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Sirène

De
186 pages
Vanessa Sands, jeune fille de 17 ans, a peur de tout — la noirceur, les hauteurs,
l’océan — mais sa grande soeur sans peur, Justine, a toujours été là pour la soutenir
à chaque épreuve. Jusqu’à cette nuit où Justine part plonger de la falaise près de la
résidence secondaire de la famille à Winter Harbor, dans le Maine. Son corps ne fut
retrouvé que le lendemain, dérivant près du rivage. Les parents de Vanessa tentent de passer à travers cette tragédie en retournant à leur routine habituelle, à Boston, mais Vanessa ne peut croire que sa soeur est morte par accident.
Après avoir découvert que Justine n’avait jamais envoyé sa candidature aux universités et qu’elle sortait en secret avec Caleb Carmichael, un ami de la famille de longue date, Vanessa retourne à Winter Harbor afin de trouver des réponses. Toutefois, lorsque Vanessa apprend que Caleb est porté disparu depuis la mort de Justine, elle et Simon, le grand frère de Caleb, s’allient pour partir à sa recherche.
Cette relation amènera les deux jeunes à développer plus qu’une simple amitié. Bien vite, Vanessa n’est plus la seule à vivre dans la crainte: tout Winter Harbor devient nerveux quand on découvre un autre corps près du rivage. La panique s’installe lorsque le petit village devient le théâtre d’une série d’accidents mortels reliés à l’eau… accidents mortels dans lesquels les morts ont un large sourire plaqué au visage.
Tout en creusant dans le mystère de la mort de Justine et la série de noyades à glacer le sang, Vanessa découvre un secret qui pourrait mettre à mal son amour naissant et qui changera à jamais sa vie.
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Copyright © 2010 Tricia Raydurn Titre original anglais : Siren Copyright © 2012 ÉDitions ADA Inc. pour la traDuction française Cette pudlication est pudliée en accorD avec Egmont USA, New York, NY Tous Droits réservés. Aucune partie De ce livre ne peut être reproDuite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite De l’éDiteur, sauf Dans le cas D’une critique littéraire. ÉDiteur : François oucet TraDuction : Annie PatenauDe Révision linguistique : Isadelle veillette Correction D’épreuves : Nancy Coulomde, Catherine Vallée-umas Conception De la couverture : Matthieu Fortin Photo De la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Paulo Salgueiro ISBN papier 978-2-89667-697-2 ISBN PF numérique 978-2-89683-666-6 ISBN ePud 978-2-89683-667-3 Première impression : 2012 épôt légal : 2012 Bidliothèque et Archives nationales Du Quédec Bidliothèque nationale Du CanaDa Éditions AdA Inc. 1385, doul. Lionel-Boulet Varennes, Quédec, CanaDa, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion CanaDa : ÉDitions ADA Inc. France : .G. iffusion Z.I. Des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : .G. iffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
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TraDuction De : Siren. ISBN 978-2-89667-697-2 I. PatenauDe, Annie, 1976- . II. Titre. PS3618.A92S5714 2012 813’.6 C2012-941545-6
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a pierre vibra sous moi, me faisant trembler encore qavantage. À QuelQues mètres, Simon L se pencha qans le vent, en utilisant tout son poiqs pour rester qebout penqant Qu’il se renqait près qe la falaise pour ramasser les serviettes et les vêtements qe Justine et qe Caleb. Je l’appelai en criant, mais ma voix se perqit qans le hurlement qes rafales et qe la pluie battante. Accroupie près qu sol, j’essayai qe qistinguer la corniche à travers les ténèbres et les qébris tourbillonnants. uanq un autre éclair qentelé qéchira l’horizon en qeux, je pus tout voir comme si le soleil brillait qe nouveau. Elle avait qisparu.
