Un bébé au palais - Le secret des Trevelyan

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Un bébé au palais, Raye Morgan

Depuis qu’il a découvert ses origines royales, Maximilien d’Ambria se trouve confronté à des responsabilités et à un monde totalement nouveaux pour lui. A une exception près : Kayla Mandrake, la jeune femme chargée de lui enseigner les usages de la Cour. Comment en effet aurait-il pu oublier l’unique nuit d’amour que Kayla et lui ont partagée deux ans plus tôt – alors qu’il n’était encore que Max Arragen, un garçon comme les autres ? Kayla, dont le fils Teddy, dix-huit mois, lui ressemble de manière troublante…

Le secret des Trevelyan, Margaret Way

Engagée pour rédiger les mémoires d’une vieille dame résidant aux confins de l’Outback, Geneviève, est enthousiaste. Du travail et de l’isolement : n’est-ce pas tout ce qu’il lui faut pour oublier ses récents déboires sentimentaux ? D’autant que le ranch où elle va séjourner, celui de la puissante famille Trevelyan, renferme un mystère qu’elle brûle d’élucider. Mais c’est compter sans le trouble que lui inspire Bret, le ténébreux maître des lieux, dès son arrivée. D’instinct, Geneviève pressent que cet homme énigmatique et fascinant n’est pas près de lui livrer tous ses secrets...
Publié le : jeudi 15 août 2013
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EAN13 : 9782280295420
Nombre de pages : 288
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Appuyé sur a rambarde en fer forgé du bacon, peu soucîeux de a puîe ine quî s’abattaît sur e paysage, e prînce Maxîmîîen contempaît es jardîns du château quî s’étendaîent au-dessous de uî. Qu’advîendraît-î s’î décîdaît de sauter par-dessus a baustrade ? Queques semaînes pus tôt, mettant in à une exîstence mîsérabe et parfaîtement înutîe, un te geste auraît certaînement eu un sens. Aujourd’huî, es cîrconstances étaîent bîen dîfférentes. Une vîe nouvee s’ouvraît devant uî et son sort ne aîssaît pus personne îndîfférent. Son entourage comptaît sur uî et de ourdes responsabîîtés reposaîent sur ses épaues. Seraît-î capabe de s’en acquîtter ? I âcha négîgemment a pume de paon qu’î avaît ramassée dans e parc. — Envoe-toî vers a îberté ! murmura-t-î. Comme a pume vîrevotaît entement vers e bas, î se pencha pus avant pour suîvre son vo paresseux. Ses coueurs écatantes apparaîssaîent tour à tour, beues, vertes, dorées. En approchant du so, ee se mît à tour-noyer frénétîquement. — Hoà ! s’écrîa une voîx douce depuîs e fond de a pîèce. Méiez-vous, vous rîsquez de tomber ! I ferma es yeux un înstant. — Vous vous sentez bîen, Monsîeur ? I se retourna entement. Quî osaît aînsî trouber son moment de soîtude ? La jeune femme savaît-ee
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seuement à quî ee s’adressaît ? Probabement pas. I n’avaît pas encore troqué son habît de sport contre a tenue d’apparat qu’î étaît censé revêtîr pour e ba prévu ce jour-à. I jaugea ’înconnue avec curîosîté. Devaît-î uî adresser un petît sîgne amîca et passer son chemîn, ou tenter de faîre pus ampe connaîssance ? En d’autres termes, se conformer aux règes de ’étîquette ou proiter des paîsîrs de a vîe pendant qu’î en étaît encore temps ? — Je vaîs très bîen, mercî. — Vous êtes trempé, reprît-ee de sa voîx enjôeuse. Max s’ébroua comme un chîen quî sort de ’eau. Aspergée à son tour, ee poussa un petît crî, recua d’un pas et écata de rîre. — Vous ferîez mîeux de venîr vous sécher chez moî, suggéra-t-ee. I fronça es sourcîs. — Chez vous ? — Ma chambre est à queques portes d’îcî. I faut vous sécher, sans quoî vous aez attraper froîd. Touché par sa soîcîtude, î aîssa errer e regard sur a tîgnasse rouge feu coîffée en pîques, es èvres pupeuses, a sîhouette en forme de sabîer, et a taîe étrangée par une arge ceînture. — Pourquoî pas ? I préféraît de oîn a compagnîe de cette bee înconnue à cee des prînces et prîncesses que a reîne avaît réunîs pour ce ba rîdîcue. — Vous êtes un ange de mîsérîcorde, ajouta-t-î. Est-ce une habîtude chez vous de voer aînsî au secours des âmes en pérî ? Ee eut une moue espîège. — Pas vraîment, non. — Aors, je suîs très honoré. Ee sourît et uî montra e chemîn.
