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Un prince pour époux - Ce doute à surmonter

De
288 pages
Le secret des princes d’Orient
 
Puissants et sûrs d’eux, ces séduisants cheikhs sont préparés à tout… sauf à rencontrer l’amour…
 
Un prince pour époux, Amy Ruttan 
 
Dante veut… l’épouser ? Bouleversée, Shay ne sait que lui répondre. Certes, elle est secrètement amoureuse de son irrésistible collègue depuis plusieurs mois, et la seule et unique nuit de passion qu’ils ont partagée a été fabuleuse. Mais, elle en est convaincue, si Dante la demande aujourd’hui en mariage, c’est uniquement parce qu’elle vient de lui révéler qu’elle attendait un enfant de lui. Autrement, jamais il n’aurait voulu d’une simple infirmière comme elle pour épouse ! D’autant qu’il lui fait bientôt une surprenante révélation : en plus d’être médecin, il est également prince…  
 
Ce doute à surmonter, Robin Gianna
 
Apprendre que la sublime Aubrey Henderson travaillera comme infirmière au sein de son service, après la nuit torride qu’ils ont partagée deux mois plus tôt, était bien la dernière chose à laquelle Enzo s’attendait. L’aurait-elle suivi par intérêt après avoir découvert sa véritable identité ? Le prince s’interroge. Pourtant, à mesure que les semaines passent et qu’il apprend à la connaître, Enzo découvre en Aubrey une jeune femme généreuse et désintéressée. Jusqu’au jour où elle vient lui avouer qu’elle est enceinte. De lui…
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Couverture : Amy Ruttan, Un prince pour époux, Harlequin
Page de titre : Amy Ruttan, Un prince pour époux, Harlequin

Prologue

— Ouf ! C’était sans doute le conférencier le plus barbant que j’aie jamais entendu !

Shay Labadie but une gorgée de son cocktail à l’ananas en jetant un regard timide à Dante Affini. Avait-elle parlé trop fort, comme souvent en présence d’un homme qui l’attirait ? Une semaine en sa compagnie, et elle était accro ! Surtout dans ce paradis, où l’on préparait de délicieuses boissons tropicales…

En venant assister à ce colloque sur la simulation de situations d’urgence, à Hawaï, elle était résolue à se consacrer à son travail, comme à l’accoutumée. Mais le premier jour, elle avait rencontré ce chirurgien italien, un peu perdu, qu’elle avait aidé à se repérer.

De plus, elle avait découvert qu’il participait aux actions de l’Organisation pour la Santé Mondiale, pour laquelle elle travaillait et dont le siège se trouvait à Venise ; mieux, il était chef du service d’urgence dans cette ville, à l’hôpital San Pietro ! Ils étaient devenus inséparables, ce qui était loin de lui déplaire : Dante était beau, charmant, intelligent et… célibataire.

Elle se sentit rougir et se mordilla la lèvre inférieure. En général, elle se gardait de fréquenter des médecins, mais cette fois, c’était trop difficile de résister…

Il ne la traitait pas de haut sous prétexte qu’elle n’était qu’infirmière ; il avait renoncé au golf, aux dîners et aux cocktails avec ses confrères pour rester en sa compagnie. Ils avaient assisté aux mêmes conférences, et paraissaient avoir une approche commune de la médecine.

Pour leur dernière soirée, c’était lui qui l’avait invitée à prendre un verre. Bien entendu, elle n’aurait pas dû accepter, étant en principe raisonnable, mais dans ce décor de rêve, elle avait l’impression d’être en vacances… Et elle travaillait si dur depuis deux ans qu’il lui semblait avoir droit à un peu de distraction.

— , difficile de ne pas décrocher…

Il but une gorgée de son jus d’ananas puis se retourna pour contempler le Pacifique.

— Quelle nuit magnifique !

— Splendide ! Et ce petit vent frais est très agréable. On étouffait, dans cette salle.

— Très pénible à supporter, en effet. Mais ici, c’est… paradisiaque.

Elle sourit.

— C’est le mot.

Au-dessus de l’étendue d’eau calme couleur turquoise, le soleil couchant faisait rougeoyer le ciel sur lequel se découpaient les silhouettes assombries des palmiers balancés par la brise, que des milliers d’étoiles illumineraient bientôt. L’hôtel choisi pour le colloque se situait sur la côte nord de l’île d’Oahu, loin des villes, du bruit et des divertissements.

— J’aimerais avoir davantage de temps pour visiter. Avant d’intégrer l’OSM, je n’étais jamais sortie de ma Louisiane natale. Et à présent, comme je voyage toujours pour le travail, je n’ai pas vraiment de répit lors de mes affectations…

Dante secoua la tête d’un air peiné.

