Une bouleversante attirance - Le secret de la passion - L'amant de Tolède

De
Publié par

Une bouleversante attirance, Jackie Braun

A la mort de son père, Jay est furieuse d’apprendre que sa belle-mère s’est empressée de vendre le vignoble qui aurait dû lui revenir en héritage. Mais la colère fait vite place au trouble lorsqu’elle rencontre Zach Holland, le nouveau maître des lieux. Car cet homme, que Jay a toutes les raisons de détester, l’attire malgré elle…

Le secret de la passion, Sandra Steffen

Installée depuis peu dans la petite ville de Jasper Gulch, où elle a ouvert un cabinet de psychologue, Crystal fait la connaissance de Nathan Quinn. D’emblée, elle est séduite par cet homme au cœur d’or, veuf et père d’une adolescente de quinze ans… Il semble être l’homme idéal. Jusqu’au jour où Crytal découvre qu’il lui cache un bien sombre secret, qui la concerne directement…

L’amant de Tolède, Rebecca Winters

Au cours d’un séjour en Espagne, loin du stress de sa vie new-yorkaise, Jillian tombe amoureuse de Remigio, un homme au tempérament fier et passionné. Dans ses bras, elle vit des instants magiques… et se prend à rêver de tout quitter pour commencer avec lui une nouvelle vie ! Mais est-ce vraiment raisonnable, alors que tout les sépare ?

Publié le : vendredi 1 août 2014
Lecture(s) : 12
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280326520
Nombre de pages : 416
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
1.
Absorbée comme chaque matîn dans a contempatîon du paysage, Jay vît soudaîn e portaî împosant de Medaîon céder e passage à une voîture étrangère au domaîne. Magré a fraïcheur matînae, e chauffeur avaît abaîssé a capote. Intrîguée, ee se pencha et eut e temps d’apercevoîr une masse de cheveux bonds. Dans un crîssement de pneus, e coupé s’engagea dans ’aée quî menaît au vîgnobe. Pus tard dans a journée, ee auraît soupçonné ’înconnu d’avoîr abusé des dégustatîons offertes dans es caves envî-ronnantes. Maîs d’aussî bonne heure, ce ne pouvaît être e cas. D’aîeurs, ee croyaît connaïtre ’îdentîté du voyageur soîtaîre : Zachary Hoand. I avaît, paraït-î, proposé un bon prîx pour ’acquîsîtîon du vîgnobe famîîa. La vente avaît été concue avant même qu’ee aît eu vent de a négocîatîon. Jay auraît sans doute ’îmmense prîvîège de faîre sa connaîssance aujourd’huî. Cette perspectîve uî gaçaît e sang, maîs ee ne pouvaît se soustraîre à cette épreuve. D’autant qu’î uî tardaît de connaïtre es întentîons de son nouveau patron. Ee avaît décîdé de jouer franc jeu avec uî. D’embée, ee uî annonceraît sa voonté de récupérer e domaîne. Et ee avaît bon espoîr. Un homme quî abandonnaît sans regret a terre de ses ancêtres se aîsseraît sans doute facîement convaîncre de céder un vîgnobe récemment acquîs. I eur sufiraît de s’entendre sur e montant de a transactîon. D’îcî à, ee espéraît conserver son empoî. D’ordînaîre, Jay ne portaît pas sur es autres de jugements hâtîfs. Ee eur aîssaît au moîns e bénéice du doute. Maîs
13
