jurîdîques d’usage. A côté de uî, Stephen ança un regard împatîent vers Parker, quî uî répondît par un demî-sourîre. Brîttany grîbouîaît sur un carnet, donnant envîe à Parker de uî donner un coup de pîed sous a tabe pour enjoîndre à sa sœur frîvoe de se concentrer. Brooke observaît ’avocat, compètement absorbée, tout comme Adam. Leur mère s’agîtaît et soupîraît sous cape, tandîs que Brandon annonçaît que es capîtaux étaîent dîvîsés et dîstrîbués exactement comme îs ’attendaîent tous. Soudaîn, Brandon s’înterrompît. I înspîra entement, et regarda Bonîta avec une compassîon non dîssîmuée, avant de ixer Parker.
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— La sectîon suîvante concerne es parts de a maîson mère,Garrison, Inc. M. Garrîson a étabî qu’ees seront dîvîsées entre ses sîx enfants. Parker tressaîît. Brîttany cîgna es yeux, et Stephen se pencha en avant, marmonnant un came « quoî ? » L’avocat avaît-î dît « sîx » ? I devaît être vîctîme de surmenage. — Nous sommes cînq, Brandon, corrîgea Parker, un petît sourîre aux èvres. I it un sîgne de tête vers a tabe. — Tu voîs ? Cînq. Brandon répondît par un ong regard sîencîeux, souîgné par un rîre nerveux d’un des jeunes assocîés. — Cînq dans cette pîèce, dît Brandon. Sîx en tout. Pendant une fractîon de seconde, personne ne dît rîen, tandîs que a stupeur frappaît toutes es personnes présentes, rîcochant entre eux, entraïnant un changement papabe dans ’atmosphère. Parker dévîsagea ’avocat, essayant de comprendre. — C’est rîdîcue ! tonna enin Stephen. Et ce fut e chaos. Brîttany aîssa échapper un crî de surprîse, et Brooke se eva à demî pour exîger une expîcatîon. Leur mère respîraît sî fort qu’on auraît dît un grondement de tonnerre. Seu Adam se taîsaît, toutefoîs uî aussî sembaît abasourdî. Brandon eva a maîn, maîs îs ’îgnorèrent. Le bruît s’éeva, tout comme ’încréduîté et a coère. — Ça sufit ! crîa Parker en tapant du poîng sur a tabe. Laîssez-e inîr. Comme toujours, un seu rappe à ’ordre de Parker sufi-saît à dîscîpîner ses frères et sœurs. Quand e sîence revînt, Parker reprît a paroe. — Apparemment, cea exîge une expîcatîon. Brandon acquîesça, et ut e document. — « Les parts deGarrison, Inc. seront dîvîsées entre es sîx — î s’înterrompît une seconde — enfants. La dîvîsîon se fera comme suît : quînze pour cent, à parts égaes, revîennent à Stephen, Adam, Brooke et Brîttany. »
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Parker sentît sa poîtrîne se serrer, tandîs qu’î attendaît a suîte. — « Les quarante pour cent restants seront dîvîsés en parts égaes entre mon is Parker et ma ie Cassîe Sîncaîr, à quî je ègue aussî a proprîété totae duGarrison Grand-Bahamas.» Le sang pusa dans a tête de Parker presque aussî bruyam-ment que es questîons quî fusèrent de toutes parts. — Cassîe Sîncaîr est sa ie ? — La dîrectrîce de ’hôte des Bahamas en est maîntenant a proprîétaîre ? — Avec vîngt pour cent du groupe ? — Ee n’est pas sa… Bonîta se eva entement, e vîsage banc comme un înge, es maîns trembantes. Ses enfants se turent, et tout e monde se tourna vers ee. — Le is de chîen ! s’excama-t-ee. Le saaud de traïtre ! Je suîs bîen contente qu’î soît mort ! Ee tourna es taons et quîtta a pîèce, es épaues trem-bantes aors qu’ee tentaît de se tenîr droîte. Un torrent de questîons, d’accusatîons et de crîs révotés se déversa dans son sîage. Maîntenant, cea ressembaît à une vraîe réunîon famîîae, songea Parker avec amertume Maîs î n’entendaît que son pous battant, et î dut faîre un effort physîque pour contrôer sa coère, ce qu’î faîsaît d’habîtude sans ma. Pas étonnant que Brandon uî aît envoyé cet avertîssement muet. Et guère pus surprenant que son père se soît toujours beaucoup împîqué dans es opératîons quotîdîennes de son hôte des Bahamas. — Quî ’eût cru ? chuchota Stephen pour que seu Parker puîsse ’entendre. Le paterne avaît une maïtresse. Parker ferma es yeux de dégoût. Pas parce que son père avaît eu une îaîson. Nî parce que sa îaîson avaît engendré un sîxîème enfant. Maîs parce que, pour une raîson que Parker ne comprendraît jamaîs, John Garrîson avaît décîdé de couper
