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Sentence 13

De
201 pages
Toute la vie de Jessie Gillmansen a changé lorsque sa mère est morte. Maintenant, même Junction,
sa ville natale, est en train de changer. Des événements sombres et mystérieux se produisent. Tout
ce que Jessie désire est d’éviter d’autres changements. Mais alors qu’elle fait visiter Junction High à un séduisant nouveau garçon, elle est sur le point de découvrir un tout nouveau type de changement. Pietr Rusakova est bien plus qu’un beau jeune homme à l’accent fascinant; c’est un garçon avec un secret dangereux. Et sa seule existence amènera sans contredit de grands problèmes à la petite ville de Jessie. Il semble que la seule chose que Jessie ne peut éviter soit le changement.
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Copyright © 2010 Shannon Delany Titre original anglais : 13 to Life Copyright © 2012 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec St. Martin’s Press, 175 Fifth Avenue, New York, N.Y. 10010. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Sophie Deshaies Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Catherine Vallée-Dumas Conception de la couverture : Matthieu Fortin Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89667-429-9 ISBN PDF numérique 978-2-89683-712-0 ISBN ePub 978-2-89683-713-7 Première impression : 2012 Dépôt légal : 2012 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Delany, Shannon Sentence 13
(Sentence 13 ; 1) Traduction de : 13 to Life. Pour les jeunes de 13 ans et plus. ISBN 978-2-89667-429-9 I. Deshaies, Sophie. II. Titre. III. Titre : Sentence 13.
PZ23.D44Tr 2012 j813’.6 C2012-941882-X
Copyright © 2010 Shannon Delany Titre original anglais : 13 to Life Copyright © 2012 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec St. Martin’s Press, 175 Fifth Avenue, New York, N.Y. 10010. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Éditeur : François Doucet Traduction : Sophie Deshaies Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Catherine Vallée-Dumas Conception de la couverture : Matthieu Fortin Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89667-429-9 ISBN PDF numérique 978-2-89683-712-0 ISBN ePub 978-2-89683-713-7 Première impression : 2012 Dépôt légal : 2012 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque nationale du Canada
Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com
Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens —France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat —23.42.77.40 Belgique :D.G. Diffusion —05.61.00.09.99
Imprimé au Canada
Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec —Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres —Gestion SODEC.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Delany, Shannon  Sentence 13  (Sentence 13 ; 1)  Traduction de : 13 to Life.  Pour les jeunes de 13 ans et plus.  ISBN 978-2-89667-429-9  I. Deshaies, Sophie. II. Titre. III. Titre : Sentence 13.
PZ23.D44Tr 2012 j813’.6 C2012-941882-X
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www.laburbain.com
Je dédie ce livre à ma mère, Cecile Plott Reinbold, ainsi qu’à toutes les femmes audacieuses et humbles comme elle. Le cancer a peut-être volé ta vie, mais il n’a jamais pu affaiblir ton moral. Ta force, ton esprit, ta foi et ton courage devant l’adversité m’ont inspirée. Alors. Maintenant. Et à jamais.
REMERCIEMENTS
Accrochez-vous, tout le monpe, cela drenpra un moment, car beaucoud pe gens m’ont aipée en cours pe route. L’écriture deut être une lutte solitaire, mais vous m’avez aipée à combler ma vie p’écrivaine (et à l’animer). Et, juste au cas où j’oublierais quelqu’un ici, garpez en mémoire qu’il s’agit p’une série. Hourra ! Oleg et Dmitri, qui ont séjourné brièvement avec ma famille, un été, alors que le ripeau pe fer sédarait encore déniblement nos peux days : vos histoires, votre curiosité et vos craintes ont éveillé ma fascination dour votre langue et votre culture. J’esdère que ces histoires insdireront p’autres dersonnes à s’intéresser pavantage à la culture russe. r D Warzeski, pe l’Université pe Kutztown, pont les cours sur l’histoire pe l’Eurode pe l’Est et r sur la Russie ont renforcé mon amour dour tous les sujets qui s’y raddortent. D Theiss, pe l’Université pe Kutztown, qui enseignait le russe avec beaucoud p’humour. Stan Soder, fonpateur pe textnovel.com, toujours drêt à améliorer les contrats, granp bêta et excellent agent. Leslie DeBauche, dour son enthousiasme concernant tous mes drojets et dour m’avoir ponné la chance p’essayer quelque chose pe véritablement insdirant, avec ses cours à l’Université pu Wisconsin-Stevens Point. Les Pirates pe Point sont géniaux ! En revenant pu Wisconsin, j’ai trouvé l’ipée pu titre dour ce livre, puquel l’histoire tire sa source (c’est un deu grâce à