Sous le charme de son ennemi - Un ensorcelant baiser - L'invité de l'hiver

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Sous le charme de son ennemi, Tessa Radley

Quand Ella se retrouve à devoir élever le bébé de sa sœur, sa vie s’en trouve complètement bouleversée. Elle qui a toujours placé sa carrière avant tout, elle qui n’a jamais voulu être mère ! Mais le vrai problème est encore à venir, comprend-elle le jour où le puissant et ténébreux Yevgeny Volkovoy surgit dans sa vie pour réclamer l’enfant, dont il est l’oncle paternel. Incapable d’envisager un instant de se séparer de ce bébé qu’elle aime plus que tout au monde, Ella se prépare à lutter de toutes ses forces contre cet homme arrogant et bien trop sûr de lui. Même s’il est aussi le plus séduisant qu’elle ait jamais rencontré et qu’il éveille en elle des sentiments bien trop troublants…

Un ensorcelant baiser, Nancy Robards Thompson

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+ 1 titre gratuit : L’invité de l’hiver, Barbara Gale

Publié le : vendredi 1 novembre 2013
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EAN13 : 9782280297837
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— Pardon ? Tu peux répéter ? Tu as décidé quoi ? Toute a semaine, Ea McLeod avait rêvé de ce vendredi soir où ee aait enîn pouvoir suréever ses jambes enlées par a grossesse, se détendre, et surtout ne penser à rien. A ’évidence, es choses étaient ma parties. Avec ’énergie du désespoir, ee se mit à prier pour que es mots qui aaient sortir de a bouche de sa sœur annuent ceux qu’ee venait juste de prononcer, permettent au monde de se remettre à tourner comme avant et dissipent a frayeur qu’ee venait d’éprouver. Comme prise d’un accès de mauvaise conscience, Keira détourna e regard du ventre rond d’Ea. — Avec Dimitri, on a décidé de partir passer un an en Afrique, répéta-t-ee. Ea paça un coussin derrière son dos dans ’espoir de souager a doueur ancinante qui ’avait prise au beau miieu de ’après-midi, en peine paidoirie au paais de justice. Son regard était rivé au visage de sa sœur qui jouait nerveusement avec un styo, à ’autre bout du canapé. — Ça, j’ai compris. J’ai bien entendu aussi que Dimitri et toi, vous souhaitiez vous engager dans une mission humani-taire en Afrique. Sa jeune sœur reeva vers ee des yeux où perçait e soua-gement. — Oh, Ea, je savais que tu comprendrais ! Aors à, ee se trompait. Et ourdement. Keira pensait visibement que ’affaire était entendue.
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A ’évidence, ee n’était passée a voir que pour ’informer de sa décision, non pour prendre de ses nouvees ni parce que ’impatience se faisait trop vive, à queques jours de a naissance du bébé. Quee erreur ! Ea ravaa sa coère et ajouta, sans reever ce que sa sœur venait de dire : — C’est a suite qui n’est pas très caire. Que faites-vous du bébé dans tout ça ? Le bébé… Ce bébé qui grandissait dans son ventre et que Keira avait si désespérément désiré. Une petite îe. Dimitri et Keira avaient été présents ors de ’échographie du cinquième mois, cee qui avait révéé e sexe du bébé. Dès e endemain, is s’étaient mis en chasse de meubes et d’objets roses, destinés à a chambre du bébé. Et voià que tout à coup, à queques jours de a naissance, sa sœur s’en détournait. — Eh bien, commença Keira, qui s’humecta es èvres avant de poursuivre. Le bébé ne peut pas venir, c’est bien évident. Ea ne voyait pourtant rien d’évident à cea. — Et pourquoi donc, s’i te paït ? Ee n’était pas du tout disposée à aisser Keira fuir ses responsabiités, comme ee ’avait si souvent fait par e passé. Là, i s’agissait d’autre chose que de coûteux cours de fran-çais — dont Keira s’était assée au bout d’une semaine — ou d’une boutique de leurs qu’Ea avait achetée aîn d’aider sa sœur à se ancer dans une voie pus satisfaisante que cee qu’ee avait épousée jusqu’aors. Non, à, c’était d’un bébé dont i s’agissait ! Lorsque Keira se mordit a èvre tandis que ses yeux s’em-buaient de armes, Ea se sentit toutefois coupabe. Aors pour éviter de rendre es armes — une fois de pus — et de céder à sa sœur, ee ajouta : — I n’y a aucune raison de ne pas emmener e bébé avec vous, Keira. Les Africaines aussi ont des enfants… Des armes se mirent à rouer e ong des joues de Keira.
