Trois play-boys à séduire (Harlequin Edition Spéciale)

De
Publié par

Carolyn Zane

L'héritier des Brubaker

Pour échapper aux exigences de plus en plus pesantes de sa richissime famille, Elizabeth ne voit qu'une solution : se marier et au plus vite. Mais en proposant un mariage de convenance à — Dakota Brubaker - un client régulier du bar où elle travaille -, elle est loin d'imaginer à qui elle a à faire...

Une femme idéale

Sydney n'en croit pas ses oreilles. Alors qu'elle est parfaitement qualifiée pour le poste, l'arrogant Montana Brubaker refuse de l'engager comme contremaître dans son ranch, sous prétexte qu'elle est une femme. Eh bien ce goujat, ce macho, ne perd rien pour attendre ! Elle a besoin de cet emploi et elle l'aura. Quitte à se faire passer pour un homme.

Impossibles fiançailles

S'il y a une chose que Tex Brubaker déteste, c'est bien les citadines capricieuses et délurées. Aussi est-il particulièrement contrarié que son oncle et sa tante aient proposé à Charlotte, une lointaine cousine à eux, de s'installer dans la propriété familiale. Il est d'autant plus furieux, qu'il a bien du mal à résister au charme de la jeune femme et que toute sa famille semble prendre un malin plaisir à les pousser l'un vers l'autre.

Publié le : mardi 15 avril 2008
Lecture(s) : 30
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280270007
Nombre de pages : 448
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1.

Les yeux fixés sur le tapis indien aux couleurs chatoyantes, Sydney MacKenzie s’agita nerveusement sur le canapé et lissa sa jupe, en feignant d’ignorer les yeux braqués sur ses longues jambes.

Puis, pour la quatrième fois en moins d’une heure, elle vérifia le contenu du porte-documents posé à ses pieds. Tout était parfaitement en ordre. Son C.V., impeccablement présenté, était impressionnant, tout comme l’étaient ses nombreuses lettres de recommandation, ses références et ses diplômes.

Si la jeune femme devait être jugée uniquement en fonction de ses compétences, elle avait de bonnes chances d’obtenir cet emploi. Quant aux autres candidats, il lui avait suffi d’un seul coup d’œil pour conclure qu’elle n’avait pas à craindre leur concurrence.

Bien qu’elle la connût par cœur, Sydney ne put s’empêcher de relire la petite annonce qu’elle avait découpée quelques jours plus tôt dans le Sunday.

« Exploitation agricole recherche contremaître adjoint connaissant l’élevage bovin et possédant des notions vétérinaires. Capacité à diriger une équipe. Expérience en gestion administrative serait un plus. Salaire très motivant, participation aux bénéfices, logement de fonction. Envoyer candidature à Zack Brubaker, Hidden Valley, Texas. »

Chacun des termes de l’annonce semblait avoir été choisi pour elle. Une fois encore, Sydney dévisagea les hommes assis dans la salle d’attente et se demanda quelles pouvaient être leurs qualifications. Bien qu’elle soit une femme, elle était à n’en pas douter la personne la plus adaptée pour cet emploi. Et il fallait qu’elle l’obtienne.

C’était une question de vie ou de mort.

Sydney prit une profonde inspiration pour tenter de conserver son calme, et s’adressa un petit discours d’encouragement. Elle avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour produire la meilleure impression possible. Son tailleur strict, bien que déjà vieux et quelque peu démodé, était d’une propreté irréprochable et donnait d’elle une image responsable et fiable. Elle s’était légèrement maquillée et, malgré ses déboires financiers, elle avait fait le sacrifice d’un rendez-vous chez le coiffeur. Sa présentation était excellente, professionnelle. Comme si elle avait longuement préparé cet entretien.

Et c’était le cas.

Elle ne pensait à rien d’autre depuis dimanche dernier. Les emplois de contremaître adjoint étaient pour ainsi dire inexistants dans la région. Et le fait que celui-ci soit bien payé relevait quasiment du miracle.

Ramenée à la réalité par le bruit d’une porte qui s’ouvrait, la jeune femme se redressa et tendit le cou.

— MacKenzie ? demanda une voix grave.

— C’est moi.

Ignorant superbement les yeux qui se tournaient vers elle tandis qu’elle ramassait son porte-documents, la jeune femme traversa la pièce d’un air résolu.

Elle tendit la main, et sentit une paume large et calleuse emprisonner vigoureusement ses doigts. En dépit de sa nervosité, elle ne put s’empêcher de remarquer les épais cheveux noirs de l’homme, ses traits volontaires et ses yeux limpides comme un ciel d’été. C’était bien sa chance ! Pourquoi fallait-il que son futur employeur soit aussi séduisant ?

— Je suis Montana Brubaker. Ravi de vous rencontrer...

Il y eut comme une note d’hésitation dans sa voix, tandis qu’il baissait les yeux sur son bloc-notes.

— ... mademoiselle MacKenzie.

Malgré la courtoisie de son accueil, le regard de l’homme était froid, presque irrité.

Sydney avait hélas l’habitude de ce genre de réaction. De toute évidence, il ne s’attendait pas à rencontrer une femme et ne l’imaginait pas capable de remplir les fonctions de contremaître adjoint. Qu’à cela ne tienne, elle allait lui prouver qu’il se trompait.

— Moi de même, affirma-t-elle, avec un sourire éblouissant. Mais je vous en prie, appelez-moi Sydney.

— Suivez-moi, Cindy.

— Euh... c’est Sydney

La jeune femme entra dans le bureau et adressa un signe de tête au vieil homme assis derrière un imposant bureau d’acajou.

— Cindy, je vous présente mon oncle, Zack Brubaker, dit « Big Daddy ».

— Comment allez-vous, Cindy ? s’exclama le vieil homme, en se levant avec une vivacité étonnante.

— Sydney, répéta la jeune femme en affichant son plus joli sourire pour atténuer la rectification.

— Prenez donc un siège, Cindy, l’encouragea Zack Brubaker.

Inutile d’insister, songea la jeune femme. S’il leur plaisait de massacrer son prénom, grand bien leur fasse ! Le plus important était de les convaincre qu’elle était faite pour ce job.

D’un pas décidé, Sydney se dirigea vers l’un des profonds fauteuils de cuir qui faisaient face au bureau et s’y assit, tandis que Montana prenait place à côté d’elle. Puis elle posa son porte-documents sur ses genoux et attendit que l’un des deux hommes se décide à débuter l’entretien.

Pour déjouer sa nervosité, elle embrassa la pièce du regard, notant au passage les tableaux représentant des scènes de rodéo, les différents prix et certificats qui tapissaient le mur et le nombre impressionnant de coupes réunies dans une vitrine. La famille Brubaker était l’une des plus renommées de la région, et travailler pour l’un de ses membres serait l’accomplissement d’un rêve.

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