Un amour sans limites - Le dilemme du Dr Grace Kennedy (Harlequin Blanche)

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Un amour sans limites, Dianna Drake
Après avoir accepté d'être l'infirmière particulière de Molly, une petite fille blessée dans l'accident qui a coûté la vie à ses parents, Thea Quinn découvre avec stupeur que l'oncle de l'enfant n'est autre que Logan Kincaid, un brillant chirurgien avec qui elle a travaillé et pour qui elle éprouvait une secrète attirance. Mais Logan, aujourd'hui, s'est totalement coupé du monde, parce qu'il ne peut se pardonner d'être responsable de l'accident. Certaine que ce repli sur soi ne peut en rien aider Molly, Thea se jure de redonner à Logan le goût de vivre et de se battre...

Le dilemme du Dr Grace Kennedy, Jennifer Taylor
Talentueux médecin, riche et séduisant, Harry Shaw fait très vite la conquête de tout le monde au cabinet médical de Ferndale, mais le Dr Grace Kennedy, elle, reste de glace. Elle connaît Harry depuis la faculté, et sait trop bien quel séducteur redoutable il est. Toutefois, en travaillant avec lui, elle commence à entrevoir un homme bien différent du carriériste sans sentiment qu'elle imaginait... Ou bien son jugement est-il faussé parce qu'elle est, elle aussi, tombée sous le charme ?

Publié le : jeudi 15 mars 2007
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280256858
Nombre de pages : 320
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1.
Hôpital Régional Bayside
Port Lorraine, Maine, USA
Ce n’était pas bon signe. Normalement, les regards qui la scrutaient autour de cette table étaient amicaux. A condition, bien sûr, que ces messieurs attendent d’elle quelque chose, ou qu’ils veuillent simplement l’apaiser.
« Navrés, Thea, mais nous ne pouvons pas débloquer de nouveaux fonds pour votre service ce trimestre. Vous n’aurez pas d’autres infirmières, pas de nouvel équipement. Vous devrez vous contenter de ce que vous avez déjà. Mais nous ne doutons pas que vous ferez un travail remarquable, comme d’habitude. »
Combien de fois l’avait-elle entendu ces trois dernières années ? Combien de fois avait-elle vu leurs sourires hypocrites ? Des sourires qui en disaient long sur leur parfaite connaissance de la situation dramatique de son unité de soins intensifs, et leur soulagement de la voir compenser leurs insuffisances. Eh bien, pas cette fois. Un patient était mort la semaine précédente à cause de ces insuffisances, et l’hôpital avait de gros problèmes, sans parler de la plainte pour négligence déposée par la famille.
— Depuis que je suis en charge de l’unité de soins intensifs, je suis venue à chaque réunion de ce conseil d’administration supplier qu’on m’accorde des crédits pour engager du personnel supplémentaire, et je vous ai prévenus de ce qui se passerait si vous rejetiez mes requêtes. Et, chaque fois, c’est ce que vous avez fait.
— Et où pourrions-nous trouver l’argent qu’il vous faut, mademoiselle Quinn ? demanda le Dr George Becton.
Le revêche Dr Becton était l’administrateur en chef de l’hôpital, et rien ne se faisait sans son accord. De l’avis de Thea, il y avait trop longtemps qu’il ne pratiquait plus la médecine pour bien gérer l’établissement. A sa connaissance, il ne quittait jamais l’aile administrative, et en trois ans, elle ne l’avait pas croisé une fois dans un couloir de l’hôpital.
— Je propose que l’argent alloué au réaménagement de l’aile administrative soit consacré aux soins intensifs. Pourquoi auriez-vous de nouveaux rideaux quand j’ai besoin d’une infirmière supplémentaire ? La vie humaine aurait-elle moins de valeur à vos yeux que du tissu, docteur ?
Cette réflexion lui vaudrait sûrement un licenciement. Mais si elle devait partir, elle ne s’en irait pas sans se battre !
— Ça me paraît raisonnable, intervint le Dr Logan Kincaid, chef du service de chirurgie, qui tout en remplissant un dossier médical ne perdait rien de cet échange. Entre engager une nouvelle infirmière et mettre un imprimé cachemire à vos fenêtres, le choix est certes difficile, George, mais nous pouvons peut-être trouver un compromis. Vous renoncez à vos nouveaux rideaux, et Mlle Quinn a son infirmière.
Nous fournissons à ce service suffisamment d’infirmières parfaitement formées, répliqua le Dr Becton d’un ton sans appel.
— Des intérimaires qui n’ont aucune formation en soins intensifs ! Vous refusez d’admettre qu’une infirmière n’est pas forcément qualifiée pour tous les soins, objecta Thea, consciente que l’argument était vain pour ce médecin de la vieille école qui pensait qu’une infirmière n’était bonne qu’à donner le bassin aux patients. Tout comme un médecin n’est pas qualifié dans chaque spécialité médicale.
Elle jeta un coup d’œil à Logan absorbé par ses fiches. Elle se réjouissait d’avoir son soutien, mais sa présence à la réunion ne changerait sûrement pas grand-chose pour elle.
— C’est tout à fait vrai, dit Logan, les yeux sur ses papiers. En tant que proctologue, combien d’opérations de chirurgie cardiaque avez-vous réalisées, docteur Becton ? Attendre que des infirmières non spécialisées soient compétentes dans un domaine spécifique me semble tout aussi problématique, ajouta-t-il, soutenant un instant le regard de l’irascible administrateur avant de se replonger dans ses notes avec désinvolture.
Thea réprima un sourire. Pourtant, il n’y avait rien là d’amusant car, dans quelques minutes, elle serait licenciée ou démissionnaire. Elle détestait ces bagarres administratives et attendait autre chose du beau métier d’infirmière.
— Et si vous vous souciez des problèmes de mon service, ajouta-t-elle, vous renoncerez à la décoration de vos bureaux et vous me donnerez infirmières spécialisées à plein temps. Ou vous réduirez le nombre de nos entrées… A vous de choisir.deux
— C’est un ultimatum ? dit Becton très sèchement. Vous auriez pu vous occuper de ce pauvre patient au lieu de le confier à une autre. Je pourrais vous mettre en cause, mademoiselle Quinn, car vous étiez présente, et responsable du service !
— Ce n’est pas un ultimatum, juste un avertissement, docteur. Et cette fois, je serai directe. Il y aura d’autres morts si vous n’accédez pas à ma demande. Oh, et pour votre information, je n’étais pas de garde quand l’accident s’est produit, et je n’avais pas donné mon assentiment pour l’infirmière intérimaire qui l’a causé.
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