Sexy Brothers - Episode 2 : Theron

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Le deuxième épisode de la série de Maya Banks, « Sexy Brothers », par l'auteur du best-beller RUSH.

Avis aux séductrices : les sublissimes frères Anetakis sont de nouveau célibataires, et bien décidés à le rester ! Et que celles qui voudraient tenter leur chance le sachent : en matière de femmes, ils ont des critères on ne peut plus précis.
Theron recherche une épouse docile, rebelles s’abstenir ! Oui, mais voilà : Bella n’est pas du genre à se laisser dicter sa conduite. Et cet homme, si sexy qu’il serait dommage de le laisser seul trop longtemps, pourrait bien l’apprendre à ses dépens…

A propos de l’auteur :

Etoile montante de la romance érotique, Maya Banks nous fait également vibrer par ses romances contemporaines, sensuelles - et toujours passionnées ! Ses romans figurent sur les listes des best-sellers du New York Times et d'USA Today. Une consécration pour cette amoureuse des livres, qui aime par-dessus tout offrir à ses lectrices des personnages hors du commun.

Un roman déjà paru sous le titre Une attirance irrésistible.
Publié le : mercredi 1 octobre 2014
Lecture(s) : 7
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280333139
Nombre de pages : 175
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Theron Anetakis fouilla dans la montagne de paperasse que sa secrétaire lui avait laissée pour lecture sur le bureau. Marmonnant des imprécations, il jetait les lettres tantôt à droite, tantôt à gauche, accordant de temps à autre un bref coup d’œil à l’une d’entre elles, avant de la pousser vers une pile de documents à part, requérant son attention. Les autres, il les expédiait dans la corbeille à papier posée à ses pieds.

Sa prise en main des bureaux de New York d’Anetakis International s’était effectuée sans anicroche. Après la découverte que l’un des membres de leur équipe, l’ancienne assistante personnelle de Chrysander, avait vendu les plans de l’hôtel à un concurrent, les frères Anetakis s’étaient hâtés de la remplacer et d’engager un nouveau staff. Pour sa part, Theron avait préféré amener avec lui de son bureau de Londres sa propre secrétaire, d’âge moyen, stable, et plus important encore, loyale. Même si, après le gâchis causé par Roslyn, aucun des frères Anetakis n’ait été très chaud pour faire implicitement confiance à une nouvelle employée.

L’arrivée de Theron en provenance de Londres s’était traduite par un énorme tas de documents, contrats, messages et e-mails. Deux jours plus tard, il essayait toujours de trouver un peu de sens à ce fatras, déjà en partie défriché par sa secrétaire.

Theron s’arrêta un instant sur une lettre adressée à Chrysander qu’il avait failli jeter à la corbeille avant de la reprendre, en s’apercevant de quoi il s’agissait. Au fil de lignes, des rides se creusèrent de plus en plus sur son front et il s’empara brusquement de son téléphone.

Sans se soucier du décalage horaire, il tapa le numéro et attendit la communication avec impatience, s’accordant un bref instant de culpabilité en pensant qu’il allait aussi déranger Marley, l’épouse de Chrysander. Mais il espéra que celui-ci décrocherait avant qu’elle ne se réveille.

— Il vaudrait sacrément mieux que ce soit une bonne nouvelle, grommela Chrysander d’une voix ensommeillée.

Theron ne perdit pas de temps à plaisanter.

— Qui diable est Isabella ? lança-t-il d’une traite.

— Isabella ?

Theron décela une certaine confusion dans sa voix.

— Tu m’appelles à cette heure de la nuit pour me poser des questions sur une femme ?

— Dis-moi…

Theron secoua la tête. Non, Chrysander ne pouvait être infidèle à Marley. S’il y avait eu une femme, cela avait dû se passer bien avant sa rencontre avec son épouse.

— Dis-moi seulement ce que j’ai besoin de savoir afin de m’en débarrasser, dit Theron avec impatience. J’ai reçu une lettre d’elle m’informant de ses projets (quoi que cela puisse bien signifier) et ajoutant qu’elle a passé son diplôme avec succès.

Et, pinçant les lèvres :

— Theos ! N’est-elle pas un peu jeune pour toi ?

Ce fut un torrent de grec qui lui répondit, au point que Theron fut obligé d’éloigner le téléphone de son oreille jusqu’à ce que la tempête se calme.

