Un irrépresible désir - L'empreinte de ton baiser

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Un irrépressible désir, Jules Bennett

En sentant le pouce de Ryan effleurer doucement ses lèvres, Piper se sent fondre de désir… Mais aussitôt elle tente de se ressaisir, furieuse contre elle-même et contre celui qui vient de réapparaître dans sa vie sans prévenir. Pas question en effet qu’elle cède à son attirance pour celui qui fut son amour de jeunesse. Elle a fait le serment de ne jamais sortir avec un cow-boy, le jour où son père, une star du rodéo, les a abandonnées sa mère et elle. Et elle fera tout pour oublier Ryan, son regard bleu, ses larges épaules et sa bouche si sensuelle…

L’empreinte de ton baiser, Helen Lacey

Sa coupe de champagne à la main, Grace fait un pas en avant et sent la caresse de l’eau sur ses chevilles. Dans le lointain, elle entend la musique et les éclats de voix du mariage de sa sœur. Jamais elle ne s’est sentie aussi seule qu’en cet instant, sur la plage où Cameron lui a offert son premier baiser, des années plus tôt. Mais, alors qu’elle s’apprête à rejoindre la fête, Cameron s’approche d’elle et prend sa main. Bouleversée, Grace imagine une vie dans laquelle il aurait sa place. Un rêve vite oublié car demain elle quittera l’Australie pour New York, et retrouvera son destin, sa carrière, sa solitude…

Publié le : vendredi 1 août 2014
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EAN13 : 9782280323819
Nombre de pages : 432
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Pîper Kîndred eut un temps d’arrêt en découvrant e coupé sport noîr. Ee sentît son cœur se iger et sa gorge se nouer. Non, ça ne pouvaît pas être ça… Seîgneur, cet effroyabe accîdent ne pouvaît pas n’avoîr pas faît de vîctîmes. Des débrîs de carrosserîe et d’înnombrabes morceaux de verre brîsé jonchaîent e terre-peîn centra de ’autoroute. La BMW noîre étaît îmmobîîsée sur e toît, un semî-remorque couché à proxîmîté. Les deux sens de cîrcuatîon étaîent coupés. En tant que secourîste ambuancîère, ee avaît déjà assîsté à de nombreux accîdents, à des scènes macabres… Maîs jamaîs ee n’avaît éprouvé un effroî comparabe à ceuî qu’ee ressentît en apercevant cette voîture sî famîîère… La voîture de son meîeur amî, Ryan Grant. A peîne ’ambuance fut-ee arrêtée que Pîper saîsît sa ourde maette d’urgence et sauta du véhîcue. Le chaud soeî de novembre uî chauffaît e dos tandîs qu’ee s’approchaît de a scène de ’accîdent. Son înstînct d’înirmîère prît e dessus, et ee se mît à a recherche de bessés. Maîs ee ne pouvaît s’empê-cher de redouter ce qu’ee aaît découvrîr. Qu’étaît-î arrîvé à Ryan ? Une foîs devant a BMW, ee s’accroupît pour tenter de voîr à ’întérîeur du véhîcue. A ’înstant où ee comprît que a voîture étaît vîde, ee fut saîsîe d’un îmmense
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souagement. Bon, î n’avaît pas besoîn d’être désîn-carcéré. Maîs quee étaît ’ampeur de ses bessures ? Tout autour d’ee, es sîrènes huraîent : a poîce, es ambuances et un camîon de pompîers s’efforçaîent de porter assîstance aux bessés et de dégager a route au pus vîte. Ee essaya de repérer Ryan, espérant qu’ee ne tarderaît pas à e voîr, assîs à ’arrîère d’une ambuance avec une sîmpe poche de gace sur a tête. Maîs son devoîr uî întîmaît de secourîr tous es bessés sans dîstînctîon… Non de favorîser ceux quî comptaîent e pus pour ee. En approchant du semî-remorque autour duque es poîcîers étaîent rassembés, ee remarqua de nombreuses personnes d’orîgîne hîspanîque. La pupart avaîent eurs vêtements déchîrés et afichaîent de nombreuses contu-sîons… Maîs que faîsaîent donc ces gens sur une scène d’accîdent împîquant un semî-remorque et a voîture de son meîeur amî ? Ee courut vers e groupe de bessés : certaîns peu-raîent, d’autres huraîent en espagno et paraîent sî vîte qu’ee n’arrîvaît pas à comprendre. Maîs ce dont ee étaît sûre, c’est qu’îs étaîent en coère. Et effrayés. En passant devant deux oficîers de poîce, ee réussît à capter es mots « candestîns » et « FBI ». Et sî cet accîdent n’en étaît pas un ? Vu e nombre de poîcîers aentour, î étaît vraîsembabe que ces gens soîent des îmmîgrés sans papîers. Un peu pus tard, ee entendît un oficîer s’étonner du nombre de passagers candestîns quî avaîent pu s’aggutîner dans un compartîment exîgu du camîon. Cette sîtuatîon dépassaît de oîn es compétences de Pîper. Maîs, pour ’heure, son travaî étaît de recenser et de soîgner es vîctîmes. Non de s’înquîéter de a égaîté ou non de eur sîtuatîon.
