Tant d'amour dans tes yeux

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Jeanne du Marchand avait été ravie de découvrir qu’elle était enceinte de son amant écossais. Douglas MacRae ne lui avait-il pas promis de l’épouser ? Mais le menteur a disparu et la jeune fille, brisée par la mort de son enfant, a été cloîtrée dans un couvent. Des années plus tard, fuyant la Révolution française, Jeanne retrouve par hasard Douglas à Édimbourg. Il est toujours aussi beau et il est puissant, alors que de fière aristocrate elle est devenue une simple domestique. Aussi, lorsque Douglas lui propose de devenir la gouvernante de sa fille, elle accepte, sans savoir qu’il s’agit d’un piège et que Douglas cherche juste à exercer la vengeance qu’il rumine depuis bientôt dix ans.
Publié le : mardi 8 juillet 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290062951
Nombre de pages : 324
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Tant d'amour dans tes yeux
AREN ANNEY
Tant d'amour dans tes yeux
Traduit de l'américain par Caherine Berhe
Tire original SOIN LOVE
ÉditEuR originaL Avo Books, a imprît of HaerCollisPubŝhéŝ, new Yok
©KaÉ Raey,2004
Pour La traducion françaisE ©ÈdiTïos J'a lU,007
Septembre1782
Prologue
Jeanne du Marchand n'oublierait jam ais le moment où son existence avait basculé. To ute sa vie, elle se rap pellerait le léger cho qui lui avait coupé le souFle, les battements aFolés de son cœur, et les mots qui venaient de sceller son destin. En cette radieuse m atinée de septembre, rien ne lais sait présager les tragiques événements qui allaient se dérouler. Le ciel était d'un bleu pur et la brise chargée de senteurs de roses et de lavande soulevait les rideaux. Les oiseaux, dans la volière, chantaient à tuetête pour saluer cette radieuse m atinée. Elle traversa gaiement le corridor pour se rendre dans la bibliothèque. Un des valets lui ouvrit la porte et elle entra silencieusem ent dans le dom aine de son père. Souvent lorsqu'elle était enfant, il la convoquait en ces lieux afin de la réprimander pour quelque sottise qu'elle avait com m ise Puis, au l des ans, il avait pris lhabi tude de l'interroger sur ses leçons et ses activités de la jouN ée. Jeanne avait ni par se prendre au j e u , et le sourire satisfait de son père constituait sa meilleure récompense. Ces derniers temps, cependant, leurs entrevues s'étaient espacées icolas, comte du Marchand, était un homme très occupé. Une activité fébrile régnait dansParis, où l'on ne parlait plus que de la guerre en Amérique. L'Angleterre perdait, ce qui réjouissait les rançais.
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La bibliothèque avec ses Resques ses dorures et les tableaux représentant notamment Vallans le château de leurs ancêtres était lune des plus belles pIèces de la maison. Les m urs couleur corail mettaient magnifIque ment en valeur les potraits dans leurs lourds cadres dorés. Des colonnes de marbre oées de eurs dacan the entouraient la pièce To ut au bout trônait un large canapé surmonté dun dais de lourde soie bleue m ais les visiteurs prenaient généralement place dans lun des fauteuils sculptés disposés devant le bureau. Les ivres préféés de son père se trouvaient au deuxième niveau de cette vaste salle un espace auquel on ne pouvait accéder que par lescalier en colimaçon placé dans u n angle. Le com te envoyait de temps à autre obert son secrétaire chercher u n volume tandis que luim êm e restait assis derrière son imposant bureau dacajou gravé aux armes des Vallans Jeanne resta im m obile les m ains croisées dans le dos les épaules droites attendant patiem m ent que son père lui adresse la parole. Lorsquil nit enfIn par lever la tête e t reposer lentement sa plum e il ny avait dans son regard aucune trace daFection ni de fieté. ïl lui t signe dapprocher et elle comprit soudain pourquoi il lavait fait venir. Dun geste machinal elle eFleura des doigts le pendentif que s a m ère lui avait donné tout en sexhortant au calme. Justine avait dû parler Depuis longtemps Jeanne avait deviné que la gouver­ nante était la matresse de son père ïls ne partageaient pas la m êm e chambre mais Justine rapportait au comte le moindre événement et avait de toute évIdence une grande influence sur lui. ien de ce qui se passait dans leur demeure parisienne pas plus quà Vallans néchap­ pait à Justine La femme de chambre de Jeanne lui avait certaine ment confié que sa matresse avait des nausées le matin et que ses robes devenaient trop étroites
