Un amour poison

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Rencontre fusionnelle, amour vampirique dépassant l’entendement. Partagée entre la passion, la haine et le pardon, Karine se laisse emporter par ses sentiments confus et rencontre le mal incarné. Un combat journalier, elle ne cessera jamais de croire qu’il peut se bonifier avec le temps, car ce qu’elle ressent pour cet homme l’emporte sur la raison... Nul n’est à l’abri de vivre ce cauchemar, de côtoyer la mort de si près, mais avec la foi qui l’anime, elle ne baissera jamais les bras et de toutes ses forces, réussira à sortir de ce cercle infernal ; certes pas indemne, car son corps et son âme souffriront toujours en silence...

Cette brève est fictive et ce message peut concerner des milliers de gens... Allez chercher sa dernière bouffée d'oxygène pour se reconstruire...


Publié le : vendredi 29 janvier 2016
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EAN13 : 9782334049535
Nombre de pages : 58
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ISBN numérique : 978-2-334-04951-1

 

© Edilivre, 2016

Un amour poison

Native de Lyon, je décidais, il y a une quinzaine d’années de « m’expatrier dans le sud, à Ste Agnès, près de la frontière italienne, dans la résidence secondaire familiale. Je désirais retrouver une autre qualité de vie et le contexte s’y prêtait bien. Après avoir négocié mon départ auprès de mon ancien employeur avec lequel j’étais restée quatorze années, je poursuivais mon petit bout de chemin en rêvant d’air pur sans vivre à cent à l’heure !

Merci à mes très chers parents de m’avoir permis d’occuper provisoirement leur maison afin de retrouver une vie plus apaisante ! Mon prénom est Karine ; à cette époque j’ai trente-quatre ans. Je suis arrivée dans ce petit village verdoyant fin 1999 accompagnée de mon fils Jérémy âgé de 3 ans ainsi que de mon nouveau compagnon rencontré quelques temps après mon divorce. Installés depuis peu, je tombais enceinte de mon deuxième enfant Robin et prenais ensuite un congé parental. J’en profitais pour passer mon permis de conduire, certes, un peu tard et me lançais dans l’écriture tout en savourant le plaisir de voir grandir mes petits. Mon compagnon et moi même vivions paisiblement dans cette chaleureuse maison dans laquelle nous retrouvions régulièrement nos parents qui faisaient la navette entre Eze village et Lyon. Cette période provisoire a duré plus longtemps que prévu et nous y sommes restés finalement huit ans.

Mes parents s’approchant de la retraite, il était temps que nous libérions leur demeure afin qu’ils puissent en profiter sereinement. Nous décidions d’acheter une petite maison. Après maintes et maintes visites, nous tombions sous le charme d’une vieille bâtisse en pierre à restaurer ; cette dernière se situait dans un village voisin. Emballés par cette acquisition, nous commencions les travaux. Au fil des mois, je ne ressentais plus cet engouement, cette envie d’y habiter ! En fait, mes sentiments changeaient et je trouvais ma vie de couple relativement fade ; je n’arrivais plus à me projeter avec mon concubin. Était-ce la peur d’un engagement puisque nous n’étions pas mariés ou l’appréhension de me retrouver éloignée de ce cocon familial ? Le malaise se faisait sentir au fil des semaines et je n’osais l’avouer à qui que ce soit. Je m’isolais, faisais chambre à part, prétextais le besoin d’être seule. Mes sentiments changeaient, j’avais de la tendresse pour mon compagnon mais plus d’amour et l’éloignement se fit progressivement.

Au bout de quelques mois, je me rapprochais amicalement de l’un de mes clients, un artisan nommé Franck. Cette relation prenait au fil des jours de plus en plus d’ampleur ; je pensais à lui très souvent, j’étais heureuse de le croiser cinq minutes sur mon lieu de travail, ne serait-ce que pour l’apercevoir. Il prenait de plus en plus de place dans ma tête et dans mon cœur. Ce fut un coup de foudre, quelque chose d’incontrôlable malgré mes principes, mon éducation. Nous étions en couple tous les deux et l’un comme l’autre, tristes dans nos vies ; nous attendions probablement de rencontrer la bonne personne pour nous permettre de sortir de cet emprisonnement.

Perdue entre mon semblant de vie et ce prince charmant que j’avais rencontré et qui m’avait fait tourner la tête, je me sentais honteuse d’avoir de telles pensées et j’étais complètement déstabilisée. Le trois juin deux mille huit, nous tombions définitivement sous le charme ; je me sentais pousser des ailes ! J’avais le sentiment que cette rencontre expliquait mes échecs du passé ; c’était lui que j’avais toujours attendu !

Trois mois après le début de cette liaison, je décidais de tout quitter et de vendre la maison afin de retrouver ma liberté. J’étais consciente que je brisais mon ménage et faisais énormément de mal à mes proches en agissant aussi soudainement mais il le fallait, comme si tout était déjà écrit !