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— Et si jamais e bébé tombait maade ? Et si ses jours étaient en danger ? On ne part pas dans un compexe de uxe au bord d’une piscine, Ea. On va travaier dans ’un des pays es pus pauvres du continent africain ! Insensibe à cette peinture opportunément dramatique de a situation, Ea se pencha pour saisir a boïte de mouchoirs posée sur a tabe basse du saon. — Je suis sûre que vous trouverez des dispensaires, répiqua-t-ee en a tendant à sa sœur. I faudrait te renseigner pour savoir s’i est possibe d’emmener un bébé avec vous. Ee sentait bien que e combat qu’ee ivrait était perdu d’avance, mais ee refusa de se aisser démonter par e sience de Keira. — Si c’est si dangereux, pourquoi y aer ? Est-ce que vous avez réléchi aux conditions de santé et de sécurité que vous aez rencontrer, tous es deux ? Est-ce que vous avez bien pesé es risques que vous preniez en vous rendant dans une zone de guerre ? — Ce n’est pas une zone de guerre ! répiqua vivement Keira. Ses yeux s’étaient subitement vidés de toutes armes. — Je t’en prie, Ea, poursuivit-ee, je ne suis pas irres-ponsabe à ce point ! C’est au Maawi que nous aons, pas en Répubique démocratique du Congo ou au Rwanda ! Le pays est stabe, es gens accueiants. Les probèmes que a popuation rencontre viennent d’une pauvreté endémique et d’un manque d’éducation, pas de conlits armés. — Et qu’est-ce que e bébé va devenir, dans tout ça ? Un sience se ît. Les yeux de Keira étaient devenus imporants, à ’image de ceux de Patches, e chien de eur enfance. — Parce que je te e dis tout de suite, s’empressa d’ajouter Ea, ne compte pas sur moi pour m’occuper de ce bébé ! Ee avait paré avec a fermeté qu’ee empoyait habitue-ement orsqu’ee était au paais de justice face à ’avocat de a partie adverse. Keira ouvrit a bouche.
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Ce fut justement e moment que e bébé choisit pour déco-cher à Ea un coup bien appuyé. Ee ferma es yeux et réprima un gémissement. Mais magré a doueur, ee rouvrit es yeux. — Tu as paré à Jo de ce revirement soudain ? demanda-t-ee. Queque chose ui disait que Jo Wes, ’assistante sociae qui avait aidé Keira et Dimitri à monter e dossier d’adoption serait aussi abasourdie par ce changement de dernière minute qu’ee ’était ee-même. Eudant sa question, Keira décara : — Dimitri a raison. Nous ne sommes pas prêts pour accueiir un bébé. Nous nous sommes mariés i y a à peine un an ! — C’est un peu tard pour en arriver à une tee concusion, tu ne crois pas ? répiqua sa sœur. Ea posa a main sur son ventre de neuf mois et regarda îxe-ment sa sœur, dont es joues s’étaient tout à coup empourprées. — Ce bébé sera à d’ici une semaine. Toute ta vie, tu m’as dit que ton désir e pus cher était de te marier et de fonder une famie. C’est même pour cea que tu as suivi un cours de puéricuture à a sortie du ycée. Et, accessoirement, c’était pour cea qu’Ea se retrouvait aujourd’hui aongée sur son canapé, avec un ventre proéminent et des chevies enlées. — Et maintenant, tu voudrais tout arrêter ? Ee avait une idée de ce qui avait incité sa sœur à changer brusquement d’avis. Pus exactement, ee avait des soupçons sur ’identité de ceui qui était derrière ce revirement aussi bruta qu’inattendu. Tout cea portait de manière lagrante a marque du frère aïné de Dimitri, ’insupportabe Yevgeny Vokovoy. Ce dernier avait été fou de rage en apprenant que Dimitri s’était marié sans e prévenir. I avait fait fondre Keira en armes, et cee-ci n’avait réussi à échapper à ses foudres qu’en signant un contrat de mariage qui ne ui aissait que e strict minimum en cas de divorce. Ea avait cru faire une crise cardiaque orsqu’ee avait pris connaissance des termes impitoyabes de ce contrat. Mais i était héas trop tard pour es
