Spécial bébé (Harlequin Coup de Coeur)

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Un bébé en héritage, Sandra Marton

Se retrouver du jour au lendemain responsable de sa nièce de quatre mois n'est pas facile pour Lincoln Aldridge, un businessman plus habitué à manier des millions qu'à donner le biberon. Mais, grâce à Ana, la babysitter qu'il engage alors, il se sent vite à l'aise avec l'enfant. A tel point qu'il se surprend même, lui le bourreau de travail et célibataire endurci, à rentrer plus tôt chez lui le soir, pour les retrouver toutes les deux...

Vocation : papa, Marion Lennox

Quand elle apprend qu'un homme a pris contact avec l'orphelinat qui l'emploie pour venir voir le petit garçon dont elle s'occupe depuis sa naissance, et qu'il prétend être son père, Hattie est bouleversée. Comment ce Mike Standford, qui ne s'est jamais manifesté en six ans, peut-il venir ainsi perturber l'existence de Kyle, brisant le fragile équilibre qu'elle a réussi à recréer autour de lui ? Terrorisée à l'idée qu'il lui arrache l'enfant, Hattie réserve un accueil glacial au visiteur.

Une famille à inventer, Jessica Hart

Le jour où on l'informe que Drew, son ex-fiancé dont elle n'a eu aucune nouvelle depuis deux ans, est à Londres, Rose sent une étrange émotion l'envahir. Une émotion mêlée d'angoisse, car elle ne veut surtout pas lui révéler son tendre secret : quand il l'a quittée, elle attendait un enfant de lui. Un enfant qu'elle aime par-dessus tout, et qu'elle s'est résolue à élever seule...

Publié le : dimanche 15 mars 2009
Lecture(s) : 29
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280275613
Nombre de pages : 416
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1.

Rio de Janeiro, avril

Le carnaval était terminé depuis deux mois déjà, mais Rio de Janeiro ne semblait pas s’en être rendu compte.

Lincoln Aldridge n’en fut pas surpris. Il était déjà venu ici. Cette ville pouvait n’être qu’une fête sans fin, notamment pour un homme riche, séduisant et influent.

Lincoln était tout cela à la fois. Pourtant il n’avait pas le cœur à s’amuser. En deux semaines, ses rendez-vous d’affaires l’avaient conduit en Argentine, puis en Colombie et enfin au Brésil. Même si tout s’était bien passé, il ne se sentait pas d’humeur festive.

Il y avait longtemps qu’il n’avait vu Kathryn, sa jeune sœur. Celle-ci s’était mariée, cinq mois auparavant, et son mari et elle avaient décidé de faire le tour du monde, pour leur lune de miel.

« New York est une partie du monde », lui avait alors fait remarquer Linc. Il n’avait jamais rencontré l’époux de Kath et pensait que ce voyage était l’occasion de faire sa connaissance.

— Absolument ! avait-elle répondu, enthousiaste. Tu seras d’ailleurs notre dernière étape. Comme ça, nous pourrons passer plus de temps avec toi. Et attends-toi à une surprise, Linc !

La meilleure surprise qu’elle pouvait lui faire était de venir le voir, le plus vite possible. Kath avait vingt-deux ans, et l’on pouvait dire que c’était lui qui l’avait élevée. Elle vivait maintenant à L.A., où elle avait rencontré Mark, qu’elle avait très rapidement épousé, à Las Vegas. Linc aurait préféré qu’elle lui présente son fiancé, avant leur mariage, mais il se consolait en se disant qu’il le verrait bientôt.

C’était pourquoi il était si impatient de rentrer chez lui.

Cependant, il devait d’abord conclure le contrat qu’il avait en cours avec l’entrepreneur Hernando Marques. Ils s’étaient mis verbalement d’accord, mais celui-ci tenait absolument à ce que la signature ait lieu chez lui. Même si c’était une demande un peu particulière, lorsqu’un homme est prêt à payer vingt-cinq millions de dollars par an pour que la Aldridge Inc. assure la sécurité de tous ses biens mobiliers, commerciaux et privés, ce genre de demande devient facile à satisfaire.

— C’est une soirée bridge, ce soir, l’avait informé Marques. Il y aura quelques vieux amis à moi dont, je suis sûr, vous apprécierez la compagnie.

Linc avait souri, et avait répondu qu’il se ferait un plaisir d’être parmi eux.

Peu avant 20 heures, son taxi passait le gigantesque portail de fer, qui protégeait la résidence de l’entrepreneur.

Linc ne put s’empêcher de vérifier d’un œil le système de sécurité, installé par l’une de ses équipes, deux semaines auparavant. Rayons infrarouges. Caméras cachées. Capteurs. Il ne pouvait tous les repérer, ce qui était le but, mais ce qu’il vit le rassura totalement.

Le taxi s’arrêta au pied d’un large escalier de pierre. Avant que Linc ait eu le temps de sonner, son hôte ouvrait grand la porte.

— Lincoln ! s’exclama-t-il, en lui tendant la main. J’ai eu peur que vous ayez oublié mon invitation.

— C’est à cause de la circulation, répondit Linc, en esquissant un sourire.

Il ne pouvait s’empêcher d’être surpris. Certes, les Brésiliens étaient des gens chaleureux. Néanmoins, Marques semblait vouloir donner une autre dimension à leur relation.

Son hôte le conduisit alors à la salle de jeux, où une dizaine d’hommes discutaient, par petits groupes, à côté d’un somptueux buffet, disposé sur une table gigantesque.

— Venez. Je vais vous présenter mes amis.

Linc serra des mains, sourit, dit « Bonjour, comment allez-vous ? » à des gens qu’il n’avait jamais vus et à d’autres qu’il connaissait de réputation. Il y avait là un échantillon des hommes les plus riches de l’Amérique du Sud. Lorsque, fort de sa seule volonté et de son expérience dans les forces spéciales, il avait démarré la Aldridge Inc., huit ans auparavant, il aurait tout donné pour être invité à de telles soirées.

Aujourd’hui, c’étaient les amis de Marques qui semblaient ravis de le rencontrer.

Il passa de groupe en groupe, mangeant peu, ne buvant pratiquement pas, et se demandant combien de temps allait durer cette soirée : personne ne semblait pressé de jouer aux cartes.

Enfin, Marques vint le rejoindre. Il souriait, mais de fines gouttes de sueur perlaient à son front. Quelque chose n’allait pas. Avait-il décidé de mettre fin à leur association ?

— Hernando, dit Linc d’un ton léger, j’allais justement me lancer à votre recherche. Tout cela est très agréable, mais…

— Mais vous avez eu une rude journée, et vous aimeriez bien rentrer vous coucher.

— Je vois que vous avez deviné.

— Alors, peut-être serait-il temps que nous nous rendions dans la bibliothèque, afin de… de…

— De signer le contrat, termina Linc en soutenant le regard de Marques.

— Exactement. Signer le contrat et… discuter, ajouta celui-ci, après une légère hésitation.

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