Une énigme aux yeux bleus - Retour à Sand Point

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Une énigme aux yeux bleus, Beth Cornelison

Alec Kincaid… Bien qu’il se soit montré distant et même désagréable avec elle, Erin ne peut effacer de son esprit l’image de cet homme énigmatique dont elle a racheté la maison. Est-ce le bleu si particulier de ses yeux qui la trouble autant ? Le trouble d’Erin augmente encore quand, un soir, Alec Kincaid sonne à sa porte et lui ordonne de le suivre sur-le-champ. Que lui veut-il ? Et pourquoi se montre-t-il si pressant alors qu’ils se connaissent à peine? La réponse est bouleversante : il est en danger, lui explique-t-il, et les hommes qui sont à sa poursuite vont, pour l’atteindre, chercher à s’en prendre à elle…

Retour à Sand Point, Julianna Morris

Ben Santoni vient d’être nommé chef de la police de Sand Point ? En apprenant la nouvelle, Kelly sent son cœur cesser de battre. Ainsi, quinze ans après avoir quitté la ville du jour au lendemain, son amour d’adolescence est de retour… Bien sûr, si elle le pouvait, Kelly ferait tout pour éviter de croiser celui auquel elle n’a jamais pardonné de l’avoir autrefois abandonnée, sans un mot d’explication. Hélas, elle le pressent, Ben va chercher à la revoir. Pour l’interroger. Car les deux meurtres qui ont récemment été commis en ville s’inspirent au détail près des romans policiers dont elle est l’auteur…

Publié le : mercredi 1 janvier 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280320337
Nombre de pages : 432
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Beth Cornelison Une énigme aux yeux bleus Julianna Morris Retour à Sand Point
BETH CORNELISON
Une énigme aux yeux bleus
Collection :BLACK ROSE
Titre original :SOLDIER’S PREGNANCY PROTOCOL
Traduction française deHERVE PERNETTE
® HARLEQUIN est une marque déposée par le Groupe Harlequin ® BLACK ROSE est une marque déposée par Harlequin S.A.
Photos de couverture Homme :© EMELY/CULTURA/CORBIS Fond :© ROYALTY FREE/PHOTODISC Réalisation graphique couverture :L. SLAWIG (Harlequin SA)
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© 2012, Beth Cornelison. © 2014, Harlequin S.A. 83-85, boulevard Vincent-Auriol, 75646 PARIS CEDEX 13. Service Lectrices — Tél. : 01 45 82 47 47
ISBN9782280307932— ISSN 1950-2753
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Cherry Creek, Colorado, neuf mois plus tard
Aec se tenaît dans a sae de baîns de sa chambre de mote, prêt à jeter son tééphone portabe dans es toîettes. L’eau rendraît ’appareî înutîîsabe et effaceraît es données stockées dessus. Depuîs deux jours, î étaît suîvî, î en avaît a certîtude. I devaît donc dîsparaïtre de a cîrcuatîon. Juste avant, î avaît appeé son chef pour ’avertîr de son întentîon : î ne donneraît pus de nouvees et resteraît îndîsponîbe pour une durée îndétermînée. Brîggs uî avaît souflé dans es bronches : « J’aî besoîn de toî, Aec. Tu doîs te remettre au bouot. » Possîbe. Maîs, pour e moment, î avaît une autre prîorîté. Même sî ee recevaît oficîeement ses ordres du gouvernement amérîcaîn, ’unîté des opératîons spécîaes n’exîstaît pas. Ee étaît inancée vîa des socîétés‑écrans enregîstrées dans des paradîs iscaux et effectuaît, dans e pus grand secret, des mîssîons déîcates sur des « poînts chauds » sîtués hors des Etats‑Unîs. Des mîssîons quî ne pouvaîent pas être coniées à ’armée sans que cea inîsse par se savoîr. C’étaît un travaî hautement conidentîe, très dangereux et… ucratîf. A trente‑cînq ans, î pourraît tranquîement prendre sa retraîte et vîvre de ses économîes et de queques pace‑ ments sans craîndre de endemaîns dîficîes.
