Un voluptueux contrat - Un délicieux quiproquo

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Un voluptueux contrat, Avril Tremayne
 
Aurait-elle… peur ? Kate n’est pourtant pas une femme craintive, et se définirait plutôt comme une forte tête, autant dans sa vie privée que dans son métier d’avocate. Mais face aux assauts du séduisant Scott Knight – et au désir fou qu’il éveille en elle –, elle se sent terrifiée… Pour reprendre le dessus, rien de mieux que les réflexes professionnels : Kate accepte qu’il devienne son amant, à condition que leur relation soit encadrée par un contrat. Pas de tendresse, seulement des sensations fortes, pour une durée déterminée. Il ne lui reste plus qu’à espérer que cet artifice suffise à protéger son cœur contre le troublant play-boy…
 
+ 1 roman gratuit : Un délicieux quiproquo, Kim Lawrence
Publié le : vendredi 1 juillet 2016
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280354455
Nombre de pages : 288
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1.
Lorsque son regard se posa sur la sublime inconnue à la crinière de feu plantée à côté du bol à punch, Scott Knight faillit tomber à la renverse. Grande, sûre d’elle, ravissante… et d’une arrogance provocante, elle offrait une vision qui ne pouvait que le séduire. Cependant, il ne devait pas oublier qu’il assistait à une réception supposée marquer la conclusion d’un divorce. Or, il n’avait pas la moindre idée de ce qu’étaient les convenances en matière de drague, en pareilles circonstances. Devait-on se comporter comme si l’on assistait à un enterrement, de crainte de passer pour le pire des goujats ? Sauf que la soirée n’avait pas pour unique fonction de célébrer le divorce de Willa, mais aussi la relation naissante de celle-ci avec Rob, dont il fallait bien reconnaître qu’il était infiniment plus sympathique que l’ex-mari — Wayne-le-Raseur. La superbe rousse tourna la louche dans le bol et se resservit. Elle avait vraiment un corps de rêve. Il fallait à tout prix qu’il trouve le moyen d’explorer sans tarder ces courbes divines, songea Scott. D’un pas décidé, il se dirigea vers elle, sans oublier d’attraper une bière au passage — le punch était décidément une boisson de filles. — J’imagine, lança-t-il, que vous avez déjà entendu cette blague éculée au sujet du divorce… Scott n’avait même pas terminé sa phrase que la belle se tourna vers lui, interrompant une entrée en matière dont il se devait de reconnaître qu’elle manquait d’originalité. Une vague de désir primitif le submergea. De près, elle était encore plus belle. Plus fascinante. Des yeux gris en amande. Des sourcils parfaitement dessinés, qu’elle haussait en une mimique d’étonnement narquois. Des pommettes aristocratiques… Et une bouche d’une sensualité à damner un saint, peinte d’un rouge écarlate. Elle ne se donna pas la peine de rétorquer quoi que ce soit, attendant qu’il poursuive avec un demi-sourire qui incurvait à peine ses lèvres prodigieusement sexy. — Je veux parler, reprit-il, de celle qui dit qu’un avocat n’apprécie pas plus de traiter une affaire de divorce à l’amiable qu’un croque-mort de voir un cadavre bouger dans son cercueil. Une moue dubitative accueillit la plaisanterie de Scott. La jeune femme but lentement une gorgée de punch et promena sur lui un regard appuyé, le détaillant de la tête aux pieds. — Vous êtes sur le marché ? s’enquit-elle d’une voix dont le timbre voilé fit grimper la libido de Scott à des hauteurs vertigineuses. Il la gratifia d’un sourire qui signifiait :Je suis à votre entière, et immédiate, disposition. Ce qu’il appelait son « sourire numéro un ». Celui auquel il avait le plus fréquemment recours. — Oui, exactement, dit-il. Jesuissur le marché. Un éclat de rire accueillit sa réponse. Un rire de gorge, envoûtant. — Non, corrigea son interlocutrice, je veux parler du marché du divorce. Scott se rapprocha insensiblement d’elle. — Je ne suis pas marié, si c’est ce que vous voulez savoir. Ni même fiancé. Pour tout dire, je suis libre de toute attache. Les lèvres pulpeuses se serrèrent en une petite moue. — Dommage, dit-elle. Cela aurait pu être drôle… Que diable voulait-elle dire ? Scott était très rarement déstabilisé, mais l’imperturbable beauté rousse venait de le prendre à contre-pied. Fallait-il comprendre qu’elle ne draguait que les hommes mariés ?
