Un sulfureux tête-à-tête - Ce bonheur si troublant (Harlequin Passions)

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Un sulfureux tête-à-tête, Maxine Sullivan

Saga des Jarrod, tome 4

Cela fait deux ans que Samantha travaille aux côtés du riche et célèbre Blake Jarrod. Deux longues années au cours desquelles, chaque jour, elle a rêvé qu’il la regarde enfin comme une femme belle et désirable, et non comme une fidèle assistante. Une situation douloureuse qu’elle a de plus en plus de mal à supporter. Aussi, lorsque Blake lui demande de la suivre à Aspen où il doit reprendre les affaires de son père, elle est bien décidée à tenter le tout pour le tout. Durant leur séjour dans cette station de ski huppée, elle fera tout pour que Blake la remarque enfin. Et si tel n’est pas le cas, alors elle partira…

Ce bonheur si troublant, Chrystine Butler

Il suffit d’un simple regard et de quelques mots échangés pour que Kelsey tombe sous le charme viril de Cooper Fortune. Mais, très vite, l’émotion et le désir laissent place à la panique et au doute. Aussi séduisant soit-il, il faut qu’elle garde ses distances avec cet homme, elle le sent. Car quelque chose d’un peu sauvage dans son allure, cette flamme qui brûle dans son regard, lui dicte que Cooper est un homme blessé. Un homme incapable de s’engager sérieusement auprès d’une femme, et qui a le pouvoir de la faire souffrir…
Publié le : dimanche 1 janvier 2012
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EAN13 : 9782280232685
Nombre de pages : 432
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1.
— Que faites-vous dans mon bureau ? Samantha Thompson sursauta en entendant cette voix et faiit en faire tomber son styo. La ampe projetait juste assez de umière pour qu’ee puisse distinguer ’homme qui se tenait dans ’embrasure de a porte. — Bake, vous m’avez fait une de ces peurs ! En effet, son cœur battait à tout rompre, mais n’était-ce pas ’effet habitue que Bake Jarrod produisait sur ee ? Ee admira sa sihouette athétique, que son smoking mettait encore davantage en vaeur. I avait indéniabement a prestance d’un meneur d’hommes. P.-D.G. de Bake Jarrod Enterprises’Las Vegas hotes, i venait d’obtenir e poste de P.-D.G. de Jarrod Ridge, e compexe touristique que sa famie possédait à Aspen, a céèbre station de ski du Coorado. Etant son assistante depuis deux ans, i n’y avait rien d’anorma à ce qu’ee soit dans e bureau de son patron à 22 heures. Et ce n’était pas parce qu’ee utiisait e bureau du défunt père de Bake, situé dans e manoir de a famie, que cea changeait queque chose. Ee avait de bonnes raisons d’être à. Des raisons qui concernaient directement son patron. Ou putôt son futur ex-patron. — I est tard, observa-t-i.
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Ee prit une inspiration pour se camer et regarda a ettre qu’ee tenait à a main. Aait-ee oui ou non a donner ? Puis ee se rappea a soirée catas-trophique qu’ee venait de passer. Le point cuminant avait été ’arrivée d’une céèbre starette bonde qui avait outrageusement lirté avec Bake, et ui n’avait même pas essayé de dissimuer e paisir qu’i avait à être ainsi courtisé. Samantha ne pouvait pas ui reprocher de vouoir goûter à ce qui ui était offert, si te était son choix. Le probème, c’était qu’i avait refusé de goûter à ce qu’elle-mêmeui offrait. D’habitude, ee portait des taieurs éégants et discrets, à Las Vegas comme à Aspen, mais ce soir ee s’était mise en frais. Pour qu’i a remarque enîn, ee avait choisi une petite robe mouante coueur crème, et avait reevé ses ongs cheveux châtains en chignon, aors qu’ee es attachait habitueement sur a nuque. Mais, à ’évidence, cea n’avait eu aucun effet. I ne se passerait jamais rien entre eux. Ee ’avait enîn compris au moment où i ’avait aperçue et qu’ee ui avait adressé son pus beau sourire. I s’était retourné vers ’actrice sans ui prêter a moindre attention. I ’avait rejetée, comme Car ’avait rejetée. Ee avait donc pris une décision. La bonne décision. Laseuledécision possibe. Ee eva es yeux. — Oui, i est tard, Bake. Trop tard. I avança vers ee, comme s’i pressentait que queque chose cochait. — Je croyais que vous rentriez à Pine Lodge.
