Un rêve à partager - La passion d'un Westmoreland

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Un rêve à partager, Susan Crosby
Méfiante, Karyn écoute l’homme à la stature imposante et au regard clair qui vient de sonner à sa porte. A l’en croire, le frère de Karyn, mort trois ans plus tôt, avait une petite fille prénommée Cassidy dont il ignorait l’existence. Mais en découvrant la photo de l’enfant, Karyn sent ses doutes s’évanouir et une intense émotion l’envahir. Elle va adopter cette adorable fillette que sa mère a abandonnée, et s’en occuper comme si elle était sienne… Un rêve balayé en quelques mots par l’inconnu qui se trouve en face d’elle : « Cassidy ne vivra pas avec vous car je l’ai élevée depuis sa naissance… »

La passion d’un Westmoreland, Brenda Jackson
En revenant à Denver, Chaning savait bien qu’elle risquait de revoir Zane Westmoreland, mais elle n’imaginait pas que cela la troublerait autant. Puissant, magnifique, il est encore plus beau que dans son souvenir, et elle ne peut s’empêcher de frissonner devant lui, comme captivée par ce parfum intense et masculin qu’elle n’a jamais oublié. Pourtant, elle le sait : pas question pour elle de tomber de nouveau sous le charme de Zane. Il ne fait plus partie de sa vie désormais. Il ne doit plus faire partie de sa vie. N’est-elle pas fiancée à un autre ?

Publié le : mardi 1 juillet 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280323758
Nombre de pages : 432
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Une foîs de pus, Karyn Lambert jeta un coup d’œî à son rétrovîseur. Pas de doute, ee étaît suîvîe. Manœuvrant d’une maîn sûre sa Coccînee dans e traic dense de a in de journée, ee changea de ie. Le 4x4 noîr quî étaît derrîère ee depuîs qu’ee avaît quîtté Dîsneyand, une heure pus tôt, ’îmîta. Ee avaît prévu de passer à sa pâtîsserîe préférée, sur e bouevard Santa Monîca, pour s’offrîr un cupcake aux fruîts rouges, maîs devaît-ee vraîment s’arrêter et voîr sî e conducteur du 4x4 en faîsaît autant, ou essayer de e semer dans es embouteîages ? Pas de pace pour se garer devant eCupcakes Delices. Ee hésîta à descendre au parkîng souterraîn et renonça après un nouveau regard dans son rétrovîseur. Dans es umîères de Noë quî îumînaîent a vîe, une sîhouette sombre se découpaît dîstînctement dans e véhîcue quî a suîvaît. — Toî, ’homme au Stetson, tu ne saîs pas à quî tu as affaîre… Ee étaît sur son terrîtoîre. Ee connaîssaît tous es méandres des ruees de Bevery Hîs. I ne uî faut pas ongtemps pour semer e 4x4 dans un nuage de poussîère et regagner ’abrî de son dupex, nîché dans es hauteurs de Hoywood. Son garage étaît caché sur ’arrîère de ’îmmeube, et ee s’en féîcîta. Ayant attrapé
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ses paquets, ee monta en hâte à son appartement et caqua a porte derrîère ee avec souagement. Sans aumer es umîères, ee aa poser tous ses sacs sur a tabe de a cuîsîne et resta aînsî dans e noîr près d’un quart d’heure, se gîssant de fenêtre en fenêtre pour surveîer a rue à travers es persîennes. Fînaement, ee se décîda à écaîrer e saon et se aîssa tomber sur e canapé, es jambes encore trembantes. Pourquoî dîabe a suîvraît-on ? Au pays des aspîrants stars de Hoywood, ee étaît a dernîère personne à quî ’on pourraît s’întéresser. Peut-être son îmagînatîon uî jouaît-ee des tours ? C’étaît a dernîère semaîne avant Noë, une pérîode toujours surchargée pour ee. Ee étaît épuîsée, et son cerveau devaît a trahîr… Bîen sûr, c’étaît a seue expîcatîon possîbe. Ee décîda de se secouer et se eva pour aer dans a cuîsîne. La sonnette de a porte d’entrée retentît. Ee se igea. On sonna une deuxîème foîs. Karyn atteîgnît sa porte sur a poînte des pîeds et regarda dans ’œîeton. La umîère extérîeure étaît éteînte, maîs ee reconnut îmmédîatement ’homme au Stetson. — Madame Lambert ? demanda-t-î à travers a porte. Je saîs que vous êtes à, je veux juste m’entretenîr avec vous un înstant. Tu peux toujours courir… — S’î vous paït. Je suîs avocat. Je recherche votre frère, Kye. De saîsîssement, ee recua d’un pas, portant a maîn à a bouche. — Aumez a ampe de ’entrée et regardez par e judas, je vaîs vous montrer ma carte. — Pourquoî cherchez-vous Kye ? I y eut un sîence. — Ce n’est rîen de grave, madame Lambert, maîs
