Un si joli conte de fées

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Une rencontre, un baiser, et Tessa tombe amoureuse du duc de Kittridge. Trois ans plus tard, le conte de fées se réalise : elle l’épouse. Pourtant, le lendemain de leur nuit de noces, le prince charmant déserte sa belle pour batifoler en ville. D’office, Tessa s’installe dans la résidence londonienne de son époux qui, furieux, lui ordonne de s’en aller. Mais la jeune duchesse n’est pas aussi docile qu’il le pensait. Ils pactisent. Elle restera et, dès qu’elle tombera enceinte, elle retournera à la campagne pour se consacrer à son rôle de mère. Fine mouche, Tessa fait semblant d’accepter,alors qu’en secret elle est bien résolue à gagner coûte que coûte l’amour de son mufle d’époux.
Publié le : mercredi 15 octobre 2014
Lecture(s) : 145
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290088586
Nombre de pages : 384
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Un si joli conte de fées
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
Un parfum d’ensorceleuse Nº 7783 Tant d’amour dans tes yeux Nº 8346
KAREN RANNEY
Un si joli conte de fées
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Daniel Garcia
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Titre original UPON A WICKED TIME Éditeur original Avon Books, an imprint of HarperCollins Publishers, New York Karen Ranney, 1998 Pour la traduction française Éditions J’ai lu, 2014
À Mary Kay Smargiassi, une admiratrice devenue une amie.
Prologue
Dorset House, Domaine du comte de Wellbourne, juin 1788
Au sommet de la colline, une petite brise animait de frissons joyeux les hautes herbes et le feuillage des arbres. Un vieux chêne dressait là son tronc cente-naire, sentinelle austère qui semblait réprouver cette humeur badine. Sous ses branches, l’herbe était vert émeraude et l’ombre paraissait délicieusement accueillante. Le soleil, embusqué derrière un nuage cotonneux, jetait sur ce décor un halo de lumière laiteuse. Une grande demeure s’apercevait en contrebas, à mi-chemin entre le haut de la colline et le fond de la vallée. La frénésie de ses occupants ne pouvait pas se deviner, d’aussi loin. On courait, on s’agitait, des invités arrivaient… mais le vacarme provoqué par toute cette fièvre était absorbé par la distance, si bien qu’une étrange sérénité régnait sous les frondaisons du chêne. Le temps semblait s’y être alangui. Pourtant, le Destin était en marche, et il ne tarderait pas à 9
convoquer sur la scène tous les acteurs de la pièce qui allait se jouer. L’un d’eux était une jeune fille de seize ans. Assise sur une couverture étalée au pied du chêne, elle fai-sait la lecture à son petit frère. — Harry, n’as-tu donc pas envie de savoir ce qui est arrivé à sir Bethune ? — J’ai faim ! — Tu as toujours faim. Comment expliques-tu cela, Harry ? Pourtant, personne ne te prive, à table. La jeune fille referma le livre en prenant soin de marquer sa page avec son doigt, tandis que, de son autre main, elle nettoyait le genou du garçonnet. — Et comment fais-tu pour toujours te salir aussi rapidement ? — Je me moque d’être sale. J’ai faim. — Nous prendrons le thé avec des petits gâteaux dès que le duc sera arrivé. — Pourquoi faut-il l’attendre ? — Parce que nous devons lui être présentés, voilà tout. — Je n’ai pas envie de lui être présenté, Tessa. — Il va falloir t’y résigner, Harry, j’en ai peur. En attendant, rien ne nous empêche de découvrir comment sir Bethune se débarrasse du dragon. À ton avis, comment va-t-il s’y prendre ? — Il va lui trancher les boyaux ! s’exclama Harry. Et, joignant le geste à la parole, il agita une épée imaginaire. Tessa fit mine d’être effrayée. — Pour l’instant, sir Bethune commence simple-ment à descendre dans la vallée où le dragon a sa tanière. Ne crois-tu pas qu’il a peur ? — Les chevaliers n’ont peur de rien, Tessa. 10
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