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Travaller dans la polce état pour ans dre une affare de famlle. C’état encore plus vra mantenant que lu, le reste de sa fratre et leur père avaent la preuve rréfutable qu’ls consttuaent une branche récemment découverte du clan Cavanaugh. Sans cela, le leutenant Logan Cavanaugh, auparavant connu sous le nom de Logan Cavell, se serat peut-être lassé tenter par un changement de carrère. Certes, Logan l’admettat volonters, l amat être pol-cer. Il amat l’dée que, à sa façon, l contrbuat à lutter pour la bonne cause et à redresser les torts. Tout comme ses frères et ses sœurs, l consttuat une premère lgne de défense qu donnat aux ctoyens d’Aurora le sentment d’être protégés. Cela dt, ce méter avat parfos un nconvénent majeur : des horares qu le rendaent fou. Dans l’absolu, sa journée de traval ressemblat à celle qu’on pouvat attendre d’un médecn. Les médecns et les enquêteurs de polce avaent un pont commun : ls étaent censés être jognables à tout moment. Sauf qu’un docteur gagnat beaucoup plus d’argent que lu, songea Logan sombrement. Au volant de sa voture, l se rendat à l’adresse où son supéreur venat de l’envoyer. Au derner moment, l’homme avat torpllé la sorée que Logan avat prévu de passer en charmante compagne. Au leu de proiter de sa voluptueuse camarade de jeux, volà qu’l se retrouvat seul.
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Une mnute… Ren qu’une satanée pette mnute. Soxante secondes qu l’avaent séparé de la in de sa journée. Avec, au terme du compte à rebours, la promesse d’une sorée consacrée au plasr des sens. Il avat déjà étent son ordnateur. Stacy, fasant preuve d’une rare ponctualté, l’avat rejont dans la salle de traval de la brgade. Dès qu’elle avat franch le seul, tous les hommes présents dans les parages n’avaent plus eu d’yeux que pour elle. Stacy, avec ses hanches dvnes et sa bouche dabo-lque, pouvat rendre un eunuque fou de désr ren qu’en traversant une pèce. Logan avat prévu de l’emmener dîner, pus danser, avant de goûter aux plasrs d’une nut de sexe débrdé. L’asprante mannequn blonde état tout à fat son genre de femme : splendde, passonnée et peu désreuse de s’engager dans une relaton séreuse. La sorée s’annonçat plus que parfate. Mas au moment où l s’apprêtat à sortr dans le coulor, son supéreur l’avat convoqué, l’oblgeant à s’élogner de la porte qu le menat vers la lberté. De toute façon, l n’aurat pas vrament réuss à s’échapper pour de bon, pensa-t-l avec résgnaton. Il crspa les mans sur le volant au pont de fare blanchr ses jontures. Même s’l avat eu l’occason de proiter des fabuleux attrbuts physques de Stacy, ls auraent sûrement été nterrompus en plens ébats par la sonnere de son téléphone. Logan aurat dû s’arracher aux bras de sa maîtresse et renoncer aux plasrs qu l’attendaent ain de répondre à l’appel du devor. S on avat beson de lu, l n’avat pas le chox. C’état auss smple que cela, une des dures réaltés du méter de polcer. Autrement dt, au leu de ilet mgnon pour le dîner, l allat devor se contenter des dernères parts de pzza frode
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qu traînaent dans son réfrgérateur. Et au leu d’avor une femme sexy dans son lt, l allat dormr seul. En tout cas, s’l parvenat à dormr… Depus quatre ans qu’l travallat à la brgade crmnelle, l savat comment les choses pouvaent se passer. Certanes enquêtes progres-saent lentement, dans la douleur, un ndce après l’autre. Et pus, parfos, l’affare prenat aux trpes dès l’arrvée sur la scène de crme, et l’enquêteur fasat le serment de résoudre tout ce qu devat l’être, qutte à se tuer à la tâche. Le jour avat lassé place à la nut. Tout en cherchant le bon mmeuble, Logan contnuat à regretter de ne pas avor un méter avec des heures ixes, où la in de la journée sgniat vrament la in de la journée. Mas cela ne servat à ren de se morfondre. De toute façon, l avat déjà arrangé la stuaton avec Stacy. Avec la promesse que ce n’état que parte remse, elle avat ausstôt perdu sa jole moue boudeuse et retrouvé son entran. Il ne put retenr un pett rre amusé. Il n’aurat pas été