Un enfant en partage - Irrésistible attraction (Harlequin Passions)

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Un enfant en partage, Wendy Warren

Les difficultés des jeunes mamans, Eden Carter les connaît bien, elle qui depuis quatre mois a le plus grand mal à concilier ses rôles de sage-femme et de mère célibataire. Aussi est-elle stupéfaite le jour où on lui soumet le projet de documentaire que Lawrence Logan s'apprête à tourner dans la clinique où elle travaille. Comment peut-on présenter la vie d'une jeune mère d'une façon aussi idyllique et éloignée de la réalité ? Une surprise qui se transforme en franche colère lorsque son boss lui propose de faire partager sa propre expérience à Logan. Pas question qu'elle confie son petit Liam à ce publicitaire prétentieux !

Irrésistible attraction, Marie Ferrarella

Alors qu'elle vient faire quelques réparations dans la maison de Philippe Zabelle, un ingénieur fortuné qui n'a guère de temps à consacrer aux tâches quotidiennes, ce dernier prend Janice pour sa nouvelle gouvernante. Amusée de cette méprise, séduite par le charme de Philippe, la jeune femme se prête au jeu, avant d'accepter de rénover entièrement sa demeure. Mais peu de temps après, alors que sa relation avec Philippe menace de devenir chaque jour plus intime, Janice décide de prendre ses distances vis-à-vis de ce célibataire endurci à la réputation de dangereux séducteur...

Publié le : vendredi 1 août 2008
Lecture(s) : 41
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280267786
Nombre de pages : 480
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Dans la salle de réunion du Nid, clinique consacrée aux traitements de la stérilité et à l’adoption, Lawrence Logan junior, L.J. pour les intimes, étudiait le décor inhabituellement douillet qui lui servait de cadre de travail. Tout allait pour le mieux. Dans quelques instants, il allait présenter son projet et, grâce à sa compétence, cet établissement de Portland, que de graves dif?cultés avaient récemment plongé dans une bien mauvaise passe, allait prendre un nouveau départ et retrouver la con?ance de sa clientèle.

Il adorait ce rôle de sauveteur qu’il avait l’habitude de jouer.

— Impossible de nier que la radio, la télévision et la presse locales ont fait beaucoup de tort à la clinique ces derniers temps, commença-t-il d’une voix assurée, sans être pour autant apitoyée ni porteuse de jugement. Heureusement pour nous, la « Roue de la fortune » attire davantage de spectateurs que les informations régionales à l’heure du dîner. Avec un ?lm publicitaire bien conçu, un nouveau site Internet et quelques interviews bien menées, nous allons reprendre la situation en main et retourner l’opinion publique en notre faveur. Oui, mesdames et messieurs, je vous promets que c’est possible, et je vais tout de suite vous montrer comment. Laissez-moi seulement vous donner un aperçu de ce que la société Logan a prévu pour susciter ce revirement.

Calme et sûr de lui, il sourit à la ronde. Puis il s’approcha de son ordinateur et lança la présentation vidéo qu’il avait préparée.

En tant que consultant en relations publiques chevronné, et même, en toute modestie, brillant, il savait gagner la con?ance de ses clients, voire leur gratitude, dès la ?n de son exposé. Rien ne le satisfaisait davantage que d’apercevoir le soulagement détendre les visages qui l’entouraient lorsqu’il avait présenté son projet, projet étudié dans les moindres détails, revu et corrigé avec une attention maniaque, a?n de permettre à une affaire chancelante de retrouver la voie du succès.

Pourtant, si chaque nouvelle mission constituait pour lui un dé?, celle-ci représentait plus encore. Elle lui donnerait sans doute moins de travail que bien d’autres, mais les enjeux étaient d’une importance capitale car, cette fois, sa compétence à gagner la con?ance de ses auditeurs aurait des conséquences d’une envergure exceptionnelle. Si son intervention permettait de remettre la clinique à ?ot, ou, plus exactement, lorsque le succès aurait couronné son travail, il aurait sauvé plus qu’une entreprise ; il aurait sauvé une famille, et, qui plus est, la sienne.

L’aventure n’était donc pas anodine pour lui.

Il desserra légèrement la cravate de soie qui le torturait. Mais ce signe extérieur de bon goût témoignait également que le travail qu’il annonçait serait d’une qualité du même niveau. Il n’en faudrait pas moins pour rassurer Terrence Logan, le frère de son père, qui avait fondé Le Nid et le dirigeait. A son arrivée à Portland, L.J. avait trouvé son oncle extrêmement soucieux. Les rumeurs récentes concernant une erreur de donneur de sperme et, plus récemment, la démission de Robbie Logan, le directeur de la crèche associée à la clinique, avait frappé l’établissement aussi violemment qu’une des terribles tempêtes qui s’abattent de temps à autre sur l’Oregon.

Mais, avec son projet, L.J. était persuadé que cette tempête ne serait bientôt plus qu’un mauvais souvenir.

Les responsables de l’établissement et toutes les personnes qui travaillaient avec eux observèrent le plus profond silence lorsque les premières images du ?lm publicitaire qui allait réhabiliter Le Nid apparurent sur l’écran. Dans l’assistance se trouvaient son oncle Terrence, sa tante Leslie et sa cousine Jillian. Heureusement, à la ?n du premier document, en voyant sa tante et son oncle échanger un sourire satisfait, il sentit une onde de ?erté le parcourir.

C’est à cet instant qu’un bruit de porte malmenée vint le distraire. Quelqu’un avait des dif?cultés à pénétrer dans la salle.

Contrarié, L.J. leva la tête. Une jeune femme blonde aux courbes généreuses jonglait avec une assiette et une énorme bouteille d’eau minérale tout en essayant de tenir la poignée. Il allait faire un pas dans sa direction pour lui venir en aide mais elle résolut elle-même le problème. Habilement, elle coinça la bouteille entre ses genoux tout en tenant l’assiette d’une main tandis que, de l’autre, elle actionnait la poignée avant de rattraper la bouteille.

Plusieurs personnes ayant remarqué son entrée la saluèrent. Elle leur sourit en agitant amicalement sa bouteille d’eau avant de s’avancer sans faire de bruit. Pour ne pas déranger les participants déjà installés, elle resta debout.

L.J. constata qu’elle était plus grande qu’il ne l’avait d’abord pensé. Plus robuste aussi. Malgré la lumière diffuse qu’il avait installée pour la projection, il apercevait clairement ses bras que le chemisier sans manches laissait nus. Non, elle n’avait vraiment rien en commun avec les mannequins longilignes qu’il avait l’habitude de fréquenter depuis qu’il vivait à New York. Cette jeune femme ressemblait bien davantage à une ?lle de la campagne, aux joues roses de santé, et débordante de vie.

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