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récuser, car Keira y avait déjà apposé sa signature, sans faire appe à ee, aors même qu’ee était experte en a matière. Evidemment, Yevgeny avait été totaement opposé au projet de Keira d’avoir un enfant avec ’aide de sa sœur. Ea ’avait su à ’instant où, devant ee, i était subitement passé de ’angais au russe pour parer à son frère. Dimitri était devenu tout rouge — de rage sans doute —, suite à a remarque probabement désobigeante de son frère. Tout aissait donc à penser que e fameux grand frère avait, au bout du î, réussi à convaincre Dimitri qu’i n’était pas prêt à devenir père. Après s’être caée sur e canapé pour dissiper a doueur qui irradiait son dos et ne sembait pus vouoir a quitter, ee tenta d’identiîer a kyriee d’émotions qui ’assaiaient. L’incréduité était e sentiment e pus prégnant mais ee distinguait en deçà une sourde coère monter en ee. Aucune de ces émotions n’était particuièrement bonne pour e bébé, pourtant. Même si ee n’avait jamais eu ’intention d’avoir un enfant, Ea était très soucieuse du bien-être de a petite qu’ee portait pour sa sœur. Ee avait pris grand soin de manger sainement au cours de a grossesse, avait drastiquement réduit e nombre de cafés qu’ee buvait par jour, s’était astreinte à se coucher tôt et avait même abrégé ses journées de travai. C’était dire ! Et juste au moment où e bébé aait naïtre, sa sœur chan-geait d’avis ! Comment pouvait-ee ui faire une chose pareie ? Refuser e bébé une semaine avant e terme ? — I est hors de question que vous partiez avant a nais-sance du bébé, décara-t-ee vivement. I y aura tout un tas de décisions à prendre à ce moment-à. Ee vit a panique envahir e regard de Keira. — Non, je ne peux pas ! — Comment ça, tu ne peux pas ? — Je ne peux pas différer mon départ : nous avons déjà réservé nos biets d’avion. Ce sera à toi de trouver a meieure soution pour a petite. J’ai toute conîance en toi. — En moi ? demanda Ea en prenant une profonde inspi-
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ration avant d’ajouter, gaciae : Keira, nous parons de ’avenir d’un enfant. Tu ne peux pas te déîer comme ça. Le regard de Keira se îxa sur e ventre rond de sa sœur. — C’est toi a mère, égaement. L’adoption ne peut prendre effet que douze jours après a naissance du bébé. Tu e sais bien, c’est toi qui me ’as expiqué. Bien sûr qu’ee e savait. En tant qu’avocate aux affaires famiiaes, ee était parfaitement au courant de toutes es causes juridiques. Mais ce qu’ee comprenait tout juste et avec sidération, c’était que Keira avait ’intention de a aisser se débrouier toute seue après ’avoir pantée à, comme une mapropre ! — Ce n’est pas possibe ! C’est un cauchemar ! s’excama-t-ee, offusquée. La seue raison pour aquee j’ai accepté d’être enceinte, c’est pour que tu aies ce bébé dont tu rêvais depuis toujours. Mais c’esttonrêve, Keira. Ton bébé ! Pas e mien. — C’était ton ovue, répiqua sa sœur. — Mais pour a simpe et bonne raison que tu ne peux pas… Ea se ravisa à a dernière minute et ravaa a phrase qu’ee était sur e point de prononcer. Trop tard. Le ma était fait. Keira était devenue ivide. Prise de remords, Ea se redressa et prit sa sœur dans ses bras. Cette dernière s’était raidie et restait siencieuse. — Je suis désoée, Keira. Je n’aurais pas dû dire cea. — C’est a vérité pourtant, ’interrompit Keira d’une voix banche. Je n’ai ni ovaires ni utérus, et je ne peux pas conce-voir d’enfants. — Pourquoi aors… ? Ea se mordit a angue. Ee était en train d’aggraver son cas. Ravaant ses paroes, ee se contenta de tenir sa sœur dans ses bras. — Ne te censure pas, Ea. Vas-y, tu peux a poser cette question. Mais je vais e faire à ta pace, pour te mettre pus à ’aise : « Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi pars-tu en Afrique
