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Seduce Me - Episode 2

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81 pages
Seduce Me - Episode 2
 
Il n’est pas un homme bien, il est celui dont elle a besoin.
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6
Everly
J’avais passé la journée en pilote automatique et c ’est à peine si je comprenais pourquoi et comment je me retrouvais sur le parking du Centennial Park. J’attendais, appuyée contre le coffre de ma voiture. J’avais rendu le dossier de justesse à 17 heures en le glissant sous la porte du bureau du professeur. Toute ressemblance avec un écrit de niveau universitaire serait purement fortuite ! Ma conclusion était un ramassis d’incohérences et j’étais presque sûre d’avoir mal numéroté les notes en pied de page. Si j’arrivais à obtenir la moyenne, ce serait parce que j’en avais rédigé les trois quarts avant de rencontrer Max. Au point où j’en étais, je décidai de blâmer le manque de sommeil. Je m’étais mise au travail dès que j’étais rentrée, après notre rendez-vous, mais même si je n’avais pas eu de travail à rendre, je n’aurais pas fermé l’œil de la nuit. À cause du baiser. Ce baiser qui avait fait flamber mon corps et déclenché en moi quelque chose que je n’avais jamais ressenti auparavant. Et ce moment sur la piste de danse… Indescriptible. Il m’avait fait tout oublier. La fac. Le devoir à rend re. Mes parents autoritaires. Tout. Et je n’avais rien tenté pour garder les pieds sur terre. Parce que c’était trop bon. J’ai fermé les yeux en remontant mon sweat à capuche autour du cou pour me protéger de la brise fraîche du printemps. J’ai écouté le bruissement du vent dans les branches. Le chant des oiseaux dans les arbres. La musique qui rythmait les exercices endiablés qu’un groupe de femmes exécutait sur la pelouse, un peu plus loin. J’ai plongé avec un plaisir coupable dans mes souvenirs. La vague de frissons que les mains de Max avaient soulevée sur ma peau. Mon cœur affolé dans ma poitrine, mon pouls qui martelait mes tempes. Je m’étais retrouvée à bo ut de souffle alors qu’il avait à peine frôlé mon visage. Je ne pouvais pas imaginer la réaction de mon corps, si d’aventure je me retrouvais nue contre lui. J’avais certes très peu d’expérience sexuelle, mais je n’avais pas besoin de plus pour savoir que Max Levin saurait me faire rattraper mon retard en la matière. Sauf que cela n’arriverait pas. Hors de question. Je ne pouvais pas me le permettre. Je ne pouvais pas le laisser troubler ma concentration. Alors que je n’avais même pas le temps de dormir, lui permettre de m’aider pour la liste était pure folie. La veille, j’avais accepté sa proposition sous l’influx du désir et de s cocktails, mais c’était une mauvaise décision et je le savais. Pourtant, j’étais venue a u rendez-vous et j’attendais à présent en tremblant d’excitation cet homme dont j’aurais mieux fait de me tenir éloignée. — Alors, prête ? La voix désormais familière m’a sortie de mes pensées.
J’ai ouvert les yeux et me suis retrouvée face à Ma x Levin… sexy en diable avec un short de basket noir et un sweat blanc. Un voile de sueur couvrait son visage hâlé, le fil des oreillettes pendait autour de son cou. Difficile de savoir si je préférais le Max version sportive ou celui en costume sur mesure. Ni l’un ni l’autre. Max Levin ne te plaît pas. Souviens-toi. Max Levin ne te plaît pas. — Prête à quoi ? — On va courir ! a-t-il annoncé en désignant la piste d’athlétisme.Faire quelque chose de sportif, c’était bien ça, non ? J’ai ricané. Pour une raison quelconque, le rire ra ffiné qui m’était naturel lorsque je discutais avec des adultes et des collègues brillait par son absence quand je parlais avec lui. — Tu prends cette liste très au sérieux, on dirait… Je ne comprenais pas ses raisons. Je n’avais même p as décidé comment j’allais m’y prendre, et lui, en vingt-quatre heures seulement, était sur le point de me faire cocher une deuxième tâche. Il y avait anguille sous roche. Trop gentil pour être honnête. Personne ne se donnait autant de mal pour aider une inconnue avec une liste absurde dont elle cherchait à venir à bout pour faire plaisir à feu sa grand-mère. Mère T eresa elle-même m’aurait envoyée paître. — C’est une affaire à prendre au sérieux, non ? Nous n’avons pas tellement de temps avant la remise des diplômes. Je ne me crois pas en mesure de t’aider pour certains de tes objectifs, mais pour le reste, je ferai de mon mieux. — Tu te souviens du contenu de la liste ? Il a sorti son portefeuille de sa poche et en a extrait un bout de papier sur lequel il avait noté, presque littéralement, les instructions de mamie. La première ligne était déjà rayée. Je lui ai souri, touchée par sa bonne volonté. — Tu as fermé ta voiture ? Alors, on y va. Nous avons marché jusqu’au bord de la piste. Des co ureurs, hommes et femmes, passaient devant nous sans nous voir, concentrés, e ssoufflés. Un groupe de femmes que j’avais observé depuis le parking entamait à présent une série de flexions des jambes sous l’œil attentif d’un entraîneur qui hurlait des encouragements pour les garder motivées. Ce n’était pas une méthode qui marcherait avec moi. Max s’est mis à trottiner sur place en roulant des épaules. Puis il a commencé à faire des moulinets avec les bras, m’a fait signe de l’im iter et… j’ai compris que je ne pouvais plus y échapper. Mes capacités athlétiques étaient la seule chose qui me complexait plus que mon manque d’expérience dans la vie. Avec un sourire, il m’a guidée sur un enchaînement d’étirements qui étaient, m’a-t-il expliqué, indispensables pour assouplir les muscles et ne pas se blesser. La souplesse n’était pas mon fort non plus, mais j’ai fait de mon mieux. Ensuite, il a sorti un chronomètre. — La meilleure méthode pour apprendre à courir, ce sont les intervalles. Nous allons marcher pendant cinq minutes, et courir ensuite tre nte secondes. Puis on recommencera, encore et encore. — Trente secondes ? Ça, j’en étais capable. Trente secondes me paraissa ient un exploit tout à fait à ma portée.
TITRE ORIGINAL :RUSH Traduction française :ALBA NERI © 2015, Andrea Foy. © 2017, HarperCollins France pour la traduction française. Le visuel de couverture est reproduit avec l’autorisation de : Couple : © SHUTTERSTOCK/ROYLATYFREE/PHOTOSHOOTER2015 Réalisation graphique couverture : STUDIO PIAUDE Tous droits réservés. ISBN 978-2-2803-8841-2
HARPERCOLLINS FRANCE 83-85, boulevard Vincent-Auriol, 75646 PARIS CEDEX 13. www.harlequin.fr Ce roman est publié avec l’aimable autorisation de Ballantine Books, une marque de Random House, une division de Penguin Random House LLC. Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de tout ou partie de l’ouvrage, sous quelque forme que ce soit. Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. Cette œuvre est une œuvre de fiction. Les noms propres, les personnages, les lieux, les intrigues, sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés dans le cadre d’une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des entreprises, des événements ou des lieux, serait une pure coïncidence.
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