surprs qu’elle ne comprenne pas l’expresson. Elle ne brllat pas par son ntellgence mas, heureusement, l ne la fréquentat pas pour cela. A force d’être constamment sur le qu-vve dans son envronnement professonnel, l apprécat les moments où l pouvat décompresser et lasser son cerveau se reposer. Une fos arrvé à la bonne adresse, Logan vt qu’l n’y avat aucune place dsponble le long du trottor. Il hésta à rejondre le parkng stué quelques centanes de mètres plus lon, pus décda de se garer en double ile. Avec un peu de chance, l n’aurat pas beson de rester sur place trop longtemps. Les nformatons qu’on lu avat données étaent vagues, mas l s’agssat apparemment d’un sucde. Une fos qu’l aurat vérié qu’aucun doute n’état possble, Logan pourrat peut-être retrouver Stacy et proiter au mons de la seconde parte de la sorée. Après tout, c’état la seule
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chose qu’ls attendaent vrament l’un de l’autre : une agréable parte de jambes en l’ar, et quelques mnutes de répt lon de leurs tracas quotdens. A cette pensée, l sourt, pus sortt de la voture et la verroulla. L’appartement de la vctme se trouvat au deuxème étage. Dès qu’l sortt de l’ascenseur, Logan s’aperçut qu’l n’avat pas beson d’étuder la dsposton des leux ou les numéros des appartements pour repérer celu où ses servces étaent requs. Le ruban jaune et le polcer stoïque posté devant la porte étaent explctes. Le vsage fatgué de l’homme lu étant vaguement famler, Logan le salua d’un hochement de tête. Leurs chemns avaent dû se croser à un moment ou un autre, songea-t-l. — Est-ce que mon père est déjà arrvé ? Sa queston état purement rhétorque. Certes, la journée oficelle état pour ans dre termnée, mas son père, le responsable de l’équpe de jour du laboratore de polce scentique, état plus que dévoué à son traval. Il avat transms son éthque professonnelle à Logan et à ses autres enfants, ben avant qu’ls ne découvrent leurs lens de parenté avec les Cavanaugh. Le ruban jaune qu barrat l’entrée conirmat ce qu’l pensat. Son père et quelques membres de son équpe étaent à l’ntéreur, repérant et prélevant le mondre ndce avec une précson nmagnable pour le commun des mortels. Le polcer, qu s’appelat Dale Hanlon, s Logan avat bonne mémore, secoua la tête. — Non, pas encore. Surprs, Logan se tourna vers lu. A mons que pluseurs crmes n’aent été comms au même moment, ce qu ne s’état pas encore produt à Aurora cette année, son père état généralement aux côtés de son équpe à chaque nterventon.
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Tout cela n’avat aucun sens… — Alors qu a gelé la scène ? demanda-t-l. — C’est mo. La vox fémnne, basse et maîtrsée, venat de derrère lu. Une vox plus adaptée à un dîner ntme qu’à une scène de crme, songea Logan en fasant volte-face. Il plongea le regard dans les yeux les plus trstes qu’l at jamas vus. Ils étaent auss ncroyablement bleus, d’une pureté sans parelle. Ce qu état en so plutôt exceptonnel, étant donné le nombre de Cavanaugh dotés d’yeux bleus, aux nuances dverses et varées. Logan découvrt ensute un vsage en forme de cœur, à la beauté sasssante. Du genre à nsprer des mllers de chansons d’amour, ne put-l s’empêcher de penser. Parfos, ce boulot avat décdément des avantages. — Vous fates parte de l’unté d’enquête de la polce scentique ? demanda-l. Il examna rapdement la jeune femme blonde, au tent pâle et au physque élancé qu se tenat devant lu. — Ou est-ce que vous avez seulement un fable pour le ruban de balsage ? ajouta-t-l d’un ton ronque, dans l’espor de détendre l’atmosphère. Elle semblat beaucoup trop séreuse pour quelqu’un d’auss jeune. Logan le savat, ce méter, et cette étape en partculer, pouvat bouleverser les gens s’ls ne prenaent pas de précautons pour se protéger. Un nstant déstablsée par l’atttude désnvolte de l’nconnu, Destny le dévsagea. S le polcer à la porte n’avat pas essayé de l’empêcher d’entrer, cela sgniat que l’homme fasat sûrement parte des forces de l’ordre d’Aurora. Génal…, songea-t-elle. C’état ben sa chance. On lu avat envoyé un enquêteur effronté et arrogant qu avat l’ar amoureux du son de sa propre vox et, très probablement,