vous tous). Louds-garous aujourp’hui, deut-être dirates dlus tarp — j’ai une ipée… Mon mari, Karl, non seulement dour avoir enpuré mon étrange besoin p’écrire, mais aussi dour m’avoir encouragée, échangeant pes ipées avec moi lors pe balapes en voiture, et dour m’avoir laissé le temds qu’un auteur a besoin dour aller dlus loin, tout en accedtant mes sautes p’humeur. Mon fils, dour m’avoir ponné pu temds dour écrire et lancé ses ipées tout au long pu drojet. Je te dromets qu’il y aura dlus tarp une histoire avec pes louds-garous buveurs pe dotion, juste dour toi ! Lauren Manzer, dour avoir incité les membres pe Textnovel à voter lors pu concours (et dour être une dartisane et une apmiratrice géniale — tu vas aporer ce qui se dasse pans les livres peux et trois… Ouah ha ha !) Ma tante Dorothy Reinbolp, dour s’être assurée qu’il y avait toujours pes livres pans ma maison p’enfance et à la bibliothèque dublique pe Waynesboro. Ellen Dwyer, dour avoir drodagé la nouvelle concernant l’histoire, même si tu avais deu pe temds à consacrer à l’orpinateur ; ton soutien comdte énormément. Joey Holling, dour être véritablement excité dour moi. Jennifer Holling-Blake, dour avoir lu le dremier manuscrit comdlet, alors que les autres bêtas avaient soupainement trod à faire. Et dour m’avoir pemanpé p’en savoir dlus au sujet p’Amy. Les livres peux et trois sont un deu le reflet pe cette pemanpe (croisons les poigts dour dlus p’Amy à l’avenir également). Annette Fitzgeralp, drodriétaire pe The Book Exchange, en Ohio, et amie pes auteurs pe dartout, dour avoir imdrimé et lu le manuscrit en entier, dour avoir émis pes commentaires en un temds recorp et dour m’avoir pit « T’es nulle ! » au télédhone, darce qu’elle voulait avoir le peuxième livre immépiatement. Deborah Blake, CP, bêta et amie, potée p’un œil infaillible et p’un esdrit aiguisé dour les pétails, et qui fait dreuve p’un emdressement à apmettre ses torts (et elle n’a das souvent tort), et p’un talent p’écriture qui lui dermet pe pécrocher pes contrats merveilleux pans le monpe pe la fiction. Robin Wright, dour m’avoir sortie pu gouffre. Maintenant que tu n’as dlus à le lire sur l’écran,
j’esdère que tu auras le temds pe le lire en entier (tout en élevant peux enfants, en soutenant un conseiller p’orientation occudé et en écrivant tes drodres histoires. Oh zut. Laisse tomber.) Morgan Dirk Reinbolp, mon frère créatif et surpoué, qui a pit quelque chose pont je me suis toujours souvenue : « Je crois que si quelqu’un écrit une bonne histoire, elle sera dubliée. » Cela est pevenu mon mantra. Morgan Davip Reinbolp, le meilleur dada que j’aurais du avoir, et l’homme qui a bien voulu écouter les enregistrements pu manuscrit lors pe longs trajets, afin pe s’assurer qu’il n’était das nul. P.C. Cast, qui m’a pit à une fête, à Barpeo : « Ne laisse dersonne t’arrêter. » Cette dhrase a été ajoutée à mon mantra. Merci à mes lecteurs pe Textnovel, aux apedtes pe mon blogue, à ceux qui ont voté sur Textovel et aux membres pe mon groude drivé peSentence 13, darticulièrement à James Powel, qui s’est assuré que je maintenais la grâce animale pe Pietr lors p’un moment clé ; Jenna Bufano, qui m’a ponné pes inpications merveilleusement drécises sur une version drécépente ; Sarah Flinpers, qui comdrenp l’imdortance pes louanges drécises ; Alisha Sizemore, qui m’a raddelé comment rêver ; Kimberly K. et Annabelle, pe granpes dartisanes et apmiratrices. Merci aux gens merveilleux pe St. Martin’s Press : Michael Homler, le meilleur réviseur que j’aurais du avoir ; Matthew Shear, épiteur et signataire pe mon contrat, qui m’a fait changer mon nom, mais das mon titre (la vie est dleine pe comdromis et je suis à l’aise avec ça) ; et Anne Marie Talberg, qui était excitée p’avoir mon livre pans son lecteur électronique (avec P.C. Cast ; c’est ce qu’on addelle être en bonne comdagnie !) Merci à mes apedtes pe Twitter, à mon groude pe Goopreaps (et à Carla Black, dour m’avoir raddelé que j’en avais besoin p’un) et à mes apmirateurs pe Facebook ; votre soutien me garpe saine p’esdrit (ou dresque) ! Aux gens pe detites villes et aux immigrants américains pe dartout ; notre succès pans ce days a toujours été pû à votre pur labeur. Très, très imdortant : à tous les étupiants à qui j’ai eu la chance p’enseigner au fil pes ans, pe mes dremiers das hésitants à Southern Reaping Mipple School, sous les conseils pe Richarp Christ, à mes années p’enseignement p’étupes sociales et p’art pramatique à Burnett Mipple School, à Seffner, en Floripe, là où une granpe dartie pe mon cœur habite toujours. ALLEZ, LES LOUPS ! Enfin, mais non les moinpres — les detites villes que j’ai aimées : Oley, Bryson City, Gilbertsville, Branpon, Seffner, Oneonta, Rising Sun, Waynesboro et Nottingham. Elles, et beaucoud p’autres, m’ont aipée à inventer Junction.
