Un play-boy à aimer (Harlequin Azur)

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Un play-boy à aimer, Amanda Browning

Depuis qu'une tragédie l'a frappée, Aimi a volontairement renoncé à l'existence insouciante et superficielle qu'elle menait jusqu'alors, et s'est même enlaidie pour ne plus attirer sur elle l'attention des hommes. Mais lorsqu'elle fait la rencontre de Jonas Berkeley, Aimi est touchée malgré elle par le charme irrésistible de cet homme à la réputation de don Juan. Pourtant, malgré la force de son désir, elle refuse de céder à cette attirance. Car elle ne peut oublier le terrible drame qui hante ses nuits et l'empêche de s'abandonner à l'amour...

Publié le : mardi 1 décembre 2009
Lecture(s) : 22
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280272582
Nombre de pages : 160
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1.

En cette soirée d’été particulièrement torride, Aimi Carteret se trouvait assise à la table de Michael et Simone Berkeley, partageant avec eux un savoureux repas. A son côté se tenait Nick, un homme aux manières exquises, avec qui elle entretenait une relation chaleureuse et amicale. Nick était un chirurgien de talent, comme l’avaient été, avant lui, son père et son grand-père. En face d’elle, avaient pris place Paula, la sœur de Nick, et son mari, James Carmichael.

Six mois auparavant, Nick avait engagé Aimi comme assistante afin de l’aider à organiser et à gérer une vie professionnelle trépidante. En effet, en plus du temps passé dans le bloc opératoire, Nick donnait des cours à la faculté de médecine, faisait de nombreuses apparitions sur les plateaux de télévision et avait même commencé à écrire un livre sur l’histoire de sa famille.

S’il n’était pas tout à fait à la hauteur de ses diplômes, ce poste d’assistante ne déplaisait pas à Aimi, et elle était reconnaissante à Nick de le lui avoir procuré. Par les temps qui couraient, trouver un emploi à la sortie de l’université se révélait un défi de plus en plus difficile à relever.

Elle consacrait beaucoup de temps à son travail, et Nick ne tarissait pas d’éloges sur son efficacité. En fait, elle était surtout heureuse de pouvoir occuper utilement ses journées, sa vie privée étant désormais désespérément vide.

Il n’en avait pas toujours été ainsi. Dans le passé, Aimi avait mené une vie insouciante, allant de fête en fête, et collectionné les aventures amoureuses sans lendemain. Mais, un jour, neuf ans plus tôt, une tragédie lui avait fait reléguer cette vie aux oubliettes. Le terrible sentiment de culpabilité qu’elle avait éprouvé après le drame survenu à ce moment avait transformé l’adolescente farfelue en une femme qui, désormais, s’interdisait tout écart de conduite.

Après cette épreuve qui l’avait marquée à tout jamais, Aimi s’était jetée à corps perdu dans les études universitaires pour tenter d’oublier. Passionnée d’histoire, elle avait accumulé les diplômes, mais, les débouchés dans ce domaine étant restreints, elle avait été heureuse de trouver ce poste d’assistante auprès de Nick, en attendant mieux.

« Si mes anciens amis me voyaient aujourd’hui, pensa-t-elle, ils ne me reconnaîtraient pas ! »

Elle n’utilisait plus aucun maquillage alors qu’elle se plaisait auparavant à mettre en valeur ses yeux vert émeraude et le dessin de sa bouche bien ourlée. Autrefois, elle laissait retomber en cascade sur ses épaules son abondante chevelure blonde. Aujourd’hui, elle la relevait en un chignon strict et sévère.

A l’université, elle avait même porté des lunettes alors qu’elle n’en avait nul besoin, un stratagème pour tenir les garçons à distance. Elle était dans ce lieu pour étudier, pas pour s’amuser. La tragédie qui hantait encore ses nuits avait mis un terme à son insouciance passée. Son seul désir, désormais, était de se fondre dans le décor et de passer inaperçue.

L’adolescente uniquement occupée à se parer et à flirter lui était devenue totalement étrangère.

Dotée de la beauté naturelle de sa mère, Marsha Delmont — une comédienne de renom —, elle n’avait eu aucun mal à collectionner les conquêtes, rejetant les hommes sitôt qu’elle les avait séduits. Ils n’étaient pour elle que des objets de plaisir dont elle se séparait quand ils commençaient à la lasser.

Et puis, il y avait eu ce séjour au ski, en Autriche, au cours duquel sa meilleure amie, Lori, avait perdu la vie.

Depuis ce jour tragique, avec une stricte détermination, Aimi avait mis la sienne en sommeil. Elle ne s’autorisait plus aucune réjouissance, une manière de se punir pour sa responsabilité dans la mort de son amie.

Ce week-end à la campagne serait consacré au travail. Nick lui avait demandé de l’accompagner dans la maison de ses parents, située à une centaine de kilomètres de Londres, afin qu’elle puisse rassembler et classer tous les documents concernant la famille, stockés dans leur bibliothèque. Mais, dans leur extrême gentillesse, les parents du jeune chirurgien l’avaient reçue comme une amie. Ils organisaient un week-end festif regroupant tous les membres de leur famille et lui avaient demandé de bien vouloir se joindre à eux.

Assise à table, écoutant la conversation, y participant parfois, Aimi était heureuse d’avoir finalement accepté la chaleureuse invitation. Cela lui rappelait le temps de son insouciance passée, le temps où elle riait et s’amusait sans penser au lendemain.

Ce temps-là était révolu. Aimi avait résolument mis un point final à sa vie dissolue. Elle n’avait plus le droit de s’amuser. Elle devait payer pour ce qui s’était passé lors de ce week-end en Autriche !

A cet instant, tout le monde riait, en réponse à ce que venait de raconter Paula. Aimi, elle-même, trouvait l’histoire si drôle qu’elle riait aux larmes, ce qui ne lui était pas arrivé depuis des lustres. Elle tamponnait ses yeux avec sa serviette quand le carillon de la porte d’entrée tinta.

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