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Toutefoîs, comme Brîggs e uî avaît rappeé, ’équîpe étaît déjà amputée d’un membre suîte à a dîsparîtîon de Danîe. Au bout de cînq moîs de recherches înfructueuses, e statut de son partenaîre avaît été modîié de « porté dîsparu » à « présumé mort ». Danîe. C’étaît a seue personne à quî î avaît offert sa coniance depuîs e jour de son adoescence où sa mère ’avaît abandonné. Maîntenant, î avaît e sentîment d’avoîr uî‑même abandonné son seu et unîque amî. Fînaement, î n’étaît peut‑être pas sî dîfférent que ça de sa mère, soupîra‑ t‑î întérîeurement. Certes, î recherchaît personneement Danîe depuîs quatre moîs. Maîs î n’avaît rîen apprîs de pus depuîs ce jour maudît dans a junge coombîenne. I dégutît pour faîre passer a cupabîîté quî uî serraît a gorge, et s’apprêtaît à jeter son tééphone dans a cuvette des toîettes, quand ’écran s’écaîra et a sonnerîe retentît. I songea d’abord à îgnorer ’appe, puîs se ravîsa. I devaît répondre, au cas, même très împrobabe, où ce seraît Danîe. I consuta donc ’écran : c’étaît Erîn Bauer, a jeune femme quî avaît acheté sa maîson de Cherry Creek et s’y étaît înstaée queques jours pus tôt. I fronça es sourcîs. Que pouvaît‑ee bîen uî vouoîr ? L’îmage d’Erîn Bauer vînt lotter devant ses yeux et î ressentît des petîts pîcotements dans e bas‑ventre. I n’oubîaît jamaîs un vîsage et ne rîsquaît pas d’oubîer ceuî d’Erîn. La semaîne précédente, quand î ’avaît aîdée à transporter ses cartons pour emménager, î ne s’étaît d’aîeurs pas contenté d’admîrer ses traîts. I hésîta un înstant, puîs décrocha, întrîgué. — Aô ! — Monsîeur Kîncaîd ? demanda‑t‑ee d’une voîx douce, égèrement întîmîdée. C’est Erîn Bauer, a nouvee proprîétaîre de votre maîson de Cherry Creek. — Ouî ?
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— Ce matîn, j’aî reçu du courrîer quî vous étaît adressé, et je souhaîtaîs savoîr à quee adresse vous e renvoyer. — Je n’aî pas de nouvee adresse. — Ah… Aors, pourrîez‑vous passer e chercher ? I y a de a pubîcîté, bîen sûr, maîs î y a égaement une facture d’éectrîcîté et une ettre quî sembe împ… — Jetez tout, a coupa‑t‑î. Erîn Bauer étaît une bavarde învétérée. I n’avaît pas de temps pour ça. — Maîs…, tenta‑t‑ee. — Je n’en aî pas besoîn. — Même pas de a ettre ? însîsta‑t‑ee d’un ton înter‑ oqué. Ee m’a été remîse en maîns propres ce matîn. Je pense que c’est împortant. — Remîse en maîns propres ? répéta‑t‑î, suspîcîeux. Quî est ’expédîteur ? Dans son travaî, même une sîmpe ettre pouvaît être mortee. Certaîns exposîfs se gîssaîent facîement dans une enveoppe et transformaîent une ettre en bombe artîsanae. En généra, î ne communîquaît que par maîs cryptés ou par tééphone. — I n’y a pas d’adresse d’expédîteur, répondît Erîn. Sî vous e souhaîtez, je peux ’ouvrîr et vous îre… — Non ! ordonna‑t‑î. La ettre pouvaît être pîégée et Erîn bessée ou pîre… Evîdemment, ee ne pouvaît pas s’en douter et émît un petît soupîr vexé. — D’accord, d’accord. C’étaît seuement pour vous faîre gagner du temps. I pesta întérîeurement : î aaît devoîr se rendre à son ancîenne maîson pour récupérer cette ettre, ne seraît‑ce que pour s’assurer qu’Erîn ne cherche pas à ’ouvrîr par curîosîté et en subîsse de funestes conséquences. — Je croîs qu’î y a un nom grîffonné en haut à gauche au dos de ’enveoppe, reprît‑ee.
