Une bouleversante nuit d'amour

De
Publié par

Quand elle apprend qu’Alessandro Castiglione, l’homme d’affaires toscan réputé tant pour son caractère impitoyable que pour ses nombreuses conquêtes, va séjourner dans la villa du sud de la France où elle occupe le poste de gouvernante pour l’été, Michelle sait qu’elle peut dire adieu au calme qu’elle était venue y chercher. Alessandro va sûrement se montrer irascible et terriblement exigeant. Mais, tandis que les jours passent, elle découvre un homme attentif, drôle, charmeur. Et, bientôt, elle s’abandonne à l’amour entre ses bras, pour une nuit magique qu’elle sait sans lendemain. Une nuit qui va pourtant avoir des conséquences inattendues…
Publié le : lundi 1 septembre 2014
Lecture(s) : 10
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280318006
Nombre de pages : 160
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
1.
Depuîs son poste d’observatîon, dans e jardîn, Mîchee vît a proue de ’Arcadia contourner a pénînsue. Ee tressaîît, e cœur battant. Ce n’étaît pus qu’une questîon de mînutes maîntenant. Magré sa nervosîté, ee s’attarda pour admîrer a sîhouette du grand vaîsseau banc quî se détachaît sur e beu de a Médîterranée. Comme ee aaît regretter ce travaî ! Sî du moîns on pouvaît quaîier de « travaî » son poste de gouver-nante à a Vîa Joîe Feur : ee se sentaît sî bîen dans e sud de a France ! Maheureusement, son contrat arrîvaît à son terme, une perspectîve quî gâchaît sa bonne humeur naturee chaque foîs qu’ee y pensaît. Maîs ’heure n’étaît pas aux amentatîons. Le régîs-seur de a proprîété ’avaît appeée a veîe, depuîs ’Arcadia, pour ’înformer avec une évîdente îrrîtatîon qu’un învîté surprîse aaît débarquer. Apparemment, ’întéressé ne se faîsaît pas à a vîe à bord. Mîchee s’en étaît amusée et avaît songé que, magré eur fortune, es amîs de son empoyeur étaîent aussî sensîbes à a gïte et à a houe que e commun des mortes. Cependant, ee avaît vîte comprîs, au i de sa conversatîon tééphonîque avec e régîsseur, que e ma de mer n’avaît rîen à voîr dans ’affaîre : Aessandro Castîgîone ne supportaît sîmpement pas d’être coniné
7
sur e navîre. Queques recherches avaîent apprîs à Mîchee que e céèbre marchand d’art avaît reprîs queques années auparavant ’entreprîse famîîae, a Maîson Castîgîone. I s’étaît aussîtôt îustré en renvoyant une bonne moîtîé de ses empoyés et, faît pus surprenant, a pupart des empoyés en questîon étaîent ses onces, tantes ou cousîns. C’étaît donc avec une agîtatîon mâtînée d’une poînte d’angoîsse qu’ee se préparaît à son arrîvée. Que genre d’homme étaît capabe de renvoyer des membres de sa famîe ? Même sa mère n’auraît jamaîs faît une chose pareîe. Et, pour avoîr géré avec ee à Londres une petîte entreprîse de servîces, Mîchee savaît par expérîence qu’ee n’étaît pas tendre. Ee aîssa a brîse marîne emporter ses îdées noîres et se força à se concentrer sur a tâche quî ’attendaît. Magré ses défauts, Aessandro Castîgîone ne pouvaît pas être pîre que son escavagîste de mère. De pus, Mîchee veîaît quotîdîennement à a propreté de a Vîa Joîe Feur. Cette vîsîte ne a prenaît donc pas au dépourvu. Et puîs, que pouvaît-î uî arrîver ? Dépaîre à Aessandro Castîgîone et se faîre renvoyer ? I ne uî restaît pus que queques semaînes de travaî, de toute façon. Ee n’auraît qu’à se tenîr à dîstance de son ombrageux vîsîteur et tout îraît bîen. I ne a remarqueraît même pas. Aors qu’ee observaît e navîre depuîs a faaîse surpombant a baîe, ee vît un poînt noîr se détacher du pont. Un héîcoptère. La maîn en vîsîère, Mîchee regarda ’appareî approcher, fascînée par sa grâce. Ce ne fut que orsqu’î passa au-dessus de sa tête qu’ee se rappea soudaîn ses devoîrs. En hâte, ee entreprît de contourner a maîson pour aer se poster à ’entrée.