— Qu’est-ce qui empêche que nous nous amusions un peu ? lança-t-il. Elle laissa échapper un petit soupir de regret. — Oh ! Pas sans qu’il y ait de l’argent en jeu. Bon sang ! Non seulement elle ne s’intéressait qu’aux hommes mariés, mais en plus il fallait qu’ilspayent! Ce n’était pasdu toutle style des amies de Willa. Et ce n’était pas non plus le genre d’attitude qui l’attirait. Scott n’était pas facilement effarouché, cependant les scénarios sado-maso ne le faisaient pas fantasmer. Posant son verre, la jeune femme entreprit de fouiller dans le petit sac vert émeraude suspendu à son épaule par une longue chaîne. Elle en sortit un élégant porte-cartes d’argent, l’ouvrit d’un coup sec, et lui tendit une carte de visite. — Kate Cleary, lut-il. Oh… Il n’avait pu s’empêcher de grimacer. Une nouvelle fois, elle laissa échapper un rire sensuel. — Oui, dit-elle, je suis avocate. Le divorce, c’est ma spécialité. C’est moi qui ai traité celui de Willa. A vrai dire, cela ne me dérange nullement de voir qu’elle a non seulement déserté la chambre funéraire, mais qu’elle est même en train de danser. Scott éclata de rire. — Je comprends mieux comment Willa a réussi à conserver cette fabuleuse maison, dit-il. Qui oserait direnonà une femme de votre trempe ? — Certains s’y sont essayés. Mais, comme on dit, il ne peut y avoir qu’un seul vainqueur. Et je n’aime pas perdre. La libido de Scott grimpa d’un échelon supplémentaire. — Scott Knight, annonça-t-il en tendant la main. Architecte, et spécialiste en gaffes en tout genre. La poignée de main de Kate Cleary était ferme comme il le fallait. Ni trop timide, ni exagérément autoritaire. Parfaite. — Ravie de faire votre connaissance, Scott Knight, affirma-t-elle. Ne vous interdisez pas les plaisanteries au sujet des avocats. Qui sait ? Peut-être en connaissez-vous une que je n’aurais pas encore entendue. Aïe !Si vous continuez, je vais avoir besoin de points de suture. Kate reprit son verre, et avala une gorgée de punch. — Je dois bien avoir du fil et des aiguilles quelque part, répliqua-t-elle. Ou une agrafeuse. Si vous préférez les traitements un peu plus…rudes. Scott la détailla du regard, comme elle l’avait fait pour lui quelques minutes plus tôt. Elle était moulée dans une courte robe noire, qui dénudait seulement ses bras et ses jambes. Très simple. Presque stricte. Super sexy. Des sandales couleur chair, aux talons d’une hauteur hallucinante, et le mini-sac vert complétaient sa tenue. Sa chevelure flamboyante cascadait sur ses épaules. Etses lèvres… Seigneur ! Quelles lèvres ! Les effluves légers de son parfum le firent frissonner. Tubéreuse. La senteur qu’il préférait entre toutes. — Je vous imagine plus douée pour tailler en pièces que pour raccommoder, dit-il enfin, osant ce sous-entendu explicite. — Vous ne vous trompez pas ! C’est tout à fait ça. — Cela ne saurait me faire peur… Kate se prit la tête entre les mains. — Oh !Seigneur !en mimant l’accablement. Qu’est-ce que je suis en train de gémit-elle faire ? — Vous le savez très bien, Kate Cleary. Alors, autant cesser de tourner autour du pot. Est-ce que vous sortez avec quelqu’un en ce moment ? Je veux dire, quelqu’un que je pourrais affronter au Rubik’s Cube, par exemple. Retenant sa respiration, Scott attendit la réponse de Kate avec angoisse. Mon Dieu, faites qu’elle soit libre ! — Pourquoi, vous êtes champion de Rubik’s Cube ? — Disons que je suis meilleur à cela qu’au close-combat. Quoique, pour vous, je n’hésiterais pas à faire appel à mes talents de gladiateur. A plus forte raison s’il s’agissait de me livrer à un
corps à corpsavecvous. — Eh bien, il se trouve que je suis célibataire, à l’heure actuelle. Dois-je vous faire une démonstration de mes capacités au Rubik’s Cube ? — Je ne détesterais pas vérifier l’agilité de ces longs doigts fins. Kate arqua un sourcil, et rejeta la tête en arrière avec un air de défi. Bon sang, ce devait être une amante fantastique ! se dit Scott. Il était sur le point de suggérer qu’ils s’éclipsent sans tarder de la réception, quand catastrophe !