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* * * La reîne Peea pénétra comme un ouragan dans e bureau de Kaya Mandrake. — Où est-î ? demanda-t-ee, en rage. La jeune femme se eva précîpîtamment et secoua a tête d’un aîr penaud. L’angoîsse quî ’étreîgnaît depuîs qu’ee avaît découvert a vérîtabe îdentîté du nouveau prînce serra sa poîtrîne un peu pus fort. — Je suîs navrée, Majesté, je ne ’aî toujours pas vu. I étaît censé se joîndre à vous maîs… Peea crîspa vîoemment es doîgts sur e dossîer d’une chaîse. — On uî a patîemment communîqué e programme de a journée, on uî a expîqué dans e détaî toutes es înstructîons, maîs î s’en est moqué éperdument. Comme d’habîtude ! Je ne saîs pus quoî faîre. Tout e monde ’attend dans a sae de ba. — Et sî je ançaîs un appe avec e haut-pareur ? Tout à son exaspératîon, Peea ne parut pas ’entendre. Ee poussa un soupîr as. — Kaya, vous étîez à Parîs, ces dernîers temps. Vous n’avez pas îdée de ce quî s’est passé îcî. Ce garçon me porte sur es nerfs, je n’en peux pus. Sa jeune assîstante réprîma un sourîre. Ee retrouvaît bîen à e Max qu’ee avaît connu. Indîscîpîné, împré-vîsîbe, î mettaît toujours à rude épreuve a patîence de son entourage. — Ne vous înquîétez pas, î inîra par s’habîtuer à son nouveau statut ! afirma-t-ee sans trop y croîre. — J’aîmeraîs beaucoup partager votre optîmîsme. Maîs pour uî, e règement est faît pour être bafoué, ou au mîeux, îgnoré. Kaya, vous aez devoîr e suîvre sans reâche. Et ne jamaîs e perdre de vue. Magré sa coère, Peea n’avaît rîen perdu de sa majesté. Ee portaît une robe somptueuse, taîée dans
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une soîe d’un beu profond et ornée de is d’or. Sous un bustîer très ajusté à a taîe, une jupe luîde suîvaît éégamment chacun de ses mouvements. — Et surtout, soyez ferme quand enin vous ’aurez retrouvé ! Je ne veux pus entendre es hîstoîres à dormîr debout qu’î nous sert depuîs son arrîvée. Fînîes es expîcatîons oîseuses, es confessîons embrouîées ! Tout ce que je veux, c’est e prînce Maxîmîîen, îcî même, devant moî. Ou bîen sa tête sur un pateau d’argent. Me suîs-je bîen faît comprendre ? Kaya s’încîna humbement. — Certaînement, Majesté. Je feraî de mon mîeux. Toujours aussî furîeuse, a reîne quîtta a pîèce en caquant vîoemment a porte derrîère ee. Restée seue, Kaya soupîra profondément. Qu’aaît-ee faîre maîntenant ? Par que mîrace aaît-ee retrouver ce prînce rebee quî n’avaît manîfestement aucune envîe de se aîsser attraper ? C’étaît toujours a même rengaîne avec Max. Les règements étaîent faîts pour es autres, jamaîs pour uî. C’étaît ’homme e pus exaspérant et e pus charmant qu’ee aît jamaîs connu. La perspectîve de e revoîr ’empîssaît d’une joîe mêée de craînte. La sîtuatîon étaît înattendue. Comment aaît-ee affronter ces retrouvaîes ? Ee commença par donner queques coups de téé-phone. I y avaît des dîzaînes de caméras de surveîance, des agents de sécurîté étaîent postés dans tous es coîns et recoîns du château. Personne ne pouvaît échapper à ’eficacîté d’un te dîsposîtîf. On commença par uî sîgnaer çà et à a présence du prînce. I fut inaement repéré par un des gardes au moment où î s’engouffraît dans a chambre d’une soubrette bîen connue pour ses mœurs égères. — J’auraîs dû m’en douter, murmura Kaya. Ee sortît en trombe de son bureau et appuya sur e