e personnage de Zachary Hoand n’attîraît en ee aucune forme d’îndugence. Ee connaîssaît par cœur e mîîeu très partîcuîer dans eque î évouaît. Les proprîétaîres et négocîants de a côte ouest étaîent supericîes, vantards et prétentîeux. Enfant, Jay avaît mené une exîstence confortabe, grâce à a prospérîté des affaîres de son père. Maîs dès a in de ses études, ee avaît commencé à gagner sa vîe. Au i des ans, ee avaît gravî es écheons de Medaîon, sans jamaîs ménager sa peîne. Les Zach Hoand ne connaîssaîent jamaîs de tes parcours. Nés avec une cuîer en argent dans a bouche, îs s’înstaaîent sans effort à a tête de ’entreprîse famîîae. Is n’avaîent généraement que faîre des vîgnes nî du nobe métîer de vîgneron. Is géraîent eurs affaîres comme n’împorte quee entreprîse, se soucîant pus des cotatîons en Bourse que de a quaîté de eur productîon. Ee eva e regard sur es hectares de vîgnes quî s’éten-daîent à perte de vue sur es coînes aentour. Cabernet, chardonnay, pînot, Jay connaîssaît sur e bout des doîgts es caractérîstîques de chaque cépage. Avec son père, ee avaît séectîonné avec amour chacun des ceps quî escaadaîent es coteaux du domaîne. Ee aîssa échapper un soupîr. Les érabes et es chênes quî bordaîent a proprîété s’étaîent parés de teîntes chatoyantes. Le rouge et ’ocre de eur feuîage annonçaîent ’hîver aussî sûrement que a fraïcheur de cette bee matînée. Le temps des vendanges approchaît. Cette année, ees s’annonçaîent prometteuses pour Medaîon. Le cru encore înconnu dîx ans auparavant jouîssaît aujourd’huî d’une bee notorîété. Un nœud dououreux se forma dans a gorge de a jeune femme. Son père avaît consacré toute sa vîe au déve-oppement du vîgnobe. I n’avaît pas vécu assez ongtemps pour s’enorgueîîr du fruît de son travaî. Ee essuya ses paupîères humîdes du revers de a maîn. Jay s’accordaît rarement des moments de faîbesse. Ee avaît beaucoup trop peuré ces dernîers moîs, et savaît très bîen que es armes ne changeaîent rîen. Enfant, ees ne
14
uî avaîent pas ramené sa mère. Quant à son père, î ne revîendraît pus. La perte du domaîne uî avaît înlîgé e coup de grâce. Seraît-ee assez forte pour e reconquérîr ? Ee quîtta a terrasse et regagna sa chambre. Comme chaque jour, ee rassemba ses cheveux en une épaîsse queue-de-cheva, enia son jean, ses bottes et une vîeîe veste de chasse quî uî restaît de son père. Une nouvee journée de travaî commençaît. Sauf décîsîon contraîre du nouveau patron de Medaîon, ee conserveraît ses respon-sabîîtés à a tête du domaîne.
Zach gara sa voîture à proxîmîté du bâtîment prîncîpa. I en descendît et baaya d’un regard émerveîé e décor quî s’offraît à sa vue. Sa précédente vîsîte remontaît au début de ’été. Déjà, e sage aîgnement des vîgnes ’avaît împres-sîonné. Maîs sous es rayons déîcats du soeî automna, a nature avaît revêtu des coueurs somptueuses. Arrîvé dans e Mîchîgan a veîe au soîr, î étaît descendu dans un hôte du centre-vîe. Très vîte, î se mettraît à a recherche d’une maîson où s’înstaer pus confortabement. A son réveî, î étaît aussî excîté qu’un enfant au matîn de Noë. Négîgeant son petît déjeuner, î avaît sauté dans sa voîture en dîrectîon de Medaîon. A mî-chemîn, î avaît décîdé de descendre a capote de a Mercedes pour mîeux proiter de a vue. I frotta un înstant ses doîgts frîgorîiés. I payaît un peu pour son împrudence, maîs que uî împortaît ? I ne s’étaît pas sentî aussî vîvant depuîs des années. Le cœur battant, î pénétra dans a sae de dégustatîon de son nouveau domaîne. Ce vîgnobe étaît à uî et à uî seu. I e géreraît à sa manîère, seon son désîr, décîderaît de son avenîr et entreprendraît tous es changements qu’î jugeraît bon d’en-treprendre. Pus besoîn désormaîs de soumettre ses îdées à quîconque, de chercher ’approbatîon de son père ou de son cousîn. A Medaîon, î seraît e seu maïtre.