C’était une évidence !

J’emménageais dans un appartement en ville ; la transition ne fut pas facile pour mes enfants et je fus coupée une année de tout lien avec mes parents qui ne comprenait pas ce tel revirement de situation. J’ai dû faire des extras pour m’en sortir et nous n’avons rien récupéré sur la vente de notre maison.

Mon nouveau compagnon Franck venait régulièrement me voir ; démarrait sa procédure de divorce. A cette période, il était hébergé par un couple d’amis communs ; en revanche, il m’avait formellement interdit de leur annoncer que nous étions ensemble depuis un an.

Un week-end, ils décidèrent de partir au bord de la mer et sachant la période difficile que Franck passait, je lui offrais l’hôtel, la chambre et le petit déjeuner sans pour autant y être conviée ; cela me faisait plaisir. A son retour, je le trouvais froid et distant. Je décidais de lui téléphoner plusieurs fois mais je tombais systématiquement sur son répondeur ; il finit tout de même par répondre et me demandait de le rejoindre sur une foire en terrasse. En arrivant, le couple d’amis que nous connaissions était là accompagné d’une fille, une soi-disant collègue de travail ; Franck me fit asseoir en face d’elle et se sentait parfaitement à l’aise. Nous discutions une bonne demie heure en buvant un verre et je décidais de repartir ; les laissant ensemble. Le lendemain, sur mon lieu de travail, je revis l’ami en question et je fis semblant de m’intéresser à Franck en lui disant : « tu crois que je peux avoir une chance avec Franck ? »

Il me répondit : « Non, il vient de rencontrer Sandrine, il y a quelques jours !!

Bien que j’avais déjà des doutes, je crus que le ciel me tombait sur la tête ; il m’avait trompée ce fameux week-end et continuait à le faire sans gêne en me faisant asseoir en face d’elle ! Quel toupet ! Aucun scrupule ; le coq était dans la basse cour et s’y sentait merveilleusement bien ! Je me sentais trahie, blessée et j’avouais la vérité à notre ami concernant ma relation de plus d’un an avec Franck. Ce dernier gêné par cette situation lui avait mis sans le savoir cette fille entre les bras !

Franck devait manger chez moi le midi ; et je ne changeais rien à ce qui était prévu ; je comptais bien avoir une discussion concernant cette liaison qui se passait dans mon dos. Lorsqu’il arriva, je vidais mon sac en lui expliquant ce que je pouvais ressentir et décidais de stopper notre relation. Quelques jours passés, nous nous sommes entretenus au téléphone et je finis par pardonner ; il me manquait terriblement.

Je lui trouvais des circonstances atténuantes étant donné la période de divorce qu’il traversait et je me disais qu’il avait peut être encore besoin de sa liberté avant de s’engager avec moi.

Le climat amical chez ses amis devenant de plus en plus pesant étant donné les derniers évènements passés et rencontrant également une mésentente dans leur travail concernant une histoire pécuniaire, ils se fâchèrent définitivement et Franck vint habiter chez moi durant six mois. Tout se passait agréablement et nous décidions de prendre une location commune dans une maison qu’il avait choisie afin de pouvoir recevoir ses enfants. Je résiliais mon bail et un mois avant le déménagement, je découvris son « autre moitié « !

Un soir, nous étions dans le salon, prenions un apéritif et commencions à discuter concernant les boîtes de chocolat qu’il comptait acheter en fin d’année pour remercier le service comptable ainsi que son employé Habituellement c’était son ex femme qui faisait cette démarche. Voulant rendre service, je lui proposais d’aller faire ses amplettes afin de lui faire gagner du temps ! Que n’avais-je pas dit là ? Il sortit de ses gonds, se mit à hurler :

« Tu ne comprends rien ! J’en ai marre ! ».

Essayant de me justifier, je lui dis :

« Pourquoi t’énerves-tu à ce point, je ne voulais que rendre service »

Il n’arrivait pas à expliquer ce qui le contrariait et s’emportait immédiatement. Furieux, il tapa fortement sur une fausse poutre et dit :

« Je me casse, marre !! »

Je me mis devant la porte et le suppliais de se calmer et de ne pas partir. En deux fractions de seconde, il me poussa violement par terre et s’enfuit !

Décontenancée, je me remémorais la scène et j’essayais de comprendre ce que j’avais pu dire pour qu’il puisse se mettre dans un état pareil !

Je ne le vis pas de la nuit et le lendemain, nous arrivions enfin à avoir une discussion téléphonique ; il m’expliqua que son ex femme étant gérante à l’époque, avait toujours la signature du chéquier et qu’il ne pouvait pas déléguer quoi que ce soit. Je pardonnais en mettant cela sur cette difficile période de divorce à passer. En fait, il n’arrivait pas à mettre des mots sur sa colère et...

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