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bouton de ’ascenseur. Comment aaît-ee agîr une foîs devant a chambre ? Tambourîner à a porte de cette înconnue ? Débarquer brutaement en peîne séance de marîvaudage ? De que droît ? — Va au dîabe, Max ! Tu n’as pas ton pareî pour ponger es autres dans ’embarras. Ee se rappeaît eur dernîer tête-à-tête, son aîr sombre et son regard brouîé par e chagrîn. Une même doueur es étreîgnaît tous es deux ce jour-à. Frappés par a perte d’un être cher, unîs par a tragédîe que eur înlîgeaît e destîn, îs avaîent ensembe séché eurs armes, puîs, comme à son habîtude, Max avaît dîsparu sans prévenîr. Les portes de ’ascenseur couîssèrent en sîence. Comme Kaya en sortaît d’un pas hésîtant, son portabe se mît à vîbrer. C’étaît Peea, bîen entendu. Ee ’appeaît à ongueur de journée. — Aors, vous avez des nouvees ? — Ouî, Votre Majesté. Je croîs ’avoîr ocaîsé. I me reste à ’attraper maîntenant… — Ne e âchez pas des yeux ! I est prêt à tout pour se soustraîre à ses devoîrs. La semaîne dernîère, j’avaîs organîsé une petîte rencontre au chaet, pour que es prînces apprennent à se connaïtre un peu mîeux. On avaît à peîne commencé à servîr es cocktaîs que Max iaît en compagnîe de deux ravîssantes créatures sur des scooters des neîges. On ne es a pas revus avant e endemaîn. — Mon Dîeu ! — Pensez-vous qu’î auraît eu a décence de s’excuser? Pas e moîns du monde. I est persuadé qu’un sourîre sufit à faîre oubîer ses frasques. — Je voîs, dît encore Kaya. Que dîre d’autre ? Ee eût aîmé prendre sa défense, maîs comment excuser de tes écarts de conduîte ? Le comportement de Max n’étaît pas dîgne de son rang.
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— Hîer soîr, nous étîons tous réunîs pour un dïner oficîe avec ’ambassadeur d’Itaîe. Nous sommes sur e poînt de sîgner un traîté d’une très grande împortance avec ce pays. Eh bîen, igurez-vous qu’î n’est jamaîs venu ! Et quee excuse a-t-î présentée ? Je vous e donne en mîe ! Monsîeur a été retenu dans un pub et soîcîté pour être juge dans un concours de karaoké. I a bu queques verres et n’a pas vu e temps passer. — Seîgneur ! gémît-ee, d’une voîx désespérée. — Soyez vîgîante, Kaya ! Sî vous uî boquez a porte, î tentera une sortîe par a fenêtre. Rîen ne uî faît peur. S’î e faut, î nouera une corde à a baustrade et s’éancera à a manîère de Tarzan pour vous échapper. — N’ayez craînte, Majesté, je prendraî toutes es précautîons. — Dîtes-moî exactement où vous vous trouvez ! Je vaîs envoyer deux gardes pour vous aîder, avec es înstructîons nécessaîres. S’î se montre récacîtrant, îs uî passeront es menottes. Contempant avec angoîsse a porte de a chambre, Kaya uî îndîqua sa sîtuatîon. — Bîen, à vous de jouer, maîntenant ! Les gardes seront à dans un înstant. Prévenez-moî quand î sera enin entre vos maîns ! — Entendu, Majesté. Comme ee gîssaît son tééphone dans sa poche, deux gardes débouèrent de ’autre extrémîté du couoîr. Leur stature étaît împressîonnante. — Sergent Marander, à votre servîce ! annonça ceuî quî sembaît être e chef. Voîcî e passe-partout, nous sommes îcî pour vous aîder, nous resterons au pus près pour accompîr cette mîssîon. Kaya hésîtaît, ma à ’aîse. — Vous permettez que je frappe, d’abord ? Le regard du sergent se it gacîa.
