Un passé scandaleux - En gage d'amour - Un jour de chance (Harlequin)

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Un passé scandaleux, Carole Mortimer
Lucas est furieux. Comment sa mère a-t-elle pu accepter d’être interviewée par cette Leonore Winston ? Il ne manquerait plus que la jeune biographe obtienne des révélations sur les secrets de leur famille ! Ou pire, qu’elle cherche à découvrir l’identité de son père… Aussi Lucas est-il déterminé : il ne laissera pas une inconnue, si séduisante soit-elle, se mêler de sa vie privée !

En gage d’amour, Julianna Morris


Qu’arrive-t-il à Katrina ? Depuis quelque temps, Dylan remarque un subtil changement d’attitude chez sa meilleure amie. Quand ils se voient, elle est chaque fois un peu plus avenante et sexy. Un matin, il comprend tout : Katrina veut absolument qu’il l’épouse ! Car si elle n’est pas mariée avant son prochain anniversaire, elle devra renoncer à son héritage...

Un jour de chance, Melissa James


En participant à un jeu de hasard, Abigail ne s’imaginait pas gagner une somptueuse demeure. Et encore moins que la loterie éditerait deux billets gagnants, l’obligeant ainsi à partager son prix avec un inconnu ! Bien décidée à démêler la situation, et à ne pas se laisser souffler la moitié de son prix, elle se présente chez son odieux rival, un certain Ben Capriati…
Publié le : mercredi 10 mars 2010
Lecture(s) : 27
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280290432
Nombre de pages : 480
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1.

— Docteur Leonora Winston, je présume ?

Surprise, Leonore leva la tête en direction de la voix. En face d’elle, sur le seuil de la pièce où une domestique l’avait fait entrer quelques minutes plus tôt, un homme venait d’apparaître. Il aurait été extrêmement séduisant sans son air méprisant. Grand et mince, il aurait même pu être qualifié de beau avec ses yeux verts, son teint mat et ses cheveux d’un noir de jais s’il ne s’était montré aussi arrogant, songea Leonore dont le sourire s’effaça immédiatement.

Peut-être avait-il voulu faire preuve d’humour en reprenant à son compte la célèbre phrase de l’explorateur Stanley à l’arrivée du Docteur Livingston mais son trait d’esprit était tombé à plat. En effet, pour sa famille et ses nombreux amis, Leonora était Leonore ou même, parfois, tout simplement Leo. Par ailleurs, si Stanley avait été heureux d’accueillir Livingstone, de toute évidence, le nouveau venu n’était pas ravi de la présence de Leonore chez lui, bien au contraire !

Son mécontentement se devinait à sa façon de s’adresser à elle, à sa manière de la dévisager sans la moindre indulgence. Incapable de comprendre ce que pouvait bien lui reprocher un homme qu’elle voyait pour la première fois, Leonore lui retourna hardiment son regard.

— Monsieur Lucas Richmond, je présume ? lança-t-elle à son tour.

Refusant de se laisser intimider, elle continua à le fixer sans ciller. Elle ne le connaissait pas mais avait déjà eu l’occasion de rencontrer ce genre d’individus. Dès l’instant où elle l’avait aperçu, elle l’avait catalogué comme un rustre et un malotru.

— Pour vous, tout cela est très drôle, Docteur Winston mais…

— Je vous en prie, appelez-moi Leonore ! l’interrompit-elle avec vivacité. Détrompez-vous, la situation ne m’amuse pas du tout, poursuivit-elle plus bas. Pour ne rien vous cacher, je n’ai nulle envie de rire mais je suis intriguée par votre attitude, je l’avoue.

Immobile sur le seuil, Lucas Richmond esquissa une moue désabusée.

— Pourquoi donc ? Parce que vous attendiez ma mère et êtes étonnée de me voir à sa place ? Ne vous inquiétez pas, elle ne devrait plus tarder. La réputation de Rachel n’est plus à faire. Chez elle, c’est un principe : elle est systématiquement en retard à tous ses rendez-vous ! précisa-t-il sans dissimuler son irritation. Je tenais à vous parler avant son arrivée, conclut-il en pivotant pour refermer la porte derrière lui.

Immobile devant la baie vitrée, Leonore sentait le soleil lui réchauffer les épaules et le dos. Pourtant, elle se surprit à frissonner comme si la présence de Lucas Richmond suffisait à faire chuter la température de la pièce de plusieurs degrés.

Il avait décidément beaucoup de charme avec ses prunelles d’un vert très pâle, ses cheveux bruns coupés courts, sa haute taille et ses larges épaules. Tout de noir vêtu, il avait l’air sombre et vaguement menaçant, se dit Leonore, étonnée du trouble qu’elle ressentait. Certes, Lucas Richmond n’était pas franchement sympathique mais son humeur actuelle n’avait probablement rien à voir avec elle. Il avait sans doute mauvais caractère ou venait de passer une journée éprouvante.

Au prix d’un effort, la jeune femme réussit à sourire.

— Tout ceci est un malentendu et…

— Si malentendu il y a, il est de votre fait, Docteur Winston ! riposta Lucas Richmond sans la laisser finir. Comment êtes-vous parvenue à obtenir ce rendez-vous avec ma mère ? Je l’ignore, mais laissez-moi vous dire que…

— Monsieur Richmond…

— Ma mère n’accorde aucune interview, ne reçoit jamais de journalistes et encore moins de…

— Je ne suis pas journaliste ! s’écria Leonore avec indignation.

— … de biographes, conclut Lucas Richmond avec un plaisir évident. Il vous est facile d’imaginer pourquoi…

Certes, ce n’était pas difficile. Une de ces raisons était la publication d’une biographie non autorisée de Rachel Richmond qui avait fait scandale deux ans auparavant. Rempli d’inexactitudes et de vagues spéculations, flirtant avec la diffamation sans éclaircir pour autant les nombreuses zones d’ombre de la vie mouvementée de la star, l’ouvrage avait été un succès de librairie. L’autre raison était l’existence même de l’homme qui se tenait devant elle, Leonore en était parfaitement consciente.

A trente-sept ans, Lucas Richmond écrivait pour le cinéma et le petit écran. Il jouissait d’une certaine notoriété et avait obtenu plusieurs récompenses pour des séries télévisées. Bref, non content d’être beau et séduisant, il était également riche et célèbre. Beaucoup d’hommes auraient été heureux de l’avoir pour fils. Et pourtant, l’identité de son père demeurait un mystère…

Comédienne, vedette de cinéma depuis plus de cinquante ans, Rachel Richmond ne s’était jamais mariée. Jamais non plus elle n’avait levé le voile sur le secret de la naissance de son fils. A l’époque, dans les années soixante, une star devait mener une vie irréprochable. Etre mère célibataire aurait pu mettre un terme à sa carrière mais Rachel avait su braver l’opinion et conserver l’amour de son public. Souriante et discrète, elle avait pleinement assumé sa maternité. Bien vite, elle était devenue un modèle pour toutes les autres mères, une véritable idole pour ses fans toujours plus nombreux à venir l’applaudir.

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