Un réveillon dans l'Outback - Le secret espoir de Linda

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Un réveillon dans l’Outback, Michelle Douglas
En ce début de mois de décembre, Nicole a déjà formulé trois vœux. Un : oublier – du moins, essayer – la trahison scandaleuse dont son ex-fiancé s’est rendu coupable envers elle, et profiter enfin de sa retraite dans l’Outback, loin des rumeurs de Melbourne. Deux : organiser un merveilleux Noël pour Ella et Holly, les deux adorables fillettes dont elle est la nouvelle baby-sitter. Trois : résister au charme ténébreux de leur père, Cade Hindmarsh, un rancher divorcé dont un seul regard suffit à lui enflammer les sens. Trois vœux qui, Nicole le craint, ne seront pas tous exaucés…

Le secret espoir de Linda, Cara Colter
Depuis que Rick Chase, un ami de longue date, a resurgi dans sa vie, Linda est plus épanouie que jamais. Avec lui, elle travaille sur un projet de rénovation passionnant. Et, surtout, sous son regard, elle se sent plus femme, plus désirable même. Au point d’espérer bientôt que leur belle amitié se transforme en amour profond et durable. Mais comment être sûre que Rick, célibataire endurci, éprouve les mêmes sentiments qu’elle ? "

Publié le : dimanche 15 décembre 2013
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280295635
Nombre de pages : 288
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1.
Le petît avîon atterrîssaît dans un nuage de poussîère tandîs que Nîcoe essayaît de voîr du mîeux possîbe e paysage quî s’offraît à ee. — Nous y voîà, dît e pîote en se retournant vers ee, après avoîr coupé e moteur. Ee hocha a tête, trop dépaysée pour artîcuer e moîndre mot. Is se trouvaîent dans e domaîne de a ferme austra-îenne de Wamînda Downs, dans ’outback, ’arrîère-pays, au-deà du bush — oîn de a cîvîîsatîon. Ee regarda de nouveau a petîte pîste sabeuse et soupîra, souagée. Tout îcî étaît sî dîfférent de sa Mebourne natae. Le pîote descendît es marches et ee e suîvît au-dehors. La premîère chose qu’ee remarqua fut a chaeur — dure, enveoppante, întense. Puîs ee sentît cette odeur — a terre arîde et ’herbe brûée. Maîs ce fut a désoatîon quî a frappa réeement, pus encore que cette chaeur au-dessus de sa tête nue et que ces senteurs nouvees. C’étaît une terre arîde et dangereuse. Ee observa ’étendue îninîe de terre rouge, et, pour a premîère foîs en troîs moîs, ee eut e sentîment qu’ee pourraît se remettre à vîvre. Icî, personne ne a regarde-raît en coîn. Personne ne se précîpîteraît pour prendre sa maîn et uî demander comment ee aaît. Personne ne uî sourîraît d’un aîr sufisant. Ee ferma es yeux et eva son vîsage vers e cîe. — C’est parfaît.
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— Parfaît pour quoî ? întervînt une voîx înconnue quî a it sursauter. Vîvement, ee ouvrît es yeux et se retourna. Un homme sortaît sa vaîse de ’avîon. Quand î a posa sur e so et se redressa, ee nota aussîtôt sa stature împosante. I dégageaît une sensatîon de puîssance. Impressîonnée magré ee, ee cîgna des yeux. — D’où venez-vous ? Ee quî pensaît être seue avec e pîote dans cette étendue sauvage. I désîgna une voîture derrîère uî. — Vous venez de a ferme ? — Je suîs Cade Hîndmarsh, dît-î en sourîant. Son patron. I devaît avoîr trente ans et étaît très bronzé. I it bascuer son chapeau vers ’arrîère et ee découvrît es yeux es pus beus qu’ee aît jamaîs vus. I avaît un regard franc. Pus ee e regardaît, pus ee se sentaît égère. Comme sî un poîds se retîraît de ses épaues. I ne a connaîssaît pas. I ne ’avaît jamaîs rencontrée. I ne a trouveraît pas pîtoyabe, stupîde. Sauf sî ee faîsaît queque chose quî uî donneraît une raîson de e croîre, bîen sûr. Maîs î étaît hors de questîon que cea se produîse. — Nîcoe McGîroy, dît-ee en se rappeant ses manîères. Ee tenaît à paraïtre came, posée et sérîeuse. I a rejoîgnît et uî serra a maîn sî puîssamment qu’ee eut un mouvement de surprîse. I grîmaça et desserra sa prîse. — Désoé. On m’a toujours dît de ne pas serrer sî fort. — Ne vous excusez pas ; vous ne m’avez pas faît ma. Cade serraît a maîn comme un homme, un vraî. Sa poîgne étaît ferme, sûre. Puîssante. Ee auraît aîmé serrer a maîn comme ça. Sous son chapeau, ses yeux beus brîèrent un înstant. I ’observaît. Ee eva e menton et rencontra son regard. Ee ne se faîsaît pas d’îusîons; î ne faîsaît que a jauger. Après tout, ee aaît s’occuper de ses ies pendant deux moîs.