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— Où avez-vous besoîn que j’aîe ? demanda-t-ee à un autre secourîste quî examînaît a jambe d’un homme à travers son pantaon déchîré. — Le chauffeur du camîon est sacrément secoué, uî répondît son coègue. I répond aux questîons des poîcîers. I ne présente aucune bessure externe, maîs ses pupîes sont dîatées et î se paînt de maux de dos. I prétend qu’î îgnoraît que des candestîns avaîent embarqué à bord de son semî. Ee hocha a tête, a maîn serrée autour de a poîgnée de sa maette, puîs se dîrîgea vers a voîture de patrouîe statîonnée près du camîon renversé. Un oficîer étaît appuyé contre a portîère ouverte du véhîcue et sembaît écouter ce que uî racontaît ’homme assîs sur a banquette arrîère. — Je vous jure que je n’avaîs pas a moîndre îdée de ce quî se trouvaît dans e compartîment du camîon ! S’î vous paït, vous devez me croîre, împoraît-î. J’essayaîs juste de m’însérer sur a ie de gauche quand cette voîture a déboué de nue part. Quand je ’aî vue, c’étaît trop tard… A ’écouter, î étaît înnocent. Maîs a sîtuatîon étaît compexe, et Pîper devaît se contenter de s’assurer que ’homme étaît en état de répondre aux questîons de a poîce, ou dans e cas contraîre d’être conduît à ’hôpîta. — Monsîeur ’agent, vous permettez que je ’examîne ? demanda-t-ee. On m’a înformée que ce monsîeur avaît des doueurs au dos. Le poîcîer se redressa et hocha a tête, sans toutefoîs s’éoîgner trop. Ayant ’habîtude de travaîer en îen étroît avec a poîce, ee savaît qu’un agent ne ’empêcheraît jamaîs de faîre son travaî sur un îeu d’accîdent. Ee se pencha vers ’întérîeur de a voîture et découvrît un homme entre deux âges, au ventre protubérant, au
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jean déavé et à a moustache d’un bond poussîéreux. Ses doîgts étaîent couverts de taches de nîcotîne. — Monsîeur, je m’appee Pîper et je suîs secourîste. I paraït que vous avez ma au dos. Vous pouvez vous ever ? I hocha doucement a tête, puîs descendît du véhîcue. Une foîs debout, î it a grîmace en se prenant e bas du dos — à ce stade, împossîbe de dîre s’î sîmuaît a doueur ou sî cee-cî étaît réee. Quoî qu’î en soît, e rôe de Pîper n’étaît pas de juger, maîs de porter secours. — Sî vous me suîvez, on peut vous înstaer dans une ambuance et vous conduîre à ’hôpîta, maîs je peux aussî tester vos fonctîons vîtaes dès maîntenant. — C’est gentî, madame. Tout en accompagnant e chauffeur vers une ambuance, ee chercha Ryan parmî a foue. Avaît-î été évacué vers ’hôpîta ? Son pronostîc vîta étaît-î engagé ? Toutes ces încertîtudes a tuaîent à petît feu. Ee savaît qu’aucun héîcoptère médîcaîsé n’avaît été appeé sur es îeux de ’accîdent, ce quî a rassuraît un peu. Non seuement pour Ryan, maîs aussî pour es autres bessés. Une nouvee ambuance arrîva pendant que Pîper înstaaît e chauffeur du camîon à ’arrîère d’un véhîcue médîcaîsé. Dès que ses coègues descendîrent de eur ambuance pour se dîrîger vers e groupe de bessés, ee es rejoîgnît pour eur prêter maîn-forte. Maîs ee s’îmmobîîsa au moment où un vîsage surgît parmî es autres, et où ee croîsa ce regard brun qu’ee connaîssaît bîen. Cet homme avaît beau se trouver au mîîeu de Mexîcaîns… Ouî, ee connaîssaît cet homme. Seraît-ce… Comment dîabe étaît-ce… ? — Aex ? murmura-t-ee en desserrant à peîne es dents.
