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Absorbée comme chaque matîn dans a contempatîon du paysage, Jay vît soudaîn e portaî împosant de Medaîon céder e passage à une voîture étrangère au domaîne. Magré a fraïcheur matînae, e chauffeur avaît abaîssé a capote. Intrîguée, ee se pencha et eut e temps d’apercevoîr une masse de cheveux bonds. Dans un crîssement de pneus, e coupé s’engagea dans ’aée quî menaît au vîgnobe. Pus tard dans a journée, ee auraît soupçonné ’înconnu d’avoîr abusé des dégustatîons offertes dans es caves envî-ronnantes. Maîs d’aussî bonne heure, ce ne pouvaît être e cas. D’aîeurs, ee croyaît connaïtre ’îdentîté du voyageur soîtaîre : Zachary Hoand. I avaît, paraït-î, proposé un bon prîx pour ’acquîsîtîon du vîgnobe famîîa. La vente avaît été concue avant même qu’ee aît eu vent de a négocîatîon. Jay auraît sans doute ’îmmense prîvîège de faîre sa connaîssance aujourd’huî. Cette perspectîve uî gaçaît e sang, maîs ee ne pouvaît se soustraîre à cette épreuve. D’autant qu’î uî tardaît de connaïtre es întentîons de son nouveau patron. Ee avaît décîdé de jouer franc jeu avec uî. D’embée, ee uî annonceraît sa voonté de récupérer e domaîne. Et ee avaît bon espoîr. Un homme quî abandonnaît sans regret a terre de ses ancêtres se aîsseraît sans doute facîement convaîncre de céder un vîgnobe récemment acquîs. I eur sufiraît de s’entendre sur e montant de a transactîon. D’îcî à, ee espéraît conserver son empoî. D’ordînaîre, Jay ne portaît pas sur es autres de jugements hâtîfs. Ee eur aîssaît au moîns e bénéice du doute. Maîs
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e personnage de Zachary Hoand n’attîraît en ee aucune forme d’îndugence. Ee connaîssaît par cœur e mîîeu très partîcuîer dans eque î évouaît. Les proprîétaîres et négocîants de a côte ouest étaîent supericîes, vantards et prétentîeux. Enfant, Jay avaît mené une exîstence confortabe, grâce à a prospérîté des affaîres de son père. Maîs dès a in de ses études, ee avaît commencé à gagner sa vîe. Au i des ans, ee avaît gravî es écheons de Medaîon, sans jamaîs ménager sa peîne. Les Zach Hoand ne connaîssaîent jamaîs de tes parcours. Nés avec une cuîer en argent dans a bouche, îs s’înstaaîent sans effort à a tête de ’entreprîse famîîae. Is n’avaîent généraement que faîre des vîgnes nî du nobe métîer de vîgneron. Is géraîent eurs affaîres comme n’împorte quee entreprîse, se soucîant pus des cotatîons en Bourse que de a quaîté de eur productîon. Ee eva e regard sur es hectares de vîgnes quî s’éten-daîent à perte de vue sur es coînes aentour. Cabernet, chardonnay, pînot, Jay connaîssaît sur e bout des doîgts es caractérîstîques de chaque cépage. Avec son père, ee avaît séectîonné avec amour chacun des ceps quî escaadaîent es coteaux du domaîne. Ee aîssa échapper un soupîr. Les érabes et es chênes quî bordaîent a proprîété s’étaîent parés de teîntes chatoyantes. Le rouge et ’ocre de eur feuîage annonçaîent ’hîver aussî sûrement que a fraïcheur de cette bee matînée. Le temps des vendanges approchaît. Cette année, ees s’annonçaîent prometteuses pour Medaîon. Le cru encore înconnu dîx ans auparavant jouîssaît aujourd’huî d’une bee notorîété. Un nœud dououreux se forma dans a gorge de a jeune femme. Son père avaît consacré toute sa vîe au déve-oppement du vîgnobe. I n’avaît pas vécu assez ongtemps pour s’enorgueîîr du fruît de son travaî. Ee essuya ses paupîères humîdes du revers de a maîn. Jay s’accordaît rarement des moments de faîbesse. Ee avaît beaucoup trop peuré ces dernîers moîs, et savaît très bîen que es armes ne changeaîent rîen. Enfant, ees ne
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uî avaîent pas ramené sa mère. Quant à son père, î ne revîendraît pus. La perte du domaîne uî avaît înlîgé e coup de grâce. Seraît-ee assez forte pour e reconquérîr ? Ee quîtta a terrasse et regagna sa chambre. Comme chaque jour, ee rassemba ses cheveux en une épaîsse queue-de-cheva, enia son jean, ses bottes et une vîeîe veste de chasse quî uî restaît de son père. Une nouvee journée de travaî commençaît. Sauf décîsîon contraîre du nouveau patron de Medaîon, ee conserveraît ses respon-sabîîtés à a tête du domaîne.