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C’était ce qu’ee avait prévu. Ee était même descendue dans e ha du manoir, manteau sur es épaues, pour attendre e monospace qui a ramènerait à Pine Lodge, situé non oin du manoir. Un chaet privé qu’ee partageait avec Bake — ee dormait dans une chambre d’ami, et Bake dans a suite principae. Et puis, quequ’un était entré dans e ha. Lorsque es portes s’étaient ouvertes, a froide brise d’automne ’avait frappée de pein fouet, comme pour ui rappeer que, quoi qu’ee porte, quoi qu’ee fasse, Bake ne a verrait jamais autrement que comme son empoyée. Aors, ee avait rebroussé chemin et s’était dirigée vers ’ascenseur privé, pour gagner son bureau, situé dans ’aie famiiae du manoir. — J’avais queque chose à înir, dit-ee. I ui ança un regard perçant comme s’i vouait ire dans son âme. — Nous sommes vendredi soir. Le travai peut attendre demain. Depuis eur arrivée à Aspen, is avaient travaié tous es samedis, pour garder e cap, en attendant qu’is s’instaent ici de façon permanente. Mais maintenant tout était remis en cause. Pour ee, du moins. — Ça ne peut pas attendre. — Qu’est-ce qui ne peut pas attendre ? Ee dégutit avant de répondre. — Ma ettre de démission. Ee vit passer un écair de surprise dans ses yeux si beus. — De quoi parez-vous ? dit-i d’une voix posée. I ne manifestait aucune émotion. Comme à son habitude, surtout avec ee. — I est temps pour moi d’avancer, Bake. C’est tout.
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— Pourquoi ? La question a désarçonna, mais ee parvint à hausser es épaues. — Parce que. I posa es mains sur e bureau et se pencha vers ee. — Que est e probème, Samantha ? Quee est a véritabe raison de votre départ ? Ee ui avait tenu tête sur des sujets professionnes à pusieurs reprises, mais cette fois c’était… personne. Avec prudence, ee recua e fauteui de cuir et, d’une démarche rendue incertaine par ses invraisembabes stiettos, se dirigea vers a vaste baie vitrée. En ce mois d’octobre, e uxueux compexe touristique offrait un tabeau charmant. Avec ses rues sinueuses et ses chaets, niché entre es hautes montagnes, e viage étinceait de manière féerique. Pour ee, une Caifornienne qui vivait à Las Vegas, a station possédait un charme qu’ee n’avait retrouvé nue part aieurs. Cet endroit avait du cœur. — I est temps pour moi de partir, dit-ee, e dos tourné. — Vous n’êtes pas heureuse, ici ? — Si ! s’excama-t-ee en se retournant. C’était contradictoire, ee en était consciente, et i devait sans doute se poser des questions. Pour être franche, ee se sentait un peu déprimée depuis queques semaines. Pus précisément, depuis que a sœur de Bake, Meissa, avait annoncé sa gros-sesse. Ee était pourtant heureuse pour Meissa, et ignorait pourquoi ’heureuse nouvee a perturbait. — Aors, que est e probème ? insista-t-i en se redressant.
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« Vous. C’est vous e probème. Je veux que vous me remarquiez. Je vous veux, tout simpement. » Mais comment dire cea à un homme qui ne ’avait jamais regardée en tant que femme ? Ee était sa îdèe assistante, et c’était à peu près tout. Jamais ee ne s’était comportée de façon ouvertement séductrice avec ui. Non, ee était toujours restée très professionnee. Ee aurait dû de temps à autre aisser s’exprimer son côté féminin. Si ee ’avait fait, peut-être ne serait-ee pas dans cette situation aujourd’hui. Pour autant, ee n’était pas amoureuse de ui. Ee était juste très attirée par ui. C’était un homme charismatique, séduisant, qui charmait es femmes sans effort, mais qui se montrait difîcie en ce qui concernait cees qu’i amenait dans son it. Or, ee vouait qu’i a remarque, qu’i a séduise. Ee vouait être dans son it, et dans ses bras. Maheureusement, ee n’avait jamais été ’objet de son attention, ee e mesurait vraiment à présent. Jusqu’à ce soir, ee y avait cru, mais après e rejet inconscient qu’i ui avait inligé ee avait compris une chose : s’i apprenait ce qu’ee ressentait pour ui, cea changerait tout. Ee serait embarrassée, et ui aussi. Ee serait humiiée, exactement comme avec Car. Et bien sûr ee ne pourrait pas continuer à travaier dans ces conditions. I vaait mieux partir avec un peu de dignité. — Samantha ? Pour a première fois, cea ui ît un drôe d’effet de ’entendre prononcer son nom. — Vous savez quoi, Bake ? Vous ne m’avez jamais appeée Sam. Pas une seue fois. C’est toujours Samantha. I fronça es sourcis.
