Un ange diabolique

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Le marquis de Cainewood s'est juré de venger son frère. À bord de L'Émeraude, arborant le pavillon noir, le pirate défie les forces anglaises. Il a tendu son piège. Il ne lui reste qu'à attendre. Soudain, la porte s'ouvre, et Jade paraît. Dans un tourbillon de boucles rousses, elle le supplie de l'aider. Subjugué, il en oublie momentanément sa traque. Jamais une femme n'a à ce point enflammé cet incorrigible séducteur. Tous deux se trouvent alors pris dans un jeu de dupes, dont seul l'amour peut sortir vainqueur...
Publié le : mercredi 17 septembre 2014
Lecture(s) : 8
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290097540
Nombre de pages : 448
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Un ange diabolique
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
Sur ordre du roi Nº 3019 Un cadeau empoisonné Nº 3219 Désir rebelle Nº 3286 Le secret de Judith Nº 3467 Un mari féroce Nº 3662 Le voile et la vertu Nº 3796 Prince charmant Nº 4087 Une lady en haillons Nº 4372 Un ravisseur sans scrupules Nº 4548 Les frères Clayborne Nº 5505 Le dernier des Clayborne Nº 5666 Le maître chanteur Nº 5782 La splendeur de l’honneur Nº 10613 Les roses rouges du passé Nº 10788
JULIE GARWOOD
Un ange diabolique
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Éliane Rizo
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Titre original GUARDIAN ANGEL
Julie Garwood, 1990 Pour la traduction française Éditions J’ai lu, 1991
À Elizabeth
Londres, 1815
1
Le chasseur attendait patiemment sa proie. La machination que le marquis de Cainewood avait imaginée était dangereuse mais astucieuse. Nul doute que l’infâme Lucifer ne tardât pas à apprendre que quelqu’un usurpait son nom ; il sortirait de sa cachette, car son orgueil était tel, au dire de chacun, qu’il ne lais-serait personne s’attribuer le mérite de ses propres for-faits. Le scélérat chercherait alors à se venger. Tout le plan de Caine reposait sur cette hypothèse. Lorsque Lucifer se montrerait, il le tiendrait à sa merci. Et c’en serait fini de la légende du pirate. Le marquis n’en était pas à sa première tentative. Hélas, aucune n’avait abouti, jusqu’à présent. Caine n’avait pourtant pas lésiné sur les moyens ; il avait même promis une importante récompense à quiconque l’aiderait à capturer Lucifer mais aucun marin n’avait voulu jouer les Judas, ce qui était surprenant de la part de ces hommes qui en temps ordinaire n’auraient pas hésité à vendre père et mère. Il avait commis une gros-sière erreur de calcul. Les marins avaient tous refusé en arguant de leur loyauté. Caine, cynique de nature et rendu plus cynique encore par d’amères expériences 9
passées, supposa que le véritable motif de leur refus était la peur. La peur et la superstition. Le pirate s’entourait d’un épais voile de mystère. À vrai dire, personne n’avait jamais rencontré Lucifer. Son navire, l’Émeraude, avait été vu un nombre incalcu-lable de fois, ricochant au fil de l’eau comme un caillou lancé par la main du Tout-Puissant. C’est du moins ainsi que le décrivaient ceux qui se vantaient de l’avoir aperçu. Le spectacle de ce grand oiseau noir voguant sur les flots semait l’épouvante parmi les gentils-hommes à la bourse bien garnie, arrachait des cris de jubilation aux fieffés coquins et des prières aux plus démunis car Lucifer avait la réputation de partager son butin avec les moins fortunés. Personne n’avait jamais remarqué le moindre homme d’équipage à bord de ce vaisseau fantôme, ce qui frap-pait les imaginations, imposait le respect et même for-çait l’admiration. Hélas, les talents de Lucifer ne s’exerçaient pas seule-ment en mer. C’était un homme qui de toute évidence aimait la diversité. Il sévissait également sur terre, où les victimes de ses exactions ne se comptaient plus. Il avait d’ailleurs coutume de sélectionner celles-ci avec le plus grand soin, s’en prenant exclusivement aux mem-bres de la haute société. Pour éviter que quelqu’un d’autre ne revendique la paternité de ses expéditions nocturnes, le pirate laissait en guise de carte de visite une rose blanche à longue tige. Le lendemain matin à son réveil, la victime avait la surprise de trouver la fleur posée sur son oreiller. En général, à la vue de la rose, le malheureux passait de vie à trépas. Inutile de dire que le sort du pauvre homme accrois-sait encore le prestige du pirate. Celui-ci devenait un véritable héros, une sorte de preux chevalier dont le panache allait jusqu’à faire excuser les forfaits. Le clergé lui-même n’était pas le moins indulgent. En effet, Lucifer se montrait plus que généreux avec lui, 10
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