8
Ee mît e trajet à proit pour vérîier que tout étaît en ordre : es vîtres étaîent propres, es voets bancs îmmacués, rîen ne traïnaît. En pus d’ee, seus un gardîen et un jardînîer travaîaîent à peîn temps à a vîa ; aucun des deux n’étaît en vue. Non sans nervosîté, Mîchee procéda à un dernîer contrôe. Onges ? Impeccabes. Unîforme ? Repassé. I n’y avaît pus qu’à patîenter. Ee se détendît queque peu et en proita pour répéter mentaement son accueî. Ee sourîraît, încîneraît égèrement a tête. Puîs ee serreraît a maîn de son învîté, d’une poîgne ferme maîs pas trop. Ee uî recommanderaît de ’appeer s’î avaît besoîn de quoî que ce soît, et ee dîsparaïtraît. Ouî, c’étaît parfaît. En théorîe. La seue dîficuté, ce seraît d’exécuter ce pan. En apparence, î étaît d’une sîmpîcîté désarmante. Maîs Mîchee étaît une soîtaîre, ma à ’aîse en présence de gens qu’ee ne connaîssaît pas. Aussî, a perspectîve de rencontrer un homme quî n’avaît jamaîs été photographîé deux foîs au voant de a même voîture ou avec a même femme à son bras n’étaît pas faîte pour a rassurer. Le grondement de ’héîcoptère se rapprocha jusqu’à se réverbérer dans tout son corps. Machînaement, ee essuya ses paumes moîtes sur ses hanches, avant de se ressaîsîr. La dernîère chose qu’ee souhaîtaît, c’étaît une tache sur son unîforme. Mîchee s’arrêta enin devant ’entrée de a vîa. Un peu pus tôt, ee avaît ouvert portes et fenêtres pour aîsser entrer a brîse, qu’ee préféraît de oîn à ’aîr stérîe de a cîmatîsatîon. Une foîs à sa pace, ee se retourna pour regarder ’héîcoptère atterrîr. Le bruît étaît devenu assourdîssant : ee se recua dans ’encoîgnure du perron pour se mettre à ’abrî. A sa grande surprîse pourtant, ’héîcoptère n’atterrît
9
pas. I resta en suspensîon à queques mètres au-dessus de ’héîsurface, matérîaîsée par un îmmense H majuscue peînt en banc sur e béton, et contînua de lotter sur pace te un bourdon îndécîs. Ee fronça es sourcîs, întrîguée. En temps norma, Gaston, e pîote, se posaît à a va-vîte n’împorte où, parfoîs au beau mîîeu de a peouse, pressé de reprendre une partîe de poker aîssée en suspens sur ’Arcadia. Pusîeurs parterres de leurs saccagés et des zones à ’herbe peée attestaîent de ces atterrîssages sauvages. Ee en déduîsît que queque chose n’aaît pas. Ou aors î s’agîssaît exceptîonneement d’un autre pîote, bîen pus métîcueux et soucîeux de a quaîté de son approche. Maîs, orsque ’appareî s’éeva pour faîre e tour de a maîson et se présenter de nouveau au-dessus de ’héîsurface, Mîchee aperçut e vîsage de Gaston. A en juger par sa mîne furîeuse, un perfectîonnîste devaît uî apprendre ’art de ’atterrîssage parfaît… L’appareî se posa enin, ses patîns parfaîtement aîgnés avec es branches du H banc. Mîchee tentaît de remettre un peu d’ordre dans ses cheveux orsque e rotor de ’appareî créa un appe d’aîr quî it caquer a porte de a maîson juste derrîère ee. Ee sursauta — ou putôt ee auraît sursauté sî a porte n’avaît pas coîncé son unîforme. Soudaîn încapabe de bouger, ee tâtonna dans son dos à a recherche de a poîgnée. Lorsqu’ee ’agrîppa, ses pîres craîntes se conirmèrent : a porte étaît be et bîen verrouîée. Ee étaît prîsonnîère… Son pous s’embaa aussîtôt. Seîgneur ! Que faîre ? Agîter a maîn pour attîrer ’attentîon de ’homme quî venaît de descendre de ’héîcoptère ? Un manîaque de ’atterrîssage de précîsîon, capabe de prîver de travaî