Pour Michael
Remerciements
e désire adresser des remerciements particuliers à Rebecca Sherman pour ses conseils, sa Jpatience et sa capacité suprême de rêver ; à Regina Griffin pour m’avoir accueillie si gracieusement dans la famille d’Egmont ; à Ty King pour avoir été le tout premier admirateur de Sirène, ainsi qu’à mes amis et à ma famille. Sans leur enthousiasme et leur soutien, mes histoires n’auraient jamais été racontées. J’ai beaucoup de chance.
Chapitre 1
a sœur, Justine, avait toujours cru que la meilleure façon d’affronter la peur de l’obscurité Métait de faire comme s’il s’agissait d’un sujet anodin. Il y a quelques années, elle essayait de mettre sa théorie en pratique alors que nous étions couchées dans nos lits, plongées dans l’obscurité. Protégée par une forteresse d’oreillers, j’étais convaincue que le mal était tapi dans l’ombre, attendant que ma respiration ralentisse pour me sauter dessus. Et chaque soir, Justine, qui avait un an de plus que moi, mais des décennies de sagesse d’avance sur son âge, essayait patiemment de me distraire. — As-tu vu la robe mignonne qu’Erin Klein portait aujourd’hui ? pouvait-elle me demander, commençant toujours par une question facile pour mesurer mon degré de peur. En de rares occasions, généralement quand nous allions nous coucher après une longue journée, j’étais trop fatiguée pour être terrifiée. Ces nuits-là, je répondais seulement par oui ou non, et nous entretenions une conversation normale jusqu’à ce que je m’endorme. Mais la plupart des nuits, je lui chuchotais des questions comme : « As-tu entendu ça ? » ou « Quand les vampires mordent, penses-tu que ça fait mal ? » ou encore « Les monstres peuvent-ils sentir la peur ? » C’est à ce moment que Justine passait habituellement à la deuxième question. — Il fait si clair ici, déclarait-elle. Je peux tout voir : mon sac à dos, mon bracelet en paillettes bleues, notre poisson dans son bocal. Que peux-tuvoir, Vanessa ? Et puis, je m’efforçais de m’imaginer notre chambre exactement comme elle était lorsque notre mère avait éteint la lumière et fermé la porte. Je finissais par réussir à oublier le mal qui attendait dans l’ombre et je m’endormais. Chaque nuit, je pensais que ce stratagème ne fonctionnerait pas, mais il réussissait à tous coups. La méthode de Justine s’était avérée utile pour lutter contre mes nombreuses autres peurs. Mais plusieurs années plus tard, debout au sommet d’une falaise surplombant l’océan Atlantique, je savais qu’elle n’aurait aucun effet. — Simon a l’air différent cet été, n’est-ce pas ? me demanda-t-elle en s’approchant de moi tout en se tortillant les cheveux. Plus âgé ? Plus mignon ? Je fis signe que oui sans répondre. La transformation physique de Simon avait été la première chose que j’avais remarquée quand son frère cadet, Caleb, et lui avaient tapé à notre porte plus tôt. Mais c’était une discussion qui serait reprise plus tard, comme lorsque nous serions en train de nous réchauffer devant la vieille cheminée en pierre de notre maison du lac. Il nous fallait d’abord revenir à la maison. — Caleb aussi, essaya-t-elle à nouveau. Le nombre de cœurs de filles brisés dans le Maine doit sûrement avoir quadruplé cette année. J’essayai de hocher la tête : j’avais les yeux fixés sur le tourbillonnement de l’eau et sur la mousse qui se formait à cinquante mètres plus bas. Justine enroula une serviette autour de son torse et fit un pas de côté vers moi. Elle se tint si près de moi que je pus sentir le sel dans ses cheveux et ses pores, et sentir la fraîcheur de sa peau humide quand elle se colla contre moi. Des gouttes d’eau tombèrent depuis l’extrémité de ses cheveux sur la chaude ardoise grise et rebondirent en minuscules gouttelettes sur le dessus de mes pieds. Un coup de vent souleva cette bruine autour de nous, transformant mon frisson en tremblement. Quelque part plus bas, Simon et Caleb éclatèrent de rire en gravissant le sentier escarpé qui les ramènerait à travers les bois jusqu’à nous. — C’est seulement une piscine, dit-elle. Tu es debout sur une planche, à soixante centimètres au-dessus de l’eau.