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sans e bébé ? » C’est bien a question que tu veux me poser, pas vrai ? Ea acquiesça d’un mouvement de tête. — Je ne suis pas sûre de pouvoir expiquer ce qui se passe en moi, répondit Keira en se dégageant de son étreinte. Ee retomba dans es coussins, effondrée. Tandis que Keira réléchissait à une réponse, Ea prit conscience du sience pesant qui s’était étabi dans a pièce et qui es reéguait chacune à un bout du canapé, tandis que s’érigeait entre ees un mur d’incompréhensions, de ressenti-ments et d’amertume. Ees sembaient tout à coup aussi oin ’une de ’autre que si Keira était déjà en Afrique, séparée de sa sœur par des kiomètres et des kiomètres d’océan. — I faut qu’on se prouve cea, Dimitri et moi, înit par dire Keira. I faut que je sache qui je suis, Ea, ce que je vaux. Toute mon enfance, je me suis imaginée enseignant à des petits puis, fatiguée mais heureuse, retournant dans une bee maison rempie d’enfants. La voix de Keira s’atéra, et ee s’écaircit a gorge. — Mais es choses ne se sont pas dérouées comme prévu, reprit-ee. — Keira… — J’ai adoré travaier en crèche… — Keira…, ’interrompit de nouveau Ea. La doueur qui sourdait dans a voix de sa sœur ui était insupportabe. Mais Keira sembait insensibe à ses suppiques. — C’était impossibe pour moi de continuer à travaier avec des bébés, après mon accident de voiture, orsqu’on m’a appris que je ne pourrais jamais avoir d’enfants. — S’i te paït, Keira, ne reviens pas à-dessus, tu te fais du ma. Mais sa sœur se dégagea de nouveau de son étreinte. Ea se sentit rejetée puis, très vite, vide. Aussitôt, ee se reprocha cette réaction égoste. Ce qu’ee traversait n’avait rien de comparabe avec ce que vivait Keira. Toutefois, magré toute a compassion qu’ee éprouvait
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pour sa sœur et es épreuves qu’ee endurait, ee ne pouvait s’empêcher de se demander ce qu’i aait advenir du bébé. Ce bébé qu’ee avait participé à mettre au monde pour que e rêve de sa sœur prenne forme. — Mais Keira, tu vas justement avoir un enfant sous peu. Et tu as un mari qui t’aime… Ça ne ui sufîsait donc pas ? — Oui, j’ai eu vraiment beaucoup de chance de rencontrer Dimitri, admit Keira dont e regard s’était radouci. A ’époque, Ea n’avait guère partagé ’enthousiasme de sa sœur. Lorsque cee-ci ui avait présenté Dimitri, ee avait pensé que eur histoire d’amour ne ferait pas ong feu. I faut dire que ’arrivée à Auckand d’Yevgeny Vokovoy avait été très médiatisée. Non content d’hériter de ’empire hôteier construit pas son père, e jeune miionnaire russe avait déveoppé ’en-treprise famiiae dans e secteur des croisières de uxe. Au départ cantonnés à a navigation luviae, ses circuits avaient pris de ’ampeur et i était maintenant à a tête d’une lotte impressionnante de paquebots sionnant tous es leuves, mers et océans du gobe. Avec ’essor du port d’Auckand désormais doté d’infrastructures permettant ’amarrage des pus gros paquebots, i n’était pas étonnant que Yevgeny se soit intéressé à Auckand. Ce qui était pus surprenant, c’était qu’i ait eu e coup de cœur pour a vie et pour a Nouvee-Zéande en généra, coup de cœur qui ’avait amené à reocaiser toute son entreprise à Auckand. Et c’était son frère, Dimitri, qu’i avait dépêché sur pace pour chercher bureaux et empoyés pour Vokovoy Cruising’s. Au départ, ee n’avait été guère impres-sionnée — c’était e moins qu’on puisse dire — par Dimitri Vokovoy. Sa propension à jeter ’argent par es fenêtres ui avait aussitôt vau, dans son esprit, e abe peu latteur de « îs de famie gâté et irresponsabe ». I ne faisait toutefois pas ’ombre d’un doute qu’i aimait sincèrement et profondément Keira et, heureusement, i avait gradueement perdu cette désinvoture qui ui avait causé tant d’inquiétude au départ. I n’empêche, cette décision de tout quitter pour partir en