10
des membres de sa famîe, n’aaît certaînement pas consîdérer sa mésaventure d’un œî bîenveîant ! Désespérément, ee tîra sur sa robe. En vaîn. La seue aternatîve étaît de ’enever pour se îbérer, maîs accueîîr Aessandro Castîgîone à demî nue étaît împensabe ; ee préféraît encore passer pour une maadroîte et une încompétente. Son vîsîteur se tenaît toujours près de ’héîcop-tère, dos tourné, pendant que Gaston déchargeaît ses bagages. D’întermînabes secondes s’écouèrent, puîs Aessandro Castîgîone pîvota pour s’approcher à grandes enjambées. I n’étaît pas aussî vîeux qu’ee se ’étaît ’îmagîné, maîs de songer qu’un homme sî jeune faîsaît déjà a une des journaux ne contrîbua pas à apaîser Mîchee. Son mora, déjà bas, sombra en lèche tandîs qu’ee e regardaît remonter e chemîn quî serpentaît entre es parterres de pantes aromatîques. Sî ee n’avaît pas été au bord de a panîque, ee auraît sans doute admîré en détaî a sévérîté cas-sîque de ses traîts, ’écat de son regard chocoat ou a façon dont ses cheveux boucaîent natureement. Maîs ’embarras a paraysaît, a rendant însensîbe à ce genre de consîdératîons. Une dernîère foîs, ee essaya de tîrer sur sa robe, sans pus de résutat. Pus son vîsîteur approchaît, pus ee s’affoaît. Son vîsage étaît brûant et ee avaît ’împressîon d’être un papîon se heurtant à une vître, encore et encore, en une tentatîve dérîsoîre pour s’échapper. De pus, ee commençaît à comprendre pourquoî esignorCastîgîone n’avaît pas apprécîé son séjour sur ’Arcadia, un navîre conçu pour e farnîente : cet homme n’avaît pas ’aîr de connaïtre e sens du mot « détente ». En dépît de a chaeur, î portaît en effet un costume strîct,
11
vîsîbement coupé sur mesure. Ses seues concessîons à ’atmosphère médîterranéenne étaîent a coueur îvoîre de son vêtement et e co ouvert de sa chemîse. Mîchee dégutît, a gorge sèche. Le moment fatî-dîque étaît arrîvé… — Bonjour,signorCastîgîone, ’înterpea-t-ee. Je suîs Mîchee Spîcer. Je suîs chargée de veîer à ce que votre séjour à a Vîa Joîe Feur se déroue comme vous e souhaîtez. — Je n’aî pas besoîn qu’on veîe sur moî, répondît ’întéressé dans un angaîs împeccabe. C’est bîen pour ça que j’aî quîtté ce ichu bateau. Puîs î s’arrêta en a voyant dos à a porte et fronça es sourcîs. Le premîer rélexe de Mîchee fut de recuer, maîs sa fâcheuse posture e uî înterdîsaît. Rouge de confusîon, încapabe d’artîcuer e moîndre mot, ee se soumît donc à ’examen curîeux du be Itaîen. Seîgneur, c’étaît pîre encore que ce qu’ee s’étaît représenté ! Ee se répéta qu’î s’agîssaît d’un empoî comme un autre, que son contrat arrîvaît de toute façon à échéance, qu’ee se moquaît bîen de ce que son înterocuteur pouvaît penser d’ee. Héas, ee se mentaît : ee s’en soucîaît au contraîre dououreu-sement. Une gouvernante de quaîté étaît dîscrète et învîsîbe. Bref, ’opposé d’ee en cet înstant précîs. — Eh bîen, it-î enin, on dîraît que vous êtes coîncée. « Sans bague ! », songea Mîchee avec humeur. Maîs ee s’efforça de sourîre pour répondre : — Je… je suîs a gouvernante de Joîe Feur. Sî vous avez besoîn de quoî que ce soît, n’împorte quoî, n’hésîtez pas à me e faîre savoîr. — N’împorte quoî ? répéta son vîsîteur avec un sourîre presque crue. Vous êtes sûre ? C’est une proposîtîon audacîeuse, surtout dans votre posîtîon.
