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Un amour inattendu

De
228 pages
Sophie Broadmoor adore les bals raffinés, les belles robes et les bijoux de luxe. En fait, elle apprécie tout ce que lui procure la fortune des Broadmoor et on dit d’elle que c’est la plus extravagante des cousines Broadmoor. Pendant un voyage en Angleterre, elle s’éprend follement de Wesley Hedrick, un riche veuf qui lui promet mers et monde. Mais les promesses de Wesley ne semblent jamais se réaliser, et bientôt Sophie se retrouve dans une situation des plus compromettantes. Pourquoi faut-il que ce soit Paul Medford, le jeune pasteur oeuvrant avec son père, qui apparaît au moment où elle est désespérée? Paul est plein de promesses aussi, et il est évident qu’il éprouve de l’affection pour elle. Mais après ce qu’elle a traversé, osera-t-elle lui faire confiance?
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Copyright © 2008 Tracie Peterson et Judith Miller Titre original anglais : The Broadmoor Legacy: An Unexpected Love Copyright © 2012 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Bethany House Publishers, une division de Baker Publishing Group, Grand Rapids, Michigan. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Guy Rivest Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Carine Paradis Mise en pages de la couverture : Sylvie Valois Design de la couverture : John Hamilton Design Photo de la couverture des 1000 Îles : réimpression avec la permission du livre1000 Islands e d'Ian Coristine, son 4 livre de photo de cette région. Mise en pages : Sylvie Valois ISBN papier 978-2-89667-710-8 ISBN PDF numérique 978-2-89683-692-5 ISBN ePub 978-2-89683-693-2 Première impression : 2012 Dépôt légal : 2012 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du Livre du Canada (FLC)pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Peterson, Tracie Un amour inattendu (L'héritage des Broadmoor ; 2) Traduction de : An unexpected love. ISBN 978-2-89667-710-8
I. Miller, Judith, 1944- . II. Rivest, Guy. III. Titre. PS3566.E763U5714 2012 813'.54 C2012-941769-6
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À mon cousin Chris Hughes,un homme bon qui suit la voie du Seigneur. — Judith Miller
1 Vendredi 15 octobre 1897 Rochester, New York
Du haut de ses dix-huit ans, Sophie Broadmoor jeta à son oncle Jonas un regard furieux. Il haussa un sourcil, de toute évidence surpris de sa réaction. Quoi qu’il en soit, il continua de pianoter de ses doigts sur la desserte de noyer comme si son impatience pouvait faire apparaître son frère Quincy, le père de Sophie, à la porte du manoir Broadmoor. Sophie était extrêmement agacée par le comportement de son oncle. Il semblait la rendre responsable du retard de son père. Eh bien, elle avait suffisamment de ses propres torts dont elle devait porter la responsabilité. Elle n’allait certainement pas se sentir fautive pour le manquement à l’étiquette de son père. Oncle Jonas pouvait bien intimider sa propre famille, en particulier sa fille Amanda, mais il ne l’effrayait pas le moindrement. Ignorant le regard réprobateur de son oncle, Sophie replaça nonchalamment la dentelle de sa manche et se tourna vers tante Victoria. — Si vous êtes fatiguée d’attendre Père, je suggère que nous commencions sans lui. Cela ne le dérangera pas le moins du monde. Vous savez à quel point il ne voit pas le temps passer quand il aide une âme en perdition à la Maison des délaissés. Sa tante regarda son époux d’un air interrogateur. — Qu’en penses-tu, Jonas ? Allons-nous commencer sans Quincy ? Le repas aura sûrement refroidi si nous attendons plus longtemps, et je sais que tu détestes manger froid. Il cessa de pianoter et, s’appuyant sur les accoudoirs de son fauteuil, son oncle se leva et parcourut la pièce des yeux. — Eh bien ? Allons dans la salle à manger. Sophie saisit le bras de sa cousine Fanny. — Il doit croire que nous pouvons lire dans ses pensées, murmura-t-elle. Fanny ricana et acquiesça. — Parfois, j’aimerais que nous le puissions. Avec oncle Jonas, on ne sait jamais ce qu’il va faire d’une minute à l’autre. Ce serait utile de pouvoir lire dans son esprit, tu ne penses pas ? — Oh oui ! Et ça le rendrait fou de rage — non pas que je n’y arrive pas déjà. Amanda tira sur la manche de Sophie. — Ton comportement est décidément inconvenant. À quel propos murmurez-vous toutes les deux ? La lueur du chandelier projetait des reflets dorés sur la chevelure brune de Sophie. — Si c’est à ce point inconvenant, pourquoi veux-tu savoir, cousine ? la taquina Sophie en lui prenant le bras. Nous parlions de lire dans les pensées de ton père. Ce ne serait pas rigolo ? — Je ne suis pas sûre de vouloir savoir tout