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The Fear of Loving

De
58 pages





J’ai fui un homme épouvantable dans lequel j’avais placé toute ma confiance et mon affection. C’est la peur au ventre que je me réfugie à South Haven, une petite ville du Michigan pour éviter qu’il me retrouve.



Mon voisin, le beau Jayden, ne me laisse pas indifférente, mais je ne suis pas prête à mettre en danger la vie de qui que ce soit. Mon ex petit ami Tyler est un homme extrêmement dangereux qui n’hésiterait pas à me tuer comme tous ceux qui se mettront en travers de son chemin.



Vais-je réussir à disparaître complètement, même si pour cela, je dois renoncer à l’amour ?




Je m’appelle Beverly ou Hailey et voici mon histoire.

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ISBN numérique978-2-37447-256-0
ISBN Papier : 978-2-37447-257-7
mai 2017© Erato–Editions
Tous droits réservés - Imprimé en France Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur et strictement réservée à l’usage privé du client. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers, à titre gratuit ou onéreux, de tout ou partie de cette œuvre, est strictement interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivants du Code de la Propriété intellectuelle. L’éditeur se réserve le droit de poursuivre toute atteinte à ses droits de propriété intellectuelle devant les juridictions civiles ou pénales
Pour toi… Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis.
Victor Hugo
Prologue
Un mois que je vis dans la rue. Un mois que je fais les poubelles et que je vole à l’étalage pour me nourrir. Un putain de mois que je dors dans la gare routière pour me tenir chaud la nuit, car même en vivant à Las Vegas, certaines nuits sont fraîches. Avant de me retrouver à la rue, je vivais chez mon oncle Franck et ma tante Carole, deux enfoirés de première. À la mort de mon père, il y a un an, ils m’ont recueillie uniquement parce qu’il m’avait légué une petite somme d’argent, dont bien sûr, je n’ai pas vu la couleur. Ils ont tout dépensé, jusqu’au dernier centime, mêm e les allocations qu’ils perçoivent à ma place, ils les gardent pour eux. Ne les supportant plus, j’ai préféré de partir de chez eux. Maintenant, je me retrouve complètement seule. C’est dingue de se dire qu’il y a un an, j’avais une vie heureuse avec mon père, ma mère étant morte en couche. Il m’a aimée et choyée toute sa vie, se consacrait entièrement à moi afin que j’aie une vie et une éducation décente. Le soir, il m’aidait à faire mes devoirs surtout en mathématique. Il avait une facilité pour cette matière qui m’impressionnait. Il a toujours fait en sorte que je ne manque de rien même s’il devait se priver. À sa mort, j’ai été anéantie. J’avais perdu le seul homme de ma vie, l’homme sans qui je n’étais rien. Le destin a décidé de m’arracher la p ersonne que j’aimais le plus dans ce monde, celui pour qui je n’avais aucun secret. D’ailleurs, je ne me suis toujours pas remise de sa mort. Je me demande encore pourquoi il a eu u ne crise cardiaque alors qu’il été si jeune. J’ai encore tellement de choses à lui dire, à lui demander comme me conseiller sur la vie. Je vais avoir bientôt 17 ans et je ne sais pas ce q ue je dois faire pour m’en sortir. Mon père aurait su et m’aurait guidée. En attendant de savoir quoi faire de ma vie, je vag abonde dans les vieux quartiers de Vegas pour me trouver de quoi manger avant de retou rner à la gare routière. Dans ma quête de nourriture, j’arrive à voler une pomme avec un bout de pain. C’est déjà mieux que rien. Je n’ai jamais mangé de plats gastronomiques, en général nous mangions souvent des pâtes. Mon père disait toujours, les pâtes c’est la vie. J’avoue que j’en avais marre du même repas tous les jours, mais maintenant, je donn erais tout pour avoir une assiette de pâtes bien chaude. Installée sur un fauteuil dans la gare, je commence à manger mon bout de pain tout en regardant les gens passer quand un homme s’approche de moi ! — Tiens, je pense que ça sera meilleur, dit-il en me tendant un petit sac. Je le regarde un instant en me demandant ce qu’il m e veut avant de prendre ce qu’il me tend. J’ouvre pour y trouver un sandwich qui à l’air vraiment appétissant. — Merci, mais pourquoi ? — Je te vois ici presque tous les jours, maigrissant à vue d’œil donc, je me suis dit qu’un sandwich ne serait pas de trop. Je me trompe ? Cet homme a l’air gentil. Il doit avoir une trentaine, les