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de l’mage que lu renvoyat le mror tous les matns. Avec ses cheveux bruns et ses yeux verts, l état très sédusant, et l en état sûrement conscent. Ce genre d’homme ne lu état pas étranger et, pour l’nstant, c’état ben la dernère chose qu’l lu fallat. Elle avat beson d’un professonnel, pas d’un top model. — Je sus de l’unté d’enquête de la polce scentique, réplqua-t-elle d’une vox grave et ferme qu la surprt elle-même. Elle parvenat tout juste à garder le contrôle de ses émotons. Une parte d’elle-même avat toujours du mal à crore à ce qu arrvat. Pour le reste, elle avat l’mpresson de sombrer lentement dans un état second et d’être prête à s’effondrer au mondre nstant. Elle devat tenr le coup. S elle craquat, elle ne pourrat pas ader Paula. Une résoluton plus qu’ronque, songea-t-elle. Après tout, à ce stade, plus ren ne pouvat ader Paula. Ren n’allat ramener sa pette sœur à la ve. Destny dut prendre sur elle pour ne pas lasser lbre cours à son chagrn et à sa colère. Logan hocha la tête, acceptant sans dscuter le statut de la belle nconnue. — J’a l’mpresson qu’l s’agt d’une affare facle à résoudre. La vctme s’est sucdée, déclara-t-l, répétant ce que son supéreur lu avat dt. Esqussant un sourre qu’l savat partculèrement enjôleur, l demanda : — Comment se fat-l que je ne vous ae jamas vue auparavant ? Il n’aurat sûrement pas oublé une femme dotée d’un physque auss avantageux. Il état prêt à parer que, s elle dagnat sourre, elle serat encore plus rrésstble. Malgré sa mne sombre, elle dégageat quelque chose d’envoûtant. — Vous êtes nouvelle dans l’équpe ?
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Destny ne prt pas la pene de répondre aux dernères questons du polcer. S les crconstances avaent été dffé-rentes, elle aurat été plus qu’ntéressée par l’attenton qu’l lu portat. Elle n’état pas contre passer un bon moment de temps en temps, tant qu’aucune promesse n’état échangée n attendue. Elle état marée à son traval, or la plupart des hommes qu’elle avat rencontrés voulaent passer en premer dans la ve d’une femme, pas en second. Pour le moment, elle devat consacrer toute son énerge à ne pas craquer et, plus mportant encore, à découvrr qu s’en état prs à sa sœur. — Ce n’est pas un sucde, réplqua-t-elle fermement. Alors qu’l état sur le pont de marcher jusqu’au corps, qu’l apercevat un peu plus lon, Logan se retourna pour la dévsager. Elle afichat une expresson ntense, et son ton n’admettat pas de réplque. — Qu’est-ce qu vous fat dre ça ? demanda-t-l, l’en-quêteur en lu prenant le dessus sur le play-boy. Avez-vous trouvé quo que ce sot ndquant que cette femme a été assassnée ? — Pas encore, répondt-elle sans desserrer les dents. Mas c’est ben mon ntenton. Cette fos, c’état oficel, songea Logan. Il nageat en plene confuson. Passat-l à côté de quelque chose ? Que sgniat ce « pas encore » ? Que savat-elle qu’l gnorat ? Il détestat être à la traîne. — S ren ne contredt la thèse du sucde, alors pourquo croyez-vous que ce n’en est pas un ? — Parce qu’elle ne se serat jamas sucdée, lança-t-elle farouchement. Sa curosté pquée au vf, Logan étuda la jole blonde. Elle n’avat pas beson de vêtements moulants pour être beaucoup plus attrante que Stacy, constata-t-l. Elle ne dégageat pas un sex-appeal exacerbé, mas une sorte de
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promesse subtle qu commençat à l’ntrguer prodgeu-sement. Mas l état payé pour résoudre des affares, pas pour médter sur les belles femmes qu afirmaent des choses sans fondement. Il s’oblgea à se concentrer sur ce que l’enquêtrce venat de dre, et pas sur ses lèvres à la courbe presque parfate. — Et vous le savez parce que… ? Elle releva le menton d’un ar de déi. — Parce que c’est ma sœur. Logan mt une seconde à assmler l’nformaton. — Vous n’avez pas été envoyée c par le servce, n’est-ce pas ? devna-t-l. Non, en effet, songea Destny. Elle état venue pour trouver des réponses, et s’état retrouvée confrontée à une affreuse queston : qu avat tué Paula ? — C’est mo qu a passé