Une bien délicieuse revanche

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Macy est furieuse. D’accord, elle est en danger. Mais l’idée même de devoir se réfugier dans le ranch de Cade Dillon est une folie. Depuis que Cade l’a quittée, il est le dernier homme qu’elle a envie de côtoyer ! A moins que leur proximité forcée ne lui permette de se venger de lui, tout en lui offrant une parenthèse plus torride encore que la précédente…
Publié le : mercredi 1 juillet 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280283731
Nombre de pages : 101
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— Tourne-toi face caméra, Macy. Macy fit exactement ce que lui demandait le réalisateur, qu’elle ne connaissait que par son prénom — Danny. Elle avait, cette dernière semaine, rencontré tant de gens à la station de télévision qu’elle n’avait pu mémoriser que leurs prénoms. Et là, sous le feu des multiples projecteurs dirigés vers elle, elle ne pouvait plus distinguer personne. Danny et ses assistants n’étaient que de vagues silhouettes, de l’autre côté du plan de travail central. — Tu as brillamment réussi la première séquence. Une dans la boîte, il en reste deux, murmura Alan Garner. Son assistant et meilleur ami se tenait sur sa droite, dans l’ombre, toujours aussi calme et élégant malgré la chaleur intense provoquée par les éclairages. — Pour ton info, j’ai entendu un des membres de l’équipe dire que tu as ça dans le sang, ajouta-t-il. Alan était son plus grand fan, et ce depuis leurs études secondaires. Alors que Macy vérifiait la présence des ingrédients nécessaires au plat suivant, il commença à fredonnerTout va très bien, madame la marquise. Aussitôt, Macy respira un peu mieux, évacuant le stress. Tout se passait effectivement très bien. La réputation de Some Like It Hot, son entreprise de restauration-traiteur personnel, ne cessait de croître dans la région d’Austin et, trois semaines auparavant, Kate Sinclair, rédactrice en chef de l’Austin Herald et responsable de la rubrique « Sexe en Selle », lui avait demandé de fournir les récompenses pour un concours ayant lieu à la Saint-Valentin. Le conglomérat propriétaire du quotidien, Deep In The Heart Communications, sponsorisait les promotions de la Saint-Valentin dans les journaux de trois villes du Texas — Houston, San Antonio et Austin. Le but était évidemment d’augmenter les tirages. Chacune des publications de ces trois villes avait eu pour mission de créer son propre concours, et le personnel du journal ayant enregistré le plus grand nombre de participants aurait droit à une très jolie prime. Quand Kate Sinclair lui avait soumis son idée, proposer trois thèmes différents — « Brunch au lit », « Pique-nique plaisir » et « Dîner sexy » — Macy avait bondi de joie. Dans la foulée, Kate avait également contacté une station de télévision locale et l’avait convaincue de participer à l’opération. Les caméras allaient donc filmer Macy en train de préparer chacune des recettes, qui seraient ensuite publiées dans le journal. Voilà pourquoi une équipe de tournage avait envahi sa cuisine en ce magnifique dimanche matin. Les séquences de « Pique-nique plaisir » diffusées la semaine précédente aux « News at Noon » avaient eu un succès tel que les bureaux duHeraldinondés de demandes étaient d’inscription aux deux concours suivants. Les événements s’étaient enchaînés si vite qu’il arrivait à Macy de se pincer : non, elle ne rêvait pas ! Et la lumière crue des projecteurs dans sa cuisine était bien réelle. Tout comme le ruisseau de sueur qui lui dévalait le dos. — Fais-nous ton sourire à dix mille watts, Macy, exigea le réalisateur. Une fois encore, elle obtempéra. — Silence. Décompte depuis cinq, je commence. — Attendez ! s’écria une jeune maquilleuse en entrant dans le champ. Elle poudra un peu plus le nez de Macy, puis disparut aussi vite. — Décompte, reprit Danny. Cinq, quatre… Tu n’as aucune raison de t’en faire, se rassura Macy. N’avait-elle pas préparé chaque plat encore et encore, avec Alan dans le rôle de goûteur en chef ? Sans compter que les asperges étaient le plat le plus simple pour son « Brunch au lit ». — N’oublie pas de parler des jeunes mariés français, lui rappela Alan à mi-voix.
