Un amant irrésistible - Envoûtante promesse

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Un amant irrésistible, Christine Rimmer

Depuis qu’elle travaille pour Ethan Traub, Lizzie n’a jamais vraiment réussi à cerner ce redoutable homme d’affaires, qu’elle juge pour sa part très froid et assez arrogant. Elle est donc surprise lorsqu’il change totalement d’attitude à son égard, au cours d’un voyage d’affaires dans le Montana. Beaucoup plus chaleureux que d’habitude, il multiplie les marques d’attentions et ne cesse de lui jeter des regards qui la troublent terriblement. Avec, au fond des yeux, une étincelle dont elle ne peut ignorer très longtemps la nature…

Envoûtante promesse, Mindy Klasky

C’est avec une certaine appréhension que Sloane se décide à avouer à Ethan Hartwell qu’elle attend un enfant de lui. En effet, comment ce play-boy invétéré, à la réputation sulfureuse, pourrait-il se réjouir d’une telle nouvelle ? Pourtant, contre toute attente, il semble non seulement fou de joie, mais il lui propose immédiatement de l’épouser. Aussi surprise que touchée par cette réaction, elle se prend à espérer qu’elle et Ethan formeront très bientôt la famille unie et aimante dont elle a toujours rêvé. Jusqu’à ce qu’elle découvre les véritables motivations d’Ethan…
Publié le : mercredi 1 février 2012
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EAN13 : 9782280232784
Nombre de pages : 432
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— EnIn, Lizzie, tu ne peux pas me faire ça. Que vais-je devenir sans toi… ? En moins d’une petite seconde, Lizzie Landry sentit sa détermination léchir. Ee se mit aors à ’imaginer, tout seu, perdu sans ee, à s’inquiéter pour ui… Mais a seconde d’après, ee s’était déjà reprise. Comment Ethan s’y prenait-i pour arriver à a faire douter ainsi d’ee-même ? Depuis cinq ans qu’ee vivait aux côtés d’Ethan Traub, ee aurait pourtant dû être immunisée contre es effets de son charme ravageur et de ses douces paroes. En réaité, ee ’était, mais détestait ’idée de ’abandonner quand i avait besoin d’ee. Autant dire tout e temps. Ee devait se montrer pus forte que cea et aer au bout de son idée : consommer de façon déInitive eur rupture. Prenant son expression a pus grave, a pus résoue, ee répondit : — Ethan, voià des mois que tu t’appiques à éviter e sujet, mais cea ne marchera pas, cette fois. ï faut que nous parions. Ee vit son regard veours noir se durcir, et e sourire sur ses èvres, d’une sensuaité toute mascuine, s’effaça. A présent, i afIchait un air renfrogné, presque boudeur. — ï n’y a rien à dire, marmonna-t-i. Tu viens avec
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moi dans e Montana. Et si, au bout du compte, tu ne supportais pus… — Ne te méprends pas sur ce point, Ethan, ’inter-rompit-ee. J’ai trouvé extraordinaire cette expérience de travaier avec toi. Et si j’étais forcée de retravaier un jour pour quequ’un, ce serait pour toi. — Parfait. Dans ce cas, où est e probème ? Tu peux continuer à travaier pour moi. — Non, certainement pas. J’aspire à devenir mon propre patron. J’ai toujours eu comme objectif de fonder mon entreprise. Un objectif qu’i est temps pour moi de réaiser. Je me sens prête. Je te ’ai dit et redit et redit encore… Deux semaines de préavis. Cea me sembe correct. — Deux semaines ! s’excama-t-i en bondissant de son fauteui. Poings serrés sur e sous-main en cuir de son bureau, du haut de son mètre quatre-vingt-dix, avec cette beauté rebee et Ière si typique des mâes texans, i ui adressa un regard ourd de menaces. — ïmpossibe, tu auras besoin de pus de deux semaines pour trouver une rempaçante, voyons, poursuivit-i. En pus, tu ne peux pas te mettre à en chercher une dans ’immédiat. Nous partons jeudi. — Ethan, je te e répète. Je n’irai pas à… — Bien sûr que si, protesta-t-i, ’empêchant de terminer sa phrase. Tu vas m’accompagner. Et pour tout un tas de raisons. Pour tenter de recouvrer son came, ee prit une profonde inspiration. — Par pitié, ne recommence pas avec ces raisons. Tu me es as déjà énumérées cent fois. — Eh bien, tu es écouteras une cent-unième fois. — Ai-je e choix ?