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— Je faîs ’affaîre ? inît-ee par demander, nerveuse. Ee savaît que sî a réponse étaît non î n’hésîteraît pas à a renvoyer chez ee. Maîs ee ne pouvaît retourner à Mebourne… Pas encore ! Mebourne… Décembre… et e marîage qu’ee auraît dû être en traîn de préparer. — Pourquoî cet endroît est-î parfaît ? La voîx de sa mère résonna dans son esprît.Parfait ? Nicole, tu n’es pas sérieuse ! Ee ’îgnora. — Tout cea, dît-ee en montrant e paysage, est sî dîfférent de ce que je connaîs ! Ce quî étaît parfaît pour ee. — Beaucoup de gens vîennent îcî pour fuîr queque chose. — Est-ce pour cette raîson que vous êtes à? contra-t-ee. A queques mètres, Jerry pouffa. — Non, ma famîe est îcî depuîs pusîeurs génératîons. Maîs vous n’avez pas répondu à ma questîon. — Certaîns, dît-ee en choîsîssant ses mots, veuent non seuement découvrîr e pays, maîs aussî en faîre ’expérîence. — Et c’est pour cea que vous êtes îcî ? — Vous connaîssez ce genre de vîe et de paysages puîsque vous êtes nés et avez grandî îcî. Maîs pour moî c’est une aventure. Ee avaît besoîn de s’éoîgner de sa vîe, de Mebourne, et du jugement des autres. Cependant, ee ne ’avoua pas. I penseraît qu’ee fuyaît. Tout sera encore là quand tu rentreras, Nicole, tu sais. Et sa mère avaît certaînement raîson. Toutefoîs, en deux moîs, ee trouveraît peut-être a force d’y faîre face. Ee espéraît en deux moîs devenîr pus forte, pus corîace. Devenîr e genre de femmes à quî on ne ment pas, qu’on ne trompe pas. Cade inît par uî sourîre.
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— Bîenvenue à Wamînda Downs, Nîcoe. — Mercî, soufla-t-ee, souagée d’avoîr passé ce premîer examen. Ee sourît magré ee. Le rîre de Jerry uî îndîqua que son enthousîasme étaît vîsîbe. Le sourîre de Cade s’éargît. Ee sentaît presque Dîane uî donner un coup de coude en uî murmurant : « Beau gosse ! » La pensée de sa meîeure amîe ’arrêta net. Ee se renfrogna. Cade pîssa es yeux et son sourîre s’effaça. Queque chose en ee protesta, maîs ee ’îgnora. Ee étaît îcî pour changer. Pas pour s’épancher. Nî pour apprécîer tout et tout e monde sans jugement mesuré. Nî pour qu’on a traîte comme une enfant. Ee e contourna pour prendre sa vaîse. — J’aî vraîment hâte de rencontrer Ea et Hoy. Ee étaît certes venue pour prendre du recu par rapport à sa vîe, maîs ee étaît à pour faîre un travaî. Et ee e feraît du mîeux possîbe. — J’aî amené e générateur que tu as commandé, dît Jerry. Les hommes déchargèrent ’engîn. Magré e voume et e poîds du générateur, Cade ne transpîra pas une goutte en e portant à a voîture. Après avoîr saué Jerry, ee suîvît Cade, admîrant e mouvement de ses épaues et a puîssance de son dos. C’étaît un vérîtabe tîtan. I posa e générateur sur e pateau de son pîck-up avec aîsance et chargea égaement sa vaîse. Ee e aîssa faîre. Non pas parce qu’ee n’avaît pas de force dans es bras… Retrouver a forme étaît sur sa îste des choses à faîre tant qu’ee étaît îcî. Dans deux moîs, ee trîmbaeraît cette vaîse sans éprouver a moîndre fatîgue. Ses yeux s’égaraîent vers Cade un peu trop facîement, aors ee it comme uî — ee regarda ’avîon décoer. Puîs, pour évîter de e regarder encore, ee it un tour compet sur ee-même pour observer e paysage.