— Willa apparut à leurs côtés, escortée de Rob. Cette interruption ne pouvait plus mal tomber. — Kate, je suis tellement contente que tu aies fait la connaissance de Scott ! s’exclama Willa avec enthousiasme. Néanmoins, ne compte pas sur lui pour venir grossir ta clientèle. C’est le célibataire endurci de notre bande de Weeping Reef. Scott eut toutes les peines du monde à retenir une grimace. Quelle image Willa allait-elle donner de lui ? A l’entendre, on aurait pu croire qu’il était gay, ou qu’il n’était qu’un incorrigible coureur. Quoique, après la discussion qu’ils venaient d’avoir, il y eût peu de risques que Kate mette en doute son orientation sexuelle. Quant à la réputation de coureur de jupons… On ne pouvait pas dire qu’elle fût tout à fait imméritée. Cependant, c’était à lui — et à nul autre — de mettre en garde les imprudentes en quête d’un parti convenable. Il savait les convaincre de prendre ensemble un peu de bon temps, jusqu’au jour où leurs routes se sépareraient. Inévitablement. Il n’avait nul besoin que ses amis se chargent d’instruire ses conquêtes potentielles, au risque de les faire fuir avant même le premier baiser. — Contentons-nous de préciser que je suis célibataire, Willa, dit-il, sans parvenir à dissimuler son agacement. Willa tourna vers lui un visage candide. — Quoi ? Est-ce que tu ne mérites pas d’être décrit comme un célibataire invétéré ? Je croyais t’avoir toujours entendu clamer que tu es incapable de t’investir dans autre chose qu’une relation physique. D’amis-amants, en quelque sorte… Bouche bée, Scott demeura sans réaction. Il entendit Rob étouffer un gloussement. — Après ce qui s’est passé à Weeping Reef, poursuivit Willa, avant de s’interrompre en rougissant. Pétrifié, Scott pria en silence pour qu’elle n’aille pas plus loin. — Oh ! Après tout, enchaîna Willa, quelle importance. Tu fais ce que tu veux de ta vie. Cela dit, Kate est la meilleure avocate en droit de la famille de tout Sydney. Mais pas seulement. Elle est aussi une merveilleuse amie, chaleureuse, attentive… — Merci, Willa, l’interrompit Kate d’une voix douce, c’est encore un peu tôt pour me canoniser. S’arrachant à l’état de choc dans lequel l’avait plongé l’intervention de Willa, Scott remarqua que les hautes pommettes de Kate s’étaient colorées de rose. Ce qui la rendait d’autant plus éblouissante. Allons, il était temps qu’il reprenne les rênes de cette conversation, et ses manœuvres de séduction ! Il se pencha vers Willa avec une mine de conspirateur et susurra : — Je me suis laissé dire que Kate est aussi championne de Rubik’s Cube. Dans l’effort que fit celle-ci pour ne pas pouffer de rire, elle manqua s’étrangler avec son punch, ce qui ne fit qu’accroître le désir de Scott. Il devenait de plus en plus impératif qu’il arrache Kate à cette aimable assemblée. Hélas, tous ses espoirs furent douchés par l’arrivée d’Amy, une autre fidèle de la bande, accompagnée de sa colocataire, Jessica. Celle-ci n’avait été admise au sein du groupe que récemment. Néanmoins elle connaissait tous ceux qui avaient autrefois partagé un été dans la petite station touristique de l’archipel des Whitsundays, au cœur de la grande barrière de corail. Décidément, il était clair qu’il n’avait plus qu’à mettre en sommeil ses travaux d’approche. Pour l’heure, tout au moins. Qu’il dispose d’une petite demi-heure en tête à tête avec elle, et Kate Cleary lui tomberait dans les bras.
Amy lui planta une bise sonore sur la joue, puis elle serra Kate contre son cœur avec effusion. — Kate ! s’écria-t-elle. Cela fait une éternité ! En riant, Kate répondit à son étreinte. — Tout juste deux semaines, si je ne me trompe pas. Tous les mojitos que tu avais bus chez Fox ne t’ont quand même pas fait perdre la notion du temps à ce point-là ? Mais que diable… ?C’était à croire qu’il était le seul à n’avoir jamais rencontré Kate Cleary. Est-ce que cette soirée était le résultat d’une conspiration montée par toute la clique ? Allait-il voir Chantal apparaître brusquement ? Et Brodie ? Allait-il tenter, avec sa nonchalance coutumière, de lui piquer une autre de ses conquêtes ?
TITRE ORIGINAL :THE MILLIONAIRE’S PROPOSITION Traduction française :CATHERINE BENAZERAF ® HARLEQUIN est une marque déposée par le Groupe Harlequin ® Azur est une marque déposée par Harlequin © 2015, Harlequin Books S.A. © 2016, Traduction française : Harlequin. Le visuel de couverture est reproduit avec l’autorisation de : HARLEQUIN BOOKS S.A. Tous droits réservés. ISBN 978-2-2803-5445-5
Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de tout ou partie de l’ouvrage, sous quelque forme que ce soit. Ce livre est publié avec l’autorisation de HARLEQUIN BOOKS S.A. Cette œuvre est une œuvre de fiction. Les noms propres, les personnages, les lieux, les intrigues, sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés dans le cadre d’une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des entreprises, des événements ou des lieux, serait une pure coïncidence. HARLEQUIN, ainsi que H et le logo en forme de losange, appartiennent à Harlequin Enterprises Limited ou à ses filiales, et sont utilisés par d’autres sous licence.
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