— Ce n’est pas une vraie vie, Shay.

— Peut-être, mais c’est celle qui me plaît.

Il lui adressa ce demi-sourire charmeur et sexy auquel elle était en train de s’habituer, et qui lui manquerait lorsqu’ils auraient quitté Hawaï.

— Bien sûr, cara, qui suis-je pour te le reprocher ? Moi aussi, je me consacre corps et âme à mon métier.

— Alors pourquoi critiques-tu ?

Il haussa les épaules sans répondre.

— On doit bien te laisser un peu de temps libre, non ?

— Bien entendu, mais quand on m’envoie dans un pays du Tiers-Monde après une catastrophe naturelle, ou en zone de guerre, ce n’est jamais prudent de s’éloigner de la base pour faire du tourisme…

Il eut un sourire tendre.

— T’ai-je déjà dit à quel point je te trouve courageuse, cara ? Et combien je t’admire ?

Elle sentit ses joues s’empourprer. Elle aurait pu l’écouter parler toute la nuit, dans son anglais irréprochable agrémenté d’un accent italien qui la faisait fondre…

— Je ne fais que mon métier, Dante.

En réalité, la modestie qu’elle affichait ne l’empêchait pas d’en être fière. C’était le moyen d’honorer la mémoire de sa mère qui n’avait pas survécu aux effets de l’ouragan Katrina. Après son passage, les maisons des plus pauvres étaient si insalubres que le bilan avait été terrible…

Alors, Shay avait décidé du sens à donner à son existence et avait beaucoup travaillé pour y parvenir. A présent, elle partait toujours en mission, mais était en outre devenue instructrice : elle utilisait la simulation pour entraîner des infirmières et des secouristes avant leur départ pour des zones de guerre ou de catastrophe.

Sauver des vies, voilà ce qui lui importait.

Le sourire de Dante avait disparu, et il tapotait la paille de son cocktail sur son verre.

— Tu es trop modeste, cara. Tu es capable d’une grande empathie, ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

Par chance, la pénombre dissimula la rougeur de ses joues.

Il y avait longtemps qu’un homme ne l’avait pas troublée autant. En d’autres circonstances, elle l’aurait évité au maximum, mais sachant qu’elle ne le reverrait plus, elle ne risquait rien à flirter un peu… en imagination. Rien de réel ne pouvait se passer entre eux.

Mais pourquoi pas, en fait ? Il lui suffisait de…

Elle chassa ces pensées ridicules.

— Merci du compliment. Tu es gentil.

Il posa son verre vide.

— Tu avais envie de te promener ? Viens, nous allons arranger ça. C’est notre dernière nuit dans cet éden.

— Où ?

— Descendons sur la plage et marchons le long du rivage, les pieds dans les vagues…

Elle leva la tête et plongea le regard dans les yeux noirs étincelants du bel Italien. La brise faisait danser ses courtes boucles et collait à son corps sa chemise blanche, moulant son torse dur et musclé. Sa peau hâlée luisait, et son sourire en coin était irrésistible.

— D’accord, si tu veux.

Elle termina son cocktail et glissa sa main dans la sienne, en espérant qu’il ne remarque pas ses ongles trop ras et ses paumes rugueuses. Elle avait si peu de temps pour prendre soin d’elle-même !

Pourtant, il ne semblait pas s’en soucier. Incroyable, qu’il ait choisi de passer toute cette semaine en sa compagnie… Un chirurgien et une infirmière ! Ce moment resterait gravé dans sa mémoire comme un beau rêve.

Ils s’engagèrent dans une allée sableuse qui menait à la plage, déserte à cette heure.

Elle s’arrêta.

— Attends, je préfère marcher pieds nus.

— Bonne idée !

Leurs chaussures à la main, ils descendirent vers le rivage tandis que le soleil disparaissait à l’horizon, et longèrent le bord dans l’eau tiède qui leur léchait les orteils.

Une parfaite conclusion à ce colloque…

Demain, elle s’envolerait pour La Nouvelle-Orléans, une simple étape avant de repartir en mission au Moyen-Orient. Depuis la mort de sa mère, sa ville natale n’était plus pour elle qu’une base ; elle se demandait même pourquoi elle y retournait. Pas d’attaches, aucune stabilité… C’était son lot.

— Tu as l’air triste, tout à coup, cara ?

Sa façon de prononcer ce dernier mot fit naître en elle un frisson de désir.

— Pas vraiment. Je me disais que j’avais passé une semaine fantastique. Je suis heureuse de t’avoir rencontré, Dante.