ce qui traverse l’esprit de Père, mais ça pourrait certainement se révéler utile de temps en temps. Les trois filles entrèrent dans la salle à manger, Amanda flanquée de Fanny et de Sophie. Comme à l’habitude, les deux frères célibataires d’Amanda, George et Jefferson, avaient réussi à éviter le repas du vendredi soir. Sophie aurait aimé connaître leur secret. Aucun des parents mariés vivant à Rochester n’était obligé d’assister à ces ennuyeux soupers du vendredi soir, mais oncle Jonas exigeait que ses enfants, ses nièces et ses neveux célibataires, ainsi que son frère Quincy maintenant veuf, y assistent. À moins, bien sûr, qu’oncle Jonas ait lui-même d’autres projets qui pourraient y faire obstacle. Sophie espérait toujours que survienne un événement qui fasse annuler ces repas, mais elle était la plupart du temps déçue. Elle était persuadée que son oncle avait conçu ce plan pour garder un œil sur les femmes célibataires de la famille par crainte que l’une d’entre elles se fourvoie et trouve un prétendant qu’il considérait comme indésirable. Toutefois, ses soupers du vendredi n’avaient pas dissuadé
Fanny. Au grand chagrin d’oncle Jonas, elle était tombée amoureuse de Michael Atwell, leur ancien maître d’équipage de l’île Broadmoor. Mais avec le départ de Michael pour chercher de l’or quelque part au Yukon et la mort de Grand-père l’année dernière, la pauvre Fanny avait dû se résoudre à vivre sous le toit d’oncle Jonas jusqu’à ce qu’elle atteigne sa majorité. Sophie n’enviait nullement ses deux cousines de vivre chez Jonas. Il lui déplaisait d’habiter dans la modeste demeure de son père, mais au moins, elle pouvait aller et venir comme bon lui semblait. Son père n’était jamais suffisamment présent pour lui poser des questions sur ses allées et venues. Sophie feignit de faire une moue et regarda le long de la table. — Où sont Jefferson et George ce soir, tante Victoria ? Ils me manquent. Son oncle renifla. — Ils te manquent ou tu souhaiterais pouvoir t’absenter comme eux ? — Jonas ! Sophie s’informait poliment à propos de ses cousins, intervint Victoria. Tu n’as pas besoin de transférer ta colère sur ceux qui sont présentsetponctuels. Son oncle grogna sans toutefois s’excuser. Mais Sophie ne s’attendait pas à une chose si peu probable. Oncle Jonas s’excusait rarement et ne demandait jamais qu’on lui pardonne un manquement à l’étiquette au sein de sa propre famille. Ces derniers temps, cependant, tante Victoria avait commencé à s’affirmer davantage devant son mari — un fait dont Sophie se réjouissait énormément. Jonas déplia brusquement sa serviette de table et la posa sur son ventre plutôt rondelet. — Où est le souper, Victoria ? Même s’il n’avait probablement pas eu l’intention de crier, la question avait été posée de manière suffisamment forte pour que les domestiques s’empressent de venir de la cuisine. De toute évidence, ils attendaient dans le vestibule que tante Victoria leur fasse signe de servir. Une des domestiques plaça devant oncle Jonas une grande assiette de service contenant deux canards parfaitement braisés avec des morceaux de navets et de carottes. Son oncle trancha le canard avec des gestes pompeux puis s’assit comme s’il venait d’accomplir un grand exploit. Il rajusta sa veste et fit signe aux domestiques de servir les plats d’accompagnement. Après avoir récité le bénédicité, il prit une gorgée d’eau et se racla la gorge. — J’ai une annonce à faire à propos de votre voyage enAngleterre, mesdames. Sophie soupira bruyamment. — S’il vous plaît, ne nous dites pas que vous prévoyez nous faire voyager ailleurs. Nous nous sommes tous entendus sur le fait que nous n’irions qu’en Angleterre. Tante Victoria ferma les yeux et secoua la tête. — S’il te plaît, n’interromps pas ton oncle. J’aimeraisentendre ce qu’il a à dire. Elle regarda son mari avec un grand sourire. — Continue, Jonas. Quelle surprise nous réserves-tu ? Il planta sa fourchette dans un morceau de navet et parut se demander s’il devait parler ou manger. Gardant son attention sur sa nourriture, il dit : — J’ai bien peur qu’il me soit impossible de vous accompagner en Angleterre. Les filles gloussèrent de joie, mais Sophie ne manqua pas de remarquer le regard troublé de sa tante. — Pas besoin d’avoir l’air si désespérée, tante Victoria. Nous allons bien nous amuser ici à Rochester. Aucune d’entre nous ne voulait aller en Angleterre de toute façon — pas même vous. Son oncle posa bruyamment sa fourchette sur son assiette. — Je n’ai pas dit que le voyage était annulé, Sophie. J’ai dit que je ne pourrais pas y aller avec vous. Vos réservations ont été faites, et je me suis trouvé un remplaçant pour vous accompagner. Vous serez heureuse d’apprendre…