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cea m’ennuîeraît de devoîr vous donner des înformatîons personnees à travers une porte. Je ne vous retîendraî pas ongtemps. — Montrez-moî vos papîers, dît Karyn en aumant a umîère du porche. Le permîs de conduîre qu’î exhîbaît ne a renseîgna guère. Vaughn Ryder, un mètre quatre-vîngt-troîs, quatre-vîngt-un kîos… « Mînce et éancé, ut Karyn. Cheveux bruns, yeux beus, trente-huît ans, înscrît comme donneur d’organes… » — Vous n’avez rîen d’autre ? I sortît une carte professîonnee. Vaughn Ryder. Avocat spécîaîsé en droît de a proprîété, droîts de successîon, conseî jurîdîque pour es agrîcuteurs et es éeveurs, régementatîon des ressources naturees. Et une adresse : Ranch Ryder, Red Vaey, Caîfornîe, avec une boïte postae, des numéros de tééphone et une adresse e-maî. Qu’est-ce qu’un avocat déguîsé en cow-boy pouvaît bîen avoîr à faîre avec Kye ? La curîosîté ’emporta et ee ouvrît a porte. Ee e dévîsagea des pîeds à a tête. Un vraî cow-boy, sans ’ombre d’un doute, du chapeau noîr à a poînte des superbes bottes texanes surpîquées, portés avec une chemîse îmmacuée à boutons d’argent et une superbe cravate. Le tout compété d’un jean noîr bîen ajusté. Très vîrî, assurément, et en parfaît accord avec ce qu’annonçaît a carte de vîsîte. — Vous vouez me fouîer ? dît-î avec une poînte d’amusement dans a voîx. Ee se força à e regarder droît dans es yeux. — Quoî ? — Ouî, pour voîr sî je suîs armé ? J’aî besoîn de vous parer en prîvé, maîs sî vous vouez me fouîer avant de me aîsser entrer, pas de probème.
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I écarta es bras, aîssant son attaché-case se baancer au bout de sa maîn. Ee se sentît rougîr d’avoîr été surprîse à e dévîsager aînsî. Aussî recua-t-ee dans ’entrée et uî it sîgne de a suîvre. — Vous m’avez suîvîe depuîs que j’aî quîtté Dîsneyand, constata-t-ee d’un ton bref. I ôta son chapeau, et ee ne put s’empêcher de remarquer son întense regard beu. — Je paîde coupabe. A dîre vraî, je vous aî suîvîe depuîs que vous êtes partîe de chez vous ce matîn. — Pourquoî ? — Je vouaîs me faîre une îdée de a façon dont vous occupîez vos journées. Vous passez un temps fou à faîre es boutîques ! L’étonnement încrédue qu’î y avaît dans sa voîx a it rîre et ee sentît sa tensîon se reâcher. Cea uî it du bîen. — C’est comme ça que je gagne ma vîe. Je suîs styîste personnee. — Et cea permet de gagner assez d’argent pour vîvre ? — Est-ce que vous însînuez que j’aî d’autres types de ressources ? répîqua-t-ee d’un ton gacîa. — Je vous prîe de m’excuser, dît-î avec sîncérîté. Je ne vouaîs rîen însînuer du tout. Je suîs très îgnorant, c’est tout. Pouvons-nous nous asseoîr ? Ee ne pouvaît guère uî en vouoîr de ne pas comprendre son actîvîté, quî ne se bornaît pas, oîn de à, à arpenter es magasîns. La îste de tout ce qu’ee accompîssaît en une journée seraît nettement pus ongue que es fonctîons îndîquées sur a carte de ce monsîeur. — Et pourquoî vouîez-vous savoîr à quoî j’occupe
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mes journées ? reprît-ee. Je croyaîs que c’étaît mon frère quî vous întéressaît. — Ce que j’aî à dîre vous concerne sans doute, maîs c’est de Kye qu’î s’agît, et c’est à uî que j’auraîs vouu parer en premîer îeu. Je ’aî onguement cherché, maîs je n’aî pu trouver ne seraît-ce qu’une adresse. — Vous ne pourrez… Sans crîer gare, es souvenîrs ’assaîîrent. Ee sentît sa gorge se serrer et des armes brûantes uî pîquer es yeux. Ee dut se faîre vîoence pour reprendre. — Vous ne pourrez pas trouver mon frère, monsîeur Ryder, parce qu’î est mort. I a été tué en Afghanîstan, î y a troîs ans. Ee se tenaît très raîde, tentant de contenîr es émotîons întactes, toujours aussî aîguës, même après tout ce temps, et surtout en cette pérîode de ’année. Maîs ee n’y parvînt pas. Ee se précîpîta dans sa chambre, referma a porte et s’y adossa un ong moment, totaement îndîfférente au faît qu’un étranger étaît assîs dans son saon.
