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CATHY WILLIAMS Un odieux chantage
CATHY WILLIAMS
Un odieux chantage
Collection :Azur
Cet ouvrage a été publié en langue anglaise sous le titre : THE NOTORIOUS GABRIEL DIAZ
Traduction française de MONIQUE DE FONTENAY
® HARLEQUIN est une marque déposée par e Groupe Harequîn ® Azur est une marque déposée par Harequîn S.A.
Sî vous achetez ce îvre prîvé de tout ou partîe de sa couverture, nous vous sîgnaons qu’î est en vente îrréguîère. I est consîdéré comme « învendu » et ’édîteur comme ’auteur n’ont reçu aucun paîement pour ce îvre « détérîoré ».
Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. © 2013, Cathy Wîîams. © 2014, Traductîon françaîse : Harequîn S.A. 83-85, bouevard Vîncent-Aurîo, 75646 PARIS CEDEX 13. Servîce Lectrîces — Té. : 01 45 82 47 47
ISBN9782280306270— ISSN 0993-4448
1.
— Ma chérîe, peux-tu venîr e pus vîte possîbe ? Ton père et moî désîrons t’entretenîr d’une chose împortante, urgente et grave. Lucy Robîns referma son tééphone portabe, en état de choc. Sa mère ne ’appeaît que très rarement sur son îeu de travaî même sî son patron, bîenveîant, ne surveîaît pas son personne et eurs conversatîons tééphonîques. Le Botanîca Garden Center attîraît es vîsîteurs de toute a régîon. Lucy adoraît son métîer de paysa-gîste. Chaque jour, ee se rendaît à son travaî avec enthousîasme et — cerîse sur e gâteau — avec son chîen Freddy, un grîffon adorabe, joueur et affectueux, qu’ee avaît ’autorîsatîon d’emmener. Récemment, une nouvee responsabîîté venaît de uî être coniée. Enin, ee aaît pouvoîr utîîser ses connaîssances en arts graphîques acquîses à ’unîversîté pour préparer un cataogue recensant es trésors loraux du monde entîer. Ee auraît à dessîner es dîfférentes leurs et pantes décrîtes dans ’ouvrage en ajoutant à ces reproductîons sa « touche » personnee. Un paîsîr à venîr qu’ee savouraît peînement. Le coup de tééphone de sa mère ressembaît fort à un appe au secours. Après avoîr dûment avertî son coègue Vîctor du motîf de son départ, ee se précîpîta
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vers sa voîture, Freddy sur ses taons. Queques înstants pus tard, ee atteîgnaît a maîson de ses parents. Désormaîs, assîse sur e canapé dans e saon des Robîns, ee faîsaît face à son père, anéantî. — Tu veux bîen m’en dîre pus, papa ! demanda-t-ee, a gorge nouée par ’angoîsse. Que sîgnîie exacte-ment : « J’aî de gros probèmes avec es inances de ’entreprîse » ? Nîchoas Robîns, aussî rond que Ceîa, sa femme, étaît mînce, eva vers sa ie des yeux dans esques se îsaît toute a détresse du monde. — J’aî puîsé un peu d’argent dans a caîsse, î y a queques années. Un emprunt. Quand ta mère a eu cette crîse cardîaque, je suîs devenu comme fou. Nous avons faîî a perdre, rappee-toî. Je n’étaîs pus capabe de raîsonner saînement. Ee avaît tant rêvé de cette croîsîère ! Lucy éprouvaît es pus grandes dîficutés à décoder es expîcatîons embrouîées quî uî étaîent fournîes. Sur ses genoux, Freddy s’étaît endormî et ronlaît paîsîbement. De quoî s’agîssaît-î au juste ? Queques années auparavant, son père uî avaît annoncé qu’î emmenaît sa mère en croîsîère autour du monde. C’étaît e rêve de sa vîe, et peut-être a dernîère opportunîté pour eux de pouvoîr e réaîser. Lucy s’étaît étonnée. Où aaît-î trouver ’argent pour inancer un projet aussî onéreux ? Son père ’avaît rassurée. I venaît de recevoîr un bonus înattendu au travaî. Lucy ’avaît cru, heureuse de cette chance aînsî donnée à ses parents. — Puîs, pus tard, poursuîvît Nîchoas Robîn, sa santé totaement recouvrée, j’aî eu envîe de ’emmener dans une ïe paradîsîaque et terrîbement romantîque dont ee avaît vu es photographîes dans un magazîne. J’aî de nouveau puîsé dans a caîsse. Un deuxîème emprunt. J’étaîs certaîn de pouvoîr e rembourser avant