— Je n’apprécie guère ton insinuation, petit frère, répliqua Chrysander d’un ton glacial. Je suis marié. Bien sûr que je n’ai rien à voir avec cette Isabella !

D’un seul coup, Theron l’entendit retenir son souffle.

— Bella ! Mais bien sûr, murmura Chrysander. Je n’ai pas les idées très claires à cette heure de la nuit.

— Alors je répète : qui est cette Bella ? interrogea Theron à bout de patience.

— Caplan. Isabella Caplan. Tu t’en souviens certainement, Theron ?

— La petite Isabella ? interrogea, Theron, surpris.

Il ne se l’était pas du tout rappelée jusqu’à ce que son frère mentionne son nom de famille. L’image d’une adolescente dégingandée avec une queue-de-cheval et un appareil dentaire lui revint brusquement à l’esprit. Il l’avait bien revue depuis, à diverses occasions, mais, en toute honnêteté, il était incapable de s’en faire une représentation précise. Il se souvint qu’elle était timide, effacée et d’apparence modeste, cherchant toujours à se fondre dans le décor. Elle avait assisté à l’enterrement de ses parents, mais Theron était alors trop abîmé dans sa douleur pour faire attention à elle.

Au fait, quel âge pouvait-elle bien avoir maintenant ?

Chrysander eut un léger rire.

— Elle n’est plus si petite. Elle vient sans doute juste de finir ses études. Elle travaillait très bien. Fille intelligente.

— Mais pourquoi reçois-tu, toi, un rapport à son sujet ? demanda Theron. Pour l’amour du ciel, je me suis imaginé que c’était une ancienne maîtresse et je n’aurais voulu pour rien au monde que cela bouleverse Marley.

— Bien que ta dévotion à l’égard de mon épouse soit tout à fait digne d’éloges, elle est très peu nécessaire, riposta Chrysander sèchement.

Il poussa un soupir.

— Nos obligations envers Bella m’étaient temporairement sorties de la tête. Ces temps-ci, je me suis surtout centré sur Marley et notre enfant.

— Quelles obligations ? interrogea Theron d’un ton tranchant. Et pourquoi n’en ai-je pas entendu parler avant ?

— Nos pères étaient amis et partenaires en affaires de longue date. Le père de Bella a soutiré une promesse au nôtre demandant, s’il lui arrivait quelque chose, que nous prenions soin d’Isabella. C’est moi qui ai assumé la responsabilité de son bien-être quand notre père est décédé.

— Dans ce cas, tu devrais savoir que, d’après cette lettre, elle arrive à New York dans deux jours, dit Theron.

Chrysander poussa un juron.

— Je ne peux pas laisser Marley maintenant.

— Bien sûr que non, répondit Theron avec impatience. Je vais m’en occuper. Mais j’ai besoin de détails. La dernière chose dont tu aies besoin en ce moment c’est d’endosser un nouveau souci. New York est sous ma responsabilité. Je considère cela comme un autre problème dont j’ai hérité lorsque nous avons négocié nos fonctions au sein de la société.

— Bella ne sera pas un problème. C’est une gentille fille. Tu auras juste besoin de l’aider à régler ses affaires et à t’assurer de pourvoir à ses besoins. Elle n’aura pas le contrôle intégral de son héritage avant ses vingt-cinq ans ou jusqu’à ce qu’elle se marie, peu importe dans quel ordre, et donc, pendant ce temps, Anetakis International fonctionnera en tant qu’administrateur de ses biens. Etant désormais le représentant d’Anetakis à New York, c’est toi qui deviens de fait une sorte de tuteur pour elle.

Theron poussa un grognement.

— J’aurais dû m’arranger pour que Piers prenne en charge le bureau de New York.

Chrysander se mit à rire.

— Ça va se passer en douceur, petit frère. Il ne te faudra guère de temps pour t’assurer qu’elle est bien installée et lui donner tout ce dont elle aura besoin.

* * *

Isabella Caplan n’eut pas plutôt passé les formalités de la douane à l’aéroport, qu’elle aperçut un homme en uniforme de chauffeur brandissant une pancarte à son nom.

Elle lui fit signe de la main et se dirigea vers lui. A sa surprise, deux autres hommes s’avancèrent pour l’encadrer. Sa confusion avait dû être visible, car le chauffeur lui dit en souriant :

— Bienvenue, mademoiselle Caplan. Je suis Henry, votre chauffeur pour aujourd’hui. Ces messieurs appartiennent au bureau de M. Anetakis.