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- Ce que lon me dit estil exact m a lle ? demand le comte les yeux fixés sur la taille de Jeanne Atten­ dezvous un enfant ?  O ui père réponditelle en matrisant sa voix Elle avait espéré pouvoir cacher son état ju s quà ce que Douglas ait fait sa demande en mariage.  Vo us en êtes certaine ? - Ou i Jeanne sourit algré elle M êm e la colère d e son père ne pouvait étouFer sa jo ie   Vous avez donc déshonoré l e nom des D u Mar chand ! ïl parlait dun ton détaché comme sils abordaient un sujet dune grande banalité Son expression aurait tou­ tefois dû mettre Jeanne en garde Toute nuance daFec tion avait disparu de son regard ; il aFichait même une Roideur quelle ne lui avait jam ais vue.Àcroire quil avait brusquement cessé déprouver pour elle le moin­ dre sentiment. ïl baissa les yeux sur son bureau comme si la discus­ sion était terminée Jeanne savait néanmoins quil nen était rien - Douglas veut mépouser père. Le secrétaire de son père leva vivem ent la tête Aul du temps obert avait assisté à la plupart de leurs entretiens. ïl lui t u n signe presque imperceptible mais habituée à obtenir tout ce quelle voulait Jeanne se contenta de lui sourire avec assurance. Son père posa sur elle ses yeux gris et indiFérents - ous nous marierons  ditelle en faisant u n pas vers le bureau. Je laime père Douglas est de bonne famille. - Vous avez déshonoré le nom des Du Marchand répéta Roidement le com te D e fait elle avait transgressé toutes les règles au cours des deiers mois an de pouvoir retrouver Douglas chaque jour. Échappant à la sureillance de son chape ron elle avait prétexté de faux rendezvous des visites à des amies qui ne se trouvaient m êm e pas à Paris. Elle
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Śe Èpétait que tous ces mensonges étaient acceptables puisquils avaient une bonne raison dêtre. Une fois que Douglas et elle seraient mariés tout sarrangerait. - Personne ne saura rien père ous serons bientôt marIés armatelle en souriant. Elle ne pouvait sempêcher de croire que Dieu ui avait pardonné même si ce nétait pas le cas du prêtre de la fam ille. En confession le père Haton lui avait prédit que sa conduite la mènerait droit en enfer. Or lenfer semblait bien loin quand elle était dans les bras de Douglas. ïl ne lui restait plus quà convaincre son père Celuici jeta soudain sa plume sur le bureau écla boussant dencre les documents étalés devant lui - Votre amant a quitté la rance Jeanne ïl ne veut plus de os Jeanne éprouva u n choc mais celuici fut aussitôt balayé par lincrédulité. - C e nest pas vrai rétorquatelle Le secrétaire de son père blêm it. Quelques secondes ségrenèrent durant lesquelles le comte garda le slence.  C e nest pas vrai répétatelle en secouant la tête. Douglas ne serait pas parti sans m e prévenir. ïls devaient se voir laprèsmidi même etelle comp tait lui annoncer quelle était enceinte. Les lèvres nes du comte sétirèrent en un sorire - O h si il est bel et bien parti, Jeanne. ïl ouvrIt u n tiroir et en sortit une lettre quil luI tendit. Cétait le m ot quelle avait donné à sa femme de cham bre pour quelle le remette à Douglas. Envahie par une sensation de nausée elle crIspa les doigts sur la lettre prIt une longue inspiratIon et posa sur son père un regard résolu. - S il est parti cest quil devait avoir une bonne rai son Mais je sais quil reviendra. Son père se leva contoua son bureau et vint se camper devant elle Avec sa haute stature et ses larges épaules il lui parut plus imposant que jam ais. Quoi quil
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