Un homme d'affaires irrésistible (Harlequin Azur)

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Un homme d'affaires irrésistible, Catherine George

Après treize ans de vie londonienne, Kate est de retour à Park Crescent. C'est là, en effet, dans ce village du Worcestershire où elle a passé son enfance et son adolescence, qu'elle espère pouvoir mener une vie paisible en compagnie de sa nièce Jo dont les parents viennent de mourir dans un terrible accident. Mais lors de la réception que son amie Anna a organisée pour fêter son retour, Kate a la surprise de retrouver Jack Logan, son ex-fiancé, l'homme qu'elle a autrefois aimé à la folie, mais qui n'a pas hésité à la sacrifier à la réalisation de ses ambitions. Jack qui ne lui cache pas son désir de renouer avec elle, mais qu'elle doit plus que jamais maintenir à distance si elle veut préserver son secret.

Publié le : samedi 1 mars 2008
Lecture(s) : 12
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280256643
Nombre de pages : 160
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1.

Kate claqua la portière de sa voiture. Elle était en retard. Très en retard !

Elle longea une file de véhicules avant de parvenir devant l’entrée, et se sentit aussitôt gagnée par la culpabilité : la réception battait son plein, et l’invitée d’honneur arrivait la dernière !

A peine eut-elle franchi le seuil de la villa qu’elle fut accueillie par une Anna au regard lourd de reproche. Elle l’embrassa chaleureusement, avant de balbutier, penaude :

— Je suis vraiment désolée…

Anna poussa un soupir et glissa son bras sous le sien pour traverser le hall.

— Tu étais sur le point de partir quand je t’ai téléphoné, observa-t-elle d’un ton grondeur. Qu’est-ce qui a bien pu te retenir si longtemps ?

— Je peignais et je n’ai pas vu l’heure tourner, avoua Kate. A la dernière minute, je me suis rappelé que tous mes vêtements un peu habillés étaient encore dans des cartons, et j’ai dû chercher quelque chose qui n’ait pas besoin de repassage… Je peux me changer ici ?

Anna jeta un coup d’œil réprobateur à son jean taché de peinture.

— Avec ta ligne de mannequin, tout te va, mais ce jean me paraît en effet peu approprié… Installe-toi dans ma chambre. Et dépêche-toi, tout le monde t’attend !

Kate lui décocha un sourire de gratitude et grimpa rapidement l’escalier.

Un instant plus tard, elle posait son jean, son T-shirt et ses boots en daim au pied du lit et enfilait un pantalon de soie noir et un top argenté. Elle chaussa ensuite une paire d’escarpins à talons aiguilles et mit à ses oreilles de longs pendants d’argent. Enfin, elle brossa ses boucles blondes et les releva rapidement en chignon, avant de retoucher son maquillage : une touche de mascara noir et un simple gloss transparent sur les lèvres.

Puis, elle redescendit prestement au rez-de-chaussée.

Anna l’attendait au pied de l’escalier en compagnie d’un homme de haute taille. Ben, son mari.

— Tu es splendide, comme toujours ! s’exclama son amie.

— Eh bien ! Prête à trinquer ? s’enquit Ben Maitland en lui décochant un sourire de bienvenue.

Kate l’embrassa.

— Plutôt deux fois qu’une ! répondit-elle en leur emboîtant le pas.

Ils passèrent tous trois dans le parc, et Anna la prit par la main pour la présenter à quelques convives. Puis, reprenant son rôle d’hôtesse de maison, elle la laissa découvrir par elle-même le reste des invités.

Kate reconnaissait nombre de visages familiers et salua les uns et les autres, circulant de table en table.

Par ce bel après-midi d’automne, chacun savourait le plaisir de déguster une coupe de champagne et des petits-fours frais. Tout en échangeant quelques mots aimables avec ses nouveaux voisins, Elle évita de boire : elle n’avait pas pris le temps de déjeuner et ne tenait pas à avoir la tête qui tourne en pleine journée. Elle aurait donné cher pour pouvoir avaler un sandwich tranquillement, avant de serrer tant de mains…

Car Anna avait fait les choses en grand : elle avait invité une bonne moitié de la population du Worcestershire pour fêter son retour à Park Crescent après treize années de vie londonienne.

Et naturellement, Richard Forster, l’homme à qui elle tenait à tout prix à la marier, était du nombre.

Kate accueillit avec courtoisie les salutations du séduisant notaire qu’elle avait croisé deux ou trois fois depuis son installation à Park Crescent. Préférant éviter de se retrouver en tête à tête avec lui, elle se joignit à un petit groupe, suivie par Richard. Mais elle fut bientôt incapable de se concentrer sur la conversation : derrière elle, une voix masculine au timbre profond attirait son attention.

Sans se retourner, elle écouta l’homme répondre à des questions concernant les derniers projets de sa société. Il se prêtait au jeu avec tact, mais ses réponses semblaient évasives, comme s’il était distrait par quelque chose. Soudain, elle crut comprendre qu’il chuchotait à l’oreille de son voisin, et elle sentit la main de celui-ci se poser sur son bras.

— Kate ?

— Oui, dit-elle.

— Permettez-moi de vous présenter…

Elle tourna les yeux vers l’homme à la carrure d’athlète posté à la droite de Richard Forster et manqua lâcher sa coupe de champagne.

En un éclair, elle l’avait reconnu.

Ses cheveux noirs étaient coupés plus court qu’autrefois, mais son visage n’avait rien perdu de sa finesse. Son regard brun, surtout, était aussi intense que dans son souvenir, et elle dut contenir le trouble qui naissait en elle.

— Bonjour, Kate. Ça va bien ? demanda Jack Logan d’un ton nonchalant, comme s’ils s’étaient quittés la veille, et non des années plus tôt.

— Vous connaissez Jack Logan ? intervint Richard Forster.

— Oui, répondit-elle en se composant une expression sereine et en acceptant la poignée de main de son interlocuteur. Mais notre dernière rencontre remonte à plusieurs siècles ! Bonjour, Jack. C’est amusant, de te retrouver ici.

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