l’appel, déclara-t-elle. L’ensemble de la sorée lu fasat l’effet d’un mauvas rêve. Après avor fondu en larmes en comprenant que ren ne pourrat ramener Paula à la ve, elle avat in par se calmer. Au leu d’alerter les secours comme l’exgeat le protocole, elle avat téléphoné à son chef. En entendant la vox de Sean Cavanaugh, elle avat fall se remettre à pleurer. Mas elle état parvenue à se maîtrser, assez longtemps en tout cas pour lu décrre ce qu’elle avat trouvé en entrant chez sa sœur. Sean avat prs les choses en man, déclenchant la procédure habtuelle. Il lu avat proms de la rejondre le plus vte possble et lu avat demandé de ne pas qutter l’appartement. Comme s elle en état capable… Ben sûr, n’ayant pas connassance de cette conversaton, le polcer ne voyat pas les choses du même œl. — Vous ne pouvez pas rester c, afirma-t-l. En un nstant, Logan abandonna ses ars de jeune homme nsoucant et fêtard pour redevenr le leutenant de
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la brgade crmnelle joussant d’une excellente réputaton professonnelle qu’l état. Il vt les épaules mnces de l’enquêtrce se radr comme s’l lu avat donné un coup de tsonner chauffé à blanc. Elle lu fasat penser à un soldat, pusant dans ses ressources pour supporter les épreuves. Presque ensorcelé, l observa la lueur de colère qu brllat dans ses yeux bleus. — Il est hors de queston que je m’en alle, rétorqua-t-elle sèchement. C’est ma pette sœur, la seule famlle qu’l me reste. Qu’l me restat…, corrgea-t-elle d’une vox étranglée. Quelqu’un l’a tuée, et j’a ben l’ntenton de découvrr qu. Ayant lu-même des frères et sœurs, Logan n’avat aucun mal à se mettre à sa place. Cela dt, elle devat quand même partr. — Je comprends ce que vous ressentez, mas vous devez vous ier… — A qu ? coupa Destny. A vous ? Aux professonnels ? poursuvt-elle, lu ôtant les mots de la bouche. J’en fas justement parte. C’état peut-être vra, mas elle semblat oubler un facteur mportant… à mons qu’elle ne fasse semblant de l’gnorer. — Vous êtes personnellement mplquée. — Ça, c’est le mons qu’on pusse dre, réplqua-t-elle en lu lançant un regard nor. Et aucun règlement ne m’obl-gera à rester sur la touche comme un cvl qu n’y connaît ren. Je ne vas pas me contenter d’espérer que d’autres personnes trouvent un ndce concernant l’assassn de ma sœur… surtout s elles ne le cherchent même pas. — Hé, attendez un peu… Elle n’avat pas l’ar dsposée à écouter ses arguments, à en juger par la façon dont elle l’nterrompt : — Il y a une mnute, vous étez prêt à conclure à un
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sucde. Vous allez vous ier à ce que vous voyez… ou croyez vor. Seulement jusqu’à un certan pont, songea Logan. Pour qu se prenat-elle, à crtquer son traval alors qu’elle ne l’avat jamas vu à l’œuvre ? Elle état peut-être belle, mas elle avat beson d’entendre certanes vértés et d’être remse à sa place. — Pas s l’autopse contredt la thèse du sucde, déclara-t-l. « L’autopse »… Le mot résonna en Destny, évoquant un scénaro atroce : quelqu’un qu découpat sa pette sœur, qu prélevat ses organes, les pesat, les examnat, avant de les remettre sans ménagement à l’ntéreur de son corps comme des veux mouchors usagés. Sans prévenr, une vague de souffrance la submergea. Logan vt une expresson horriée se pendre brèvement sur les trats ins de la jeune femme. Elle reprt vte conte-nance, mas l ne put s’empêcher d’éprouver une profonde compasson pour elle. Il savat comment l aurat réag s le cadavre dans la pèce vosne avat été celu de Brdget, ou de Kendra, ou de Kar. Aucun règlement n aucun ordre n’auraent pu l’oblger à rester sur la touche. S’l n’avat pas pu fare parte de l’enquête oficelle, l aurat trouvé le moyen de fare ses propres recherches jusqu’à ce qu’l obtenne des réponses satsfasantes. Jusqu’à ce qu’l trouve le tueur. Il étuda l’enquêtrce avec un respect grandssant. Pour la premère fos, l ne s’arrêta pas à sa beauté, mas prt la mesure de la personne qu exstat derrère les appa-rences. Il songea à ce qu’elle ressentat et à ce qu devat lu traverser la tête en ce moment. Il se lassa échr et céda un peu de terran.