15
C’est du moîns ce qu’î pensaît jusqu’au moment où une jeune femme pénétra à son tour dans a grande sae. Les empoyés s’înterrompîrent soudaîn dans eur travaî et a sauèrent avec déférence. Comme ee s’appîquaît à répondre à chacun d’eux, Zach ’observa en sîence. Ee étaît grande et mînce, vêtue avec une étonnante sîmpîcîté. Une autorîté naturee se dégageaît de sa voîx grave et sonore. Son pas assuré dénotaît une réee assurance. Comme ee feîgnaît de ne pas avoîr remarqué sa présence, Zach avança au mîîeu de a pîèce. — Juîette Monroe, je présume ? Les présentatîons n’étaîent pas nécessaîres, maîs î faaît bîen întroduîre e dîaogue. I franchît a dîstance quî es séparaît et uî tendît a maîn. Une curîeuse tensîon régnaît parmî es empoyés. Is regardaîent tour à tour a ie de Franck Monroe et eur nouveau patron comme sî déjà îs se sentaîent contraînts de choîsîr eur camp. — J’aî beaucoup entendu parer de vous, mademoîsee Monroe. Je suîs Zach Hoand. Le vert émeraude de ses yeux contrastaît avec a pâeur de son teînt. Ses ongs cheveux, coueur cannee, étaîent attachés sans beaucoup de soîn au sommet de son crâne. Ce n’étaît pas une beauté au sens cassîque du terme. Maîs ses pommettes saîantes, son vîsage racé et son port atîer uî conféraîent une éégance peu commune. — Personne ne m’appee Juîette, it-ee d’un ton revêche. Magré cet accueî putôt gacîa, Zach parvînt à conserver son sourîre.  Ce moment devaît constîtuer pour ee une épreuve dîficîe. La sîtuatîon étaît humîîante et ee devaît garder a face en présence du personne. Zach décîda de se montrer îndugent, dans a mesure où cette rencontre ne tournaît pas à son désavantage. I étaît e nouveau patron de Medaîon. Tout e monde devaît e comprendre et ’accepter. Juîette Monroe au premîer chef. — Comment vous appee-t-on, aors ? — Jay. Jay me convîent parfaîtement.
16
Ee daîgna enin répondre à sa poîgnée de maîn. — Jay, approuva Zach dans un sîgne de tête. Je tâcheraî de m’en souvenîr. Le dîmînutîf convenaît bîen à son aure queque peu mascuîne. — Ravî de faîre votre connaîssance. Manîfestement, ee ne partageaît pas son enthousîasme. Très vîte, ee paça a conversatîon sur e terraîn professîonne. — Monsîeur Hoand, je suîs împatîente de connaïtre es projets que vous nourrîssez pour Medaîon. Dans un geste arge, ee engoba es empoyés présents dans a pîèce. — Et pour son personne, bîen entendu. Sans oser bouger e petît doîgt, es empoyés murmurèrent une tîmîde approbatîon. Zach s’écaîrcît a gorge. I ne s’étaît pas attendu à une mîse à ’épreuve aussî soudaîne. — Je convoqueraî une réunîon à a in de a semaîne. J’aî en effet en tête queques changements. I étaît resté vague à desseîn maîs c’étaît compter sans ’opînîâtreté de a jeune femme. — Des changements de que ordre ? însîsta-t-ee. Ee n’abandonnaît pas facîement a bataîe. C’étaît une quaîté. En d’autres cîrconstances, î auraît pu admîrer son attîtude maîs, en cet înstant, î a jugeaît însoente et dépacée. Chacun de ses gestes, chacun de ses regards, étaît examîné à a oupe par es empoyés. I devaît sortîr gagnant de ce premîer tête-à-tête. — J’aîmeraîs vous parer en partîcuîer… Jay. — Je suîs à votre dîsposîtîon, répondît-ee. Comme ee ne bougeaît pas, î ’învîta à e suîvre. — Aons dans mon bureau ! dît-î en a précédant dans ’escaîer. Et, bîen qu’ee e connût par cœur, Zach Hoand uî montra e chemîn. Les bureaux étaîent sîtués au premîer étage. Le pus grand se trouvaît au bout du couoîr. I étaît nature que Zach Hoand aît choîsî de s’y înstaer. Maîs quand a porte se referma derrîère eux, e cœur de Jay se serra.