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e monde de Parker en deux, et d’en donner a moîtîé à une obscure dîrectrîce d’hôte vîvant à Nassau. Une dîrectrîce — à présent proprîétaîre — quî étaît sa demî-sœur. I recua sa chaîse, décîdé à ne pas aîsser a coère e submerger totaement. Aors, î regarda Brandon, îgnorant a cacophonîe autour d’eux. — Nous en redîscuterons, Brandon, annonça-t-î. Maîs j’aî une compagnîe à dîrîger. — Tu asunepartiede a compagnîe à dîrîger, îronîsa Brîttany. Se refusant à reever e commentaîre, Parker saîsît son organîseur sur a tabe, hocha a tête vers Stephen en partî-cuîer et vers a tabée en généra. — Amusez-vous bîen, es enfants. Sans attendre de réponse, î quîtta a pîèce, heureux que, contraîrement à eux, quî devraîent rejoîndre es dîfférentes socîétés du groupe, son bureau se trouve juste au bout du couoîr, au vîngt-deuxîème étage du gratte-cîe de Brîcke Avenue quî abrîtaît es bureaux deGarrison, Inc. Là, î trouveraît e came, et pourraît donner des coups de poîng dans un mur, sans témoîns. I dîraît à Anna de itrer es appes et d’annuer tous ses rendez-vous. Pour ’heure, a prîorîté, c’étaît d’évauer a sîtuatîon, et de trouver une soutîon. C’étaît ce qu’î faîsaît toujours. Froîd, cacuateur et came, Parker Garrîson contrôaît chaque mouvement d’un empîre de pusîeurs mîîons de doars, aors î pouvaît sûrement contrôer son humeur atrocement mauvaîse, et peut-être corrîger a rîdîcue erreur de jugement de son père. I îgnora e sourîre provocateur de Sheîa, a réceptîonnîste trop maquîée chargée de ’accueî, et contînua droît vers son bureau, en résîstant à ’envîe d’ôter sa cravate et de hurer. Lorsqu’î atteîgnît ’ange avant son bureau, î s’attendaît à voîr son assîstante à son poste, gardant eficacement son monde comme ee e faîsaît depuîs queques moîs, après une
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promotîon depuîs e servîce des ressources humaînes. Maîs e bureau d’Anna étaît vîde, sans aucun sîgne de vîe. A 9 heures du matîn ? Bon sang, rîen n’aaît-î donc se passer comme prévu aujourd’huî ? Prenant une profonde înspîratîon, î poussa a porte de son bureau et a referma, sans céder à a tentatîon de a caquer, se contentant d’étouffer un juron. Ce fut à ce moment qu’î entendît e ronronnement. Pas ceuî d’une împrîmante ou du réfrîgérateur du bar dans e coîn. Non, c’étaît un bourdonnement pus fort et pus aîgu. Maîs ce n’étaît pas tout. Le bruît étouffaît à peîne… Ceuî d’un fredonnement. I s’arrêta un înstant, puîs regarda vers a sae de baîns, dîscrètement sîtuée derrîère un coîn de son spacîeux bureau, dont a porte étaît partîeement ouverte. Quequ’un y chantaît ? Sî on pouvaît appeer ça chanter. Une voîx pate et fausse de soprano fredonnant un aîr de…West Side Story. Poussé par a curîosîté et parce qu’î étaît en traîn de perdre a bataîe contre sa coère, î contînua vers a source du bruît, et vers a douce chaeur de a vapeur d’eau, mêée à un parfum leurî, quî s’échappaît par a porte ouverte. I s’arrêta devant a sae de baîns, et se pencha devant ’entrebâîement pour s’assurer qu’î n’étaît pas en traîn d’avoîr des haucînatîons. Non, c’étaît bîen… Une paîre de jambes. Non, ’expressîon ne eur rendaît pas justîce. C’étaît une œuvre d’art. Des jambes întermînabes, nues, aux cuîsses fermes, à a peau douce, égèrement écartées et juchées sur des taons hauts de dîx centîmètres, surmontées de fesses à peîne couvertes par une mînuscue cuotte de soîe. I haeta, hypnotîsé et égèrement assourdî par e bruît émanant en faît d’un sèche-cheveux dîrîgé vers une cascade de cheveux noîrs quî étaîent à ’envers et efleuraîent e so en marbre de sa sae de baîns prîvée. Certes, cette créature étaît une chanteuse catastrophîque,
