Un si lourd secret - L'espoir d'une infirmière (Harlequin Blanche)

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Un si lourd secret, Lynne Marshall

En voyant un beau jour arriver aux urgences le Dr Beck Braxton, January Ashworth n'est pas vraiment surprise de découvrir qu'il a gardé le pouvoir de la faire chavirer. Treize ans auparavant, celui-ci a été son premier amour, mais elle l'a terriblement meurtri en le quittant sans explication, au moment où il avait le plus besoin d'elle. Pourtant, elle a l'impression qu'ils ne se sont jamais séparés, et son envie est grande de renouer leur relation passée. Un désir impossible, hélas. Car si Beck apprend son secret, il ne pourra que la haïr.

L'espoir d'une infirmière, Josie Metcalfe

Une sensation étrange envahit Nadia Smith à chacune de ses rencontres avec Gideon West. Sa méfiance instinctive envers les hommes fond quand elle le voit se comporter en père si tendre avec ses jumeaux prématurés, et en homme si courtois et attentionné avec elle. Mais que peut-elle espérer de l'avenir quand la honte, accablante, du passé pèse de tout son poids sur elle ? Elle doit se résigner à n'être que l'infirmière s'occupant des bébés de Gideon à l'hôpital, et se préparer au jour où ces derniers quitteront le service...

Publié le : vendredi 15 mai 2009
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280272919
Nombre de pages : 320
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Prologue

— Tu m’attendras ?

Beck Braxton glissa les doigts dans la longue chevelure blond platine de January et lui encadra le visage.

Immobile dans l’allée qui conduisait chez elle, elle évita son regard.

— Promis ? Je t’aime, tu le sais ! reprit-il, souhaitant soudain se trouver dans un lieu plus intime.

— Alors, pourquoi tu pars ? demanda-t-elle, les larmes perlant à ses cils.

— January, nous en avons parlé si souvent ! Je dois m’en aller d’ici. Quand je reviendrai, ce sera différent, je te le jure.

Lorsqu’elle ferma les paupières, les larmes strièrent ses joues, brillantes sous la lumière du lampadaire.

— Dis-moi que tu m’aimes, ma chérie.

Même si elle le lui avait répété des centaines de fois, il désirait l’entendre encore avant de quitter la ville, le lendemain matin tôt, pour un camp d’entraînement militaire.

— Tu sais bien que je t’aime, marmonna-t-elle en agrippant son T-shirt pour l’attirer à elle en un geste désespéré.

Où était la fille splendide et pleine de confiance en elle qu’il connaissait ?

Lorsqu’il l’embrassa, il sentit les larmes se mêler à leur baiser. Leur adieu avait un goût de sel et de tristesse. Bon sang, il détestait ça… Il n’avait pas davantage envie de la quitter qu’elle de le voir partir, mais le temps était venu pour lui de faire ses preuves.

A dix-huit ans, s’il voulait devenir un homme et épouser la femme qu’il aimait, il devait faire abstraction de ses désirs et suivre la seule voie qu’il connaissait.

A douze ans déjà, il pensait à entrer dans l’armée, surtout pour échapper à son père. Et puis quel avenir avait-il à Atwater ? Il avait grandi en rêvant d’aventures, de voyages aux quatre coins du monde.

Dès qu’il avait obtenu son permis de conduire, à seize ans, il s’était mis à fréquenter le bureau de recrutement, où les récits des militaires, qui l’appelaient par son prénom, avaient nourri ses fantasmes. Il s’était empressé de signer un contrat dès dix-sept ans, sachant qu’il devrait toutefois attendre d’avoir son brevet de fin d’études secondaires pour être officiellement engagé.

Pendant sa dernière année de lycée, il était tombé amoureux de January Stewart, élève d’une classe en dessous. Amoureux pour de bon. Le véritable amour.

Hier soir, à l’auditorium, elle était dans l’assistance lorsqu’on lui avait remis son diplôme. La quitter était la chose la plus difficile qu’il ait jamais faite, mais il espérait que tout se passerait bien et qu’elle comprendrait. Il reviendrait dès que possible pour l’épouser et l’emmener à la base où il serait affecté. Pourtant, il ne pouvait lui donner des détails pour l’instant, pas jusqu’à ce qu’il ait tout organisé.

— Promets-moi que tu m’attendras, murmura-t-il contre sa bouche.

— Je…

— January, tu rentres, oui ou non ? cria la voix perçante de sa mère qui se tenait sous le porche.

1.

Si January Ashworth voyait encore un couple en train de s’embrasser, elle allait crier. Etait-ce la saison des amours ? Le jeune technicien orthopédiste et sa petite amie infirmière se tenaient si étroitement enlacés qu’on avait du mal à voir qu’ils étaient deux.

En venant à l’hôpital, elle avait croisé deux adolescents à un arrêt de bus dans la même attitude, et avait failli klaxonner pour les obliger à se séparer…

Pourquoi, à un petit mois de ses trente ans, se sentait-elle si vieille ?

Elle gara la voiture, ramassa son courrier qu’elle avait jeté sur le siège passager en partant, puis claqua la portière. Elle se retourna pour voir si le fracas avait interrompu les tourtereaux dans leurs ébats. Pas le moins du monde. Il devrait y avoir un article du règlement du Los Angeles Mercy Hospital qui interdise de s’embrasser sur le parking.

Rajustant ses lunettes, elle fixa le soleil de l’après-midi pour ne plus les voir. Elle ne réussit qu’à éternuer, ce qui n’attira d’ailleurs pas davantage leur attention. Quand avait-elle été embrassée ainsi pour la dernière fois ? Autant ne pas y penser. Elle s’essuya le nez avec un mouchoir.

Cinq minutes plus tard, après avoir passé son badge dans la pointeuse, elle se dirigea vers les urgences tout en triant son courrier. D’après le journal, c’était la pleine lune ce soir. Entre la vieille légende de la pleine lune qui rendait les gens agressifs et l’affluence habituelle du vendredi, elle pouvait s’attendre à avoir du travail.

Et le rhume qui la guettait… Décidément, rien pour lui redonner le moral… Jusqu’au moment où elle reconnut une adresse sur une lettre. Avec un pincement douloureux au cœur, elle la glissa dans la poche de sa veste pour la lire plus tard.

Carmen Estrada, la surveillante, une femme d’âge moyen aux manières très directes, lui fit signe à la seconde où ses semelles de crêpe franchirent le seuil.

— January ! Il faut que je t’avertisse : le Dr Riordan a pris une décision qu’il a déjà mise en pratique. Mais ton nez est tout rouge. Tu as pleuré ?

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