Un bonheur fou (Harlequin Horizon)

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Un bonheur fou, Barbara McMahon

Lorsqu'il l'a demandée en mariage, Dominic a promis à Anne-Lise de lui offrir une vie de rêve, faite de plaisirs et de bonheurs partagés. Mais il a également posé une condition impérative : il ne veut pas - et ne voudra jamais - d'enfant... Aussi, le jour où elle se découvre enceinte, la jeune femme est-elle déchirée entre la joie secrète d'avoir un bébé, qui représente pour elle l'aboutissement d'une union réussie, et la crainte de voir se briser le fragile équilibre de son couple.

Publié le : jeudi 15 octobre 2009
Lecture(s) : 27
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280273855
Nombre de pages : 224
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1.

Anne-Lise fixa intensément la petite tige de plastique, stupéfaite d’y voir une indication positive. Il lui fallut quelques instants pour bien comprendre ce que cela voulait dire. Elle était enceinte. Non, ce n’était pas possible !

Enveloppant le test de grossesse dans le sac de papier brun qu’elle avait pris pour l’apporter, elle fourra le tout dans la petite poubelle de la salle de bains, puis le ressortit. C’était trop facile à découvrir. Elle alla alors jusqu’à la cuisine, le jeta dans la grande poubelle qu’elle déposa ensuite dans le vide-ordures qui se déversait sur l’incinérateur de l’entrée. Elle avait ainsi détruit toute preuve compromettante.

Un quart d’heure plus tard, elle achetait deux autres tests de grossesse à la pharmacie McClellan.

Quand ces tests eurent confirmé le premier résultat, ce qu’elle avait déjà deviné sans vouloir l’admettre, elle se laissa tomber sur le bord du lit. Ce n’était pas ce qu’il lui était arrivé de pire depuis qu’elle avait épousé Dominic, mais cela y ressemblait. Ils avaient discuté récemment de l’éventualité d’avoir des enfants, quand sa sœur jumelle avait annoncé qu’elle était enceinte.

Elle n’avait vraiment pas besoin de cela.

Dominic serait furieux. Leurs relations avaient été quelque peu tendues durant les semaines précédentes. En y repensant, Anne-Lise se demanda si cela était lié au fait qu’elle avait parlé à Dominic du désir de Diane d’avoir un bébé avant qu’il ne soit trop tard. Il avait déclaré, sur un ton qui n’admettait pas la réplique, qu’il était satisfait de leur mariage et ne voulait rien y changer. Ils avaient évoqué le fait d’avoir des enfants, des années auparavant, et décidé qu’ils n’en auraient pas. Il n’avait pas changé de point de vue.

Anne-Lise se sentait un peu dépassée, car elle ne s’était jamais imaginée mère. Il allait falloir apprendre à penser autrement. De quand datait sa grossesse ? Il était impossible de connaître la date de conception, mais elle essaya de repenser à ses dernières règles. Elles dataient de deux mois, peut-être. Cela voulait dire que le bébé allait arriver dans sept mois ?

Il fallait le dire à Dominic le plus tôt possible, essayer de le convaincre que ce serait une bonne chose. Mais comment s’y prendre ? Elle n’en avait aucune idée. Elle n’était même pas sûre elle-même de vouloir un enfant.

Quand le dirait-elle ? Ce soir, ils recevaient vingt-quatre personnes pour un cocktail. Fallait-il en parler avant ou attendre ? Elle espérait qu’elle saurait trouver les mots justes. Elle se leva et composa le numéro du portable de son mari, mais tomba sur sa boîte vocale. Il devait participer à une réunion importante, pour avoir coupé son téléphone. Elle reposa le combiné sans laisser de message. Peut-être rentrerait-il tôt, elle pourrait l’en informer alors.

Anne-Lise respira profondément. Dominic devrait se montrer raisonnable. Après tout, il faut être deux pour faire un bébé, et elle n’avait pas délibérément essayé d’être enceinte. Elle ne suivait pas l’exemple de Diane, mais quelque chose lui disait que Dominic n’allait pas être compréhensif.

Malgré son appréhension, elle ne put s’empêcher de sourire. Ils allaient avoir un bébé !

Et, plus étonnant encore, sa sœur jumelle et elle étaient enceintes en même temps.

Il lui restait juste à convaincre son mari que cela allait être merveilleux.

Lorsque Anne-Lise décida qu’il était enfin temps de parler à Dominic, il était tard. La réception avait déjà commencé lorsqu’il était rentré. Il avait serré quelques mains, présenté des excuses, parlant à ses invités avec l’aisance d’un homme du monde. Elle l’avait accueilli dès son entrée, heureuse de voir que son retard ne l’avait pas mis de mauvaise humeur.

— Bonjour, chéri, avait-elle dit avec un grand sourire.

— Bonsoir, mon amour, avait-il répondu avant de lui donner un bref baiser et de se tourner pour saluer Ban Waters.

Anne-Lise savait le moment mal choisi pour annoncer des nouvelles importantes : il fallait attendre le départ des invités.

Elle devait se détendre. Recevoir lui plaisait, et lui permettait de voir ses nombreux amis. Parmi eux figurait le député Peters, dont Dominic avait juste serré la main. Son épouse, Judy, était très timide, et Anne-Lise avait invité sa sœur Bridget pour la lui présenter. Elle savait que toutes deux aimaient parler de jardinage.

— Quel plaisir de vous revoir, ma chère ! dit Sheila Simpson. Et d’être conviée à une soirée où je connais et où j’apprécie tout le monde. Certaines réceptions sont ennuyeuses à mourir.

Sheila, dont le mari travaillait à la Banque mondiale, était souvent invitée, et ne disait jamais non.

— Voici Karen. J’expliquais justement quelle joie j’éprouve quand je viens ici.

Karen était l’épouse d’un des attachés britanniques. Elle était enceinte, et cela la rendait rayonnante.

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