Un médecin sous le charme - La nouvelle vie du Dr Anderson (Harlequin Blanche)

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Un médecin sous le charme, Carol Marinelli

Depuis deux ans, le Dr Hamish Adams se partage entre son travail aux urgences de l'hôpital de Camberfield, et son fils qu'il élève seul, avec l'aide de sa soeur, depuis la mort de sa femme. Mais la mécanique bien huilée de son existence s'enraye lorsque sa soeur déclare forfait non sans lui proposer une solution de remplacement : Charlotte Porter, la nouvelle infirmière urgentiste, accepterait de faire du baby-sitting occasionnel en habitant chez lui. Désemparé, car le charme pétillant de Charlotte le perturbe plus qu'il ne le voudrait, Hamish hésite. Mais a-t-il vraiment le choix ?


La nouvelle vie du Dr Anderson, Abigail Gordon

En déménageant dans une petite ville du Cheshire, Luke Anderson s'est fait deux serments : s'occuper davantage de ses neveux qui ont perdu leur père et jouer pleinement son rôle de médecin de campagne, mais il comprend très vite que la tâche ne sera pas simple. D'autant que la jeune femme qui dirige le cabinet médical où il travaille se trouve être Megan Marshall, l'une de ses anciennes étudiantes. Une jeune femme qu' il avait préféré ignorer à l'époque en dépit du désir qu'elle lui inspirait car il se trouvait en plein divorce...
Publié le : mercredi 15 août 2007
Lecture(s) : 30
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280257459
Nombre de pages : 320
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1.

— Bonjour, mon mignon !

Avec un sourire éblouissant, Charlotte entra en coup de vent dans la salle d’examens, nullement troublée par les deux visages moroses qui se tournèrent vers elle au son jovial de sa voix.

Celui d’un enfant, pas particulièrement mignon.

Et celui d’un homme qui, lui, l’était indubitablement.

Elle désigna du menton le médecin qui la contemplait depuis sa chaise et ajouta à l’intention du petit garçon :

— Je ne parlais pas de lui, tu sais !

La mine chagrine de son jeune patient s’éclaira d’un sourire. Un sourire si lumineux, si large, qu’il aurait mérité d’être utilisé plus souvent.

— Je m’appelle Charlotte, au fait, précisa-t-elle en jetant un regard à l’autre visage maussade tout en vérifiant le positionnement du perfuseur d’Andy et en consignant ses observations horaires sur la fiche de surveillance. Charlotte Porter !

— Hamish, répondit-il en levant à peine les yeux de son formulaire de demande de radiographie. Hamish Adams.

Ainsi, c’était donc lui le fameux Hamish, songea Charlotte, coulant à la dérobée un regard en direction de son badge, avant de remonter jusqu’au visage de son propriétaire.

Hamish Adams, consultant urgentiste.

Depuis son arrivée dans le service, deux semaines plus tôt, elle avait entendu prononcer son nom un million de fois.

« Hamish aime bien qu’on fasse comme ci », « Hamish préfère qu’on fasse comme ça ». Hamish, Hamish, Hamish…

Enfin, elle le voyait en chair et en os… Et il fallait reconnaître que le spectacle valait le coup d’œil. Grand mais pas trop, décida Charlotte, veillant à ne pas être surprise en train de le dévisager. Des cheveux noirs légèrement humides qui retombaient sur son front comme il se penchait de nouveau sur ses papiers… et ces yeux noisette qui l’avaient à peine effleurée lorsqu’elle était entrée, mais qui avaient instantanément fait s’accélérer les battements de son cœur. Vêtu de la tenue bleue de bloc opératoire surmontée d’une blouse blanche quelque peu fripée, il était visiblement tombé du lit peu de temps auparavant. Son visage renfrogné était mal rasé et il étouffait en ce moment même un bâillement tout en achevant de remplir son formulaire de demande d’examens complémentaires. Cependant, s’il n’avait pas eu le temps de se raser, il n’avait pas sauté l’étape de la douche, et ses cheveux humides n’en étaient pas la seule preuve — il se dégageait de lui cette odeur de savon, de propre, si agréable chez un homme, qui lui fit monter une touche de couleur aux joues tandis qu’elle écoutait ses instructions.

— Je veux des radios abdominales d’Andy, debout et couché, et j’aimerais des examens de sang supplémentaires. Si c’est vous qui le conduisez à la radio, pourrez-vous demander au radiologue de sortir ses anciens clichés ?

— Je termine mon service dans quelques minutes, mais je ne manquerai pas de transmettre le message, répondit Charlotte. Bien… Andy, j’étais juste passée pour te dire au revoir. Quand je reviendrai, je consulterai le registre des admissions pour savoir où on t’a transféré.

— Tu viendras me voir si je suis toujours à l’hôpital ?

— Absolument !

Charlotte ponctua sa réponse d’un sourire resplendissant, qui vacilla quelque peu lorsqu’elle s’aperçut que Hamish la dévisageait, les sourcils froncés. Qu’avait-elle bien pu dire pour le contrarier ? Il n’était pas rare que des infirmières des urgences rendent visite aux patients dont elles s’étaient occupées s’ils faisaient l’objet d’une admission dans l’établissement. Andy s’était présenté aux urgences de l’hôpital nouvellement renommé Northern District à 4 heures du matin suite à des douleurs abdominales. C’était la troisième fois en deux mois que cela lui arrivait et, après une longue discussion avec sa mère, épuisée, et avec Andy lui-même, un gros point d’interrogation subsistait, non formulé : Andy souffrait-il d’une réelle pathologie physique ou ses douleurs étaient-elles la conséquence du harcèlement dont il était l’objet à l’école ?

Alors, si un peu d’attention pouvait contribuer à soulager l’enfant, elle était plus que disposée à la lui donner, et Hamish Adams pouvait bien penser ce qu’il voulait !

*  *  *

Si Hamish avait froncé les sourcils, ce n’était pas de contrariété, mais d’étonnement. Il aurait été prêt à parier qu’elle venait juste d’entamer son service, non qu’elle était sur le point de l’achever. Elle était si fraîche, si pétillante d’entrain, si différente de la plupart des infirmières après onze pénibles heures de travail !

— Où diable avez-vous pêché ça ? demanda-t-elle, considérant d’un œil horrifié les formulaires de demande de radiographie et d’analyses. Ils sont obsolètes !

— Pardon ?

— Ces formulaires. Leur en-tête fait apparaître la mention « Camberfield General ». Ils sont obsolètes ! On ne vous a pas dit que le nom de l’établissement avait changé ?

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