— Trois, deux, un, moteur ! — Pourquoi des asperges ? commença Macy avec un clin d’œil à la caméra. Vous êtes en droit de vous le demander. Il y a plusieurs raisons pour inclure des asperges à notre menu « Brunch au lit ». D’abord, on les mange avec les doigts, et rien de plus sexy ou séduisant que donner à manger à son amoureux avec les doigts. Elle saisit une asperge. — Tout d’abord, il faut éliminer l’extrémité dure. Pliez le légume comme ceci et cassez-le en deux, expliqua-t-elle en joignant le geste à la parole. Ensuite, cassez les autres à leur point de rupture naturel. Tout en parlant, elle disposait les asperges coupées sur une plaque à biscuit habillée de papier aluminium, versa dessus un filet d’huile d’olive, puis les saupoudra de piments émincés. — Maintenant, venons-en à la deuxième raison pour les asperges. Elles vous donneront l’occasion, à vous et votre amoureux, dejoueravec votre nourriture et d’apprendre à stimuler vos cinq sens. Tout en démontrant commentjoueravec les asperges en les roulant dans l’huile et les épices, Macy poursuivit : — Bien sûr, la meilleure raison d’inclure ces petites tiges vertes à notre menu d’un brunch e séduisant réside dans leur réputation de légume le plus érotique. Au IXX siècle, en France, on recommandait aux jeunes mariés d’en manger plusieurs plats au cours de leur repas de noces à cause du pouvoir excitant de l’asperge. Elle glissa la plaque dans le four, se retourna et adressa un nouveau clin d’œil à la caméra. — Et vous qui pensiez ne devoir dépendre que des huîtres… — Coupez ! cria le réalisateur alors qu’un éclat de rire général et des applaudissements saluaient sa dernière boutade. Cade s’arrêta net sur le seuil de la cuisine de Macy Chandler. Il lui fallut un instant pour comprendre. Des caméras, des spots, un réalisateur, une maquilleuse : manifestement, on tournait une émission. Le brutal élan de peur qui l’avait poussé à remonter l’allée au sprint reflua quelque peu. Son partenaire, Nate Blackhorn, lui avait bien dit avoir vu Macy aux « News at Noon »,mais il ne se serait jamais attendu à tomber en plein enregistrement. La porte de la maison était grande ouverte — autrement dit n’importe qui pouvait entrer. Lui-même l’avait fait. Tout comme aurait pu le faire Elton Leonard, l’excentrique pilleur de banques qu’il poursuivait depuis deux ans. Il aurait pu arriver trop tard. Reprenant son calme, il observa les gens qui se serraient dans la petite cuisine de Macy. Derrière le poste de travail, deux personnes en grande conversation avec Macy la dissimulaient : un homme trapu qui se dégarnissait et avait une longue queue-de-cheval. Cade ne le connaissait pas. Un autre plus grand qui était l’assistant de Macy, Alan Garner. Alan était un bel homme blond qui, Cade le savait, entretenait depuis longtemps une relation avec Martin, un autre de ses partenaires. Cade évita soigneusement de croiser le regard de Macy et reporta son attention sur le reste de l’équipe. Heureusement, Leonard n’était pas dans la place, et il put se laisser aller contre le chambranle de la porte. Elton Leonard était de retour à Austin. Un informateur l’avait repéré trois jours plus tôt, le jour même où Cade avait reçu un e-mail anonyme :
P.-S. : c’est Austin.
Des e-mails énigmatiques, il en avait reçu plusieurs depuis que Leonard ne s’était pas présenté au tribunal et avait disparu d’Austin, deux mois auparavant. Ces e-mails avaient parfois pour sujet un titre de chanson country tel que « P.-S. : c’est Austin », parfois de vieux dictons. L’instinct que Cade avait développé et peaufiné aux cours de ses quinze années dans les Texas Rangers lui avait soufflé que le retour de Leonard augurait un très sérieux problème pour Macy Chandler. Avant l’arrestation de Leonard, l’ensemble des médias avait baptisé « Clyde sans Bonnie » le responsable d’une série d’attaques de banques texanes, conférant ainsi un certain romantisme aux exploits de l’un des criminels les plus insaisissables que Cade ait jamais traqué. Dans les premiers
temps de l’affaire, lui-même avait d’ailleurs été le seul à soupçonner qu’Elton Leonard, l’héritier d’une fortune pétrolifère prétendument brillant et reclus, était Clyde. Leonard n’était pas particulièrement grand et, lors de ses rares apparitions publiques, les lunettes qu’il portait lui donnaient l’apparence d’un asocial plutôt inoffensif. Seulement, Cade avait très vite appris que Leonard était un caméléon-né. Il lui suffisait de se dissimuler derrière l’aspect d’une autre personne pour pratiquementdevenircette autre personne.
TITRE ORIGINAL :TEX APPEAL : I CAN STILL FEEL YOU… Traduction française :EMMA PAULE ® HARLEQUIN est une marque déposée par le Groupe Harlequin ® PASSIONS est une marque déposée par Harlequin © 2008, Carolyn Hanlon. © 2015, Harlequin. Le visuel de couverture est reproduit avec l’autorisation de : Couple : © MASTERFILE/ROYALTY FREE DIVISION Réalisation graphique couverture : C. ESCARBELT (Harlequin) Tous droits réservés. ISBN 9782280283731
Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de tout ou partie de l’ouvrage, sous quelque forme que ce soit. Ce livre est publié avec l’autorisation de HARLEQUIN BOOKS S.A. Cette œuvre est une œuvre de fiction. Les noms propres, les personnages, les lieux, les intrigues, sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés dans le cadre d’une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des entreprises, des événements ou des lieux, serait une pure coïncidence. HARLEQUIN, ainsi que H et le logo en forme de losange, appartiennent à Harlequin Enterprises Limited ou à ses filiales, et sont utilisés par d’autres sous licence.
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