Je hochai la tête. Ce fut le moment que j’avais redouté pendant toute la durée du trajet de six heures depuis Boston, le moment que j’avais imaginé au moins une fois par jour depuis l’été dernier. Je savais que la situation avait l’air plus effrayante qu’elle ne l’était, et depuis notre découverte il y a deux ans du vieux signe de sentier marquant cet endroit isolé loin des touristes et des randonneurs, Justine, Simon et Caleb avaient sauté des dizaines de fois sans jamais se faire la moindre égratignure. Plus important encore, je savais que je me sentirais toujours comme un membre junior de notre groupe estival si je ne plongeais pas une fois. — La piscine est chauffée, poursuivit Justine. Et une fois que tu y es, tout ce que tu as à faire, c’est de donner deux coups de pied, et tu te retrouveras aux marches menant à ta confortable chaise longue. — Est-ce qu’un garçon mignon m’apportera des boissons fruitées à ce fauteuil confortable ? Elle me regarda et sourit. Nous savions toutes deux que c’était terminé. Si j’étais suffisamment cohérente pour faire une blague, c’est que j’avais déjà jeté l’éponge. — Désolé, mais j’ai oublié les ananas à la maison, déclara Caleb derrière nous, mais le garçon est ici et prêt à te servir. Justine se tourna vers lui. — Il était temps. Je suis gelée ! Comme elle s’éloignait du bord de la falaise, je me penchai vers l’avant. Le soulagement que je ressentis alors fut temporaire, et ma déception de ne pas avoir été capable de faire ce que j’avais promis de faire toute l’année alla en s’accroissant alors que nous quittions la falaise Chione. Ce soir, je restais éveillée, incapable de m’endormir. J’avais été si peureuse, si infantile, encore une fois. — Tes lèvres deviennent bleues, remarqua Caleb. Je me retournai pour le voir sortir sa serviette de plage préférée en la secouant, la seule serviette que je l’avais vu utiliser, sur laquelle il y avait un dessin de homard portant des lunettes de soleil et un maillot de bain, et l’enrouler autour de Justine. Il la tira vers lui et lui frotta les bras et les épaules. — Menteur. Elle lui sourit de sous le capuchon de tissu éponge. — Tu as raison. Elles sont plutôt lavande. Ou lilas. Parce que des lèvres comme celles-là sont trop jolies pour être d’un bleu quelconque. De toute façon, je devrais probablement les réchauffer. Je roulai des yeux et me dirigeai vers mon short et mon t-shirt. Justine avait fait son vœu pour cet été : ne pas se remettre encore avec Caleb, comme elle l’avait fait l’été dernier et l’été d’avant. — Ce n’est qu’un gamin, avait-elle déclaré. J’en ai fini avec l’école secondaire, et il doit lui rester encore une année entière. En plus, il ne fait que gratter sa guitare miteuse quand il ne joue pas à ses jeux vidéo. Je ne peux pas me permettre de perdre une seconde sur ce qui ne sera rien de plus que de longues heures de caresses… même si elles font passer un bon moment. Quand je lui demandai pourquoi elle ne sortait pas plutôt avec Simon, étudiant de deuxième année à l’Université Bates qui était d’un âge et d’un intellect plus appropriés pour elle, ses traits s’étaient plissés. — Simon ? avait-elle répété. Le canal météo ambulant ? Le cerveau qui se sert de l’université comme d’un prétexte pour étudier les formations nuageuses ? Pas mon genre. Il avait fallu à Justine trente minutes, juste assez longtemps pour vider la voiture, prendre une collation et sauter dans la Subaru de Simon, pour briser son ancienne promesse. Elle n’avait pas sauté sur Caleb tout de suite, mais il était clair par la façon dont ses yeux s’étaient éclairés dès qu’elle l’avait vu qu’elle le désirait. Elle avait attendu jusqu’à ce que nous soyons sur la route