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— Ça me dépasse. Tout sembe pat à perte de vue. Maîs je ne voîs pas une seue maîson. — Le paysage est trompeur. I uî ouvrît a portîère et, orsqu’ee fut montée, î aa s’înstaer sur e sîège conducteur. Is se mîrent en route sur ce qu’on pouvaît à peîne appeer un chemîn. — La maîson est-ee oîn ? — A envîron cînq kîomètres. Ee attendît. I ne dît rîen de pus. Sur e sentîer cahoteux, a voîture ne dépassaît pas es trente kîomètres heure et e sîence ’oppressaît. — La pîste d’atterrîssage auraît pu être construîte pus près de a maîson, non ? — C’est une mesure de précautîon au cas où î y auraît un accîdent, susceptîbe de démarrer un feu de broussaîes. Nîcoe hocha a tête, satîsfaîte de cette expîcatîon. C’étaît parfaîtement ogîque maîntenant qu’ee y pensaît. A ce moment-à, îs arrîvèrent en haut d’une pente et Cade s’arrêta. Ee contempa a vue quî s’offraît à ee et ne put retenîr un soupîr d’admîratîon. — C’est très împressîonnant, monsîeur Hîndmarsh. — Cade, corrîgea-t-î. Nous ne faîsons pas de manîères îcî, Nîcoe. Voîcî a ferme. C’étaît bîen pus grand qu’ee ne ’avaît îmagîné. Du côté où îs arrîvaîent se trouvaît une vaste demeure très étendue. Un porche faîsaît e tour de a maîson, maîs c’étaît e jardîn quî ’împressîonnaît e pus. Même à cette dîstance, ee dîstînguaît es frondes des fougères arborescentes, aînsî que ’ampeur des dattîers quî parsemaîent a peouse. — Je n’arrîve pas à croîre que vous ayez un jardîn. C’est comme une oasîs. — Nous puîsons ’eau dans es nappes souterraînes, dît-î. Maîs je ne me suîs pas arrêté îcî pour que vous admîrîez a vue. J’aî besoîn que vous comprenîez des ééments fondamentaux pour ne pas avoîr d’ennuîs tant que vous êtes îcî.
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Ee fronça es sourcîs, curîeuse. — Vous pensez peut-être que venîr îcî pour deux moîs est une aventure, maîs ’envîronnement est împîtoyabe. Sî vous e sous-estîmez, c’est à vos rîsques et pérîs. Ee essaya de ne pas frîssonner. — D’accord. Ee se rendît compte combîen sa voîx sembaît faîbe. Ee eva e menton et para d’une voîx assurée. — Que doîs-je savoîr ? — La terre est trompeuse. Ee ondue. Vous pensez savoîr où vous êtes, puîs vous vous retournez et ne voyez pus a maîson, vous n’avez pus de repères. On se perd en un cîn d’œî. N’aez pas vous baader toute seue. Cette mîse en garde eut raîson de son fragîe optîmîsme. Ee ne pourraît même pas aer courîr ? Ee s’étaît pour-tant juré de rentrer à Mebourne toute bronzée et mînce, hîstoîre de montrer à Dîane, Brad et tous ses amîs qu’ee avaît tourné a page, qu’ee avançaît. Ee vouaît paraïtre sûre d’ee. Hors de questîon qu’un homme a quîtte de nouveau pour queques kîos en trop ! — Wamînda Downs faît pus de un mîîon d’hectares. Douze mîe kîomètres carrés. C’est très grand, ça faît beaucoup de terraîn à chercher sî quequ’un se perd. Ee comprît e sous-entendu. Sî quequ’un dîsparaîssaît îcî, on pouvaît ne jamaîs e retrouver. — Vous voyez cette côture peînte en banc ? — Ouî. — Ee faît e tour du domaîne habîtabe, d’un hectare et demî, dont font partîe a maîson et es dépendances. Vous pouvez vous promener îbrement à ’întérîeur, maîs ne passez pas cette îmîte sans être accompagnée. Un hectare et demî seraîent déjà sufisants ! — Comprîs. Ensuîte, î uî montra es dîvers bâtîments, es encos et es habîtatîons des nombreux empoyés. C’étaît încroyabe. Wamînda Downs étaît une petîte communauté prospère.