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— Qu’est-ce que cea a à voir avec ça ? Tout. Ee vouait être Sam, de temps en temps. Sam, a jeune femme qui, après une dououreuse rupture amoureuse, avait quitté son quartier de Pasadena pour venir vivre dans a trépidante vie de Las Vegas. Sam, a femme audacieuse, capabe de désirer un homme tout en protégeant son cœur. Mais pour Bake ee n’était jamais que Samantha, ’assistante personnee qui ’aidait à diriger son bureau et sa vie, et qui faisait en sorte que tout soit toujours en ordre, comme i e souhaitait. Comment avait-ee pu croire un instant qu’ee pourrait avoir une chance avec ui ? — J’ai mes raisons pour démissionner, et c’est tout ce que vous avez besoin de savoir, répiqua-t-ee en s’apercevant qu’i attendait toujours une réponse. — Est-ce que quequ’un vous fait des ennuis ? Quequ’un de ma famie ? Je eur parerai si c’est e cas. Dites-moi. Ee secoua a tête. — Votre famie est formidabe. C’est… Ee hésita, regrettant de ne pas avoir pris e temps de préparer une expication pausibe. A sa décharge, ee ne s’était pas attendue à être ici ce soir à écrire sa ettre de démission, ni à ce qu’i a surprenne en train de a ui déposer. Ee avait cru qu’i înirait a soirée dans un cub, avec Miss Hoywood. — J’en veux davantage, tout simpement, vous comprenez ? Ce n’est pas du tout dirigé contre vous ou votre famie. I s’agit de moi. I fronça es sourcis, comme si ee ui parait une angue qu’i ne comprenait pas.
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— Voyager en première casse et vivre dans un endroit de casse mondiae, ça ne vous sufît pas ? — Non. En fait, je songe à rentrer à Pasadena pour queque temps, mentit-ee. Quoique, au fond, ce n’était pas une si mauvaise idée. — Jusqu’à ce que je décide de ce que je veux faire ensuite. — Et cea vous apportera ce que vous cherchez ? Si je me souviens bien, vous m’avez dit avoir quitté Pasadena pour mener une vie pus excitante. Oui, c’est bien ce qu’ee ui avait dit — et ee avait, en effet, cherché à rempir son existence par autre chose que des eçons de piano et des séances de shopping avec ses amies — mais c’était i y a quatre ans. Quand e jeune architecte à qui ee venait de décarer sa lamme était parti courir e monde, ee avait décidé de trouver sa propre source d’excitation. Son travai avec Bake ui avait offert ’occasion de vivre à cent à ’heure, sans aucun investissement émotionne. Jusqu’à aujourd’hui. Et même maintenant i n’était question que de désir, et non d’amour. I a îxa d’un regard perçant. — Vous sembiez heureuse avant de venir à Aspen. — J’étais… je suis… je veux dire… Ee était en train de s’emmêer es pinceaux, ne sachant par où commencer. Lorsque, queques mois pus tôt, i avait annoncé qu’i rentrait dans sa vie d’origine, et qu’ee devrait e suivre, ee avait en effet été enchantée. Le père de Bake avait exigé dans son testament que tous ses enfants reviennent à Jarrod Ridge une année durant, faute de quoi, is perdraient eur héritage. Bake étant ’aïné — i avait queques
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minutes de pus que son jumeau Guy —, c’était ui qui avait reevé e déî de diriger e compexe. Depuis, is avaient fait pusieurs aers-retours entre Aspen et Las Vegas. Bake conserverait ses hôtes à terme, mais dorénavant i passerait e pus cair de son temps à Aspen. Ee avait été très heureuse de cette décision. Jusqu’à ce soir. Ee s’écaircit a voix. — Ma famie et mes amis sont à Pasadena. Is me manquent. — J’ignorais que vous aviez des amis. — Merci, c’est très aimabe, ironisa-t-ee. — Vous savez ce que je veux dire, rétorqua-t-i d’un ton impatient. Vous travaiez ou vous voyagez avec moi en permanence, et vous rentrez