Un play-boy à conquérir - Au défi de la passion - Une situation explosive (Harlequin)

De
Publié par

Un play-boy à conquérir, Miranda Lee

Dès l'instant où elle a croisé le profond regard brun d'Antonio Scarlatti, Paige est tombée amoureuse de cet homme au charme magnétique et viril. Aussi est-elle folle de joie lorsque celui-ci commence à lui faire une cour assidue. Toute à son bonheur, elle ne peut cependant s'empêcher de douter : le soudain intérêt d'Antonio à son égard n'est-il pas dû uniquement au fait qu'elle est la fille de son patron ?

Au défi de la passion, Patricia Thayer

Lorsqu'il apprend que son père a l'intention de léguer la totalité de l'empire Garrison au premier de ses fils qui se mariera et aura un enfant, Griff Garrison est consterné. En effet, habitué à la vie solitaire, il n'a pas la moindre intention de se marier. Mais il n'a aucune envie non plus de voir le ranch familial, son seul et véritable foyer, tomber entre les mains de son demi-frère. Il doit donc se trouver une épouse... au plus vite !

Une situation explosive, Kate Hoffmann

Nick Callahan, est typiquement le genre d'homme que Jillian déteste. Les cheveux en bataille, le jean usé jusqu'à la corde, il affiche un air décontracté et sûr de lui en toutes circonstances, et ne cesse de se moquer d'elle. L'idée de devoir cohabiter avec lui, même pour quelques jours, lui est donc tout simplement insupportable.

Publié le : dimanche 15 mars 2009
Lecture(s) : 22
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280275927
Nombre de pages : 480
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
1.

Quand le gros porteur se posa sur l’aéroport de Mascot avec vingt minutes de retard, Antonio Scarlatti, directeur de la branche européenne de Fortune Productions, fut l’un des premiers passagers à débarquer. Rien dans sa mise ne laissait deviner qu’il venait d’effectuer un épuisant vol de vingt-deux heures entre Londres et Sydney : son superbe costume gris était parfaitement lisse, tout comme ses épais cheveux noirs disciplinés autour de son visage rasé de frais. Ses yeux sombres étaient brillants et reposés.

Voyager en première classe présentait certains avantages… dont Antonio n’avait pas toujours joui, loin de là. Il se souvenait encore de l’époque où il occupait un poste beaucoup moins prestigieux, et où il était contraint de voyager en classe économique, au coude à coude avec ses voisins. Il n’avait pas oublié non plus le regard de mépris que les gens, à son arrivée, jetaient sur ses vêtements fripés.

Antonio n’avait aucune intention de revenir en arrière. Il s’était hissé jusqu’au sommet et comptait bien s’y maintenir. Le monde appartenait aux battants et aux riches. A trente-quatre ans, il avait enfin réussi à être les deux.

La limousine de la société l’attendait à l’endroit habituel, moteur en marche. Antonio ouvrit la portière arrière et se glissa à l’intérieur, savourant le confort de l’air conditionné.

— Bonjour, Jim, dit-il au chauffeur.

— Bonjour, Tony.

Antonio sourit. Pas de doute, il était bien de retour en Australie. A Londres et dans toute l’Europe, ses chauffeurs l’appelaient « M. Scarlatti » mais ici, cette formule de politesse n’avait pas cours, surtout entre des personnes qui se connaissaient depuis longtemps.

Avec un soupir de soulagement, Antonio s’installa sur le siège de cuir souple. Quel bonheur de rentrer chez soi et d’oublier pour une quinzaine de jours le tourbillon des affaires ! Son contrat de travail stipulait qu’il pouvait prendre deux semaines de repos tous les trois mois. Pour lui qui travaillait sept jours sur sept, cette pause se révélait indispensable, car assurer la vente et la promotion des émissions de télévision de Fortune Productions auprès des innombrables chaînes publiques et câblées d’Europe était un travail épuisant.

— Conduisez-moi directement chez moi, Jim, dit-il en fermant les yeux.

Quelques années plus tôt, il s’était offert un luxueux appartement avec vue sur le port et il avait hâte d’en retrouver l’intimité et le confort. Durant ces deux derniers jours, négociations et réunions interminables s’étaient succédé à une cadence infernale, et Antonio avait besoin de calme et de silence.

— Pas tout de suite, Tony, répondit le chauffeur. Le patron vous attend pour le petit déjeuner.

Poussant un gémissement sourd, Antonio ouvrit les yeux, espérant qu’il ne s’agissait pas de l’un de ces brunchs mondains auxquels Conrad était souvent convié.

— Et où suis-je attendu ? demanda-t-il d’un air agacé.

— Au Taj Mahal.

— Ouf ! Je préfère ça !

Le Taj Mahal était le surnom impertinent donné par Jim à la maison que Conrad Fortune possédait à Darling Point. Et de fait, il convenait parfaitement à cette demeure gigantesque au luxe tapageur, entourée d’un immense parc et située dans l’un des quartiers résidentiels les plus huppés de la banlieue est de Sydney.

Si cette bâtisse était sans nul doute un temple du mauvais goût, elle n’en était pas moins réellement imposante : la façade comptait plus de colonnes que le Colisée, le salon plus de marbres que le British Museum, tandis que statues romantiques et fontaines sculptées dominaient le paysage alentour. A l’arrière du bâtiment se trouvait un jardin en terrasses, plus discret, abritant une piscine chauffée à l’énergie solaire et deux courts de tennis.

— Avez-vous la moindre idée de ce que le patron me veut, Jim ? demanda Antonio.

— Aucune, rétorqua le chauffeur, laconique.

Antonio décida de ne pas se poser trop de questions. Il verrait bien…

*  *  *

Un quart d’heure plus tard, la limousine s’arrêtait en douceur devant le grand escalier menant à l’entrée principale. Jim vint ouvrir la portière à son passager.

— Vous n’en aurez pas besoin, lui souffla-t-il au moment où Antonio tendait la main vers son ordinateur portable.

Antonio lui lança un regard aigu. Ainsi, le chauffeur savait ce qui se tramait, et ce n’était visiblement pas d’ordre professionnel. De plus en plus étrange…

Ce fut Evelyn, la gouvernante, qui vint ouvrir. Elle approchait de la cinquantaine et, comme toutes les femmes de la maisonnée, était peu séduisante. Conrad, après une expérience malheureuse avec une femme de chambre un peu trop jolie — et très ambitieuse —, avait décidé de ne plus héberger de créatures tentatrices. Ce qui ne signifiait pas qu’il vivait en moine : malgré ses soixante-dix ans tout proches, il était toujours très intéressé par le sexe opposé, ainsi qu’en témoignaient les trois maîtresses qu’il entretenait à Sydney, à Paris et aux Bahamas.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.