Un odieux chantage

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En pénétrant dans le bureau de Gabriel Garcia Diaz, Lucy sent son cœur se serrer d’angoisse. Comment l’impitoyable homme d’affaires réagira-t-il lorsqu’il comprendra la raison de sa venue et l’immense faveur qu’elle s’apprête à lui demander ? Deux ans plus tôt, déterminée à ne pas devenir une conquête de plus pour cet insatiable don Juan, elle avait trouvé la force de lui résister, malgré le désir fou qu’il lui inspirait. Et voilà qu’aujourd’hui, seul Gabriel peut l’aider à éviter la prison et le déshonneur à son père. Une aide que, contre toute attente, il semble prêt à lui accorder. Au prix, hélas, d’une odieuse condition : qu’elle devienne, enfin, sa maîtresse…
Publié le : mercredi 1 janvier 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280316910
Nombre de pages : 160
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CATHY WILLIAMS Un odieux chantage
CATHY WILLIAMS
Un odieux chantage
Collection :Azur
Cet ouvrage a été publié en langue anglaise sous le titre : THE NOTORIOUS GABRIEL DIAZ
Traduction française de MONIQUE DE FONTENAY
® HARLEQUIN est une marque déposée par e Groupe Harequîn ® Azur est une marque déposée par Harequîn S.A.
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Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. © 2013, Cathy Wîîams. © 2014, Traductîon françaîse : Harequîn S.A. 83-85, bouevard Vîncent-Aurîo, 75646 PARIS CEDEX 13. Servîce Lectrîces — Té. : 01 45 82 47 47
ISBN9782280306270— ISSN 0993-4448
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— Ma chérîe, peux-tu venîr e pus vîte possîbe ? Ton père et moî désîrons t’entretenîr d’une chose împortante, urgente et grave. Lucy Robîns referma son tééphone portabe, en état de choc. Sa mère ne ’appeaît que très rarement sur son îeu de travaî même sî son patron, bîenveîant, ne surveîaît pas son personne et eurs conversatîons tééphonîques. Le Botanîca Garden Center attîraît es vîsîteurs de toute a régîon. Lucy adoraît son métîer de paysa-gîste. Chaque jour, ee se rendaît à son travaî avec enthousîasme et — cerîse sur e gâteau — avec son chîen Freddy, un grîffon adorabe, joueur et affectueux, qu’ee avaît ’autorîsatîon d’emmener. Récemment, une nouvee responsabîîté venaît de uî être coniée. Enin, ee aaît pouvoîr utîîser ses connaîssances en arts graphîques acquîses à ’unîversîté pour préparer un cataogue recensant es trésors loraux du monde entîer. Ee auraît à dessîner es dîfférentes leurs et pantes décrîtes dans ’ouvrage en ajoutant à ces reproductîons sa « touche » personnee. Un paîsîr à venîr qu’ee savouraît peînement. Le coup de tééphone de sa mère ressembaît fort à un appe au secours. Après avoîr dûment avertî son coègue Vîctor du motîf de son départ, ee se précîpîta
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vers sa voîture, Freddy sur ses taons. Queques înstants pus tard, ee atteîgnaît a maîson de ses parents. Désormaîs, assîse sur e canapé dans e saon des Robîns, ee faîsaît face à son père, anéantî. — Tu veux bîen m’en dîre pus, papa ! demanda-t-ee, a gorge nouée par ’angoîsse. Que sîgnîie exacte-ment : « J’aî de gros probèmes avec es inances de ’entreprîse » ? Nîchoas Robîns, aussî rond que Ceîa, sa femme, étaît mînce, eva vers sa ie des yeux dans esques se îsaît toute a détresse du monde. — J’aî puîsé un peu d’argent dans a caîsse, î y a queques années. Un emprunt. Quand ta mère a eu cette crîse cardîaque, je suîs devenu comme fou. Nous avons faîî a perdre, rappee-toî. Je n’étaîs pus capabe de raîsonner saînement. Ee avaît tant rêvé de cette croîsîère ! Lucy éprouvaît es pus grandes dîficutés à décoder es expîcatîons embrouîées quî uî étaîent fournîes. Sur ses genoux, Freddy s’étaît endormî et ronlaît paîsîbement. De quoî s’agîssaît-î au juste ? Queques années auparavant, son père uî avaît annoncé qu’î emmenaît sa mère en croîsîère autour du monde. C’étaît e rêve de sa vîe, et peut-être a dernîère opportunîté pour eux de pouvoîr e réaîser. Lucy s’étaît étonnée. Où aaît-î trouver ’argent pour inancer un projet aussî onéreux ? Son père ’avaît rassurée. I venaît de recevoîr un bonus înattendu au travaî. Lucy ’avaît cru, heureuse de cette chance aînsî donnée à ses parents. — Puîs, pus tard, poursuîvît Nîchoas Robîn, sa santé totaement recouvrée, j’aî eu envîe de ’emmener dans une ïe paradîsîaque et terrîbement romantîque dont ee avaît vu es photographîes dans un magazîne. J’aî de nouveau puîsé dans a caîsse. Un deuxîème emprunt. J’étaîs certaîn de pouvoîr e rembourser avant