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qu’î ne soît découvert. A ’époque, je m’occupaîs seu de a comptabîîté de ’entreprîse. Maîs, comme tu e saîs, ee a été rachetée par une mutînatîonae et… Seîgneur ! Lucy ança un regard angoîssé vers sa mère. De nature fragîe, Ceîa Roberts se montreraît-ee capabe de supporter cette sîtuatîon dramatîque ? Ee en doutaît. Son attaque cardîaque avaît été sévère. Une deuxîème a condamneraît à coup sûr. Avec son père, îs vîvaîent dans ’angoîsse perpétuee d’une rechute. — Je pensaîs que rîen ne changeraît avec e rachat de Sîms par GGD maîs je me trompaîs, reconnut Nîchoas, ’aîr penaud. Sî, avant, j’étaîs e seu respon-sabe de a comptabîîté, aujourd’huî, je suîs sous a coupe de deux jeunes oups quî veuent faîre eur pace au soeî. J’aî essayé de garder a maîn sur es choses aussî ongtemps que j’aî pu, j’aî même commencé à rembourser, maîs… — Maîs ? — Ce matîn, îs m’ont convoqué. Is m’ont dît avoîr découvert certaînes îrréguarîtés et… — Et ? — … îs m’ont suggéré de prendre queques jours de congé pendant qu’îs en recherchaîent a cause. Anéantîe, Lucy ne trouvaît pas es mots pour e rassurer. Son père n’étaît pas un voeur maîs un ter-rîbe romantîque éperdument amoureux de sa femme et prêt à n’împorte quee foîe pour réaîser es rêves de cette dernîère. Nu avocat au monde n’accepteraît de défendre sa cause. I avaît puîsé dans a caîsse de ’entreprîse par excès d’amour. Quî pourraît entendre cette farîboe ? I n’y avaît pas de pace pour es hîstoîres sentîmentaes au seîn des entreprîses, encore moîns au seîn de a socîété GDD créée et dîrîgée d’une maîn de maïtre par Gabrîe Garcîa Dîaz.
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La socîété portaît ses înîtîaes. Brîant, novateur, charîsmatîque, en moîns de dîx ans, ’homme avaît faît de son entreprîse un géant înternatîona, rachetant toutes es PME concurrentes spécîaîsées dans e même domaîne. Gabrîe Garcîa Dîaz étaît un requîn avîde de dévorer es petîts poîssons menaçant d’entraver sa marche vers a réussîte. « Mon père ne représente pour uî qu’une quantîté négîgeabe et doît être punî pour a faute commîse », pensa Lucy, quî ne se faîsaît aucune îusîon. Ee sentît des gouttes de sueur perer à son front. Durant es deux dernîères années, ee avaît réussî à chasser e patron tout-puîssant et charîsmatîque de ses pensées, et voîà que es événements e faîsaîent resurgîr brusquement dans sa vîe…
Leur rencontre avaît été un pur hasard. Durant des semaînes, toutes es conversatîons de a régîon s’étaîent focaîsées sur ’achat par GDD de Sîms Eectronîcs, ’entreprîse empoyant son père. Le géant venaît au secours de a PME en dîficuté, créant au passage des empoîs. Lucy ne partageaît pas ’euphorîe générae. Certes, a créatîon d’empoîs dans cette partîe du Somerset gravement touchée par e chômage étaît une chance înespérée, maîs es grandes entreprîses, es géants înternatîonaux et autres mégacompexes ne ’întéres-saîent pas. Ee venaît d’être engagée par e Botanîca Garden Center et avaît préféré garder son enthousîasme pour cet événement d’une împortance capîtae. Ce îeu étaît faît pour ee. S’occuper des pantes, travaîer en peîn aîr au seîn d’une équîpe chaeureuse et soîdaîre a combaît de bonheur. Impatîente d’annoncer a bonne nouvee à son père, durant sa pause de mîdî,
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ee avaît sauté sur sa bîcycette pour e rejoîndre dans son entreprîse, oubîant que, ce même jour, a vîsîte du tout-puîssant patron de GDD étaît attendue par es empoyés de Sîms Eectronîcs. Ee débouchaît en trombe dans a cour de ’usîne quand ee réaîsa, un peu tard, ce quî se passaît. Sous e soeî écatant de ’été, tout e personne se trouvaît réunî autour d’un podîum où se tenaît un homme terrîbement împosant, entouré d’une haîe de gardes du corps. Les yeux de Lucy furent îrrésîstîbement attîrés par cet homme îrradîant — même à dîstance — e charîsme et a réussîte. L’attentîon de tous étaît focaîsée sur uî. Certaîns parmî es empoyés avaîent même a bouche ouverte. Tous écoutaîent reîgîeusement e dîscours prononcé. Ee se trouvaît trop oîn pour ’entendre, maîs a raîson d’une pareîe dévotîon uî parut évîdente. L’homme étaît e pus fascînant, e pus captîvant, qu’ee eût jamaîs rencontré. Grand, mînce, athétîque, avec des cheveux d’un noîr de jaîs et un vîsage aux traîts încroyabement harmonîeux, î uî faîsaît îrrésîstîbement penser aux statues d’Apoon. Ee avaît aperçu son père au mîîeu de a foue. Vêtu de son pus beau costume, î faîsaît partîe du cerce e pus proche et ne pouvaît ’apercevoîr. Bîentôt, tous es empoyés s’étaîent regroupés derrîère e grand patron pour son entrée dans e bâtîment. Comment, dans e tohu-bohu de cette journée mouvementée, avaît-ee réussî à attîrer ’attentîon du be Apoon, cea resteraît à jamaîs un mystère. L’avaît-î aperçue pédaant sur sa bîcycette ? Avaît-î tééguîdé par radîo ’homme en noîr équîpé d’une oreîette et resté en arrîère auprès des îmousînes ? Quand ce dernîer s’approcha d’ee pour uî demander quî ee étaît et ce qu’ee faîsaît à, un vent de panîque ’avaît submergée.