rarement chez vous, en dehors des vacances. Vos amis n’ont jamais été une priorité auparavant. — J’imagine que ça a changé. Heureusement, Car n’était jamais revenu de ses voyages, et ee avait entendu dire qu’i avait épousé une Angaise. Natureement, e temps et a distance ui avaient montré qu’ee n’avait pas vraiment été amou-reuse de ui. Ee avait aimél’idéed’être amoureuse d’un homme intrépide qui parait de partir à ’aventure dans des contrées ointaines. Ee avait bêtement cru qu’is visiteraient tous ces pays ensembe. Que était son probème ? Pourquoi ne cessait-ee de désirer des hommes qui ne a désiraient pas ? — Qu’aez-vous faire après Pasadena, aors ? — Je ne sais pas encore. Je trouverai bien. Peut-être qu’un de mes rares amis m’aidera à trouver un travai. Tout ce qu’ee savait, c’était qu’ee ne travaierait
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pus pour Bake, ni à Aspen, ni à Las Vegas. Ee avait besoin d’une rupture caire et nette. I ’observait attentivement et ee faiit détourner es yeux pour ne pas qu’i a perce à jour. — Vous avez beaucoup de reations, vous pourrez toujours es faire jouer, suggéra-t-i. Ee sentit sa gorge se nouer. I sembait commencer à accepter sa décision. Et, cela,pus que tout e reste, démontrait qu’i ne se souciait pas d’ee. Ee n’était qu’une empoyée parmi d’autres, pour ui. Rien de pus. — J’envisage de changer de travai. — Pour faire quoi ? — Je ne sais pas encore. Ee prit une inspiration. — En tout cas, j’aimerais vivement quitter Aspen aussi vite que possibe, pour boucer mes dossiers à Las Vegas avant de rentrer chez moi. Cea ne devrait guère prendre pus de deux jours. Ee s’assurerait de ne pas prendre pus de temps. I ui ança un ong regard dubitatif qui a mit ma à ’aise et à son grand dam ee se sentit rougir. — Vous me cachez queque chose, décara-t-i sur e ton de ’évidence. Ee sentit son cœur battre à coups redoubés. Mais pourrait-i seuement se douter du în mot de ’histoire ? — I n’y a rien d’autre à dire. J’ai une vie, vous savez, et une famie, Bake, même si vous avez du ma à y croire. Ee ne pouvait en supporter davantage. Ee devait à tout prix mettre un terme à cet entretien et revint prendre a ettre sur e bureau. — Aors, j’apprécierais si vous acceptiez ma démis-
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sion, dit-ee. Dans ’idéa, j’aimerais partir dès que possibe. Demain, même. Ee s’approcha de ui et ui tendit a ettre, tres-saiant orsqu’ee comprit qu’i ne a prendrait pas. Au contraire, i resta immobie. Et déibérément muet. — Non, dit-i enîn. — Qu-quoi ? ît-ee, abasourdie. — Non. Je refuse votre démission, surtout quand vous me a donnez sans préavis. J’ai besoin de vous ici, avec moi. Ee aurait pu être lattée d’entendre de tees paroes, mais es images de a soirée qu’is venaient de passer étaient encore trop présentes à son esprit. Cea avait été un véritabe cavaire pour ee de e regarder lirter avec cette actrice. Comment rester tout en continuant à cacher son désir pour ui ? Ee ui présenta de nouveau a ettre mais i ne a regarda même pas. — Je ne peux pas rester, Bake, insista-t-ee. I faut vraiment que je parte. Maintenant. Demain, au pus tard. Comme i ne prenait toujours pas a ettre, ee baissa e bras. — Je suis e nouveau P.-D.G. de Jarrod Ridge, Samantha. Ce ne serait pas professionne de votre part de m’abandonner du jour au endemain. Ee regrettait de e mettre dans cette fâcheuse posture, mais i y aait de son équiibre émotionne. — Je sais, mais i y a d’autres personnes tout à fait capabes de me rempacer. Vous n’avez qu’à contacter une agence de recrutement haut de gamme. Je peux même e faire pour vous avant mon départ. Des tas
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