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— Non, aucun… Et i entreprit de ui rappeer tout ce qu’ee savait déjà. Qu’i était tout simpement démuni, sans ee. Et que e moment ne pouvait être pus ma choisi. — … J’ai besoin de temps, tu e sais, Lizzie. Cea ne va pas être facie de dénicher une assistante aussi compétente que toi. Aussi disponibe, pour accepter a cohabitation. Aussi inteigente, et compétente et came. Et aussi agréabe à vivre. Quequ’un qui soit aussi efIcace au bureau qu’à a maison… et qui ait toute ma conIance, sur e pan personne… Ses expications devenaient de pus en pus éogieuses, à mesure que ’échéance approchait. Certes, a première fois, ee avait été lattée du portrait qu’i dessinait d’ee. Mais après tous ces mois à essayer de ui faire comprendre qu’ee souhaitait prendre son envo, ee commençait à en avoir assez de ’entendre tenter de ’en dissuader. Ee attendit a In de son discours pour ui rappeer, une fois de pus : — Le Montana ne me tente absoument pas. Je suis née au Texas, j’ai grandi dans cette bonne vie de Midand. Et c’est ici que je veux ouvrir ma bouangerie-pâtisserie. ï faut que tu te fasses à cette idée, car je ne changerai rien à mes projets. Pas cette fois. — Traub Oi a besoin de toi. — Traub Oi s’est fort bien débrouié sans moi durant pus de trente ans. — Bon, dans ce cas…, maugréa-t-i en se mettant au garde-à-vous.Moi, j’ai besoin de toi. Ee se sentit subitement toute petite dans ce fauteui, face au bureau. Un instant, ee songea à se ever à son tour pour ’affronter sur un pied d’égaité. Après tout, ee était presque aussi grande que ui. Mais ee se ravisa et se concentra pour préserver toute sa détermination.
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— Tu n’as pas besoin de moi, Ethan. Pas vraiment. Tout se passera bien. — Lizzie, Lizzie, Lizzie, gémit-i en secouant a tête, avant de se rasseoir. Et… Que dirais-tu d’une prime ? Oui, une prime de icenciement ? Reste queque temps encore avec moi, et tu partiras avec de soides indemnités, je te e garantis… Ee se raidit un peu pus. Surtout, ne pas se aisser attendrir, surtout ne pas e suivre dans cette voie. Mais i s’agissait d’argent, tout de même… Ee s’était déjà retrouvée sur a paie, autrefois. Et ee s’était promis que cea ne ui arriverait pus jamais. — Une prime… de combien ? ï réléchit queques secondes puis cita un chiffre exorbitant. Ee manqua s’étranger. — C’est une… paisanterie… ? — Je n’ai jamais été aussi sérieux. Ee sentit sa détermination s’effriter d’un cran. Pour dire a vérité, ee se sentait ma à ’idée de e aisser partir pour Thunder Canyon sans ee. ï nourrissait de grands projets. Franchement, ne pouvait-ee attendre jusque-à ? Ee nota un certain écat dans ses yeux. Voià. ï venait de comprendre qu’i a tenait. — ï faut que tu y réléchisses sérieusement, Lizzie. Tu ne dois pas te ancer sans une trésorerie conséquente. La création d’une entreprise demande d’importants investissements. ï faut toujours s’attendre à des frais suppémentaires. Qu’ee e veuie ou non, i marquait un point. — Combien de temps auras-tu encore besoin de moi ? demanda-t-ee aors, prête à céder. — Oh ! C’est ’histoire de queques mois, je pense, répondit-i avec un haussement d’épaues. — Queques mois, c’est-à-dire ? Trois ?
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ï sourit, avec ce sourire mi-contrit mi-mutin qui invariabement a faisait fondre. — Ecoute, réléchis à mon offre, c’est tout ce que je te demande. Nous discuterons des détais une autre fois… — Mais Ethan, je… ï jeta un regard à sa Roex. — Woa, mais… Tu as vu ’heure… ? — Ethan… — J’ai rendez-vous avec Jamison dans cinq minutes à peine. Tu aurais dû me e rappeer. — Accorde-moi queques secondes encore, insista-t-ee. Régons es formaités tout de suite. — Pas maintenant, désoé. — Ethan ! — Réléchis à ma proposition, Lizzie, dit-i, déjà sur es starting-bocks. — Mais c’est tout réléchi et je… — Désoé, vraiment. Mais je dois y aer… Et une fois de pus, i s’écipsa sans ui avoir donné de réponse caire et précise. Ee se aissa tomber sur son siège. N’avait-i pas queques instants de pus seuement pour ee ? Puis ee se redressa, passa une main sur ses cheveux qui avaient une fâcheuse tendance à frisoter, même dans cette région du Texas pourtant peu humide. Ee ne capituerait pas. Aujourd’hui, d’une façon ou d’une autre, ee ui donne-rait son préavis. Par courrier. Une ettre recommandée, très ofIciee. De cette manière, i serait bien forcé d’accepter sa décision. Ee secoua a tête. Ee ne pouvait pas faire cea. Pas à ui. ï n’était pas uniquement son patron, i était aussi un ami, un vrai, e seu à ui avoir proposé son aide, quand ee en avait eu e pus besoin. Ee Inirait par e convaincre. Après tout, i ne pourrait
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pas s’esquiver indéIniment. D’autant qu’ee vivait sous son toit. Et i avait beau s’évertuer à ’éviter, i devrait bien se résoudre à un moment ou à un autre à rentrer chez ui.
