Séduite par un play-boy

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Sexy, charismatique, arrogant. Rose a bien conscience que le richissime Pavel Kouraguine n’est pas un homme pour elle. Elle l’a su dès l’instant où elle a croisé son regard, alors qu’il donnait une conférence de presse à Toronto. Pourtant, persuadée de ne pouvoir sauver son entreprise au bord de la faillite sans l’aide de ce play-boy impénitent, elle s’est résolu à l’aborder – s’exposant malgré elle à son charme dévastateur… Et voilà qu’elle se retrouve à Moscou, dans le lit de Pavel, quelques heures à peine après leur rencontre ! Une situation aussi excitante qu’angoissante pour Rose, qui ne peut s’empêcher, à présent, de redouter le moment inéluctable où, lassé d’elle, il décidera de la congédier…
Publié le : lundi 1 avril 2013
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280292504
Nombre de pages : 160
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1.
Comme les autres femmes présentes dans la salle où crépitaient les ashs, Rose avait du mal à le quitter des yeux. Hautes pommettes marquées, long nez droit, bouche sensuelle au rictus maussade, yeux couleur de nuit : Pavel Kouraguine promenait autour de lui un regard ténébreux fascinant. La nature avait été généreuse à son égard. De haute stature, il avait une silhouette mince, musclée, athlétique, mise en valeur par un luxueux costume sombre. Rose retint un soupir : cet homme était la virilité incarnée. La concurrence ne manquait pas, pourtant! De superbes jeunes gens se bousculaient près du magnat russe, discu-tant entre eux — l’un afIchait une mine hautaine face aux caméras, l’autre semblait un peu intimidé… Le feu aux joues dans cette atmosphère surchauffée, Rose se dit que ce n’était pas le moment de craquer. Elle savait à quoi s’attendre quand elle avait appris par un quotidien local la venue des Loups des Steppes à Toronto. Vu la notoriété mondiale de cette équipe de hockey sur glace, la nouvelle ne Igurait pas dans la section « Sports » mais directement en page 3, à la rubrique « On en parle ». Rose s’intéressait au sport à peu près autant qu’aux marchés Inanciers. Mais, à la lecture de l’article, elle avait pressenti que la population féminine se passionnerait pour ces athlètes, pas tant à cause de leurs exploits sur la patinoire que de leurs corps bien affûtés — et si, en plus, ces beaux gosses savaient bien s’en servir…
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De plus, l’équipe des Loups des Steppes comptait parmisesjoueursdessuperstarsdotéesdunje-ne-sais-quoi typiquement slave et tellement sexy : expression mélancolique, pommettes bien dessinées, accent doux et rauque marqué par ces « r » roulés qui évoquent le ronronnement d’un bolide de Formule 1. Rose se attait de toujours deviner les désirs des femmes. Elle se considérait même comme une experte en la matière. Et elle n’était pas la seule puisqu’une banque avait accepté de Inancer sa petite entreprise, Rencontre ton destin. Du coup, elle avait à cœur de prouver à ses investisseurs, ainsi qu’au monde entier — à la ville de Toronto, du moins… —, qu’elle savait ce qu’une femme cherchait chez un homme, et comment le lui procurer. En revanche, son plan n’avait pas intégré le charme fascinant de Pavel Kouraguine. Tout en conversant à voix basse avec un homme que Rose avait identiIé comme étant Anatole Medvedev, l’entraîneur de son club, il ne cessait de survoler la salle d’un regard ennuyé en atten-dant que débute la conférence de presse.Celui-là, il n’est pas à prendre avec des pincettes, se dit Rose, tout en s’éventant avec le programme qu’on lui avait glissé dans les mains à son entrée dans la salle. Apparemment, tous les journalistes de la ville étaient venus entendre les déclarations des joueurs russes. Leur sélection dominait la planète hockey et les Loups des Steppes, qui lui fournissaient, plus qu’aucune autre forma-tion, de nombreuses stars, étaient de surcroît auréolés du charisme glamour de leur riche propriétaire. Mêmesiellenyconnaissaitpasgrand-chose,Rosenota que deux célèbres joueurs manquaient à l’appel : les jumeaux Sazanov, que de nombreuses franchises canadiennes brûlaient de débaucher. A vrai dire, elle s’en moquait autant que les autres femmes présentes. C’était de sexe qu’il s’agissait. Voilà ce qui faisait vendre, aujourd’hui : des mâles sexy. Et le spectacle était chaud !
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Le plan de Rose était simple : enrôler un ou deux joueurs commeguest starsd’un clip publicitaire vantant son agence matrimoniale. Elle n’avait pas les moyens de lespayer,aussimisait-ellesursoncharmepourparvenirà ses Ins. C’est pourquoi, au lieu de contacter les dirigeants des Loups des Steppes, elle avait choisi d’exercer directement son savoir-faire auprès des athlètes russes eux-mêm es. Hélas, elle devait d’abord venir à bout d’un obstacle — et pas des moindres : Pavel Kouraguine. C’était lui qui tenait les cordons de la bourse. La gorge nouée, elle s’avoua qu’elle avait du souci à se faire. Manœuvrer un tel apparatchik n’était pas dans ses cordes, elle le sentait d’instinct. Jamais elle n’avait vu quelqu’un si peu susceptible de traiter avec une agence de rencontres ! ïl était l’incarnation même de l’autorité et du pouvoir. Oui, il promettait de lui donner du Il à retordre… Mais elle n’était pas du genre à s’avouer battue. Soudain, la meute de journalistes rassemblée dans le salon du Dorrington Hotel s’ébroua. La conférence de presse commençait ! Rapidement assailli par un feu roulant de questions en russe et en anglais, Kouraguine répondait d’une voix grave et rééchie. Désireuse d’avoir un nouvel aperçu du superbe Russe, Rose tenta de se frayer un passage dans la mêlée jusqu’au pied de l’estrade. — Pardon, désolée… S’il vous plaît, excusez-moi… EnIn, elle avait une vue dégagée. Fascinant spectacle ! Heureusement, il n’entrait pas dans ses plans d’approcher cet homme : son magnétisme était de ceux qui peuvent faire perdre la tête à n’importe quelle femme. Tout à coup, elle s’avisa qu’il avait cessé de parler. ïl la regardait. Ses prunelles intenses étaient rivées sur elle. Ce qu’elle y lut lui coupa le soufe. Puis son grand corps musclé It un mouvement vers elle. Elle réalisa que c’était elle qui avait rompu la magie de l’instant : elle avait esquissé sans le vouloir un pas dans sa direction, ce qu’il avait aussitôt remarqué.
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Angliski? Anglaise ? lui demanda alors l’attaché de presse qui se tenait à côté de lui. Rose vit surgir un micro devant elle. Elle leva les yeux vers le visage fascinant qui… Mais pourquoi diable la Ixait-il ainsi ? Pose une question, Rose,e-llant-.erdonsoIl attend que tu poses une question.» La gorge sèche, elle déglutit. Sa voix jaillit soudain sans qu’elle ait rien commandé, et elle demanda, avec un accent texan encore plus prononcé qu’à l’habitude : — Vous êtes tous célibataires ?
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