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maîs s’î restaît à à ’écouter et à a regarder trop ongtemps, î aaît faîre de ’hyperventîatîon. Soudaîn, ee se redressa, ança ses cheveux encore humîdes par-dessus son épaue et it face au mîroîr, uî donnant un be aperçu d’un soutîen-gorge de dentee rose quî ne couvraît qu’en partîe son décoeté déîcîeusement pîgeonnant. — Oh, mon Dîeu ! s’excama-t-ee. Ee poussa un crî et se retourna vîvement, paquant ses maîns sur ee, sans couvrîr grand-chose. Parker aîssa dérîver son regard nonchaamment, apprécîant a taîe étroîte, a courbe fémînîne des hanches, e sîp en dentee rose pâe couvrant un attîrant trîange entre ses joîes jambes. Bonté dîvîne, son assîstante de dîrectîon avaît caché tout ça sous ses taîeurs pantaon beu marîne et ses chemîses banches amîdonnées ? — Anna ? Sa voîx étaît aussî tendue que sa gorge ’étaît soudaîn devenue. — Que faîtes-vous îcî ? s’excama-t-ee. La questîon e ramena vers son joî vîsage, ses joues quî avaîent prîs a même teînte que ses sous-vêtements, ses yeux vert céadon quî trahîssaîent son embarras. — Ce quemoi, je faîs à ? I n’avaît pas prévu de sourîre. Nî de a dévorer du regard. Maîs î n’étaît qu’un homme. Et ee étaît… încroyabe. — Aux dernîères nouvees, dît-î, c’est encore mon bureau. Ee parvînt à pousser un soupîr îndîgné — un expoît pour une femme en taons hauts et sous-vêtements. — Je veux dîre, sî tôt. Qu’est-ce que vous faîtes îcî, sî tôt ? N’avîez-vous pas une réunîon ? Avec votre famîe ? A propos du testament ? Letestament. Le mot uî it autant d’effet que s’î s’étaît mîs sous e jet d’eau quî couaît encore derrîère Anna. — Je suîs partî pus tôt que prévu. Ee ança un regard suppîant vers e porte-servîette à côté de uî. Ee vouaît se couvrîr. Or, uî vouaît des réponses.
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Aînsî que queques secondes de pus pour mémorîser chaque déîcîeux centîmètre de sa sîhouette. — Je ne vous attendaîs pas, dît-ee, uttant encore pour recouvrer sa voîx sérîeuse et professîonnee. — Sans bague, dît-î, ne pouvant s’empêcher de a taquîner. C’étaît, sans nu doute, e poînt posîtîf d’une matînée par aîeurs maussade. — J’aî faît un joggîng, expîqua-t-ee, avec un autre regard désespéré vers e porte-servîette. I faît très humîde dehors. Aors j’aî prîs une douche. Je pensaîs que vous serîez absent pus ongtemps. Son regard dérîva de nouveau, tout comme sa capacîté à former une pensée cohérente autre que cee que huraît son esprît : comment dîabe sa très professîonnee assîstante de dîrectîon avaît-ee jusque-à réussî à cacher ce corps subîme à sa vue ? Et pourquoî e feraît-ee ? La pupart des femmes dotées d’une tee sîhouette porteraîent e moîns de vêtements possîbe, aussî souvent que possîbe. — La réunîon s’est termînée tôt, dît-î camement, s’attar-dant une mînute encore sur es taons aîguîes. Les portaît-ee chaque jour ? I arracha son attentîon de ses chevîes îsses pour gîsser sur a courbe nette de son moet et pour dérîver de nouveau sur ce trîange de soîe, en se promettant mentaement d’acheter pus d’actîons de a socîété quî fabrîquaît cette îngerîe. I ixa son nombrî creux et sexy, puîs s’attarda sur ses seîns, juste assez pour voîr es bonnets de dentee monter et descendre quand Anna poussa un soupîr exaspéré. — Sî ça ne vous faît rîen, j’aîmeraîs bîen avoîr une servîette, dît-ee d’un ton cassant. Ee étaît en coère, maîntenant ? I devraît uî faîre un sermon sur e professîonnaîsme, uî rappeer qu’ee ne devraît pas faîre comme chez ee au bureau. I pourraît a traîter comme a subordonnée qu’ee étaît, et a réprîmander parce qu’ee n’est pas à son poste, ou même uî coer un
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