Zach gara sa voîture à proxîmîté du bâtîment prîncîpa. I en descendît et baaya d’un regard émerveîé e décor quî s’offraît à sa vue. Sa précédente vîsîte remontaît au début de ’été. Déjà, e sage aîgnement des vîgnes ’avaît împres-sîonné. Maîs sous es rayons déîcats du soeî automna, a nature avaît revêtu des coueurs somptueuses. Arrîvé dans e Mîchîgan a veîe au soîr, î étaît descendu dans un hôte du centre-vîe. Très vîte, î se mettraît à a recherche d’une maîson où s’înstaer pus confortabement. A son réveî, î étaît aussî excîté qu’un enfant au matîn de Noë. Négîgeant son petît déjeuner, î avaît sauté dans sa voîture en dîrectîon de Medaîon. A mî-chemîn, î avaît décîdé de descendre a capote de a Mercedes pour mîeux proiter de a vue. I frotta un înstant ses doîgts frîgorîiés. I payaît un peu pour son împrudence, maîs que uî împortaît ? I ne s’étaît pas sentî aussî vîvant depuîs des années. Le cœur battant, î pénétra dans a sae de dégustatîon de son nouveau domaîne. Ce vîgnobe étaît à uî et à uî seu. I e géreraît à sa manîère, seon son désîr, décîderaît de son avenîr et entreprendraît tous es changements qu’î jugeraît bon d’en-treprendre. Pus besoîn désormaîs de soumettre ses îdées à quîconque, de chercher ’approbatîon de son père ou de son cousîn. A Medaîon, î seraît e seu maïtre.
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C’est du moîns ce qu’î pensaît jusqu’au moment où une jeune femme pénétra à son tour dans a grande sae. Les empoyés s’înterrompîrent soudaîn dans eur travaî et a sauèrent avec déférence. Comme ee s’appîquaît à répondre à chacun d’eux, Zach ’observa en sîence. Ee étaît grande et mînce, vêtue avec une étonnante sîmpîcîté. Une autorîté naturee se dégageaît de sa voîx grave et sonore. Son pas assuré dénotaît une réee assurance. Comme ee feîgnaît de ne pas avoîr remarqué sa présence, Zach avança au mîîeu de a pîèce. — Juîette Monroe, je présume ? Les présentatîons n’étaîent pas nécessaîres, maîs î faaît bîen întroduîre e dîaogue. I franchît a dîstance quî es séparaît et uî tendît a maîn. Une curîeuse tensîon régnaît parmî es empoyés. Is regardaîent tour à tour a ie de Franck Monroe et eur nouveau patron comme sî déjà îs se sentaîent contraînts de choîsîr eur camp. — J’aî beaucoup entendu parer de vous, mademoîsee Monroe. Je suîs Zach Hoand. Le vert émeraude de ses yeux contrastaît avec a pâeur de son teînt. Ses ongs cheveux, coueur cannee, étaîent attachés sans beaucoup de soîn au sommet de son crâne. Ce n’étaît pas une beauté au sens cassîque du terme. Maîs ses pommettes saîantes, son vîsage racé et son port atîer uî conféraîent une éégance peu commune. — Personne ne m’appee Juîette, it-ee d’un ton revêche. Magré cet accueî putôt gacîa, Zach parvînt à conserver son sourîre.  Ce moment devaît constîtuer pour ee une épreuve dîficîe. La sîtuatîon étaît humîîante et ee devaît garder a face en présence du personne. Zach décîda de se montrer îndugent, dans a mesure où cette rencontre ne tournaît pas à son désavantage. I étaît e nouveau patron de Medaîon. Tout e monde devaît e comprendre et ’accepter. Juîette Monroe au premîer chef. — Comment vous appee-t-on, aors ? — Jay. Jay me convîent parfaîtement.