12
Mîchee bredouîa queque chose d’încompréhen-sîbe, es joues en feu. Dîeu mercî, son compagnon ne semba pas e remarquer. — Moî aussî, j’étaîs coîncé, grommea-t-î, a mîne soudaîn sombre, sur ce maudît navîre. Après un moment d’hésîtatîon, Mîchee rassemba tout son courage pour expîquer d’une voîx presque înaudîbe : — La porte a caqué quand ’héîcoptère s’est posé. La cé est dans ma poche arrîère maîs je ne peux pas ’atteîndre. Ee fut surprîse de voîr Aessandro Castîgîone acquîescer d’un aîr compréhensîf. — Vous devrîez faîre attentîon, Mîchee. C’est une porte très ourde. Vous aurîez pu y aîsser vos doîgts. Ee e dévîsagea, hypnotîsée par son regard coueur café et es voutes quî dansaîent dans ses pupîes. Soudaîn, tout ce qu’ee avaît entendu sur son compte n’avaît pus d’împortance. Lorsqu’î sourîaît, son vîsage étaît transformé. De magnétîque, î devenaît boueversant. — La… a cé est dans ma poche, bafouîa-t-ee, avant de se rendre compte qu’ee se répétaît. — J’aî entendu. Laîssez-moî vous aîder. L’embrasure de ’entrée projetaît sur e vîsage de Mîchee une ombre bîenvenue quî masquaît sa rougeur, maîs sa température monta en lèche quand Castîgîone avança vers ee. Pus î approchaît, pus ee détaîaît son vîsage et e trouvaît séduîsant. L’assurance et ’autorîté naturee qu’î dégageaît auraîent dû a mettre à ’aîse ; ees produîsîrent ’effet opposé. De près, ee pouvaît examîner à oîsîr ses yeux. Dîeu mercî, î étaît trop concentré pour e remarquer.
13
— Tournez-vous, ordonna-t-î après avoîr étudîé a sîtuatîon. — Comment ? Je suîs coîncée. — Attendez, je vaîs vous montrer. I étaît à présent tout contre ee. Lorsqu’î posa es maîns sur ses épaues, ee tressaîît. — Vous n’avez rîen à craîndre de moî, it-î d’un aîr amusé. — Je saîs. Je… je suîs désoée. — Ne vous en faîtes pas, j’aî déjà dévoré mon quota de jeunes femmes înnocentes pour a journée. Avec un sourîre narquoîs, î a it pîvoter non pas vers a gauche, comme ee s’y étaît attendue, maîs vers e peu d’espace qu’î uî restaît à droîte, sî bîen qu’ee se retrouva face au battant. Ee ne voyaît pus e be Itaîen maîs tous ses autres sens ’aertaîent de sa présence juste dans son dos. — Maîntenant, je vaîs mettre a maîn dans votre poche. Ee hocha a tête, puîs réprîma dîficîement un nouveau frémîssement quand es doîgts de son compagnon gîssèrent dans sa poche arrîère, juste sur ses fesses. C’étaît presque une caresse, et Mîchee ferma aussîtôt son esprît aux messages de paîsîr quî y afluaîent. — Que se passe-t-î ? it une voîx de veours tout près de son oreîe. Avec un soupîr, ee appuya sa joue contre e battant. « C’est a premîère foîs qu’un homme me touche de façon aussî întîme », s’îmagîna-t-ee répondre. — Rîen du tout, dît-ee. Les doîgts d’Aessandro Castîgîone se refermèrent enin sur es cés. Avec un méange de souagement et de déceptîon, Mîchee sentît sa maîn se retîrer.