cheveux châtains courts avec des yeux noirs. Il porte un jeans bleu avec une chemise noire ouverte de deux boutons avec une grosse chaine au cou. Vraiment pas vilain. Je ne sais pas pourquoi, je me sens attirée par lui. Après tout, depuis que je me suis retrouvée dehors, c’est le premier à s’intéresser à moi et à m’offrir à manger. — Merci, vraiment, dis-je sincèrement. Sans gène, je déballe mon sandwich pour croquer une bonne grosse bouché. Hum !!! Je ne me rappelais pas que c’était aussi bon. L’homme devant moi me regarde en souriant. — Au fait, je m’appelle Tyler. — Enchantée, Beverly, répondis-je la bouche encore pleine Je sais, c’est mal poli, mais merde mon premier sandwich en un mois, j’ai des excuses. — De même. Je sais que c’est peut-être prématuré, mais je tiens un hôtel pas très loin. Si tu veux, tu peux venir prendre une bonne douche et passer quelques nuits ! — Pourquoi es-tu si gentil ? Je le regarde méfiante. Pourquoi voudrait-il m’aider alors qu’on ne se connaît pas ? Il à
lil vraiment des personnes gentilles qui’air sincère dans sa façon de s’exprimer. Existe-t- aident leur prochain ? — Je veux juste t’aider, tu peux refuser, réplique Tyler d’une voix ferme. Je fais mine de réfléchir, mais l’appel d’une douche chaude agrémentée d’une bonne nuit de sommeil dans un lit ne se refuse pas. Au pire, je partirais en douce. — OK ! Mais avant, rassure-moi, tu n’es pas un psyc hopathe, un serial killer ou autre ? demandé-je sérieusement. Bon, je sais que c’est une question débile, car même s’il en était un, il ne me le dirait pas. — Non, je te rassure. Je suis tout à fait normal av ec une famille normale. Si ça peut te rassurer, mon frère travaille dans la police. Effectivement, c’est rassurant de savoir qu’un membre de sa famille fait partie des forces de l’ordre. Il me ment peut-être mais sans penser qu’il pourrait m’arriver quelques choses, je me lève, attrape mon sac à dos et le suis.
Chapitre1
Cinq ans plus tard… J’ai faim, j’ai soif et j’ai mal partout ! Je suis exténuée. Je ne sais même plus depuis combien de temps je marche. Quelques heures ou peut-être même des jours, je ne sais pas, je suis complètement désorientée. Je ne vois pas le bout de cette maudite route. Bon en même temps, il fait nui t noire, donc pour en voir le bout c’est compliqué. Je ne sais pas où je vais, mais j’y vais. La seule chose dont je suis sûre, c’est que je me s uis éloignée de Vegas ne voyant plus les lumières, ce qui me rassure légèrement. Plusieu rs voitures se sont arrêtées pour me proposer de m’avancer sur ma route, mais des que le s gens me voyait, ils ont fuit à toute vitesse. De toute manière, je ne serais pas montée car je n’ai confiance en personne. La dernière fois que j’ai fais confiance à quelqu’un, je me suis retrouvée sous l’emprise d’un malade. Bien que ma jambe et mes côtes me fassent souffrir, je préfère marcher. Je suis déterminée à quitter cette ville et surtout à échap per à Tyler. Je continue à avancer, bien que j’aie terriblement mal tout en essayant de ne p as penser à ce qui pourrait se passer si l’on me retrouvait. Aux premières lueurs du jour, je suis à bout. De plus, mon œil droit me lance et me brûle. Je ne peux quasiment plus l’ouvrir, ce qui n’arrange rien avec ce fichu soleil. J’aperçois enfin un panneau qui m’indique que la première ville n’es t plus qu’à quelques miles. Enfin, je pourrais me planquer quelques minutes et essayer de trouver de l’eau et de quoi me soigner en vitesse. Cependant après avoir dépassé le pannea u, je m’aplatis comme une merde sur le sol à en perdre connaissance. Je ne sais pas combien de temps est passé quand j’entends une voix d’homme. — Mademoiselle, mademoiselle, vous m’entendez ? — …. J’essaie de répondre, mais aucun son n’arrive à sortir de ma bouche. — Tu crois qu’elle est encore en vie ? demande une voix de femme. — Je sens son pouls, mais il est faible. Nous devri ons appeler les pompiers ou la police. T’as vu dans quel état elle est ! — Oui, la pauvre fille. Qui a pu lui faire ça ? J’appelle la police ! Avec un effort surhumain, j’arrive à articuler d’une voix faible. — Non, pas police. — Que fait-on Joshua ? Je n’entends pas le reste, je sombre dans le noir total. Je ne sais pas combien de temps je reste dans ce tr ou noir, mais j’arrive tout de même à entendre quelques bribes de conversation. Je ne peux toujours pas ouvrir les yeux, ni parler, mais je crois qu’il y a trois personnes à mes côtés. Mon