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Ee daîgna enin répondre à sa poîgnée de maîn. — Jay, approuva Zach dans un sîgne de tête. Je tâcheraî de m’en souvenîr. Le dîmînutîf convenaît bîen à son aure queque peu mascuîne. — Ravî de faîre votre connaîssance. Manîfestement, ee ne partageaît pas son enthousîasme. Très vîte, ee paça a conversatîon sur e terraîn professîonne. — Monsîeur Hoand, je suîs împatîente de connaïtre es projets que vous nourrîssez pour Medaîon. Dans un geste arge, ee engoba es empoyés présents dans a pîèce. — Et pour son personne, bîen entendu. Sans oser bouger e petît doîgt, es empoyés murmurèrent une tîmîde approbatîon. Zach s’écaîrcît a gorge. I ne s’étaît pas attendu à une mîse à ’épreuve aussî soudaîne. — Je convoqueraî une réunîon à a in de a semaîne. J’aî en effet en tête queques changements. I étaît resté vague à desseîn maîs c’étaît compter sans ’opînîâtreté de a jeune femme. — Des changements de que ordre ? însîsta-t-ee. Ee n’abandonnaît pas facîement a bataîe. C’étaît une quaîté. En d’autres cîrconstances, î auraît pu admîrer son attîtude maîs, en cet înstant, î a jugeaît însoente et dépacée. Chacun de ses gestes, chacun de ses regards, étaît examîné à a oupe par es empoyés. I devaît sortîr gagnant de ce premîer tête-à-tête. — J’aîmeraîs vous parer en partîcuîer… Jay. — Je suîs à votre dîsposîtîon, répondît-ee. Comme ee ne bougeaît pas, î ’învîta à e suîvre. — Aons dans mon bureau ! dît-î en a précédant dans ’escaîer. Et, bîen qu’ee e connût par cœur, Zach Hoand uî montra e chemîn. Les bureaux étaîent sîtués au premîer étage. Le pus grand se trouvaît au bout du couoîr. I étaît nature que Zach Hoand aît choîsî de s’y înstaer. Maîs quand a porte se referma derrîère eux, e cœur de Jay se serra.
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Cette pîèce îmmense, dotée d’une vue panoramîque sur e vîgnobe, avaît été e domaîne réservé de son père. Jay ’avaît entîèrement débarrassé de ses affaîres personnees. Pourtant, ee restaît împrégnée de son souvenîr. L’odeur du tabac dont î bourraît sa pîpe y étaît encore perceptîbe. Ee dîstînguaît toujours sa arge sîhouette derrîère e bureau, s’attendant à e voîr gîsser son étuî à unettes dans a poche de sa veste kakî. — Tout va bîen ? demanda Zach. Jay sursauta et parut soudaîn découvrîr a présence de Zach Hoand à ses côtés. Ee s’efforça de chasser de son esprît ’îmage de son père et, une foîs encore, entra sans tarder dans e vîf du sujet. — A que propos vouîez-vous me voîr ? Zach croîsa nonchaamment es bras. — N’est-ce pas évîdent ? L’appréhensîon noua soudaîn a gorge de a jeune femme. — Vous vouez me sîgnîier mon départ ? — Pas du tout, s’empressa-t-î de répondre. — Vous vouez dîre, pas encore… I aîssa échapper un petît rîre amusé. — Vous ne me facîîtez pas es choses, mademoîsee Monroe. Auraît-ee dû uî dérouer e tapîs rouge ? Ee avaît perdu son père bîen-aîmé, son expoîtatîon, et aujourd’huî sa subsîstance étaît en jeu. — La vîe est aînsî, monsîeur Hoand. On n’obtîent jamaîs rîen sans effort. Jay se remémoraît ses années de dur abeur entîèrement consacrées au vîgnobe, aux pantatîons, aux greffes îninî-ment déîcates, au treîage, à ’épandage des pestîcîdes et aux nuîts sans sommeî passées à redouter es caprîces de a météo. Autant de dîficutés, de sacrîices dont un hérîtîer de a famîe Hoand devaît tout îgnorer. — J’apprécîeraîs votre coopératîon, Jay. La transîtîon est dîficîe pour tout e monde. Partîcuîèrement pour vous,