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Afrique ne ui disait rien qui vaie. Surtout au moment où un bébé, eur bébé, s’annonçait. Le bébé. Ee posa a main sur son ventre. Soucieuse de ne pas s’aiéner déînitivement sa sœur, vite rétive orsqu’ee ’accabait de reproches, ee ravaa sa coère. — Tu sais, Keira, tu ne peux pas abandonner e bébé pour queques mois, voire une année, et t’attendre à ce que tout rentre dans ’ordre quand tu reviendras. — Je sais, Ea, répiqua Keira dont es sourcis s’étaient reevés. N’essaie pas de me cupabiiser davantage. Je ne suis juste pas prête à avoir un enfant. Ni moi ni Dimitri, en vérité. S’efforçant de rester came, Ea se concentra sur e sens de a réponse que venait de ui faire sa sœur. Est-ce qu’ee avait ’intention de ne jamais adopter ’enfant ? Souhaitait-ee ’abandonner purement et simpement ? Ee se raidit à cette idée. Est-ce que sa sœur avait vraiment bien pesé sa décision ? Ee n’avait aucune envie de a voir de nouveau souffrir orsqu’ee prendrait conscience de ’occasion unique qu’ee était visibement sur e point de aisser passer. — Excuse-moi d’être un peu insistante, Keira, mais i faut que tu mesures bien a portée de a décision que tu t’apprêtes à prendre. Trouver de nouveau une mère porteuse à ton retour d’Afrique ne sera pas facie. Car i ne faait pas compter sur ee pour retomber dans e panneau ! Jamais ee n’aurait dû accepter de porter ce bébé pour sa sœur. Quee idiote ee avait été ! Voià ce qui arrivait orsqu’on prenait des décisions avec son cœur putôt qu’avec sa raison. Keira repoussa ses cheveux bonds. — On suivra e consei que nous avait donné Yevgeny a première fois qu’on ui avait paré de ce projet d’avoir un enfant : on s’inscrira sur a iste des parents demandant à adopter un enfant. Ee en avait donc be et bien a preuve : Yevgeny était derrière tout cea !
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Dans e dos, a doueur qui ne ’avait pas âchée de ’après-midi redouba d’intensité. Inutie de perdre son temps à expiquer à Keira que s’inscrire sur une iste ne garantissait nuement qu’ee soit un jour choisie pour adopter un enfant. Ceux-ci étaient peu nombreux et, en Nouvee-Zéande, a mère égae avait toujours e dernier mot. Ee seue décidait de que coupe accueierait son enfant. Peu importait donc qu’on soit inscrit sur a iste depuis des années. I n’y avait aucune rège, aucune manière d’inluer sur a décision. Mais, pour ’heure, es chances de Keira d’adopter un autre enfant ui importaient peu. — Et qu’est-ce qui va arriver à ce bébé ? demanda-t-ee d’une voix qui ne dissimuait pus sa coère. Car oui, ee était en coère. Foe furieuse même. Le fait que Keira ait mentionné Yevgeny n’était pas étranger à ce soudain accès de rage. Même absent, cet homme a mettait hors d’ee. — Tu ne peux tout de même pas ’abandonner avec moins d’égards qu’on ne e ferait pour un chien ou un chat. — Je ne ’abandonne pas ! Tu es sa mère égae et je sais que tu feras ce qu’i y a de mieux pour cet enfant. L’expression imporante qu’ee ut dans es yeux de sa sœur ’horriîa. Keira s’attendait en fait qu’ee e garde, e temps d’assouvir ces veéités humanitaires. C’en était trop. — Je ne peux pas garder ce bébé ! Les yeux de Keira s’embuèrent de nouveau. — Je sais bien que c’est trop te demander que de garder a petite mais, comme tu vouais une adoption ouverte, j’espérais tout de même au fond de moi que… — Non ! Une vague de panique avait submergé Ea. — Nous étions d’accord, toi et moi, au moment de a conception du bébé, reprit-ee. Keira secoua a tête. — C’est vrai, mais tu m’as très bien expiqué à ’époque que nous ne pouvions pas adopter e bébé avant que tu ne signes a
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