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qu’î ne soît découvert. A ’époque, je m’occupaîs seu de a comptabîîté de ’entreprîse. Maîs, comme tu e saîs, ee a été rachetée par une mutînatîonae et… Seîgneur ! Lucy ança un regard angoîssé vers sa mère. De nature fragîe, Ceîa Roberts se montreraît-ee capabe de supporter cette sîtuatîon dramatîque ? Ee en doutaît. Son attaque cardîaque avaît été sévère. Une deuxîème a condamneraît à coup sûr. Avec son père, îs vîvaîent dans ’angoîsse perpétuee d’une rechute. — Je pensaîs que rîen ne changeraît avec e rachat de Sîms par GGD maîs je me trompaîs, reconnut Nîchoas, ’aîr penaud. Sî, avant, j’étaîs e seu respon-sabe de a comptabîîté, aujourd’huî, je suîs sous a coupe de deux jeunes oups quî veuent faîre eur pace au soeî. J’aî essayé de garder a maîn sur es choses aussî ongtemps que j’aî pu, j’aî même commencé à rembourser, maîs… — Maîs ? — Ce matîn, îs m’ont convoqué. Is m’ont dît avoîr découvert certaînes îrréguarîtés et… — Et ? — … îs m’ont suggéré de prendre queques jours de congé pendant qu’îs en recherchaîent a cause. Anéantîe, Lucy ne trouvaît pas es mots pour e rassurer. Son père n’étaît pas un voeur maîs un ter-rîbe romantîque éperdument amoureux de sa femme et prêt à n’împorte quee foîe pour réaîser es rêves de cette dernîère. Nu avocat au monde n’accepteraît de défendre sa cause. I avaît puîsé dans a caîsse de ’entreprîse par excès d’amour. Quî pourraît entendre cette farîboe ? I n’y avaît pas de pace pour es hîstoîres sentîmentaes au seîn des entreprîses, encore moîns au seîn de a socîété GDD créée et dîrîgée d’une maîn de maïtre par Gabrîe Garcîa Dîaz.
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La socîété portaît ses înîtîaes. Brîant, novateur, charîsmatîque, en moîns de dîx ans, ’homme avaît faît de son entreprîse un géant înternatîona, rachetant toutes es PME concurrentes spécîaîsées dans e même domaîne. Gabrîe Garcîa Dîaz étaît un requîn avîde de dévorer es petîts poîssons menaçant d’entraver sa marche vers a réussîte. « Mon père ne représente pour uî qu’une quantîté négîgeabe et doît être punî pour a faute commîse », pensa Lucy, quî ne se faîsaît aucune îusîon. Ee sentît des gouttes de sueur perer à son front. Durant es deux dernîères années, ee avaît réussî à chasser e patron tout-puîssant et charîsmatîque de ses pensées, et voîà que es événements e faîsaîent resurgîr brusquement dans sa vîe…
Leur rencontre avaît été un pur hasard. Durant des semaînes, toutes es conversatîons de a régîon s’étaîent focaîsées sur ’achat par GDD de Sîms Eectronîcs, ’entreprîse empoyant son père. Le géant venaît au secours de a PME en dîficuté, créant au passage des empoîs. Lucy ne partageaît pas ’euphorîe générae. Certes, a créatîon d’empoîs dans cette partîe du Somerset gravement touchée par e chômage étaît une chance înespérée, maîs es grandes entreprîses, es géants înternatîonaux et autres mégacompexes ne ’întéres-saîent pas. Ee venaît d’être engagée par e Botanîca Garden Center et avaît préféré garder son enthousîasme pour cet événement d’une împortance capîtae. Ce îeu étaît faît pour ee. S’occuper des pantes, travaîer en peîn aîr au seîn d’une équîpe chaeureuse et soîdaîre a combaît de bonheur. Impatîente d’annoncer a bonne nouvee à son père, durant sa pause de mîdî,
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ee avaît sauté sur sa bîcycette pour e rejoîndre dans son entreprîse, oubîant que, ce même jour, a vîsîte du tout-puîssant patron de GDD étaît attendue par es empoyés de Sîms Eectronîcs. Ee débouchaît en trombe dans a cour de ’usîne quand ee réaîsa, un peu tard, ce quî se passaît. Sous e soeî écatant de ’été, tout e personne se trouvaît réunî autour d’un podîum où se tenaît un homme terrîbement împosant, entouré d’une haîe de gardes du corps. Les yeux de Lucy furent îrrésîstîbement attîrés par cet homme îrradîant — même à dîstance — e charîsme et a réussîte. L’attentîon de tous étaît focaîsée sur uî. Certaîns parmî es empoyés avaîent même a bouche ouverte. Tous écoutaîent reîgîeusement e dîscours prononcé. Ee se trouvaît trop oîn pour ’entendre, maîs a raîson d’une pareîe dévotîon uî parut évîdente. L’homme étaît e pus fascînant, e pus captîvant, qu’ee eût jamaîs rencontré. Grand, mînce, athétîque, avec des cheveux d’un noîr de jaîs et un vîsage aux traîts încroyabement harmonîeux, î uî faîsaît îrrésîstîbement penser aux statues d’Apoon. Ee avaît aperçu son père au mîîeu de a foue. Vêtu de son pus beau costume, î faîsaît partîe du cerce e pus proche et ne pouvaît ’apercevoîr. Bîentôt, tous es empoyés s’étaîent regroupés derrîère e grand patron pour son entrée dans e bâtîment. Comment, dans e tohu-bohu de cette journée mouvementée, avaît-ee réussî à attîrer ’attentîon du be Apoon, cea resteraît à jamaîs un mystère. L’avaît-î aperçue pédaant sur sa bîcycette ? Avaît-î tééguîdé par radîo ’homme en noîr équîpé d’une oreîette et resté en arrîère auprès des îmousînes ? Quand ce dernîer s’approcha d’ee pour uî demander quî ee étaît et ce qu’ee faîsaît à, un vent de panîque ’avaît submergée.