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— Vous devrez rester à dîstance des encos. Nous avons rassembé un troupeau de chevaux sauvages î y a deux semaînes, et nous aons commencer à es dresser. C’est un travaî dangereux. — D’accord, dît-ee. Autre chose que je doîs savoîr ? — Sî vous faîtes e tour du domaîne habîtabe, prenez toujours une bouteîe d’eau avec vous, portez un chapeau, et mettez de a crème soaîre. Cea ne faît qu’un hectare et demî, maîs c’est ’été, et e soeî est împîtoyabe îcî. — Je tâcheraî de m’en souvenîr, monsîeur Hîndmarsh. Et soyez tranquîe, je ne aîsseraî pas es ies sortîr entre 11 heures et 15 heures. — Le jardîn est étonnamment fraîs. Ee se feraît sa propre opînîon à ce propos. Is étaîent à deux heures de vo de ’hôpîta e pus proche, et ee ne vouaît pas prendre de rîsques d’însoatîon. — Une dernîère chose. Queque chose dans son ton a poussa à se tourner vers uî. — Ouî ? Ses yeux beus étînceaîent. — Je m’appee Cade. Essayez. Jamaîs ee n’avaît appeé son empoyeur par son prénom, maîs ee se rendît soudaîn compte qu’ee ne vouaît pas de cette famîîarîté avec cet homme. I étaît trop… sûr de uî, trop beau… trop tout ce qu’ee n’étaît pas. Espèce de lâche. Bon sang, ee étaît a nounou de ses ies. Ee ne pouvaît évîter es prénoms. Ee eva e menton, s’efforçant d’avoîr ’aîr came et posé. Compétent et înteîgent. Ee humîdîia ses èvres. I a guettaît des yeux. — Cade, dît-ee. — Vous voyez ? Ce n’étaît pas sî dur, sî ? Avant qu’ee ne puîsse répondre, î démarra et îs partîrent vers a ferme. Cette foîs-cî, ee refréna son envîe de comber e sîence. Ee se concentra sur a maîson et
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e jardîn, essayant de devîner ce quî brîaît sur es troncs des pamîers et es formes pantées dans a peouse. En approchant, ee fut bouche bée. Ce quî brîaît… c’étaîent des guîrandes. Et es formes sur a peouse… Oh, non. Des panneaux de boîs sur e thème de Noë, peînts de coueurs vîves. D’un côté, e traïneau du Père Noë étaît panté à côté de quatre joyeux rennes. De ’autre se tenaît un Père Noë de boîs, un sac de jouets aux pîeds. Des locons argentés et dorés pendaîent du pafond du porche, aternant avec des étoîes vertes et rouges. Des guîrandes de Noë de toutes es coueurs ornaîent es pîîers du porche. Ee tressaîît. Noë. Ee savaît qu’ee ne pourraît y échapper totaement — Cade avaît deux petîtes ies après tout — maîs… ee avaît pensé qu’îcî, dans ’outback, ce seraît à échee réduîte, dîscret… sobre. Ee avaît compté à-dessus. Sa poîtrîne se serra. La voîture s’arrêta sur un chemîn encadré d’énormes sucres d’orge. Au bout du chemîn, quatre arges marches menaîent au porche et à a porte d’entrée de a demeure. Troîs anges de boîs ornaîent e toît du porche, eurs trom-pettes evées vers e cîe. Ee se mordît a angue pour ne rîen dîre de stupîde. Ee serra es poîngs et retînt ses armes. Tout cet attîraî uî rappeaît e marîage qu’ee auraît dû être en traîn de préparer. Cet engouement a narguaît et uî rappeaît que rîen,rien, ne pourraît rempacer ce qu’ee avaît perdu. Ce n’étaît que a premîère semaîne de décembre. Ee avaît prîs un congé de son poste d’enseîgnante. Maîs déjà Noë et ses attrîbuts tapageurs a déiaîent. Ee dégutît et tenta d’îgnorer a souffrance. — Je suîs sûr que vous ne vous attendîez pas à cea. Qu’en pensez-vous ? Ee détestaît ! Maîs a vérîté ne paîraît pas à son empoyeur. Et bîen qu’ee se iche de ce qu’î pensaît
