Un bébé à parrainer - Double surprise pour un médecin

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"Un bébé à parrainer, Susanne Hampton

Jamais Jade ne se remettra de l’accident de sa sœur et de cette terrible culpabilité qui la ronge. Alors, depuis qu’elle a adopté la petite Amber, sa nièce, Jade a mis fin à sa vie intrépide et décidé de se consacrer à elle corps et âme, tout en exerçant son métier d’infirmière. Mais un voyage en Australie et sa rencontre avec l’oncle d’Amber vont de nouveau l’ouvrir au monde. Mitchell n’est pas seulement un brillant médecin, il est également beau comme Jade n’aurait jamais osé l’imaginer. Et s’il était temps de profiter de nouveau de la vie ? Peut-être en compagnie de Mitchell, qui ne semble attendre qu’une chose : prendre soin de sa fragile nièce…
 
Double surprise pour un médecin, Joanna Neil

Caitlin est horrifiée. Dire que dans quelques semaines, elle risque d’être obligée d’assister au mariage de sa propre cousine… avec son ex-fiancé !
Fuyant sa vie en lambeaux, elle décide d’emménager chez sa mère à la campagne. Quelle surprise lorsqu’elle apprend que Brodie Driscoll, le beau Brodie dont elle était amoureuse étant jeune, le mauvais garçon du village, a acheté la maison voisine et est devenu médecin ! Et il semble plus séduisant que jamais. Bien sûr, après l’humiliation qu’elle a subie, pas question d’accorder sa confiance à un play-boy ; mais encore faudrait-il pouvoir résister à une attirance qui a survécu aux années…"
Publié le : dimanche 1 novembre 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280351089
Nombre de pages : 288
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Prologue
Jade Grant fredonnait au son de la radio tout en se préparant à dîner, le volume à fond, comme toujours lorsqu’elle était seule et qu’elle ne risquait de déranger personne. De temps en temps, elle reprenait le refrain deBillie Jean, mais les paroles des chansons n’étaient pas son fort, ni la justesse du ton d’ailleurs, à en croire sa sœur. Elle esquissa un pas chassé vers le réfrigérateur, inclina un Fedora imaginaire sur sa tempe et virevolta avant d’entamer unmoon walkque Michael Jackson n’aurait pas renié. Sa voix laissait à désirer mais, pour la danse, elle ne craignait personne. Balançant ses hanches fines en rythme avec la ligne de basse, elle ouvrit la porte du Frigidaire, se baissa pour inspecter le contenu du bac à légumes et y préleva un brocoli et des carottes. Pile sur la reprise de la batterie, elle referma la porte et, tel le Roi de la Pop sur sa marelle lumineuse, glissa jusqu’à la planche à découper. Sa chanson préférée avait beau dater des années 80, elle ne s’en lassait pas. Cet air lui remontait le moral, et fut une époque où elle se l’était passé en boucle sur son lecteur CD pour chasser les fantômes. Mais tout cela appartenait au passé. Sa carrière d’infirmière en néonatologie était désormais sur les rails au Los Angeles District Hospital, où elle adorait travailler, et où plus d’un médecin semblait s’intéresser à elle, ce qui la flattait, même si elle ne comptait sortir avec aucun de ses soupirants en blouse blanche. Du revers de la main, elle chassa les minuscules griffes de brocoli qui s’étaient accrochées à son T-shirt et jeta un coup d’œil à l’horloge. Parfait… A cette heure, sa sœur et son beau-frère avaient dû arriver au Palm Springs Riviera Hotel pour le long week-end qu’elle leur offrait. Sur la foi des fabuleuses photos et des élogieux commentaires des clients postés sur le site internet, elle leur avait réservé une suite, et elle espérait que l’établissement serait à la hauteur de ses étoiles, de sorte que Ruby et David y passeraient trois jours de rêve. Ruby était enceinte de six mois et ce seraient certainement les dernières vacances que le couple s’octroierait avant la naissance du bébé, une seconde lune de miel en quelque sorte, à condition que les nausées matinales qui jouaient les prolongations leur laissent un peu de répit. En tout cas, le changement d’air ne pouvait que leur faire du bien. Après le dégât des eaux du mois dernier — une canalisation éclatée — qui l’avait chassée du placard à balais qui lui servait de studio, Jade avait trouvé refuge sous leur toit, et ce séjour au Riviera était sa manière à elle de les remercier. Son retour chez elle était prévu en principe pour le mois prochain, sauf que les travaux de remise en état étaient au point mort en attendant que le propriétaire et l’assurance se mettent d’accord sur le montant de l’indemnisation. Etant donné qu’il s’agissait d’un meublé, Jade n’avait perdu aucun