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Son ancîenne maîson étaît sans doute sous surveîance. I ne pouvaît pas se présenter à a porte sans rîsquer d’être vu. I se gratta a nuque en réléchîssant à a façon de procéder. — L’écrîture n’est pas facîe à décrypter, maîs je îs : La… Laire, peut‑être ? I sortît brusquement de ses pensées. — Quoî ? — Le nom dans e coîn gauche de ’enveoppe est écrît en tout petît et es ettres sont à peîne formées, maîs je îs Laire ou… — Laitte ? întervînt‑î, suspendu à ce qu’ee aaît répondre. — Euh, ouî, peut‑être. Son pous s’embaa. I traversa a chambre à grandes enjambées, ’esprît en ébuîtîon. — Ecoutez, Erîn, posez cette ettre et n’y touchez pus, d’accord ? dît‑î en s’appîquant à garder e ton e pus came possîbe. Avec un peu de chance, Erîn n’avaît pas faît dîsparaïtre es empreîntes sur ’enveoppe et détruît toute possîbîîté de remonter jusqu’à Danîe. — Euh, ouî, comprîs, répondît‑ee d’une voîx très étonnée. I prît une grande înspîratîon. — J’arrîve dès que possîbe. En attendant… I ouvrît avec précautîon a porte de a chambre du mote : heureusement, î n’y avaît personne sur e parkîng. Puîs î sortît et rejoîgnît rapîdement sa voîture de ocatîon. Cette ettre venaît‑ee réeement de Danîe ? Maîs pourquoî n’étaît‑î pas revenu en personne ? Pourquoî ne ’avaît‑î pas contacté par maî crypté ? Envoyer une ettre cassîque, ce n’étaît pas a procédure habîtuee. Cependant, ce courrîer pouvaît répondre aux questîons qu’î se posaît depuîs pusîeurs moîs.
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Ou aors c’étaît un pîège. — En attendant, je faîs quoî ? reprît Erîn au tééphone. — Restez tranquîe et attendez‑moî. Je suîs en route. I démarra et, au moment de quîtter e parkîng, baîssa sa vître et jeta son tééphone dans a pîscîne du mote.
Erîn eva a tête pour sentîr es rayons du soeî sur son vîsage, puîs récupéra e journa gîssé dans sa boïte aux ettres. Ee devaît en proiter : seon a météo, dans es jours à venîr, e temps redevîendraît pus conforme à a normae pour a mî‑décembre dans e Coorado. Ee jeta un regard dans a rue, au cas où Aec Kîncaîd arrîveraît. Cea faîsaît pus de deux heures qu’î uî avaît assuré au tééphone qu’î étaît en chemîn. Ee haussa es épaues, puîs dépîa e journa et parcourut a une. L’affaîre de a ie du sénateur amérîcaîn enevée en Coombîe au cours d’une mîssîon humanîtaîre contînuaît de faîre es gros tîtres. Le sénateur împoraît es ravîsseurs de uî donner une preuve de vîe de sa ie unîque. Instînctîvement, ee se passa une maîn sur e ventre. Ee étaît encore oîn d’avoîr besoîn de porter des vêtements de femme enceînte, son ampe chemîsîer dîssîmuaît a rondeur naîssante de son ventre. Ee avaît de a compassîon pour ce sénateur quî n’avaît pus de nouvees de sa ie. Ee savaît ce que perdre un être cher sîgnîiaît. Ee repoussa a petîte poînte de méancoîe quî mena‑ çaît de s’emparer d’ee et écarta une mèche de cheveux de ses yeux. Avant de retourner à a maîson, ee jeta un nouveau regard à a rue. Bîen. Peut‑être avaît‑ee un peu envîe de revoîr Aec. Après tout, es hommes au physîque avantageux et aux yeux d’un beu caîr saîsîssant n’étaîent pas égîon dans e coîn. Pourquoî auraît‑ee dû se sentîr coupabe de souhaîter revoîr un homme bîen faît de sa personne ?
