Un mariage chez les Hudson - La brûlure d'une étreinte

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Mariage chez les Hudson, Maureen Child

Quelques mois plus tôt, Valérie a quitté Devlin, son mari, dont la froideur et les absences perpétuelles lui étaient devenues insupportables. Une décision irrévocable et qu’elle entend bien sceller au plus vite par un divorce. Mais lorsque, à sa grande surprise, Devlin vient la trouver pour lui proposer de reprendre la vie commune, elle est très troublée. Devlin est-il sincèrement amoureux d’elle, comme il le prétend, ou ne souhaite-t-il la reconquérir que pour sauver l’honneur de la puissante famille Hudson ?

La brûlure d’une étreinte, Jules Bennett

Abby a parfaitement conscience que les sentiments qu’elle éprouve pour Cade Stone, son patron, sont bien trop forts pour une simple relation professionnelle. Un désir de toute évidence réciproque, à en juger par l’attitude de Cade, mais auquel elle a pourtant toujours refusé de céder. N’est-il pas de notoriété publique que ce séduisant homme d’affaires s’est juré de ne jamais se marier, et accumule les conquêtes sans jamais s’attacher ? Elle est donc sous le choc lorsque, un matin, Cade lui annonce son mariage imminent. Un choc d’autant plus grand qu’il a l’intention de lui en confier l’organisation…

Publié le : mardi 1 février 2011
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EAN13 : 9782280220781
Nombre de pages : 432
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Un mariage;chez les Hudson
MAUREEN CHILD
- 1 - 
Un nouveau cri strident provenant du bureau voisin perça les tympans de Devlin Hudson. 
C’était la quatrième secrétaire ce matin à recevoir un cadeau. Un énorme bouquet de fleurs, un animal en peluche ou une boîte de chocolats, à coup sûr. 
– La Saint–Valentin devrait être abolie, maugréa-t–il. 
– Quel rabat–joie vous faites. 
Il lança un bref regard à son assistante. Blonde, une cinquantaine d’années, Megan Carey secouait la tête d’un air consterné. 
– Je vous saurai gré de garder vos commentaires, Megan. 
Il savait depuis longtemps qu’il valait mieux prendre les devants avec Megan, car elle était capable de disserter des heures sur le sujet qui la tracassait. 
– Je n’ai rien dit. 
– Ce serait une première, marmonna-t–il dans sa barbe. 
Dev était lucide. Même s’il était l’aîné de sa fratrie, même s’il occupait un poste très haut placé chez Hudson Pictures, et qu’il pouvait figer d’un seul regard les agents et les acteurs les plus récalcitrants, c’était Megan Carey qui dirigeait son bureau – et donc son monde. Et elle s’octroyait le droit de dire le fond de sa pensée, que cela lui plaise ou non. 
– Mais, dit–elle comme pour lui en fournir une nouvelle preuve, la Saint–Valentin, c’est demain. 
– Bonté divine ! Une autre journée entière de livraisons à supporter. 
– On dirait que Cupidon ne vous a pas rendu visite depuis un moment, murmura-t–elle. 
– Vous n’avez pas du travail à faire ? riposta-t–il, la fixant avec un regard noir qu’il réservait d’habitude aux réalisateurs ayant dépassé leur budget. 
– Croyez-moi, rétorqua-t–elle avec un soupir appuyé, aborder ce sujet avec vous, c’est du travail. 
Il se retint de sourire. 
– Bon. Dites ce que vous avez à dire, que je puisse reprendre mes activités. 
– D’accord. 
Elle posa une pile de messages téléphoniques sur son bureau, puis planta ses mains sur ses hanches rebondies. 
– Comme je vous le disais, la Saint–Valentin, c’est demain. Un homme sage saisirait l’occasion d’envoyer à sa femme des fleurs. Ou des friandises. Ou les deux. 
Il prit les messages et les fixa en faisant comme si Megan n’était pas là. Comme si le fait de l’ignorer allait la pousser à partir. Peine perdue. 
– Je me disais, poursuivit–elle, que n’importe quelle épouse serait heureuse d’avoir des nouvelles de son mari en ce jour si particulier… 
– Valerie et moi sommes séparés, Megan, lui rappela-t–il sèchement. 
Il n’avait pas envie de parler de son mariage, de sa femme, ou du fait qu’elle l’ait quitté. Lui, Devlin Hudson ! 
Malheureusement, maintenant que Megan avait mis le sujet sur le tapis, il était incapable de penser à autre chose. 
En vérité, il avait encore du mal à croire que sa femme l’avait quitté. Pour l’amour du ciel, pourquoi ? Ils s’entendaient bien, pourtant. Il lui avait ouvert un compte illimité dans toutes les boutiques de Rodeo Drive, et elle pouvait faire du shopping à longueur de journée, si elle le souhaitait. Ils s’étaient installés dans les appartements de Devlin, dans le manoir familial des Hudson, ce qui signifiait qu’elle n’avait même pas à s’occuper des domestiques. Tout ce qu’elle avait à faire, c’était vivre avec lui. 
Ce qui, apparemment, n’avait pas été assez attrayant pour la retenir. 
Maintenant, sa femme vivait dans une luxueuse résidence à Beverly Hills, et les seules nouvelles qu’il avait d’elle provenaient de photos glanées dans les magazines la montrant à la sortie d’une boutique chic ou du dernier restaurant à la mode. Peut–être même d’autres hommes. voyait–elle
A cette simple idée, il serra les messages dans son poing, et les morceaux de papier se froissèrent comme un accordéon brisé. Il était inacceptable qu’un autre homme sorte avec sa femme. Mais, comprit–il à cet instant, si tel était le cas, il n’y pouvait fichtrement rien. 
– C’est juste, patron, approuva Megan. Vous êtes séparés, pas divorcés. 
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