La réunion avec Roger Jamison terminée, Ethan, satisfait, se frotta es mains. Roger avait toutes es compétences requises pour assurer a permanence, durant son séjour dans e Montana. Et pus tard, si es choses se dérouaient comme i ’espérait, i nommerait Jamison à sa pace, au poste de directeur Inancier de Traub Oi ïndustries. Après son rendez-vous, i hésita à retourner dans son bureau. ï trouverait forcément Lizzie à son poste, juste devant sa porte, comme toute assistante de direction qui se respecte. Et ee insisterait pour reprendre cette discussion et ui expiquer pourquoi et quand ee partait. Pas question. Comme i devait retrouver son beau-père, Pete Wexer, à midi, pour e déjeuner, i prit a décision de se rendre une heure pus tôt au cub. En attendant, i s’instaa dans e patio et prit un soda, tout en proItant du soei timide de ce mois de mai. Pete ui-même arriva queques minutes en avance. — Je suis heureux de te voir, dit son beau-père, après ’avoir serré entre ses bras. Comme c’est agréabe de nous retrouver ainsi, oin du bureau, rien que toi et moi. Tu ne veux pas entrer ? demanda-t-i en désignant a sae de restaurant, derrière a baie vitrée. J’ai réservé une tabe avec vue sur e green. Queques minutes pus tard, e serveur venait à peine de prendre eur commande, que Pete dit ce qu’Ethan savait déjà. — Tu t’en vas jeudi…
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— Exact. — Ta mère et moi, nous vouons essayer de partir dès vendredi matin. C’est si important, pour nous deux, d’assister au mariage de ton frère… Corey, e troisième des enfants Traub après Ethan, convoait en justes noces e vendredi suivant. Corey et sa Iancée, Erin, vivaient ensembe à Thunder Canyon, une adorabe petite vie de montagne, à proximité de Bozeman. Un contingent important de Traub s’était déjà instaé dans a région. Des cousins d’Ethan, mais aussi Dion, son frère ainé, e médecin de a famie. Pete continuait de parer, citant d’autres parents d’Ethan. — … Jackson, Jason et Rose feront eux aussi e dépacement. Toute a famie sera à… Ethan s’enfonça dans son siège et écouta son beau-père d’une oreie distraite, tout en repensant au temps qu’i ui avait fau pour accepter Pete au sein de a famie. Vingt ans, au moins. Comme ses quatre frères et sœur, Ethan Inaement avait Ini par s’inciner. Comment faire autrement ? Pete était un type bien. Genti, et avec un grand cœur. ï adorait sa mère et avait toujours manifesté beaucoup d’affection à ’égard de ses beaux-enfants. ï réaisait aujourd’hui combien i avait été injuste envers son beau-père, ui reprochant en réaité de ne pas être Chares Traub. Miionnaire à trente ans, à une époque où un miion de doars vaait encore queque chose, e père d’Ethan avait été un homme puissant et autoritaire, qui ne devait sa fortune qu’à ui-même. Ethan venait tout juste de fêter son neuvième anniversaire quand son père avait trouvé a mort, sur une pate-forme pétroière, vingt-huit ans pus tôt. Tout de suite après ’accident, Pete avait beaucoup entouré a mère d’Ethan, Caudia. Ce qui avait suscité
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bien des rumeurs, en vie. A vouoir défendre ’honneur de eur mère, et par conséquent, ceui de Pete, Ethan et ses frères rentraient presque chaque jour de ’écoe e nez en sang, ou un œi au beurre noir. Ce qui ne es empêchait pas de s’interroger en secret sur es réees motivations de Pete. Avec e temps cependant, force avait été de constater que Pete Wexer était un homme droit et intègre. Un homme posé, qui prenait es choses avec came et ne se précipitait jamais. Ce qui, concernant a gestion de a compagnie, avait e don d’agacer Ethan, bien pus entre-prenant. Pete en tout cas vouait un amour sans bornes à a mère d’Ethan, dont i était e mari Idèe et dévoué depuis maintenant vingt-six ans. ï avait été victime ’année précédente d’un infarctus, un événement qui es avait tous boueversés. C’est à cette occasion qu’is avaient pris conscience à que point is s’étaient attachés à ui. Pete était aujourd’hui parfaitement remis et veiait à mener une vie saine. Après son infarctus, ui et sa mère avaient un moment envisagé de prendre une retraite anticipée, mais e sujet sembait aujourd’hui cos. Pete était en grande forme et e coupe continuait d’assurer a direction de Traub Oi ïndustries, Pete comme président du consei d’administration, Caudia en tant que P.