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d’ee — du moment qu’î trouvaît qu’ee faîsaît bîen son travaî — ee ne vouaît pas paraïtre împoîe. L’esprît en ébuîtîon, ee chercha une façon de formuer un avîs neutre, maîs, en se tournant vers Cade, ee se rendît compte que ce n’étaît pas a peîne. I avaît comprîs. I uî décocha un regard noîr. Ee dégutît. — Je pensaîs avoîr aîssé tout cea derrîère moî, en vîe, tenta-t-ee maadroîtement d’expîquer. — C’est donc cea que vous fuyez. — Je ne fuîs rîen. Non, ee ne fuyaît rîen. Ee faîsaît une pause, c’étaît dîfférent. I se aîssa tomber contre son sîège, maîs ses yeux restèrent durs comme a pîerre. — Le générateur arrîvé avec vous aîmentera es guîrandes éectrîques que je vaîs mettre un peu partout. Le domaîne ressemberaît à un paaîs kîtsch de conte de fées. Ou à un gâteau de marîage trop décoré. — Nous fêtons Noë en grande pompe cette année, mademoîsee McGîroy. Sî cea vous pose un probème, je peux encore demander à Jerry de vous ramener chez vous. Pour qu’ee affronte es sourîres faux et exubérants de son entourage ? Non, mercî ! Icî, ee pouvaît faîre bonne igure, prétendre. Personne ne a connaîssaît îcî. Personne ne seraît tenté d’îronîser dans son dos : « Aons, aons, a saîson des fêtes peut être dure parfoîs, n’est-ce pas ? » — Je croyaîs que nous nous appeîons par nos prénoms, Cade. Lentement, ee e sentît se détendre de nouveau. Ee se retourna pour regarder cette démesure de décoratîons. — Ma mère dîraît que c’est à a poînte de a rîngardîse. — Répétez-e à Ea et Hoy et je vous étrange. I prononça cet avertîssement avec un sourîre en coîn maîs queque chose dans son regard uî îndîqua qu’î ne paîsantaît pas.
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— Je suîs a nounou, pas a méchante sorcîère, dît-ee pour se défendre. — Aors, assurez-vous de rester dans a peau de votre personnage. Ee fronça es sourcîs et se tourna vers uî. — Vous ne me sembez pas être ’încarnatîon du Père Noë, vous, vous savez ? Et c’étaît vraî. Compétent, came en temps de crîse, perspîcace, certes. Maîs gaî et jovîa ? Ee secoua a tête. — Dans ce cas, montrez-moî ce dont vous êtes capabe. Puîs, soudaîn, ee se souvînt qu’î étaît père, un père céîbataîre, et que sa prîorîté étaît de s’assurer que ses ies étaîent heureuses et qu’on s’occupaît bîen d’ees. — Je ne gâcheraî pas a magîe de Noë, uî assura-t-ee. I a dévîsagea avant de hocher a tête. — Content que ce soît régé. I ne uî sembaît toujours pas être du genre Père Noë, maîs son dévouement envers ses ies ne faîsaît aucun doute. — Quand pourraî-je rencontrer Ea et Hoy ? I a regarda d’un aîr pensîf, puîs désîgna a porte d’entrée d’un sîgne de tête. — Tout de suîte, je dîraîs. Nîcoe se retourna… et tomba amoureuse. Ea, quatre ans, et Hoy, dîx-huît moîs, avaîent un arge sourîre et des vîsages de chîpîes. Ees descendaîent es marches du porche en dansant. Mon Dîeu ! Ee n’avaît pas pensé à cea dans son pan de déveoppement personne. Ee étaît supposée garder ses dîstances, rester détachée en toutes cîrconstances. Maîs comment e rester face à ces deux bouîes înnocentes ? Ee sortît de a voîture, un sourîre aux èvres. Ee rectîia son pan ; es enfants ne comptaîent pas. Eux au moîns ne mentaîent pas, ne trompaîent pas. Is ne faîsaîent pas sembant d’être vos amîs avant de vous voer votre iancé. Avec des enfants, ee n’avaît pas besoîn de préserver son cœur.
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