Surprise pour un milliardaire (Harlequin Horizon)

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Surprise pour un milliardaire, Barbara McMahon

C'est par le plus grand des hasards que Samantha se retrouve au grand bal de la Saint-Sylvestre, où la haute société d'Atlanta s'est donné rendez-vous, et y rencontre le séduisant Max McAlheny, dont le charme agit sur elle comme un sortilège. Très vite, elle ne songe plus qu'à une chose : le revoir. Hélas, elle apprend bientôt que son cavalier d'un soir dissimule un profond chagrin sous son apparente bonne humeur et s'est juré, après la disparition de sa femme, de ne plus jamais aimer...

Publié le : dimanche 15 novembre 2009
Lecture(s) : 33
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280273879
Nombre de pages : 224
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Prologue

Samantha Duncan ramassa par terre le bristol plié en deux. Il s’était échappé de la corbeille lorsqu’elle avait voulu en transvaser le contenu dans le sac-poubelle. Ses doigts glissèrent timidement sur le sigle doré qui s’étalait en son centre. Un carton d’invitation au Bal en Noir et Blanc organisé chaque année à Atlanta pour le réveillon du 31 décembre ! L’épais bristol couleur crème laissait deviner un événement aussi élégant que sophistiqué. A cinq cents dollars la place, ne se devait-il pas de l’être ?

Pourtant, le propriétaire de cette invitation l’avait jetée comme un papier sans importance. Samantha sourit. Se présenter au bal, parée comme une princesse, et flirter avec les plus puissants capitaines d’industrie, cela n’existait que dans les rêves…

Elle fit tourner le carton entre ses doigts au-dessus du sac-poubelle, hésita et le glissa finalement dans la poche de son tablier. Puis, elle reprit le nettoyage du bureau du P.-D.G. des McAlheny Industries tout en virevoltant en pensée sur la piste d’une salle flamboyante dans une robe somptueuse tandis que des hommes à ses pieds se disputaient l’insigne honneur de la faire danser.

La réputation de ce bal dépassait de loin les frontières d’Atlanta et…

— Si tu as fini, déclara à cet instant la chef d’équipe en passant la tête dans l’entrebâillement de la porte, on va pouvoir monter au dernier étage.

Cendrillon perdit brusquement ses beaux atours et acquiesça de la tête sans mot dire. Plus que cinq bureaux à nettoyer au second et elle pourrait rentrer chez elle !

L’argent lui manquait cruellement depuis les dégâts que l’ouragan George avait causés à sa maison et elle était obligée d’ajouter à son travail quotidien cinq heures supplémentaires d’entretien de bureaux. Ces journées doubles l’épuisaient mais elle ne se plaignait pas. Elle avait eu de la chance de trouver cette source supplémentaire de revenus.

« Nous sommes vendredi, se dit-elle pour se donner du courage, et je vais avoir un week-end entier pour me reposer. »

Sans homme pour se traîner à ses pieds et lui quémander une danse… Depuis Chad, elle savait qu’ils s’évaporaient tous dans la nature dès qu’ils faisaient la connaissance de Charlène.

Le lendemain matin, Sam dormit jusqu’à 10 heures. Une véritable grasse matinée pour quelqu’un qui avait l’habitude de se lever chaque jour à 6 h 30.

Elle enfila sa robe de chambre, glissa le bristol dans sa poche et gagna le rez-de-chaussée. Sa sœur se trouvait dans le petit bureau devant son ordinateur.

Sam s’arrêta dans l’embrasure de la porte.

— Bonjour. As-tu mangé ?

Charlène leva les yeux en secouant la tête.

— Non, je t’attendais.

Elle sourit.

— J’attendais aussi que tu nous fasses ton cake aux fruits…

— Ça va, j’ai compris.

Sam se dirigea vers la cuisine et considéra d’un air déprimé le mur qu’elle avait rafistolé après le passage de l’ouragan George.

Dès qu’elle aurait mis assez d’argent de côté, songea-t-elle en rassemblant les ingrédients nécessaires à la confection de son gâteau, elle le ferait réparer et achèterait un four dernier modèle.

— Besoin d’aide ? demanda Charlène en apparaissant dans son fauteuil roulant.

— Non merci, ça va. Mais dis-moi, tu travailles le samedi maintenant ? Je croyais que tu bouclais tout le vendredi soir.

— C’est vrai, mais hier, au lieu de travailler, j’ai fait de la courtepointe et je dois rattraper mon retard.

Charlène travaillait à la maison, assurant, auprès des médecins de l’hôpital pour lequel elle travaillait, la transcription textuelle des rapports d’analyses des patients. Entre les revenus de Charlène et ceux de Sam, les deux sœurs parvenaient à peu près à boucler leurs fins de mois, mais les ravages causés par l’ouragan avaient mis à mal leurs maigres économies.

— Regarde un peu ce que j’ai trouvé, déclara soudain Sam en libérant une main pour sortir l’invitation de sa poche.

Charlène haussa les sourcils.

— Où ?

— Dans une corbeille des McAlheny Industries. Il s’en est échappé au moment où je la vidais. Je l’ai rapporté pour que tu le voies. Magnifique, non ?

— Tu devrais y aller.

— Où ?

— Au bal, voyons !

Charlène tapota le bout de la table avec le carton.

— Il est évident que personne ne va s’en servir.

— Quelqu’un l’a tout de même payé cinq cents dollars. Je ne peux pas faire ça.

— Pourquoi pas puisque, de toute évidence, cette personne a changé d’avis ? Il ne s’agit en somme que de recyclage. Et puis, cela te donnerait l’occasion de t’amuser un peu. Depuis l’ouragan, cela ne t’est guère arrivé.

— Nous en reparlerons quand le mur de la cuisine aura été correctement réparé et que nous aurons acheté un nouveau four. Si j’y allais, ajouta-t-elle avec une pointe d’humeur, je me ferais probablement aborder par un invité et en ce moment, cela ne me tente vraiment pas.

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