bien personnel dans le sinistre, mais elle trouvait tout de même contrariant de ne pouvoir regagner son logement. Une fois les légumes versés dans le cuit-vapeur, elle éteignit la radio et passa dans la salle de séjour. Bien que ce ne fût que pour quelques jours, elle profitait pleinement du plaisir d’avoir cette grande maison pour elle toute seule. Minces comme du papier, les murs de son appartement de Santa Monica restituaient tout ce qui se passait dans les appartements contigus à tel point que, certains matins, elle avait du mal à croiser le regard de ses voisins sur le parking. Ici, rien de tel. La maison était spacieuse, les murs épais, sa chambre avec salle de bains privative se trouvait à l’opposé de celle de sa sœur et de son beau-frère et, même quand ils étaient là, elle n’avait absolument pas l’impression d’empiéter sur leur intimité ni d’être dérangée en retour par des choses qu’elle préférait ne pas voir ni entendre. Se laissant tomber dans le fauteuil, elle bascula les jambes par-dessus l’accoudoir. Après une longue journée à l’hôpital, elle rêvait d’un bain moussant puis de son lit, mais tendit machinalement la main vers la télécommande pour allumer la télévision et prit en route le
reportage d’un carambolage géant qui s’était produit durant l’après-midi sur l’autoroute Pacifique Sud. Sa bonne humeur envolée, elle regarda les images des débris fumants en pensant aux victimes, et également aux familles dont les vies seraient brisées à jamais par cette tragédie. Elle pouvait d’autant mieux s’identifier à ces personnes qu’autrefois, au sortir de l’adolescence, sa sœur et elle avaient dû faire le deuil de leurs parents tués dans un accident de la route. Cet événement avait marqué un tournant dans leur vie. Sentant sans doute la responsabilité qui pesait sur ses épaules en tant qu’aînée, Ruby avait mûri très vite et cherché à leur construire une vie stable dont Jade n’avait pas voulu. Aux antipodes des principes de prudence de sa sœur, elle avait vécu à cent à l’heure, puisque tout pouvait s’arrêter à tout moment. Défilaient sur l’écran les images des véhicules de police et des ambulances garés en travers de l’autoroute, avec les gyrophares éclairant le pylône de béton contre lequel était venue s’encastrer la première voiture et le sinistre enchevêtrement de tôles qui retenait les corps prisonniers. La circulation était désormais interdite sur la voie et des hélicoptères survolaient la zone pour mieux retransmettre tous les détails de la scène d’horreur. Y avait-il seulement des survivants ? Le cœur serré et le pas plus lourd, elle retourna dans la cuisine vérifier la cuisson des légumes. Elle était en train de les égoutter quand elle entendit son portable sonner dans son sac. Le numéro d’appel était masqué, remarqua-t-elle avant de répondre. — Jade Grant ? demanda une voix féminine au ton sépulcral. — C’est moi. — Je suis le sergent Meg Dunbar du Los Angeles Police Department. Il y a eu un accident sur l’autoroute Pacifique Sud. Votre sœur fait partie des blessés et elle a été emmenée au L.A. District Hospital. Saisie de vertige, Jade se retint à la table. Son cœur cognait à tout rompre contre ses côtes. — Non, ce n’est pas possible. Il doit s’agir d’une erreur. Ma sœur est à Palm Springs avec son mari. — Non, mademoiselle Grant, ils se trouvaient tous deux dans l’un des véhicules impliqués dans le carambolage. Les pompiers sont parvenus à désincarcérer votre sœur de l’épave et ils l’ont transportée à l’hôpital, inconsciente et dans un état critique. J’ai trouvé vos coordonnées dans son portable. Venez immédiatement, on est en train de la conduire en salle d’opération. — Et le bébé ? — Je suis désolée, mademoiselle Grant, je vous ai dit tout ce que je savais. Les médecins seront en mesure de vous renseigner à votre arrivée. — David, son mari, est-il aussi à l’hôpital ? Un silence se fit au bout de la ligne. — Je suis au regret de vous annoncer que votre beau-frère n’a pas survécu à l’accident. Le téléphone glissa des mains de Jade. Tremblant de tous ses membres, elle poussa un cri et s’affaissa contre le mur. Telles des sirènes hurlantes, les mots du sergent Dunbar lui perçaient le cerveau. Par l’arcade de la cuisine, elle apercevait les images de la catastrophe qui continuaient à défiler sur l’écran et elle comprit que le cadavre de David se trouvait là, quelque part, dans cet enfer. Ils n’étaient jamais arrivés à Palm Springs. Une sensation d’engourdissement s’empara de son corps, paralysant jusqu’à ses neurones. Seul son cœur sentait encore la douleur, si vive qu’elle lui coupait la