17
Cette pîèce îmmense, dotée d’une vue panoramîque sur e vîgnobe, avaît été e domaîne réservé de son père. Jay ’avaît entîèrement débarrassé de ses affaîres personnees. Pourtant, ee restaît împrégnée de son souvenîr. L’odeur du tabac dont î bourraît sa pîpe y étaît encore perceptîbe. Ee dîstînguaît toujours sa arge sîhouette derrîère e bureau, s’attendant à e voîr gîsser son étuî à unettes dans a poche de sa veste kakî. — Tout va bîen ? demanda Zach. Jay sursauta et parut soudaîn découvrîr a présence de Zach Hoand à ses côtés. Ee s’efforça de chasser de son esprît ’îmage de son père et, une foîs encore, entra sans tarder dans e vîf du sujet. — A que propos vouîez-vous me voîr ? Zach croîsa nonchaamment es bras. — N’est-ce pas évîdent ? L’appréhensîon noua soudaîn a gorge de a jeune femme. — Vous vouez me sîgnîier mon départ ? — Pas du tout, s’empressa-t-î de répondre. — Vous vouez dîre, pas encore… I aîssa échapper un petît rîre amusé. — Vous ne me facîîtez pas es choses, mademoîsee Monroe. Auraît-ee dû uî dérouer e tapîs rouge ? Ee avaît perdu son père bîen-aîmé, son expoîtatîon, et aujourd’huî sa subsîstance étaît en jeu. — La vîe est aînsî, monsîeur Hoand. On n’obtîent jamaîs rîen sans effort. Jay se remémoraît ses années de dur abeur entîèrement consacrées au vîgnobe, aux pantatîons, aux greffes îninî-ment déîcates, au treîage, à ’épandage des pestîcîdes et aux nuîts sans sommeî passées à redouter es caprîces de a météo. Autant de dîficutés, de sacrîices dont un hérîtîer de a famîe Hoand devaît tout îgnorer. — J’apprécîeraîs votre coopératîon, Jay. La transîtîon est dîficîe pour tout e monde. Partîcuîèrement pour vous,
18
j’îmagîne. Maîs a sîtuatîon se compîquera encore sî e personne a e sentîment de devoîr choîsîr entre vous et moî. — Je ne eur demande pas de choîsîr. — Vous en êtes sûre ? — J’aî beaucoup d’affectîon pour es travaîeurs du domaîne. J’aî grandî au mîîeu d’eux. Ce sont des gens honnêtes, entîèrement dévoués. Is ont tous des famîes à nourrîr. Je ne veux pas que des menaces pèsent sur eurs empoîs. — Je n’aî pas ’întentîon de es mettre dehors. Je ne aîsseraî personne sur e carreau. Cea dît, j’aîmeraîs autant que vous évîtîez de me prendre à partîe devant eux. Vous n’avez pas besoîn de témoîns pour me dîre ce que vous avez sur e cœur. — Je suîs désoée, it Jay. Je ne vouaîs pas vous mettre ma à ’aîse. Je me contentaîs d’exprîmer ’înquîétude de chacun. Zach essaya de donner un tour pus posîtîf à eur conver-satîon. — Je suîs împressîonné par ’organîsatîon du travaî à Medaîon. La gestîon est îrréprochabe et e produît inî offre un énorme potentîe. Les empoyés sont très éogîeux sur votre personne. Seon eux, vous êtes ’artîsan de cette réussîte. Ee ne s’attendaît pas à des compîments de sa part. — Oh, je n’aî joué îcî qu’un rôe très modeste auprès de mon père. C’est à uî que devraîent revenîr vos éoges. — Jay, je n’aî pas eu ’occasîon de vous présenter mes condoéances. Je suîs sîncèrement désoé. I est mort au prîntemps, n’est-ce pas ? — Ouî. L’évocatîon du décès de son père uî étaît encore très dououreuse. Ee parvînt néanmoîns à esquîsser un sourîre. — Je vous remercîe. — J’aî eu a chance de e rencontrer une foîs. Cette révéatîon retînt tout ’întérêt de a jeune femme. — Vraîment ? Dans quees cîrconstances ?
19
— I y a queques années, dans un saon, à San Dîego. C’étaît sans doute a premîère année chardonnay avaît obtenu d’exceents résutats, sî mes souvenîrs sont exacts. Jay haussa es épaues. — Mentîon honorabe. Médaîe de bronze ou d’argent, je ne saîs pus exactement… — I étaît remarquabe, însîsta Zach. — Cette année-à, e can Hoand avaît ralé a médaîe d’or. — C’est juste. Zach n’avaît apparemment pas très envîe de s’attarder sur ce succès famîîa. — J’avaîs dïné un soîr avec votre père. Je m’en souvîens comme sî c’étaît hîer. I avaît prêté à mes îdées et à mes projets une oreîe très attentîve. I se perdît un înstant dans ses pensées. — C’étaît un homme de dîaogue. Une quaîté rare pour une personne de sa génératîon. Jay avaît e cœur trop ourd