Un si beau mariage - Amants pour toujours - Un merveilleux bébé (Harlequin Edition Spéciale)

De
Publié par

Un si beau mariage, Penny Jordan

Je te rendrai la moitié de l'héritage à la condition que tu me donnes un fils ! En allant trouver Derek, Cora ne s'était pas imaginé une seconde qu'il allait lui faire une proposition aussi odieuse. Pourtant, elle était bien placée pour savoir de quoi il était capable. N'avait-elle pas découvert, le lendemain de leur mariage, qu'il ne l'avait épousée que pour son argent ? A l'époque, elle avait fui, loin, très loin, sans même regarder en arrière. Mais aujourd'hui, hélas, elle n'avait pas le choix...

Amants pour toujours, Grace Green

Enceinte d'un homme qui vient de l'abandonner, Liz Rossiter décide de retourner dans la ville de son enfance pour faire le point sur sa vie et prendre un nouveau départ. Ce qu'elle ignore encore, c'est que Matt, son amour de jeunesse, y habite encore. Matt qu'elle a aimé autrefois de tout son cœur et de toute son âme et qui l'a quittée brusquement sans la moindre explication.

Un merveilleux bébé, Doreen Roberts

C'est à contre cœur, et uniquement pour rendre service, que George accepte d'aller accueillir à la gare Amelia Richard, la fille de la meilleure amie de sa mère. Mais alors qu'il s'attend à rencontrer une adolescente ingrate et timide, c'est une jeune femme au sourire éblouissant et aux courbes irrésistibles qui descend du train. Une jeune femme absolument superbe et enceinte de plusieurs mois.

Publié le : mercredi 15 avril 2009
Lecture(s) : 41
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280276276
Nombre de pages : 480
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Prologue

— Tu es vraiment décidée ? Tu vas épouser Derek bien qu’il ne t’aime pas ?

Cora Atkins se raidit, blessée par la question venimeuse de sa belle-mère.

Toutes deux se tenaient dans la chambre de Cora, à l’endroit même où, quelques semaines plus tôt, Lisa lui avait annoncé son intention de mettre en vente le joli manoir où Cora avait grandi.

— Derek m’a demandé de l’aider à recevoir ses plus gros clients, avait-elle ajouté. Un bel appartement en ville sera nettement plus commode que cette maison de campagne ! Ta mère n’a jamais compris à quel point il était important de bien recevoir.

Lisa avait employé le ton dédaigneux qu’elle utilisait systématiquement en parlant de la mère de Cora et que la jeune fille n’enregistrait jamais sans un frémissement d’indignation. Bien qu’elle sût qu’il ne servait à rien d’argumenter avec Lisa, elle n’avait pu s’empêcher de souligner :

— Si maman n’avait pas été malade, elle aurait accueilli très volontiers les clients de papa.

— Oh ! Ta précieuse mère a toujours été une sainte, à tes yeux ! Tout le monde le sait, avait répliqué Lisa, hostile. Tu as empoisonné l’existence de ton père pendant des années en le culpabilisant parce qu’il m’aimait. D’ailleurs, Derek est tout à fait de mon avis là-dessus.

Après un bref silence, Lisa avait continué d’un ton triomphant :

— Derek pense que ton père a eu beaucoup de chance de m’épouser. En fait…

Elle s’était encore interrompue, laissant errer sur ses lèvres un sourire lourd de sous-entendus, semblant suggérer entre eux une complicité particulière.

Cora ne comprenait pas comment son père avait pu s’éprendre d’une femme aussi vénale, hypocrite et manipulatrice. Il fallait admettre, certes, que Lisa était d’une beauté spectaculaire.

Grande, blonde aux yeux bleus, dotée d’un physique voluptueux, elle était tout à l’opposé de Cora qui tenait de sa mère, avec sa petite silhouette menue, ses boucles brunes indisciplinées et ses yeux d’un étonnant bleu-mauve.

Quoi qu’il en soit, Cora avait profondément aimé son père, et n’aurait jamais songé à lui reprocher son choix. Agée de sept ans à la mort de sa mère, elle en avait quatorze au moment de son remariage. Pour l’amour de lui, elle avait été toute disposée à accueillir une belle-mère, à accepter toute nouvelle venue du moment qu’elle le rendrait heureux.

Il s’était avéré très vite que Lisa ne possédait pas un tempérament aussi généreux que celui de sa belle-fille. Agée de trente-deux ans au moment de son mariage avec John Atkins, elle n’éprouvait pas la moindre tendresse pour les enfants, et encore moins pour les membres de son propre sexe. D’emblée, elle avait traité Cora en rivale, comme si celle-ci lui volait une part de l’affection et de la loyauté de son mari.

Au bout de trois mois à peine, Lisa avait froidement annoncé à l’adolescente qu’elle allait tout mettre en œuvre pour la faire entrer en pension. Derek s’était alors interposé en rappelant à John que sa défunte épouse avait choisi avec soin le collège privé que Cora fréquentait, alors même qu’elle se savait condamnée et dans l’impossibilité de voir grandir sa fille.

Plus tard, c’était également Derek qui était venu au collège pour annoncer à Cora l’accident mortel de son père. Ce jour-là, des larmes voilaient ses yeux vert jade, qui trahissaient pourtant rarement ses émotions. Cela remontait à presque un an…

*  *  *

Cora avait à présent dix-huit ans et, dans moins d’une heure, elle serait la femme de Derek.

Dehors, une voiture attendait, prête à l’emmener jusqu’à la petite église où ses parents s’étaient mariés et dont l’enclos paroissial abritait la tombe de sa mère. Henry Fairburn, le vieil avoué ami de son père, devait la conduire à l’autel.

« Tu es vraiment décidée ? Tu vas épouser Derek bien qu’il ne t’aime pas ? »

La question perfide de sa belle-mère résonna dans l’esprit de Cora.

— Derek dit que… c’est pour mon bien… et que c’est ce que papa aurait voulu.

— « Derek dit que… » ! Tu n’es qu’une idiote, Cora. S’il veut t’épouser, ce n’est pas pour tes beaux yeux. Son seul but, c’est d’obtenir le contrôle total de l’entreprise.

— C’est faux ! protesta Cora. Il la dirige déjà, et il sait très bien que je ne chercherai jamais à m’interposer.

— Possible. Mais, si Derek ne devenait pas ton mari, que ferait l’homme que tu pourrais épouser un jour ? Celui-là aura peut-être d’autres projets. Selon le testament de ton père, la part qui te revient est placée en fidéicommis jusqu’à ce que tu aies trente ans. A moins que tu ne te maries d’ici là. Enfin, tu n’imagines tout de même pas que Derek est amoureux de toi ? C’est un homme mûr ! Pour lui, tu n’es qu’une gamine… Tu ne peux pas lui donner ce qu’il veut. Il m’a dit que, s’il n’y avait pas l’entreprise, il ne t’épouserait pour rien au monde.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.