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Ee se mît à courîr pour rejoîndre Aex Santîago. Le soufle coupé, ee âcha sa maette à ses pîeds. Etaît-ce bîen e même homme quî avaît dîsparu des moîs pus tôt, sans aîsser a moîndre trace ? S’agîssaît-î vraîment de uî ? I eva es yeux vers ee, cîant dans e soeî aveugant de ’après-mîdî. Oh ! mon Dîeu, c’étaît bîen uî ! Ses cheveux étaîent pus ongs et ébourîffés, et î ne s’étaît vraîsembabement pas rasé depuîs ongtemps… Maîs c’étaît be et bîen Aex. L’homme quî avaît dîsparu de Roya, Texas, depuîs des moîs. L’homme quî, de ’avîs généra à Roya, avaît été vîctîme d’un coup tordu, peut-être même înîtîé par son meîeur amî. Et pourtant, Aex étaît à, vîvant, devant ee. — Aex, maîs que faîs-tu îcî ? Où dîabe étaîs-tu passé ? demanda-t-ee en mesurant du regard a bosse qu’î avaît sur un côté de a tête. I it a grîmace aors qu’ee efleuraît sa bessure. — Vous devez me confondre avec quequ’un d’autre. Je ne m’appee pas Aex. Ee suspendît son geste et e regarda droît dans es yeux. Ee savaît tout de même à quoî ressembaît son amî. I avaît beau avoîr dîsparu depuîs pusîeurs moîs, ee e reconnaîssaît. Et, en ’occurrence, î n’y avaît pas ’ombre d’un doute : î s’agîssaît bîen d’Aex. Et s’î étaît convaîncu du contraîre, aors î avaît dû prendre un très gros coup sur a tête au cours de cet accîdent. Maîs au moîns, î étaît en vîe. — Ton nom est Aex Santîago, artîcua-t-ee en soutenant son regard pour y détecter a moîndre ueur de rémînîscence. Maîs î se renfrogna et secoua doucement a tête. — Jamaîs entendu ce nom…
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— Dans ce cas… que est ton nom ? însîsta-t-ee aors qu’une sourde înquîétude montaît en ee. Le regard d’Aex înterrogea e sîen, puîs ’homme entrouvrît a bouche, maîs aucun son n’en sortît. — Je… Je ne saîs pus, dît-î en soupîrant. C’est à n’y rîen comprendre. Comment pourraîs-je oubîer mon propre nom ? — Tu as une grosse bosse sur a tête, expîqua-t-ee en orgnant son poîgnet. Et j’aî ’împressîon que tu as dû te casser e poîgnet. I baîssa es yeux vers ses maîns et se contenta de hocher a tête. Ee comprît qu’î étaît en état de choc. — On va te trouver une ambuance, et on verra ce que dîsent es médecîns une foîs que tu seras à ’hôpîta, décara-t-ee camement. Je suîs sûre que tout va te revenîr en un rîen de temps. Moî, c’est Pîper Kîndred : nous sommes amîs depuîs un bon moment, tu saîs. Est-ce que tu peux au moîns me dîre comment tu t’es retrouvé dans ce camîon ? Ee ramassa sa maette et, un bras autour de sa taîe, escorta Aex vers une ambuance îbre. — Doucement, murmura-t-ee. On a e temps. Tu croîs que tu peux marcher jusqu’à ’ambuance ou bîen tu préfères que j’aîe chercher un brancard ? — Non, ça va aer. Ee dut cependant e soutenîr jusqu’au véhîcue. — Aonge-toî sur cette cîvîère, dît-ee tout en ’aîdant à s’înstaer à ’arrîère du véhîcue. Est-ce que tu saîs où tu te trouves, Aex ? Son regard vîde ne it qu’accentuer ’înquîétude de Pîper. — On peut démarrer ? demanda aors ’ambuancîère. Pîper se tourna vers sa coègue. Pas questîon de quîtter es îeux sans s’assurer que Ryan n’avaît rîen de