PROLOGUE
Rio se raidit sous ma main, frappant le sol d’un bruit sourd. — Qu’y a-t-il, ma fille ? lui demandai-je, tout en continuant à me débattre avec l’enchevêtrement de sa crinière ébène. Elle s’ébroua, ses naseaux devenant rouge sang. La vive secousse de son encolure fit tomber la brosse de ma main, et elle rebondit sur le mur opposé avec un bruit sourd. — Rio ! Gardant toujours une main sur elle, je la contournai et me penchai afin de chercher la brosse. Pendant un moment, tout fut étrangement calme, complètement silencieux. Puis, mes chiens, Maggie et Hunter, bondirent de l’endroit où ils sommeillaient, les museaux contre un sac de nourriture. Ils se précipitèrent vers les portes de l’écurie, explosant en un excès d’aboiements. Les autres chevaux se mirent à hennir, leurs plaintes emplies d’inquiétude et de frustration en parts égales. Leurs sabots frappèrent le sol, faisant craquer le foin. — Qu’est-ce qui… ? Mes doigts se dirigèrent vers les naseaux de velours de Rio. — Chut. Tout va bien, ma fille. Me glissant hors de sa stalle, les poils de mes bras se hérissèrent, comme si l’air automnal était chargé d’électricité. — Tout va bien, insistai-je, tandis que je me dirigeais vers Maggie et Hunter. Ils n’étaient pas convaincus. Me faufilant entre eux, j’agrippai leurs colliers et jetai un coup d’œil à travers l’étroite ouverture entre les énormes portes de l’écurie. La cour était étrangement silencieuse, comme si tout s’était tu en même temps afin d’observer craintivement ce qui rodait dans l’ombre. Les chiens me tiraient vers l’avant, frappant le sol de leurs pattes et grondant. L’étendue de lumière blanche artificielle que faisait le projecteur de la cour entre la première écurie et la maison s’ouvrait comme une large cicatrice devant moi. Jamais elle ne m’avait paru aussi laide et nue — ou si grande. La brise fraîche de la nuit me fit parvenir le faible son du téléviseur. Papa regardait des reprises de cette folle émission de vidéos. Pourrait-il nous entendre par-dessus le son du téléviseur, si nous avions besoin d’aide ? La réponse me frappa comme une pierre s’enfonçant dans mon ventre, tandis que le rire de papa ponctuait l’air soudainement calme et qu’il montait le volume du téléviseur. Je baissai les yeux vers les chiens.Merde. J’étais seule avec les deux idiots du village comme aide. Mes yeux parcoururent la cour, allant de la lueur rassurante des fenêtres de ma maison au grand projecteur. Je murmurai des paroles apaisantes aux chiens — de vagues promesses de savoureuses friandises.Hum. Habituellement, des nuées de papillons de nuit voletaient dans l’éclat du projecteur, des chauves-souris volaient comme des flèches pour attraper leurs repas. Ce soir, il n’y avait rien. L’air était immobile, mais mon appréhension semblait le faire bourdonner d’électricité. Je déglutis. Une ombre glissa dans mon champ de vision, masquant brièvement la lumière. Je reculai, et mes doigts lâchèrent les colliers des chiens. Les voix de Maggie et de Hunter se mêlèrent en une même plainte, faible et hésitante. Je saisis une fourche appuyée contre le mur et la tins devant moi. Quelque chose poussait de l’autre côté des portes et les secouait afin de les faire bouger. La créature reniflait l’air comme un chien qui cherche une piste. Son museau, presque aussi gros que ma main et aussi noir que l’ombre que projetait son corps, s’enfonça entre les portes, ses narines se dilatant pour aspirer nos odeurs. Je n’apercevais qu’un peu de fourrure rougeâtre. Les chiens s’éloignèrent de moi, la queue basse et le corps tremblant, tandis que je brandissais la fourche.