Sous le charme du prince

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Alisa savoure sa chance d’avoir été promue gouvernante au sein de la villa royale de Niroli. Grâce à ce poste, elle va enfin pouvoir mener une vie meilleure avec sa petite sœur Marietta, dont elle s’occupe depuis la mort de leurs parents cinq ans plus tôt. Mais une de ses nouvelles missions se révèle plus ardue que prévu : veiller au confort du prince Benito de Contarini, en visite quelque temps dans le royaume de Niroli. Un prince bien trop troublant pour une simple gouvernante…
Publié le : mercredi 1 juillet 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280283625
Nombre de pages : 60
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1.
— Soigne un peu ton apparence, Alisa ! Tout en disposant sur le plateau une cafetière et une tasse en porcelaine blanche, Alisa réprima une bouffée d’agacement. Elle devait pourtant bien admettre que Maria, la cuisinière, n’avait pas tort… — Le prince Benito aime que le personnel soit toujours tiré à quatre épingles. Tu ne garderas pas longtemps ton poste si tu ne fais pas un petit effort. — Je ne l’oublierai pas. Mais j’ai vraiment manqué de temps… Je viens à peine d’apprendre que j’entrais en fonction, et comme Marietta… — Je t’en prie, n’utilise pas ta fille comme prétexte ! s’écria la cuisinière. Vu ta situation, estime-toitrès heureusede t’être vu confier ce poste de gouvernante à la villa royale. Crois-moi, bon nombre d’employées du palais aimeraient être à ta place ! A l’avenir, veille à te présenter avec un chignon et un léger maquillage. Tu n’es plus une simple femme de ménage, maintenant. Tu dois jouer le jeu ! — Oui, Maria. D’un geste machinal, Alisa défroissa son nouvel uniforme d’un blanc immaculé et saisit le plateau, avant de se diriger vers le long couloir. Jouer le jeu. Elle avait conscience que s’adapter aux allers et retours fantaisistes du prince Benito ne lui laisserait que peu de temps pour Marietta… mais elle était prête à tout pour conserver cet emploi. Arrivée devant la chambre princière, elle inspira un bon coup. Jusqu’à maintenant — et comme l’avait souligné Maria — elle s’était essentiellement consacrée au ménage dans le palais. Indispensable mais invisible, elle n’avait jamais approché les membres de la famille princière. Jusqu’à maintenant.
* * *
Trois soirs plus tôt, le prince Benito avait fait une entrée fracassante à Niroli. Invité par son cousin le prince Luca Fierezza de Niroli — adulé par certains, détesté par d’autres — il avait quitté l’île voisine de Contarini à bord d’un yacht long de cinquante mètres pour s’installer dans la villa royale. Comme à chacune de ses fréquentes visites à Niroli, sa présence avait vite été remarquée… et les folles soirées qu’il passait au casino et dans des boîtes de nuit n’avaient pas manqué d’alimenter les bruits de couloir du palais. Sa première victime avait été Bianca : cette employée modèle avait été vertement réprimandée et mutée d’office pour avoir soi-disant soupiré à l’un des innombrables caprices de Victoria. Ensuite, ladite Victoria, sa récente conquête, avait également fait les frais de sa mauvaise humeur. Selon la rumeur, elle avait à son tour soupiré, excédée par sa dernière excentricité. Dans ces conditions, Alisa espérait bien ne pas être la suivante sur la liste. Avec courage, elle toqua deux fois à la porte et entra après un laps de temps décent. Les mains crispées sur le plateau, elle cligna des paupières pour s’habituer à la pénombre et s’éclaircit la gorge. — Bonjour, Votre Altesse. Voici votre petit déjeuner. Le prince Benito abhorrait les bavardages inutiles. Fidèle aux consignes reçues, elle posa le plateau sur une desserte, lui versa un café noir et s’avança vers les fenêtres pour en tirer les rideaux. Ensuite, elle n’aurait qu’à lui faire couler un bain et partir… En sortant de la chambre, elle espérait retrouver une respiration normale.
Tout en s’acquittant des premières tâches, elle comprit qu’elle n’était pas seulement impressionnée par le titre de noblesse du prince ou par la crainte de perdre son précieux poste à la suite d’une bévue. Elle éprouvait aussi une peur plus basique. A l’âge de vingt et un ans, jamais encore elle ne s’était retrouvée seule avec un homme dans sa chambre.
TITRE ORIGINAL :THE PRINCE’S HOUSEKEEPER BRIDE Traduction française :MARIE-CHRISTINE DERMANIAN ® HARLEQUIN est une marque déposée par le Groupe Harlequin ® Coup de Cœur est une marque déposée par Harlequin © 2007, Harlequin Books S.A. © 2015, Traduction française : Harlequin Homme : © VALUA VITALY/FOTOLIA/ROYALTY FREE Paysage : © HAVESEEN/THINKSTOCK/ROYALTY FREE Réalisation graphique couverture : A. DANGUY DES DESERTS ISBN 9782280283625
Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de tout ou partie de l’ouvrage, sous quelque forme que ce soit. Ce livre est publié avec l’autorisation de HARLEQUIN BOOKS S.A. Cette œuvre est une œuvre de fiction. Les noms propres, les personnages, les lieux, les intrigues, sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés dans le cadre d’une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des entreprises, des événements ou des lieux, serait une pure coïncidence. HARLEQUIN, ainsi que H et le logo en forme de losange, appartiennent à Harlequin Enterprises Limited ou à ses filiales, et sont utilisés par d’autres sous licence.
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