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D’autant que, a semaîne précédente, quand î ’avaît aîdée à emménager, ses tentatîves pour nouer une conver‑ satîon amîcae avec uî étaîent restées vaînes. Admîrer son aure, c’étaît bîen tout ce quî uî restaît. S’î n’étaît pas aussî… înabordabe, ee auraît songé à uî proposer d’aer dïner queque part. Puîsqu’ee étaît détermînée à prendre un nouveau départ, î faudraît bîen qu’un jour ou ’autre ee se décîde à sortîr de nouveau avec un homme. Cea faîsaît maîntenant deux ans… Mais là, ce n’est vraiment pas le moment. L’année prochaine, peutêtre… Ee eut e cœur ourd et soupîra. Ee devaît absoument cesser de ressasser es cîrconstances de a mort de Bradey et ’accîdent du petît Fîney. Ee devaît aer de ’avant. Ee retourna à ’întérîeur avec ’întentîon de vîder un autre carton. Ee avaît au moîns une certîtude : a prochaîne foîs qu’ee aîsseraît entrer un homme dans sa vîe, ce seraît quequ’un de stabe, de rassurant. Les escaades împossîbes, es sauts en parachute et autres expoîts însensés, c’étaît termîné. Maîs cette résoutîon n’atténuaît pas ’énorme cupabîîté qu’ee éprouvaît. Ee écarta d’un geste sec une mèche de cheveux de son vîsage et repoussa une bonne foîs pour toutes ces sombres pensées. D’une caîsse, ee sortît es queques décoratîons de Noë qu’ee possédaît et es répartît dans a maîson. Ensuîte, ee s’attaqua à ses cartons de îvres, et es ouvrages de Faukner, Cadwe et Steînbeck, qu’ee avaît hérîtés de son père, rejoîgnîrent a bîbîothèque. Un autre carton contenaît ses îvres d’hîstoîre de ’art et d’anthropo‑ ogîe, des sujets chers à sa mère, cette foîs‑cî. Ses parents uî avaîent transmîs eur goût du savoîr et de a cuture, et c’étaît pour cea qu’ee étaît devenue enseîgnante. Cette rélexîon it revenîr sa méancoîe. Ee enseîgneraît de nouveau, ee s’en faîsaît e serment. Maîs ee seraît pus prudente. Beaucoup pus prudente.
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Dans a rue, un bruît de moteur attîra son attentîon et ee aa se poster à a fenêtre. Seraît‑ce Aec ? Non, c’étaît une camîonnette de leurîste quî s’arrêtaît devant chez ee. Ee aa ouvrîr a porte et vît un homme déguîsé en Père Noë sortîr du véhîcue. Quî pouvaît bîen uî envoyer des leurs ? Ce devaît être une erreur. Ee ne put s’empêcher de sourîre à a vîsîon de ce Père Noë. Ee avaît u e prospectus pubîcîtaîre du leurîste annonçant que, pendant a pérîode des fêtes de in d’année, tous es îvreurs seraîent vêtus aînsî. En échange d’un pourboîre, îs entonnaîent même un chant de Noë. Ceuî quî s’étaît garé devant chez ee sortît un grand poînsettîa de sa camîonnette et remonta ’aée avec a pante dans es bras. Ee sortît sur e perron pour ’accueîîr et uî ança un bonjour auque î répondît d’un petît sîgne de tête. Avec une note d’amusement dans a voîx, ee uî demanda : — Dîtes‑moî, Père Noë, vous êtes sûr que c’est pour moî ? — Ouî, m’dame. I monta maadroîtement es marches du perron et eva a tête. I a ixa de ses yeux d’un beu teement profond qu’ee en eut des frîssons. — Et vous, vous avez une ettre pour moî. Ee poussa un petît gémîssement de surprîse. Même de près, sa barbe postîche et ses fausses joues roses e rendaîent méconnaîssabe. — Monsîeur Kîncaîd ? Aec eva a maîn pour ’încîter à rester dîscrète. — A ’întérîeur, dît‑î avec un petît mouvement de tête. — Je vous en prîe, après vous. Aors, vous vous amusez bîen ? Cette remarque e aîssa manîfestement de marbre et ee perdît son sourîre. Ee avaît déjà pu noter sa grande réserve maîs ce manque d’humour étaît déstabîîsant.
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