corps me fait horriblement souffrir et ma tête, n’en parlons pas. Je hurle à l’intérieur avec désarroi, mais personne ne peut m’entendre. Franchement, à cet instant, je n’ai envie que d’une chose, mourir pour ne plus rien ressentir. Un moment plus tard, j’entends un homme parler, mai s ce n’est pas le même que la première fois. — Bon Dieu dans quel état est cette petite ! Où l’avez-vous trouvée ? — Sur le bord de la route à la sortie de Vegas, rép ond une femme. Nous voulions l’amener aux urgences, mais elle nous a suppliés de ne pas le faire donc on l’a ramenée à la maison et nous vous avons appelé. — Mmm ! Je vois ! Au vu de son état et de ses vêtem ents, je suppose qu’elle devait fuir… mais quoi ? Avait-elle des papiers sur elle ? — Oui, répond le premier homme. Elle s’appelle Beve rly Smith, elle aura bientôt vingt deux ans.
Pendant qu’il continue de discuter, je sens les mains de l’homme que je suppose être un médecin sur moi. Ses palpations me font terriblemen t souffrir. Si je pouvais parler, je lui dirais d’arrêter immédiatement. Quelques secondes p lus tard, je sens une piqûre et le soulagement se fait sentir très vite avant que je sombre de nouveau dans le trou noir. Je ne sais pas combien de temps je suis resté endor mie mais après plusieurs essais, j’arrive enfin à cligner des yeux pour pouvoir m’acclimater à la légère lumière qui est dans la pièce. Je tourne légèrement la tête pour inspecter le lieu où je me trouve. Bon, à première vue je ne suis pas à l’hôpital, ce qui est rassuran t. Avec mon nom, il m’aurait retrouvée facilement. J’essaie de me relever avec peine, car mes côtes me font souffrir quand une voix me vient aux oreilles. — Vous voilà enfin réveillée. Je commençais à m’inquiéter. Devant moi, se poste une femme d’une soixantaine d’ années. Son visage me met en confiance, elle pourrait être ma grand-mère, si j’en avais une. — Où suis-je ? — Rassurez-vous, vous êtes en sécurité. Je m’appelle Abigail, vous êtes chez moi et mon époux Joshua McDaniel. Mon instinct de fuir, la peur, la panique me regagn e. Je ne peux pas rester et faire courir le risque à ces personnes qui m’ont aidée, surtout qu’elles sont d’un certain âge. Je me relève d’un coup sec, mais une douleur lancinante m e rappelle à l’ordre. — AIEEEE!!!! — Mais que faites-vous ? Vous devriez rester couché e et vous reposer. C’est un ordre du médecin, dit-elle en s’approchant de moi pour me réinstaller. — Je… je dois partir, il va me retrouver. — Calmez-vous Beverly ! Vous êtes en sécurité et personne ne viendra vous chercher ici. De plus, vous n’êtes pas du tout apte à partir. Vou s avez la jambe immobilisée suite à une très belle double entorse du genou mais aussi deux côtes cassées et je ne vous parle même pas de toutes les contusions que vous avez. D’après le médecin vous en avez pour quelques semaines d’immobilisation, ce qui veut dir e que vous serez encore parmi nous pendant un moment. — Mais, je ne peux pas rester, je risque de vous mettre en danger. — Mais non, mais non. Arrêtez de vous tracasser et reposez-vous. En attendant, je vais vous préparer un petit encas, vous devez reprendre des forces et je suppose que vous devez avoir faim. Je ne cherche pas à discuter et accepte volontiers. Dans un premier temps, j’ai horriblement mal et ça me fait mal de l’avouer, mai s si je veux pouvoir partir, je vais devoir guérir au plus vite. — Très bien, je reviens ! Dès qu’elle sort, je profite pour fermer les yeux ayant un mal de tête atroce. — Mmm, laisse-moi, je dors. — Tu dormiras quand je l’aurai décidé, espèce de feignasse ! BAM ! Une douleur épouvantable se fait sentir sur m a joue. — Pourquoi ? J’ai fait exactement tout ce que tu voulais aujourd’hui. — Et moi, je compte pour du beurre, salope ? Alors maintenant, mais toi au travail et vite avant que je me fâche ! — Non, répondis-je dans un élan de courage. — QUOI ! TU OSES ME RÉPONDRE ! Avec rage, il me jette du lit. Je tombe à terre et là, c’est le début de l’enfer. Je reçois des coups en rafale dans le ventre, le dos, des coups s ur la tête et les joues qui font affreusement mal. Je hurle de douleur et le supplie , mais il ne s’arrête pas, il continue encore et de plus en plus fort. — Arrête, pitié, arrête… — Beverly, réveille-toi… — AAHHHHHHH!!!! — Chuttt !! Calme-toi. Tu es en sécurité, ne t’inquiète pas. — Non, il est là… il va me faire du mal, je dois partir.
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