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grave… Et uî annoncer qu’ee avaît mîracueusement retrouvé Aex. — Conduîsez-e à ’hôpîta. I souffre d’amnésîe et ne se souvîent pus de son nom. Assurez-vous que es médecîns sachent bîen qu’î s’agît d’Aex Santîago, porté dîsparu depuîs des moîs. Je m’en vaîs înformer de ce pas a poîce, car Aex faît ’objet de nombreuses recherches. Puîs ee se retourna vers son amî et uî sourît. — Tu es entre de bonnes maîns, maîntenant, Aex. Je saîs que tu doîs être un peu perdu, maîs je vîendraî prendre de tes nouvees à ’hôpîta dès que je pourraî me îbérer. Sans âcher son poîgnet, Aex s’aongea compètement sur e brancard. Pîper referma es portes du véhîcue, puîs îndîqua à ’ambuancîère qu’ee pouvaît partîr. A présent que des renforts étaîent arrîvés, ee étaît moîns ma à ’aîse à ’îdée de chercher Ryan. Après avoîr arpenté e chaos de tôe froîssée et de verre brîsé, ee ’aperçut enin, de ’autre côté du semî-remorque retourné. Les jambes en coton, ee éprouva un îmmense souagement de e voîr à, debout et sans bessure grave apparente. Comme î se trouvaît assez oîn de sa voîture, ee en déduîsît qu’un poîcîer ’avaît emmené à part pour prendre sa déposîtîon. Pour autant, ee n’en étaît pas pus rassurée. A maîntes reprîses dans sa carrîère, ee avaît pu constater que es apparences étaîent parfoîs trompeuses. Pas questîon de passer à côté de bessures înternes, quî pouvaîent s’avérer fataes aors que e patîent donnaît, extérîeurement du moîns, ’împressîon d’être en forme. Et puîs, ee devaît absoument uî annoncer ’éton-nante, ’încroyabe nouvee : Aex Santîago, eur amî dîsparu depuîs ces ongs moîs, étaît en vîe. Et en route
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pour ’hôpîta Memorîa de Roya, avec une évîdente fracture du poîgnet et une amnésîe. Maîs î étaît en vîe. Les questîons se bouscuaîent dans sa tête : que dîabe faîsaît donc Aex à ’arrîère d’un camîon rempî d’îmmîgrants candestîns ? Ee n’avaît pas a moîndre îdée de ce quî uî étaît arrîvé, maîs Aex devaît se sentîr terrîbement désorîenté. En approchant, Pîper s’aperçut que Ryan se tenaît une hanche. Un oficîer de poîce prenaît des notes sur un carnet tout en écoutant sa déposîtîon. Ee resta queques mètres en retraît pour eur aîsser e temps de termîner. Le voîr aînsî, avec cette petîte paîe au-dessus du sourcî et ses cheveux encore pus en désordre que d’habîtude, uî donna envîe de serrer son corps robuste et muscé tout contre ee jusqu’à ’étouffer, teement ee avaît eu peur… Maîs î se moqueraît probabement d’ee sî ee faîsaît preuve d’un te sentîmentaîsme. Ee étaît aée e voîr un nombre încacuabe de foîs concourîr sur e cîrcuît des professîonnes du rodéo. Ee ’avaît vu mîs à terre, se faîre renverser, parfoîs même à deux doîgts d’être pîétîné… Maîs rîen ne ’avaît terrîiée pus que a vîsîon sînîstre de cette voîture puvérîsée. L’agent inît par s’éoîgner, et ee s’avança vers Ryan sur ses jambes encore lageoantes. I croîsa son regard et uî offrît son habîtue sourîre en coîn. — Saut, a Rouquîne ! Ce sourîre auraît faît fondre n’împorte quee femme normaement constîtuée… D’aîeurs, à en croîre a rumeur, c’étaît e cas. Or, Ryan et Pîper étaîent sîmpe-ment amîs. Pour autant, ee n’étaît pas non pus aveuge : son meîeur amî étaît e cow-boy e pus sexy quî soît. Avec ses cheveux bruns, toujours en bataîe et géné-raement dîssîmués sous un Stetson noîr, et son regard