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I n’étaît pas questîon pour ee de mentîonner son îen de parenté de peur que son père ne subîsse es conséquences de son întrusîon întempestîve. Ee avaît dît qu’ee travaîaît pour e Botanîca Garden Center et avaît été envoyée sur es îeux ain de vérîier sî es pantes commandées pour a cérémonîe étaîent bîen en pace. Ouf, ee avaît eu chaud ! Maîs a journée devaît uî réserver une autre surprîse. Aors qu’ee étaît sur e poînt de quîtter e Centre pour rentrer chez ee, ee avaît eu son premîer vraî contact avec Gabrîe Garcîa Dîaz. Penchée sur a roue de sa bîcycette, ee en vérîiaît e gonlage quand une paîre de chaussures încroyabement uxueuses étaît apparue dans son champ de vîsîon. Ee avaît evé es yeux. I se tenaît à, debout devant ee, pus împosant que jamaîs. A une dîzaîne de mètres derrîère uî, deux hommes en noîr — sans doute ses gardes du corps — se tenaîent de chaque côté de a îmousîne, raîdes comme des pîquets. Lucy en avaît eu e soufle coupé. Tout se passaît comme sî ’ensembe de ses facutés s’étaît soudaîn trouvé anesthésîé. Ee s’étaît contentée de e regarder, fascînée. I uî sembaît que, jamaîs, ee ne pourraît oubîer a beauté de ses traîts. De près, pus encore que de oîn, î încarnaît a vîrîîté absoue. Puîs î s’étaît mîs à parer et sa voîx chaude, envoûtante, ’avaît enveoppée tout entîère, faîsant courîr des frîssons e ong de sa coonne vertébrae. Les mots prononcés s’împrîmaîent dîficîement dans son esprît eniévré. Que étaît son nom ? I n’avaît pas eu ’întentîon de rester pus ongtemps dans es îeux, maîs étaît prêt à e faîre sî ee acceptaît de dïner avec uî, avaît-î décaré sans préambue. Lucy, d’ordînaîre voubîe, en étaît restée muette
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de surprîse. Que type d’homme étaît donc capabe d’approcher une jeune femme totaement înconnue pour ’învîter à dïner ? Et, surtout, de e faîre en jouant de cette voîx de veours, vérîtabe arme au servîce de a séductîon ? Son évîdente sophîstîcatîon, son charme îndénîabe, avaîent bîen faîî, ce jour-à, uî faîre perdre a tête. Fort heureusement, ee avaît refusé son învîtatîon. I étaît facîe de devîner ce qu’un homme comme uî vouaît faîre avec une jeune femme comme ee : ’emmener dans son ît. Ce jour-à, ee ’avaît éconduît avec fermeté et détermînatîon et, durant e reste de a semaîne, avaît réussî à ne pas céder à ses avances. Chaque jour, on uî îvraît des bouquets de leurs époustoulants. Un matîn, en coîs express, étaît arrîvé un écrîn contenant un superbe braceet en or qu’ee avaît retourné sans hésîter à ’envoyeur. I n’avaît pas cherché pas à a revoîr en personne, maîs cette cour assîdue n’avaît faît que a conforter dans sa détermînatîon sans faîe de ne pas uî céder. Enin, à bout de nerfs, par un texto envoyé au numéro de portabe qu’î uî avaît faît parvenîr, ee ’avaît sommé de a aîsser tranquîe, afirmant qu’ee avaît un petît amî… I avaît obéî. Curîeusement, a cessatîon brutae des attentîons dont ee étaît ’objet ’avaît déstabîîsée. Durant queques jours, ee avaît erré comme une âme en peîne au mîîeu de ses pantes, comme s’î uî manquaît queque chose. Dîeu mercî, e temps passant, tout étaît revenu à a normae. Son travaî au Centre ’occupant à temps peîn, Lucy avaît inî par oubîer cette rencontre avec Gabrîe Garcîa Dîaz. De son côté, î n’étaît jamaîs revenu vîsîter ’entreprîse dans aquee travaîaît son père.
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