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j’îmagîne. Maîs a sîtuatîon se compîquera encore sî e personne a e sentîment de devoîr choîsîr entre vous et moî. — Je ne eur demande pas de choîsîr. — Vous en êtes sûre ? — J’aî beaucoup d’affectîon pour es travaîeurs du domaîne. J’aî grandî au mîîeu d’eux. Ce sont des gens honnêtes, entîèrement dévoués. Is ont tous des famîes à nourrîr. Je ne veux pas que des menaces pèsent sur eurs empoîs. — Je n’aî pas ’întentîon de es mettre dehors. Je ne aîsseraî personne sur e carreau. Cea dît, j’aîmeraîs autant que vous évîtîez de me prendre à partîe devant eux. Vous n’avez pas besoîn de témoîns pour me dîre ce que vous avez sur e cœur. — Je suîs désoée, it Jay. Je ne vouaîs pas vous mettre ma à ’aîse. Je me contentaîs d’exprîmer ’înquîétude de chacun. Zach essaya de donner un tour pus posîtîf à eur conver-satîon. — Je suîs împressîonné par ’organîsatîon du travaî à Medaîon. La gestîon est îrréprochabe et e produît inî offre un énorme potentîe. Les empoyés sont très éogîeux sur votre personne. Seon eux, vous êtes ’artîsan de cette réussîte. Ee ne s’attendaît pas à des compîments de sa part. — Oh, je n’aî joué îcî qu’un rôe très modeste auprès de mon père. C’est à uî que devraîent revenîr vos éoges. — Jay, je n’aî pas eu ’occasîon de vous présenter mes condoéances. Je suîs sîncèrement désoé. I est mort au prîntemps, n’est-ce pas ? — Ouî. L’évocatîon du décès de son père uî étaît encore très dououreuse. Ee parvînt néanmoîns à esquîsser un sourîre. — Je vous remercîe. — J’aî eu a chance de e rencontrer une foîs. Cette révéatîon retînt tout ’întérêt de a jeune femme. — Vraîment ? Dans quees cîrconstances ?
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— I y a queques années, dans un saon, à San Dîego. C’étaît sans doute a premîère année chardonnay avaît obtenu d’exceents résutats, sî mes souvenîrs sont exacts. Jay haussa es épaues. — Mentîon honorabe. Médaîe de bronze ou d’argent, je ne saîs pus exactement… — I étaît remarquabe, însîsta Zach. — Cette année-à, e can Hoand avaît ralé a médaîe d’or. — C’est juste. Zach n’avaît apparemment pas très envîe de s’attarder sur ce succès famîîa. — J’avaîs dïné un soîr avec votre père. Je m’en souvîens comme sî c’étaît hîer. I avaît prêté à mes îdées et à mes projets une oreîe très attentîve. I se perdît un înstant dans ses pensées. — C’étaît un homme de dîaogue. Une quaîté rare pour une personne de sa génératîon. Jay avaît e cœur trop ourd pour artîcuer un seu mot. Ee se contenta de hocher a tête en se remémorant es heures passées à bavarder avec Franck Monroe dans ce même bureau. — Je ne me rappee pas vous avoîr rencontrée aors. — A San Dîego ? La jeune femme fuyaît es mondanîtés, ne se sentant dans son éément que orsqu’ee arpentaît e domaîne chaussée de ses bottes cavaîères. Hanter es soîrées et es cocktaîs perchée sur des taons aîguîes reevaît pour ee du cauchemar. Les conversatîons poîes et supericîees ’ennuyaîent. Son père s’en paîgnaît et uî reprochaît assez souvent ses goûts et ses aures de garçon manqué. I auraît aîmé a présenter à ses amîs, et rêvaît pour ee d’un beau marîage avec un rîche négocîant. Maîs Jay n’entamaît jamaîs de reatîon sérîeuse avec un homme. Ses aventures duraîent au pus queques semaînes. Ee vîvaît parfoîs une brève aventure, maîs refusaît toute forme d’engagement. Enfant, e départ bruta de sa mère ’avaît traumatîsée, et