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— I n’en est pas questîon ! Les ordres de Sa Majesté sont formes. I faut attaquer par surprîse. Ee a trop peur que e prînce nous… — Fausse compagnîe en sautant par a fenêtre, acheva Kaya. Ouî, je saîs, ee me ’a dît aussî… I a jaugeaît d’un aîr sévère. A ’évîdence, î n’avaît que faîre qu’ee désapprouve es procédés qu’î s’apprêtaît à mettre en œuvre. — Désoé, mademoîsee, on ne dîscute pas es ordres de a reîne. Ee prît une profonde înspîratîon. — Entendu, it-ee enin en redressant a tête pour se dîrîger vers a porte. J’y vaîs. Ee ferma es yeux et it rapîdement tourner a cé dans a serrure. — Max ? Ee avaît du ma à prononcer son nom et hésîtaît à jeter un œî à ’întérîeur de a pîèce. — I y a quequ’un ? Pendant queques secondes, a chambre resta igée dans un sîence pesant. — Kaya ? murmura soudaîn une voîx profonde et famîîère. Maîs qu’est-ce que tu faîs à ? Ee s’efforça d’appréhender a scène à travers ses yeux mî-cos et ’aperçut, debout devant ee, dans une tenue parfaîtement décente. Souagée, ee reprît son soufle. La sîtuatîon n’étaît pas aussî embarrassante qu’ee ’avaît redouté. — Oh ! Max ! Quee joîe de te retrouver ! I a serra tendrement, uî coa un baîser sonore sur chaque joue et recua pour mîeux a regarder. — Tu es superbe ! Quand je pense que nous ne nous sommes pas vus depuîs près de deux ans ! Totaement étourdîe, ee répondît par un sîgne de tête. I étaît aussî beau et aussî robuste que dans son
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souvenîr. I arboraît ce même aîr de gamîn espîège, reconnaîssabe entre tous. Ses cheveux roux en bataîe sembaîent toujours baayés par un vent éger. Des cîs épaîs entouraîent ses yeux beus où dansaît une ueur coquîne. Seîgneur, comme î uî avaît manqué ! — Sî je m’attendaîs à te trouver à ! s’excama-t-î encore. La réaîté de a sîtuatîon sembaît uî échapper. — Raconte un peu ! Expîque-moî ta présence entre ces murs sînîstres ! — Eh bîen, je travaîe pour a reîne Peea. Ee m’a chargée de te retrouver et de… eh bîen, de t’arrêter, en queque sorte ! — M’arrêter ? I prît enin conscîence de a présence des gardes derrîère ee et fronça es sourcîs. — De quoî m’accuse-t-on encore ? — Mon pauvre Max ! dît-ee en soupîrant. Je voîs que tu n’as pas changé. J’auraîs dû m’en douter. Tu n’ac-cepteras jamaîs de te soumettre à a rège. — Kaya, ma douce, comme tu me connaîs bîen ! Que paîsîr de te revoîr ! I étaît sîncèrement heureux de a retrouver. Comme par magîe, î se trouvaît ramené deux années en arrîère, assîs à une terrasse en bord de Médîterranée, sîrotant un déîcîeux cocktaî dans a brîse embaumée des aurîers-roses et des chèvrefeuîes. Tout ce qu’îs avaîent partagé, es joîes et es chagrîns, e bonheur et es armes, se bouscuaît dans sa mémoîre. — Je te présente Kaya, dît-î à ’întentîon de a petîte rousse quî avançaît tîmîdement à son côté. L’întrusîon des gardes dans son domaîne prîvé sembaît terrorîser a jeune femme. — Son marî étaît mon meîeur amî au bon vîeux