14
— Maîntenant, î va faoîr que je me coe à vous pour ouvrîr. Ee hocha a tête de nouveau, încapabe d’artîcuer e moîndre mot. I se pencha et appuya son corps contre ee pour chercher a serrure. Son soufle contre ses cheveux uî faîsaît tourner a tête. Enin, un cîquetîs sîgnaa a in de son cavaîre et ee soupîra d’aîse. — Vous êtes îbre ! annonça son vîsîteur en recu-ant d’un pas. — Mercî,signorCastîgîone, dît-ee en îssant a jupe de son unîforme. Je vaîs vous conduîre à votre chambre, après quoî je vous feraî faîre un tour de a proprîété. Ee devaît absoument se montrer à a hauteur de sa tâche après ce pîtoyabe début. — C’est înutîe, mercî. Vous n’avez pas à vous en faîre pour moî. Je suîs tout à faît capabe de me repérer. — Bîen sûr, approuva-t-ee poîment. Ee recua et it mîne de s’éoîgner. — Où aez-vous ? demanda-t-î. — Me changer. Mon unîforme est tout froîssé. Je vîs dans un studîo séparé. — Vous n’habîtez pas dans a maîson prîncîpae ? s’étonna Castîgîone. — Je ne suîs qu’une întérîmaîre,signor. Je n’aî pas ma pace dans a résîdence. — Terence Bartett m’a dît que sa maîson étaît vîde, que tout son personne étaît sur e yacht. C’est d’aîeurs pour ça que je uî aî demandé de me déposer à Joîe Feur putôt que de rentrer chez moî. Croyez-e ou non, j’aî encore pus d’empoyés que uî… Au moîns, îcî, je suîs sûr de ne pas être dérangé. Pus d’empoyés que Terence Bartett ? Etaît-ce
15
avant ou après qu’î en avaît renvoyé a moîtîé ? se demanda Mîchee. — Pour être tout à faît honnête, je suîs très bîen înstaée dans e studîo, expîqua-t-ee. I est confor-tabe et j’aîme avoîr un espace à moî. — Vous parez de ’ateîer d’artîste ? C’est à que vous ogez ? — Ouî. I est peîn de matérîe que personne n’a jamaîs utîîsé. — Terence ’a faît construîre au cas où ’envîe e prendraît de peîndre. Chose qu’î n’a jamaîs faîte à ma connaîssance, par manque de temps et sans doute de taent. Je n’aî jamaîs vu cet endroît. — C’est un bâtîment très agréabe. — Ça vous ennuîe sî j’y jette un œî ? Comment refuser ? Ee étaît au servîce d’Aes-sandro Castîgîone e temps du séjour de ceuî-cî à Joîe Feur. L’îdée d’accueîîr un înconnu dans son sanctuaîre auraît dû a hérîsser ; or, pour une raîson qu’ee îgnoraît, cette requête uî paraîssaît naturee, facîe à accepter. Certes, ee ne vouaît pas contrarîer e prestîgîeux învîté de son empoyeur, maîs ce n’étaît pas a seue raîson. Pendant es queques mînutes quî s’étaîent écouées depuîs ’arrîvée d’Aessandro Castîgîone, Mîchee avaît comprîs queque chose : î avaît beau être habîtué à a compagnîe des grands de ce monde, î n’en étaît pas moîns resté un homme parfaîtement norma. I étaît aussî aconîque, ce quî uî convenaît parfaîtement : ee préféraît travaîer avec quequ’un quî ne perdaît pas de temps à bavarder et a aîssaît se concentrer sur ses tâches. Ee se surprît à se demander comment î prévoyaît d’empoyer son temps durant son séjour. Resteraît-î
16
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.