— Oh, euh, très bien, balbutia-t-elle.

— Je me suis arrangé pour que quelqu’un s’occupe de vos bagages, poursuivit Henry en l’escortant vers la sortie. Ils vous seront livrés rapidement à l’hôtel.

Dehors, l’un des deux hommes de la sécurité lui tint la portière de la limousine ouverte avant de monter derrière avec elle, pendant que le deuxième s’installait devant avec Henry. Plus question ici d’intimité. Pourtant elle n’avait qu’une envie : s’allonger sur la banquette.

Elle se contenta donc de s’adosser à son siège tandis que la limousine démarrait en direction de l’Imperial Park, l’hôtel appartenant aux frères Anetakis. Chrysander y avait retenu une suite comme à chacune de ses visites à New York, bien que cela ne se soit pas produit très souvent.

Ce voyage n’était cette fois qu’une courte escale sur sa route vers l’Europe, détail dont elle avait fait part à Chrysander par lettre. Mais tout cela avait changé à la minute où elle avait reçu une sèche missive de Theron Anetakis, l’informant qu’il s’occupait désormais de ses affaires et qu’il la verrait brièvement à New York pour s’assurer qu’elle dispose de tout ce dont elle aurait besoin pour son séjour à l’étranger.

A partir de ce moment, ses projets de voyage avaient appartenu au passé. Elle comptait bien rester à New York… indéfiniment.

Arrivée devant l’hôtel, la limousine stoppa en souplesse. La portière de Bella s’ouvrit et un agent de sécurité lui tendit la main pour l’aider à descendre. Une fois à l’intérieur du vestibule, elle fut aussitôt entraînée vers sa suite, sans même un arrêt à la réception. En dix minutes, ses bagages furent acheminés dans sa chambre en même temps qu’un bouquet de fleurs et un panier plein d’un assortiment de friandises et de fruits.

Et comme si cela ne suffisait pas, à l’instant où elle s’installait sur le canapé pour envoyer promener ses chaussures et reprendre un peu son souffle, on frappa de nouveau à la porte. Un peu contrariée par cette interruption, elle alla ouvrir et se trouva face à un autre employé de l’hôtel qui lui tendit une enveloppe lisse de couleur crème.

— Un message de M. Anetakis, annonça-t-il.

Elle haussa un sourcil.

— Quel M. Anetakis ?

Le jeune homme prit un air déconfit.

— Theron.

Bella sourit, le remercia et ferma la porte. Retournant l’enveloppe, elle passa un doigt léger sur l’inscription. « Isabella Caplan », lut-elle. Theron l’avait-il écrit de sa main ?

Dans un moment d’enfantillage, elle porta l’enveloppe à son nez, espérant y retrouver son odeur. Là ! Légère mais indéniable, c’était bien son odeur. Elle se la rappelait comme si c’était hier. Donc il portait toujours la même eau de toilette.

Brisant le cachet, elle tira la carte de l’enveloppe. D’une écriture très masculine, il lui transmettait ses instructions, lui demandant de passer à son bureau le lendemain matin.

Un sourire amusé étira la bouche d’Isabella. Toujours aussi arrogant que dans son souvenir ! La sermonnant comme une enfant fantasque. Chrysander au moins était passé pour faire le point avec elle. Mais elle avait alors à peine dix-huit ans et il lui avait même déniché une véritable nounou pour la chaperonner pendant qu’elle visitait la ville.

Si elle avait décidé de partir en Europe c’était pour une seule et même raison : se rapprocher de Theron. Car c’était là qu’il vivait. Ou en tout cas qu’il avait vécu. Quand elle avait appris que suite au mariage de Chrysander, Theron s’installait à New York, elle avait eu du mal à masquer son émotion. Enfin ! Il se rapprochait d’elle.

Alors fini le voyage en Europe. Sa tentative pour séduire Theron était en marche.

Elle se laissa choir sur le divan, posant les pieds sur la table basse. Elle remua les orteils, faisant miroiter son vernis à ongles d’un rouge vibrant. Dans ce mouvement, le délicat bracelet qu’elle portait à la cheville chatoya également.