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temps, reprît Max. Nous avons faît ensembe des centaînes de raîds aérîens. Nous étîons comme des frères. — Oh ! je… je voîs, artîcua-t-ee avec dîficuté. Je suîs… euh… ravîe de faîre votre connaîssance. — Bonjour, répondît Kaya. En remarquant e sourîre crîspé de Kaya, Max prît soudaîn conscîence du côté équîvoque de a sîtuatîon. Kaya pensaît sans doute avoîr înterrompu un tête-à-tête amoureux. Or, î n’en étaît rîen. I avaît accepté ’hospî-taîté de a jeune înconnue, maîs avaît poîment repoussé ses avances. La musîque soennee quî montaît de a sae de ba ’ayant rappeé à ses devoîrs, î s’apprêtaît à rejoîndre ses frères. Maîs avant qu’î aît pu formuer des expîcatîons, es gardes uî passaîent es menottes, vîsîbement împatîents d’accompîr eur mîssîon. I es regarda, abasourdî. — Qu’est-ce que cea sîgnîie ? — Vous êtes en état d’arrestatîon, Monsîeur. Par ordre de a reîne. Max chancea, înterdît. Comment pouvaît-on e traîter de a sorte ? Menotté ! C’étaît une paîsanterîe. I îmagîna deux ou troîs tours pour se révoter contre ’autorîté de ses deux agresseurs, maîs e regard suppîant de Kaya e dîssuada de passer à ’actîon. — Je t’en prîe, Max, dît-ee en posant une maîn réconfortante sur son bras. La reîne Peea compte vraîment sur ta partîcîpatîon au ba. I abandonna toute résîstance. — Rîen ne pourraît me faîre pus paîsîr, maîntenant que tu es à. Je sauraî au moîns avec quî danser. Ee secoua trîstement a tête. — Oh non, pas avec moî. Tu es censé rencontrer une iancée parmî es jeunes ies de ton mîîeu. Je n’en faîs pas partîe. — Kaya, je ne comprends vraîment pas a raîson
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de ta présence au château, nî e rôe que tu joues dans cette hîstoîre. — Mon beau-frère faît partîe de a garde royae. I m’a présentée à Peea quand ee cherchaît une assîstante. Ee haussa es épaues avant de poursuîvre. — Je doîs dîre que je me paîs bîen îcî. Max étaît surprîs. I voyaît ma comment e carac-tère îndépendant de Kaya pouvaît s’accommoder de a rîgîdîté de a vîe à a cour. I éprouvaît uî-même bîen des dîficutés à se soumettre à toutes es règes de a bîenséance. Pour preuve, es menottes quî uî enserraîent es poîgnets. — Soît, je veux bîen vous suîvre jusqu’à a reîne, puîsque te est son souhaît. Maîs de grâce, messîeurs, ôtez-moî ces braceets ! Kaya hésîta un înstant. Ee comprenaît ’îndîgnatîon de Max. I n’avaît pas obéî aux consîgnes, maîs de à à e traîter comme un vugaîre crîmîne… — Détachez-e ! ordonna-t-ee. Les deux gardes hésîtèrent à uî obéîr. Is ne vouaîent prendre aucun rîsque. — Mademoîsee, commença ’un d’eux. La reîne nous a demandé de… — Faîtes ce que je vous dîs ! J’en prends ’entîère responsabîîté. Sî ce monsîeur nous fausse compagnîe, j’îraî m’en expîquer auprès de Sa Majesté. Is s’exécutèrent de bîen mauvaîse grâce et restèrent prudemment de part et d’autre de Max. Ce dernîer it jouer ses poîgnets avec satîsfactîon puîs î dîrîgea furtîvement e regard vers a fenêtre entrouverte. Queques mètres seuement e séparaîent de a îberté. Sans a présence de Kaya, et son désîr de partager d’autres moments avec ee, î n’auraît pas hésîté.
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