respiration. Soudain revenue huit ans en arrière, elle était de nouveau la jeune fille de dix-huit ans à qui une assistante sociale venait d’annoncer la mort de ses parents. Un camion chargé de matériaux de construction avait brûlé un feu rouge à l’angle de Fairfax et de Wilshire et heurté de plein fouet leur break. Ils étaient morts sur le coup. L’expression de l’assistante sociale — un mélange de tristesse et d’embarras — était gravée dans sa mémoire, et le visage de la policière qui venait de lui parler affichait sans doute le même masque. Le sort s’acharnait sur leur famille en les frappant deux fois de la même peine. C’était trop cruel, trop injuste. Cette fois, elle ne s’en remettrait pas… Les larmes lui brouillèrent la vue et elle resta à fixer le mur sans le voir. Mais elle ne pouvait céder au désespoir et s’écrouler comme elle l’avait fait autrefois, car Ruby avait besoin d’elle. Huit ans auparavant, c’était cette dernière qui, malgré son propre chagrin, lui avait offert son épaule pour pleurer, qui avait su la rassurer en lui disant qu’elle serait toujours là pour la soutenir. Aujourd’hui, Jade savait qu’elle se devait de lui rendre la pareille. Quand Ruby apprendrait qu’elle avait perdu son mari, elle aurait besoin de toute son aide, et Jade savait qu’elle devait être forte pour elles deux. Cette fois, le roc, ce serait elle.
S’obligeant à se ressaisir, elle prit son sac et ses clés. Elle devait se rendre au plus vite à l’hôpital pour être aux côtés de sa sœur qui venait de perdre l’amour de sa vie et le père de son enfant à naître. Les joues ruisselantes de larmes, elle roula vers l’hôpital tout proche en s’efforçant de se concentrer sur la conduite en cette heure de pointe où les véhicules avançaient pare-chocs contre pare-chocs sur Wilshire Boulevard. Son cœur continuait à marteler sa cage thoracique et un goût de bile lui montait aux lèvres tandis qu’elle prenait pleinement conscience de l’horrible réalité. David était mort. Quelques heures auparavant, David et Ruby étaient dans la cuisine, en train de bavarder gaiement et de la remercier pour ce week-end « cinq étoiles » qu’elle leur offrait. A leur retour, David avait prévu de peindre la chambre d’enfant et Ruby de se mettre en quête du berceau dont elle avait jusque-là reporté l’achat, par superstition. A l’issue de l’échographie du sixième mois, ils avaient été fous de joie d’apprendre que c’était une petite fille, « la première de nos quatre enfants » avait dit un David taquin à sa femme en lui caressant tendrement le ventre. Pour rester fidèle à la tradition familiale, il lui avait choisi un nom de pierre précieuse. Amber.
* * *
Jade croyait que la situation ne pouvait être pire. Hélas, à son arrivée à l’hôpital, elle découvrit que si. Le médecin chef des urgences lui annonça que sa sœur avait succombé à un arrêt cardiaque sur la table d’opération, quelques minutes après la césarienne qui avait permis de sauver la petite Amber. En apprenant la nouvelle, Jade abandonna ce qu’il lui restait de self-control et hurla sa douleur. Rien de ce que purent lui dire les infirmières ou les policiers ne parvint à l’apaiser. Les mots de compassion ne pouvaient rien pour elle et elle avait l’impression que ses larmes n’auraient jamais de fin. Cette fois, plus personne ne serait là pour la soutenir.
* * *
— Survivra-t-elle ? demanda Jade tout en craignant la réponse. Cela faisait deux jours qu’elle veillait au chevet de sa petite nièce dans la pouponnière des soins intensifs réservée aux grands prématurés.
TITRE ORIGINAL :A BABY TO BIND THEM Traduction française :MARCELLE COOPER ® HARLEQUIN est une marque déposée par le Groupe Harlequin ® Blanche est une marque déposée par Harlequin © 2015, Susanne Panagaris. © 2015, Traduction française : Harlequin. Le visuel de couverture est reproduit avec l’autorisation de : HARLEQUIN BOOKS SA. Tous droits réservés. ISBN 9782280351089
Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de tout ou partie de l’ouvrage, sous quelque forme que ce soit. Ce livre est publié avec l’autorisation de HARLEQUIN BOOKS S.A. Cette œuvre est une œuvre de fiction. Les noms propres, les personnages, les lieux, les intrigues, sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés dans le cadre d’une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des entreprises, des événements ou des lieux, serait une pure coïncidence. HARLEQUIN, ainsi que H et le logo en forme de losange, appartiennent à Harlequin Enterprises Limited ou à ses filiales, et sont utilisés par d’autres sous licence.
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