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ee n’accordaît sa coniance qu’à de rares personnes. Son amîe Corey, avec quî ee passaît e pus caîr de son temps îbre, étaît sa seue conidente. — Je préféraîs e pus souvent rester îcî pour veîer sur e domaîne en ’absence de mon père. — Vous n’étîez donc pas à San Dîego ? Cea ne m’étonne pas. Je n’oubîe jamaîs un vîsage. I a regarda avec însîstance et ce soudaîn întérêt pour sa personne a mît queque peu ma à ’aîse. Ee prît conscîence du peu de soîn qu’ee avaît accordé à son apparence, regretta son absence de maquîage et ses vêtements trop arges. Soumîse à ’examen de ses yeux beus perçants, ee auraît aîmé dîsparaïtre dans un trou de sourîs. Pour se tîrer d’embarras, ee s’empressa d’aîguîer a conversatîon sur e terraîn professîonne. — Et moî, je n’oubîe jamaîs un vîn, reprît-ee. Votre chardonnay étaît exceptîonne, cette année-à. — C’est vraî, admît Zach. Maîs je persîste à penser que Medaîon a un bîen meîeur potentîe. — Vraîment ? — Je n’auraîs pas acheté e vîgnobe sî je n’en étaîs pas întîmement persuadé. Ce soudaîn rappe à a réaîté aîda a jeune femme à retrouver peînement ses esprîts. — Ouî, bîen sûr. — J’aî été déçu de ne pouvoîr vous rencontrer au moment de a transactîon. — J’étaîs à ’étranger. I approuva d’un sîgne de tête. — Voyage d’affaîres en France, c’est ce que m’avaît expîqué votre mère. — Margaret est ma bee-mère, corrîgea-t-ee un peu sèchement. Je n’aî pas été înformée de votre vîsîte avant mon retour. En faît, j’îgnoraîs tout de vos proposîtîons. Zach ne chercha pas à dîssîmuer sa surprîse. — Vraîment ?
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Ee jugea înutîe de uî taîre a compexîté de a sîtuatîon famîîae. — Medaîon auraît dû me revenîr, maîs mon père a choîsî de e éguer à ma bee-mère. Ee secoua trîstement a tête. — I espéraît nous réconcîîer en nous obîgeant à travaîer ensembe. — Je suîs sîncèrement désoé, Jay… — Oh, je ne cherche pas a pîtîé ! — Je cherchaîs seuement à vous exprîmer ma sympathîe. Ee it queques pas en dîrectîon de a fenêtre et pongea e regard sur es rangées de vîgnes. — Je veux ce domaîne, monsîeur Hoand. Je vous rembourseraî votre învestîssement et vous accorderaî un généreux suppément pour e désagrément que cette affaîre vous aura causé. — Maheureusement, je craîns de vous décevoîr… I a rejoîgnît au fond de a pîèce. — Je tîens à garder ce vîgnobe, et je n’aî aucunement ’întentîon de e vendre. Sa réponse n’avaît rîen de surprenant. Quee personne sensée auraît accepté de céder un bîen sî récemment acquîs ? — Qu’aez-vous faîre ? demanda-t-î après un temps. Jay aîssa échapper un soupîr résîgné. — Que puîs-je faîre, à votre avîs ? Sînon accepter de vous voîr dîrîger ’entreprîse quî auraît dû me revenîr ? Zach rît de bon cœur. — On ne peut pas dîre que ’îdée souève votre enthou-sîasme. — J’accepte a sîtuatîon. Cea ne veut pas dîre qu’ee me paîse. — J’apprécîe votre franchîse, en tout cas. Sî je peux vous aîder d’une manîère ou d’une autre… — J’aîme beaucoup mon travaî. J’aîmeraîs que vous me permettîez de rester. I approuva d’un sîgne de tête. — Votre présence îcî est îndîspensabe, Jay. Vous
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