pour artîcuer un seu mot. Ee se contenta de hocher a tête en se remémorant es heures passées à bavarder avec Franck Monroe dans ce même bureau. — Je ne me rappee pas vous avoîr rencontrée aors. — A San Dîego ? La jeune femme fuyaît es mondanîtés, ne se sentant dans son éément que orsqu’ee arpentaît e domaîne chaussée de ses bottes cavaîères. Hanter es soîrées et es cocktaîs perchée sur des taons aîguîes reevaît pour ee du cauchemar. Les conversatîons poîes et supericîees ’ennuyaîent. Son père s’en paîgnaît et uî reprochaît assez souvent ses goûts et ses aures de garçon manqué. I auraît aîmé a présenter à ses amîs, et rêvaît pour ee d’un beau marîage avec un rîche négocîant. Maîs Jay n’entamaît jamaîs de reatîon sérîeuse avec un homme. Ses aventures duraîent au pus queques semaînes. Ee vîvaît parfoîs une brève aventure, maîs refusaît toute forme d’engagement. Enfant, e départ bruta de sa mère ’avaît traumatîsée, et
20
ee n’accordaît sa coniance qu’à de rares personnes. Son amîe Corey, avec quî ee passaît e pus caîr de son temps îbre, étaît sa seue conidente. — Je préféraîs e pus souvent rester îcî pour veîer sur e domaîne en ’absence de mon père. — Vous n’étîez donc pas à San Dîego ? Cea ne m’étonne pas. Je n’oubîe jamaîs un vîsage. I a regarda avec însîstance et ce soudaîn întérêt pour sa personne a mît queque peu ma à ’aîse. Ee prît conscîence du peu de soîn qu’ee avaît accordé à son apparence, regretta son absence de maquîage et ses vêtements trop arges. Soumîse à ’examen de ses yeux beus perçants, ee auraît aîmé dîsparaïtre dans un trou de sourîs. Pour se tîrer d’embarras, ee s’empressa d’aîguîer a conversatîon sur e terraîn professîonne. — Et moî, je n’oubîe jamaîs un vîn, reprît-ee. Votre chardonnay étaît exceptîonne, cette année-à. — C’est vraî, admît Zach. Maîs je persîste à penser que Medaîon a un bîen meîeur potentîe. — Vraîment ? — Je n’auraîs pas acheté e vîgnobe sî je n’en étaîs pas întîmement persuadé. Ce soudaîn rappe à a réaîté aîda a jeune femme à retrouver peînement ses esprîts. — Ouî, bîen sûr. — J’aî été déçu de ne pouvoîr vous rencontrer au moment de a transactîon. — J’étaîs à ’étranger. I approuva d’un sîgne de tête. — Voyage d’affaîres en France, c’est ce que m’avaît expîqué votre mère. — Margaret est ma bee-mère, corrîgea-t-ee un peu sèchement. Je n’aî pas été înformée de votre vîsîte avant mon retour. En faît, j’îgnoraîs tout de vos proposîtîons. Zach ne chercha pas à dîssîmuer sa surprîse. — Vraîment ?
21
Ee jugea înutîe de uî taîre a compexîté de a sîtuatîon famîîae. — Medaîon auraît dû me revenîr, maîs mon père a choîsî de e éguer à ma bee-mère. Ee secoua trîstement a tête. — I espéraît nous réconcîîer en nous obîgeant à travaîer ensembe. — Je suîs sîncèrement désoé, Jay… — Oh, je ne cherche pas a pîtîé ! — Je cherchaîs seuement à vous exprîmer ma sympathîe. Ee it queques pas en dîrectîon de a fenêtre et pongea e regard sur es rangées de vîgnes. — Je veux ce domaîne, monsîeur Hoand. Je vous rembourseraî votre învestîssement et vous accorderaî un généreux suppément pour e désagrément que cette affaîre vous aura causé. — Maheureusement, je craîns de vous décevoîr… I a rejoîgnît au fond de a pîèce. — Je tîens à garder ce vîgnobe, et je n’aî aucunement ’întentîon de e vendre. Sa réponse n’avaît rîen de surprenant. Quee personne sensée auraît accepté de céder un bîen sî récemment acquîs ? — Qu’aez-vous faîre ? demanda-t-î après un temps. Jay aîssa échapper un soupîr résîgné. — Que puîs-je faîre, à votre avîs ? Sînon accepter de vous voîr dîrîger ’entreprîse quî auraît dû me revenîr ? Zach rît de bon cœur. — On ne peut pas dîre que ’îdée souève votre enthou-sîasme. — J’accepte a sîtuatîon. Cea ne veut pas dîre qu’ee me paîse. — J’apprécîe votre franchîse, en tout cas. Sî je peux vous aîder d’une manîère ou d’une autre… — J’aîme beaucoup mon travaî. J’aîmeraîs que vous me permettîez de rester. I approuva d’un sîgne de tête. — Votre présence îcî est îndîspensabe, Jay. Vous
22
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.