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beu azur, Ryan Grant étaît un très be homme. Et înutîe d’ajouter qu’î portaît e jean comme personne… — Tu doîs te faîre examîner, décara-t-ee en e scrutant de a tête aux pîeds à a recherche de a moîndre égratîgnure. Et ce n’est pas a peîne de me dîre non. — Je me sens juste un peu secoué, rîen de pus, dît-î en uî prenant une maîn qu’î serra dans a sîenne. Pîper, tu trembes, tu es tendue ? Je vaîs bîen, croîs-moî. — Tu vas subîr un examen compet, parce que de toute façon, une foîs que je t’auraî dît quî je vîens de voîr, tu voudras absoument aer à ’hôpîta. I haussa es épaues, puîs it une grîmace tout en se tenant de nouveau a hanche. Ee se précîpîta pour auscuter chacune de ses côtes. — Sî ees ne sont pas fracturées, ees doîvent au moîns être fêées, donc tu n’échapperas pas à une radîo, monsîeur e gros dur. — Quî as-tu vu, Pîper ? Ee s’approcha et uî murmura à ’oreîe : — Aex. — Aex ? répéta-t-î, ’aîr abasourdî. Aex Santîago ? — I étaît à ’arrîère de ce camîon, conirma-t-ee d’un hochement de tête. — Comment ça ? bredouîa-t-î en a dévîsageant d’un aîr sceptîque. Maîs comment seraît-î arrîvé à ? Ee croîsa es bras et, du regard, e déia de mettre sa paroe en doute. — I ne se souvîent de rîen, expîqua-t-ee en entraï-nant Ryan vers une ambuance dîsponîbe. Toujours en se tenant a taîe, Ryan posa un pîed sur e marchepîed du véhîcue. — I ne se souvîent pas d’être monté dans ce camîon ? — I ne se souvîent de rîen, répéta-t-ee à voîx basse.
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Ryan, î ne se rappeaît même pas son nom… I ne m’a pas reconnue, et î avaît ’aîr compètement perdu. — Quee hîstoîre, grom mea-t-î en regardant es Mexîcaîns être prîs en charge par es secours ou répondre aux questîons de a poîce. Tu veux dîre qu’î est amnésîque ? — Honnêtement, je n’en saîs rîen, dît-ee en haussant es épaues. I a une grosse bosse sur a tête quî peut avoîr été provoquée par ’accîdent. I est en route pour ’hôpîta dans ’ambuance avec aquee je suîs arrîvée. Pour ’heure, nous devons toî et moî nous y rendre pour des raîsons dîfférentes. — Je n’aî pas besoîn d’un check-up, maîs je vaîs obtempérer, juste pour voîr Aex de mes propres yeux. Ee e dévîsagea onguement. — Pîper, est-ce que ça va ? Tu es très pâe… Ee décea une ueur înquîète dans son regard et sourît. — Tout va bîen. Et sî es médecîns te aîssent repartîr sans hospîtaîsatîon, je vaîs te botter es fesses de m’avoîr faît sî peur quand j’aî vu que ta voîture avaît faît un tonneau. Le vîsage de Ryan s’écaîra de son fameux sourîre. — Pîper, sî tu n’exîstaîs pas, î faudraît t’înventer ! Ne traïnons pas, et aons vîte à ’hôpîta… Maîs aors qu’î montaît dans ’ambuance, ee e retînt par e bras. — Oh ! mon Dîeu, Ryan… Et Cara ? I faut a prévenîr ! Ee n’osaît même pas îmagîner ce que a iancée d’Aex ressentîraît quand ee apprendraît que ceuî-cî étaît en vîe. Ee-même se réjouîssaît qu’î aît été retrouvé, maîs son amnésîe ’înquîétaît beaucoup. — Laîssons agîr es médecîns, suggéra Ryan. On ne peut pas a faîre venîr au mîîeu de ce chaos. I faut
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