Il lui caressa la joue en souriant.

— Moi aussi, j’ai adoré ta compagnie, cara.

Elle sentit son pouls s’accélérer et, les yeux fermés, attendit qu’il l’embrasse. Et, en effet, ses lèvres se posèrent sur les siennes…

Elle laissa tomber ses chaussures sur le sable et l’entoura de ses bras pour l’attirer plus près.

Il approfondit le baiser, leurs langues se mêlèrent, et, ses jambes ne la portant plus, elle s’accrocha à lui telle une noyée…

— Shay, murmura-t-il contre sa bouche. Je te demande pardon, mais tu es si belle, si merveilleuse…

La serrant plus fort, il l’embrassa de nouveau.

— Je ne veux pas que ça finisse, Dante.

— Moi non plus.

Elle lui prit la main.

— Alors, arrangeons-nous pour poursuivre la soirée. Allons dans ta chambre.

— Tu es sûre, cara ?

— Oui. Juste une nuit. Je ne fais jamais de projets à long terme.

Il sourit.

— D’accord. Moi aussi, j’ai envie de cette nuit.

Ils reprirent le chemin de l’hôtel, vers le moment de passion bref mais inoubliable, qu’elle désirait tant…

* * *

En se penchant pour poser ses lèvres sur celles de Shay, Dante crut perdre la tête tant son besoin de la toucher était impérieux. Sous la brise tropicale, ses mèches blondes flottaient autour de son fin visage triangulaire, et il lui fut impossible de résister.

Pourtant, depuis la trahison d’Olivia, il s’était juré de ne plus jamais tomber dans le piège… Mais un désir brut le poussait vers cette infirmière secourable, aux yeux bruns chaleureux, qu’il avait appris à connaître et à apprécier.

Au point de laisser s’écrouler ses murs protecteurs…

— Cara, j’ai tant envie de toi…, murmura-t-il dans son cou.

— Moi aussi, je te veux, Dante.

Le souffle chaud de la jeune femme sur sa peau le rendit fou. Une seule nuit, avait-elle dit… Il se sentait capable de la lui accorder sans que son cœur en souffre.

Au contraire de son père et de son frère Enzo, il n’était pas un homme à femmes, ni un partisan des aventures sans lendemain. Cependant, il pouvait faire une exception. N’étant pas marié, il ne trompait personne, et Shay et lui étaient tous deux adultes et consentants.

Quand il caressa les cheveux soyeux, elle gémit, l’enlaça et posa ses longs doigts délicats sur sa nuque. Son désir en fut exacerbé.

Mio Dio ! Une nuit seulement… Pas davantage.

1.

Le prince Dante Affini enfonça ses poings serrés dans sa blouse blanche amidonnée. Outre les tracas familiaux qui lui donnaient des insomnies, il devait, en tant que chef de service, accueillir Daniel Lucey, l’Américain qui venait animer un stage de simulation de situations d’urgence à l’hôpital San Pietro. Et pas pour une journée, non ! Cet infirmier, qui avait un contrat de trois mois, ne se bornerait pas à diriger l’entraînement de leurs stagiaires, il l’assisterait aussi en salle d’op !

Si jamais ils ne s’entendaient pas, ce serait interminable… Deux ans auparavant, il avait reçu dans les mêmes conditions une Américaine de l’OSM, une fille totalement inorganisée, qu’il avait dû guider à chaque pas. Un vrai cauchemar.

Bien entendu, il ne devait pas généraliser… Tous les Américains n’étaient pas détestables. Il sourit malgré lui en repensant à cette nuit volée avec Shay, à Oahu. La première femme depuis Olivia… Il aurait pu s’habituer aisément à sa présence à ses côtés. Il sentait encore la chaleur de sa peau contre la sienne.

Mais elle était repartie Dieu sait où…

Mais comment allait-il faire pour supporter un type dont il devrait se méfier en permanence ?

Un à demeure lui suffisait… Hier soir au restaurant, Enzo lui avait appris que leur père, le prince Marco, avait vendu d’autres terres qui leur revenaient par héritage. Ce n’était un secret pour personne qu’il convoitait déjà la part que leur défunte mère leur avait laissée en propre. A cause de cette stupide clause portée sur le contrat de mariage de ses parents — qui stipulait que s’ils n’étaient pas mariés à trente-cinq ans et n’avaient pas d’héritier dans la même année, leur père pourrait disposer de la totalité des biens de son épouse. Dante s’était entendu rappeler par son frère qu’il aurait trente-cinq ans dans quelques mois, et ferait bien de se chercher une épouse…

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