-D.G. Ethan savait que tous deux ui faisaient conIance, mais i en avait assez d’attendre qu’on veuie bien ui conIer es rênes de ’entreprise. ï était autrement pus aventureux en affaires que ne e seraient jamais sa mère ou Pete. ï avait consacré son existence à TOï, es rouages de a compagnie n’avaient aucun secret pour ui. Mais i vouait occuper un autre poste que ceui de directeur Inancier qui était e sien depuis six ans. Cea sufIsait. ï avait de ’ambition. Pour ui, i n’y avait pas de réussite possibe sans investissement ou diversiIcation. ï voyait
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grand et, en ’absence d’opportunités, i faait savoir s’en créer. D’où ce voyage dans e Montana. Le serveur réapparut avec eur assiette. ïs venaient de commencer eur repas quand Pete ramena sur e tapis un sujet récurrent dans eurs conversations, ces derniers temps : — A propos de ce compexe touristique de Thunder Canyon… Ta mère et moi avons étudié avec soin es documents réunis par tes frères… Dion et Corey avaient été soicités pour investir une partie du capita de TOï dans ’affaire. — … Tu tiens vraiment à reprendre cette structure touristique ? On a dit proche du dépôt de bian… — En fait, nous n’aons pas exactement a reprendre. — Désoé, s’excusa Pete avec un sourire. C’était une façon de parer. Tu comprends ce que j’ai vouu dire. — Bien sûr, Pete. Et en réaité, je ne dirais pas que cet hôte est en faiite. L’année passée, eur chiffre d’affaires était même en hausse. Et eur principa investisseur n’est rien moins que es hôtes McFarane House. J’ai eu un contact avec Connor McFarane, e directeur généra de McFarane House. ï a bien ’intention de faire fructiIer sa mise. — ï serait bon que tu rencontres ce McFarane. Je veux dire en tête à tête… — Nous avons pris rendez-vous a semaine prochaine, à Thunder Canyon. — Bien. — Les propriétaires du compexe touristique ont dû se résoudre à une certaine réorganisation, reprit Ethan, tandis que Pete, attentif, hochait doucement a tête à ses paroes. ïs ont éargi eur gamme de services pour mieux coer aux attentes du marché, pour rendre ’hôte
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accessibe au pus grand nombre, sans sacriIer pour autant eur réputation de station de viégiature de uxe. — C’est simpement que je ne vois pas a raison de se précipiter dans queque chose de… — Nous ne nous précipitons pas, e rassura Ethan. Avant de dire oui, je vais étudier e cas pus en profondeur, examiner es comptes avec soin, rencontrer e directeur et inspecter e site. — Je sais que tu feras ce qu’i y a à faire. Puis Pete aborda ’autre projet d’Ethan. Une fois dans e Montana, ceui-ci envisageait de mettre en pace es structures nécessaires à ’extraction de schiste bitumineux. Toujours a même rengaine. Extraire e schiste bitumi-neux coûtait des sommes fabueuses. De pus, ’impact environnementa était catastrophique. Comme chaque fois, Pete énuméra es mêmes inconvénients associés à ce type d’expoitation. Patiemment, Ethan ui rappea certaines données économiques, insista sur e fait que es réserves en pétroe s’épuisaient. ï était temps d’investir dans e schiste bitumineux. Une fois de pus, i expiqua à son beau-père que es technoogies d’extraction ne cessaient de progresser et que TOï ne devait pas rater e coche. Pete parut convaincu et para d’autre chose. Leur déjeuner achevé, is se séparèrent sur e parking après une accoade affectueuse. — J’ai conscience d’être un peu trop timoré, parfois, dit Pete en e reâchant. Mais je veux que tu saches que je… enIn que ta mère et moi t’aimons de tout notre cœur et que nous aimerions que tu restes ici, à Midand. Mais nous comprenons aussi que tu veuies aer à-bas et prospecter de nouveaux marchés. Et nous t’admirons pour ta passion d’entreprendre, sache-e. Ethan sourit avec tendresse à son beau-père.
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