Trois jours pour aimer - Un chirurgien à convaincre (Harlequin Blanche)

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Trois jours pour aimer, Marion Lennox

Pour s'éloigner d'un milieu familial étouffant, Erin Carmody accepte un poste au Melbourne Hospital. Mais son destin l'attend en chemin, à Bombadeen, une petite ville perdue dans le bush où elle a un accident de voiture. Sonnant à la première porte qu'elle trouve, elle tombe sur le Dr Dominic Spencer... Un homme incroyablement séduisant pour lequel elle éprouve un véritable coup de foudre ! Dominic serait-il l'homme de sa vie ? Maintenant, il n'est plus question pour Erin de repartir pour Melbourne sans en avoir le cœur net. Ou, même peut-être, le cœur brisé.

Un chirurgien à convaincre, Joanna Neil

Peu désireuse, après une rupture, de s'impliquer dans une nouvelle aventure sentimentale, Megan Rees se consacre à son métier de chef de clinique en cardiologie à l'hôpital Borderlands. Jusqu'au jour où elle rencontre Théo Benyon venu rendre visite à sa sœur hospitalisée. Un très brillant chirurgien, selon la rumeur, mais qui aurait abandonné sa carrière au moment où celle-ci était en plein essor. Un mystère qui intrigue Megan, autant que l'homme la fascine. Comment résister dès lors à la tentation d'en savoir plus ?

Publié le : samedi 15 août 2009
Lecture(s) : 15
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280273152
Nombre de pages : 320
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1.

Un coup de sonnette retentit à 1 heure du matin. Dominic Spencer, Doc pour les habitants du coin, jeta son bol de pâte à pain dans la poubelle en pestant. Tout le monde savait pourtant qu’il ne pouvait pas sortir, cette nuit ! Etait-ce un patient qui venait le consulter ?

« Joyeuses Pâques… », songea-t-il.

Mais, en traversant le hall au pas de charge, il tenta de se calmer. L’importun devait avoir de bonnes raisons pour le déranger.

C’était le cas.

La jeune femme qui se tenait sous sa véranda était dépenaillée et trempée. Elle devait avoir entre vingt et trente ans, mais il était difficile de lui donner précisément un âge. Vêtue d’un jean et d’un coupe-vent tachés de sang et de boue, elle paraissait plutôt mince. Son pantalon était déchiré au niveau d’un genou, dévoilant une coupure.

Quoi d’autre ? Elle n’avait qu’une seule chaussure, ses boucles brunes et mouillées tombaient sur ses épaules, ses yeux étaient immenses, terrifiés, et une longue écorchure courait de son sourcil gauche à son menton.

Elle serrait contre son cœur le chien le plus laid qu’il ait jamais vu. Gras au point d’en être grotesque, il s’étalait mollement dans ses bras…, un poids mort.

Titubant comme si elle était ivre, la jeune femme lui tendit l’animal, qu’il attrapa au vol, tandis qu’elle se laissait glisser par terre.

« La femme d’abord, on s’occupera du chien ensuite », songea-t-il.

La pluie battante atteignait presque la porte, aussi se détourna-t-il pour poser le chien sur le sol, dans le hall. L’animal était aussi mou qu’une poupée de chiffon, mais la jeune femme était prioritaire. S’agenouillant près d’elle, il lui prit le pouls et constatait qu’il était très rapide quand elle eut des haut-le-cœur. Aussitôt, il lui tendit un seau d’enfant qui traînait sous la véranda, mais elle n’en eut pas besoin. Sans doute avait-elle déjà vomi auparavant.

— Ai… aidez-moi, bégaya-t-elle.

Ce n’était pas le moment de l’interroger. Il se contenta de l’observer tandis qu’elle se remettait de ce pénible intermède. Sa plaie au genou ne devait pas être trop grave puisqu’elle s’appuyait dessus sans problème. La blessure à la joue ne semblait pas profonde non plus, et elle remuait sans peine les bras. Les vomissements étaient peut-être dus à l’épuisement. S’il avait dû porter cette bête énorme, sans doute aurait-il vomi, lui aussi.

La journée avait été suffocante, aussi les enfants avaient-ils installé leur pataugeoire près du bac à sable. Un homme un peu soigneux aurait tout rangé le soir venu, mais le ménage ne se trouvait pas sur la liste de ses priorités. Aussi les serviettes traînaient-elles encore sous la véranda, et il en prit une humide pour nettoyer le visage de l’inconnue, qui se laissa faire sans réagir.

— Entrez dans la maison, dit-il.

Levant les yeux, elle le regarda comme si elle le voyait pour la première fois.

— Où… où…?

— Je suis le médecin du coin. Je suppose que vous avez vu ma plaque, sur le portail. Je m’appelle Dominic Spencer, Dom pour les intimes. Et vous ?

— Erin Carmody.

— Où avez-vous mal ?

— Partout ! s’exclama-t-elle.

Dominic se détendit : d’ordinaire, les patients qui se plaignaient aussi fort n’étaient pas à l’article de la mort.

— Que s’est-il passé ?

— J’ai eu un accident de voiture.

A cette heure, la route était déserte. Combien de temps avait-elle dû marcher ?

— Où ? Il y a quelqu’un d’autre de blessé ?

— Non. J’étais toute seule.

— Est-ce que votre véhicule est en travers de la chaussée ? Dois-je appeler la police ?

— Non.

— Très bien. Rentrez dans la maison, que je puisse vous examiner.

— Je ne devrais pas être là…, il est vraiment tard.

Il crut déceler de la peur dans les grands yeux levés vers lui.

— Regardez autour de vous, dit-il gentiment. Vous voyez ce tricycle, ces seaux et ces pelles ? En plus d’être médecin, je suis aussi un papa. Mes enfants dorment à l’étage. Vous êtes en sécurité, ici.

— Le chien…

— Même le chien est en sécurité avec moi. Et maintenant, Erin, je vais devoir vous porter à l’intérieur. Un, deux, trois, c’est parti !

Sans lui laisser le temps de protester, il la souleva dans ses bras.

Finalement, elle avait plus de vingt ans. C’était une femme et non une jeune fille, songea-t-il. La trentaine, peut-être ? Maintenant que son visage n’était plus souillé par la boue, il remarqua qu’elle avait des yeux brun clair, un mignon petit nez et une bouche généreuse.

Ce qui n’était en rien un jugement médical… Il se donna une gifle mentale en portant la jeune femme à l’intérieur.

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