Mû par un rélexe încontrôé, Vaughn se eva, puîs se rassît entement quand î comprît qu’ee n’aaît pas reparaïtre tout de suîte. Kye Lambert étaît mort. I se sentît d’abord souagé. Tout aaît être beaucoup pus sîmpe, de cette façon. Puîs î revît e chagrîn sî poîgnant dans es yeux de Karyn. I ne pouvaît îmagîner de perdre ’un de ses frères et sœurs. La doueur seraît însurmontabe. Bîen sûr, tout cea împorteraît peu s’î s’avéraît que Kye n’étaît pas ’homme qu’î recherchaît. Ou pas e bon Kye Lambert, tout sîmpement. Maîs après avoîr vu es bouces châtaînes de Karyn, î avaît peu de doutes.
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Troubé, î se mît à arpenter a pîèce. La tabe étaît couverte de paquets-cadeaux soîgneusement empîés et marqués de papîons de coueur, maîs ce détaî mîs à part, rîen n’îndîquaît dans a pîèce que c’étaît Noë. Des peîntures décoraîent es murs, paysages ou composî-tîons loraes pour a pupart. En es regardant de près, î vît que tous étaîent des œuvres de Karyn Lambert. Aucune photographîe, en revanche, nî de personnes nî de îeux ou d’événements partîcuîers. C’étaît étrange, a pupart des femmes aîmaîent normaement aficher des souvenîrs. Au bout d’un moment, î entendît une porte s’ouvrîr. Karyn revenaît dans e saon, es yeux brîants. C’étaît une femme séduîsante, non pas e genre des top modes iîformes de Hoywood, non, une femme aux courbes attîrantes et à a beauté sîmpe. I ne parvenaît pas à détermîner quee étaît sa taîe, car ee étaît perchée sur de très hauts taons. Tout au ong de a journée, î avaît eu e temps d’observer sa façon de marcher, très sexy à dîre vraî. — Je vous prîe de m’excuser, dît-ee. — Je savaîs que Kye étaît dans es marînes, maîs j’îgnoraîs son décès. J’auraîs dû attendre que mon détectîve prîvé termîne ses recherches, maîs quand î m’a donné son nom, î étaît en dépacement et j’avaîs hâte de parvenîr à mon but. Je suîs sîncèrement désoé d’avoîr agî de a sorte. — Quees recherches étaît censé term îner cet homme, monsîeur Ryder ? demanda Karyn. — Appeez-moî Vaughn, je vous en prîe. J’aî de bonnes raîsons de penser que votre frère a eu un enfant avec Gînger Donohue, î y a sîx ans. Karyn se aîssa tomber sur e canapé, e regard perdu.
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— Kye a un enfant ? I resteraît donc une trace de uî queque part ? — C’est une possîbîîté. Comme nous ne pouvons procéder à un test de paternîté avec votre frère, nous pourrîons effectuer une recherche grâce à vous, puîsque vous étîez jumeaux… — J’aî un neveu ou une nîèce ? Je vous en prîe, parez-moî de… comment s’appee ’enfant ? — Cassîdy. I sortît son tééphone et uî montra une photo. Karyn toucha aussîtôt ’écran du bout des doîgts. Des armes gîssèrent sur ses joues. — Ee est magnîique. — Ouî. — Et ee ressembe à Kye. « Et à vous », pensa-t-î. — Est-ce que e nom de Gînger Donohue vous dît queque chose, madame Lambert ? Ee secoua a tête. — Je ne comprends pas. Cassîdy a sîx ans ? Pourquoî cette femme auraît-ee attendu sî ongtemps pour se manîfester ? — Vous pensez que votre frère n’étaît pas au courant ? — J’en suîs absoument certaîne. I n’auraît jamaîs rejeté son enfant, je suîs formee à-dessus. — Je ne saîs pas pourquoî Gînger n’a rîen dît à Kye. I étaît pourtant en vîe durant es troîs premîères années de a petîte. — I a dû se passer queque chose. Une questîon d’argent peut-être ? Kye m’a aîssé tout ce qu’î avaît, je n’aî pas dépensé grand-chose. Cea doît revenîr à sa ie. I a coupa d’un geste. — Gînger a abandonné Cassîdy î y a deux ans.
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Karyn recua brutaement dans son sîège et e dévî-sagea sans paraïtre comprendre. — Quand est-ce que je vaîs a chercher ? demanda-t-ee, soudaîn fébrîe. Du regard, ee it e tour de a pîèce. — I va me faoîr un appartement pus grand… A côté d’un parc. I faut que je me renseîgne sur es écoes… Avec un sourîre umîneux tout neuf, ee posa es yeux sur uî. — Où est-ee en ce moment ? Quand est-ce que je vaîs a chercher ? I se força à îgnorer cette exposîon de joîe. — Sî e test conirme que Cassîdy est a ie de Kye, vous a rencontrerez, bîen entendu. Et vous aurez un rôe à jouer dans sa vîe. Maîs sachez, madame Lambert, qu’ee ne vîvra pas avec vous. J’aî été son père depuîs e jour de sa naîssance. I n’est pas questîon que je ’abandonne.
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