Au cours des dernières années, Theron était devenu un homme encore plus magnifique. Il avait perdu sa beauté juvénile, remplacée par une rude virilité. En dépit de sa jeunesse, elle s’était rendu compte qu’il était devenu encore plus désirable. Plus irrésistible. Et elle n’en était tombée que plus amoureuse de lui.

Ce ne serait pas facile de séduire Theron. Elle n’imaginait pas qu’il lui tomberait tout cru dans les bras, non. Comment un homme aussi séduisant que lui pourrait s’intéresser à une fille comme elle ? En plus, les frères Anetakis avaient la réputation d’être coriaces. Ils pouvaient avoir n’importe quelle femme. Ils étaient rudes en affaires, mais également loyaux et, pour eux, l’honneur était tout.

Le téléphone se mit à sonner et, excédée, elle soupira. L’appareil se trouvait à l’autre bout de la pièce et elle était tellement bien sur le canapé. Malgré tout, elle se leva et d’un pas mal assuré alla décrocher.

— Allô ?

Un bref silence, puis :

— Mademoiselle Caplan… Isabella ?

Elle reconnut aussitôt l’accent et un frisson d’excitation la parcourut. Ce n’était pas la voix de Chrysander et comme Piers était en déplacement, et n’avait jamais eu beaucoup d’échanges avec elle, ce ne pouvait être que Theron.

— Oui, répondit-elle d’une voix enrouée, en espérant qu’elle ne trahirait pas sa nervosité.

— C’est Theron Anetakis. Je vous appelais pour m’assurer que vous étiez bien arrivée et installée sans difficulté.

— Je vous remercie. Tout est parfait.

— La suite vous convient-elle ?

— Oui, tout à fait. C’était très aimable à vous de la retenir pour moi.

— Je ne l’ai pas retenue.

Le ton était impatient.

— C’est ma suite personnelle.

Isabella regarda autour d’elle avec un surcroît d’intérêt. Savoir qu’elle séjournait là où Theron passait une grande partie de son temps lui procurait un plaisir un peu troublant.

— Mais alors, où habitez-vous ? demanda-t-elle, curieuse. Pourquoi renoncer à votre suite ?

— L’hôtel est en cours de rénovation. La seule suite disponible était… la mienne. Je suis temporairement installé dans une autre chambre.

Isabella se mit à rire.

— J’aurais pu me contenter d’autre chose. Il était inutile que vous déménagiez pour moi.

— Quelques jours ne feront aucune différence. Il fallait vous installer à votre aise avant votre départ pour l’Europe.

Sur le point de protester, elle se ravisa. Il était inutile de l’alerter dès son arrivée. Il y aurait bien assez de temps pour lui faire part de ses changements de plans.

Un sourire plein de malice lui étira les lèvres.

— J’ai bien reçu votre convocation.

Theron poussa une exclamation qui, bizarrement, résonna comme un juron.

— Je n’ai certainement pas voulu me montrer aussi directif, mademoiselle Caplan.

— Je vous en prie, appelez-moi Isabella. Ou Bella. Vous vous souvenez sûrement que nous n’étions pas aussi formalistes ? D’accord, il y a quelques années de cela, mais je n’ai absolument rien oublié de ce qui vous concerne.

Un silence gêné tomba. Puis :

— Entendu… Isabella.

— Bella, je vous prie.

Theron poursuivit, après avoir émis un son qui lui parut quelque peu exaspéré.

— Très bien. Bella, de quoi parlions-nous ?

Il semblait distrait, et malgré sa politesse sans faille, elle comprit qu’il souhaitait se débarrasser d’elle au plus vite. Elle grimaça un sourire. S’il savait…

— Nous parlions de votre convocation exigeant que je passe demain à votre bureau.

— C’était une requête, Isabella, dit-il d’un ton patient.

— Eh bien, entendu, je l’honorerai. Disons 10 heures du matin, alors ? Je me sens un peu fatiguée et j’aimerais aller me coucher.

— Bien sûr. Ne vous surmenez pas. Commandez à dîner au service d’étage. Vos dépenses sont à notre charge.

Elle n’en avait pas moins attendu de lui et préféra donc ne pas discuter. Les frères Anetakis étaient des gens consciencieux. Et très sérieux quant à leurs obligations.

— A demain alors, dit-elle.

Theron murmura un au revoir conventionnel et elle raccrocha. Ravie, elle se pelotonna dans le canapé avec un sourire aux lèvres.

Oh que oui, elle irait lui rendre visite demain !

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