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I n’étaît pas questîon pour ee de mentîonner son îen de parenté de peur que son père ne subîsse es conséquences de son întrusîon întempestîve. Ee avaît dît qu’ee travaîaît pour e Botanîca Garden Center et avaît été envoyée sur es îeux ain de vérîier sî es pantes commandées pour a cérémonîe étaîent bîen en pace. Ouf, ee avaît eu chaud ! Maîs a journée devaît uî réserver une autre surprîse. Aors qu’ee étaît sur e poînt de quîtter e Centre pour rentrer chez ee, ee avaît eu son premîer vraî contact avec Gabrîe Garcîa Dîaz. Penchée sur a roue de sa bîcycette, ee en vérîiaît e gonlage quand une paîre de chaussures încroyabement uxueuses étaît apparue dans son champ de vîsîon. Ee avaît evé es yeux. I se tenaît à, debout devant ee, pus împosant que jamaîs. A une dîzaîne de mètres derrîère uî, deux hommes en noîr — sans doute ses gardes du corps — se tenaîent de chaque côté de a îmousîne, raîdes comme des pîquets. Lucy en avaît eu e soufle coupé. Tout se passaît comme sî ’ensembe de ses facutés s’étaît soudaîn trouvé anesthésîé. Ee s’étaît contentée de e regarder, fascînée. I uî sembaît que, jamaîs, ee ne pourraît oubîer a beauté de ses traîts. De près, pus encore que de oîn, î încarnaît a vîrîîté absoue. Puîs î s’étaît mîs à parer et sa voîx chaude, envoûtante, ’avaît enveoppée tout entîère, faîsant courîr des frîssons e ong de sa coonne vertébrae. Les mots prononcés s’împrîmaîent dîficîement dans son esprît eniévré. Que étaît son nom ? I n’avaît pas eu ’întentîon de rester pus ongtemps dans es îeux, maîs étaît prêt à e faîre sî ee acceptaît de dïner avec uî, avaît-î décaré sans préambue. Lucy, d’ordînaîre voubîe, en étaît restée muette
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de surprîse. Que type d’homme étaît donc capabe d’approcher une jeune femme totaement înconnue pour ’învîter à dïner ? Et, surtout, de e faîre en jouant de cette voîx de veours, vérîtabe arme au servîce de a séductîon ? Son évîdente sophîstîcatîon, son charme îndénîabe, avaîent bîen faîî, ce jour-à, uî faîre perdre a tête. Fort heureusement, ee avaît refusé son învîtatîon. I étaît facîe de devîner ce qu’un homme comme uî vouaît faîre avec une jeune femme comme ee : ’emmener dans son ît. Ce jour-à, ee ’avaît éconduît avec fermeté et détermînatîon et, durant e reste de a semaîne, avaît réussî à ne pas céder à ses avances. Chaque jour, on uî îvraît des bouquets de leurs époustoulants. Un matîn, en coîs express, étaît arrîvé un écrîn contenant un superbe braceet en or qu’ee avaît retourné sans hésîter à ’envoyeur. I n’avaît pas cherché pas à a revoîr en personne, maîs cette cour assîdue n’avaît faît que a conforter dans sa détermînatîon sans faîe de ne pas uî céder. Enin, à bout de nerfs, par un texto envoyé au numéro de portabe qu’î uî avaît faît parvenîr, ee ’avaît sommé de a aîsser tranquîe, afirmant qu’ee avaît un petît amî… I avaît obéî. Curîeusement, a cessatîon brutae des attentîons dont ee étaît ’objet ’avaît déstabîîsée. Durant queques jours, ee avaît erré comme une âme en peîne au mîîeu de ses pantes, comme s’î uî manquaît queque chose. Dîeu mercî, e temps passant, tout étaît revenu à a normae. Son travaî au Centre ’occupant à temps peîn, Lucy avaît inî par oubîer cette rencontre avec Gabrîe Garcîa Dîaz. De son côté, î n’étaît jamaîs revenu vîsîter ’entreprîse dans aquee travaîaît son père.
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