Une famille parfaite - Kate et le chirurgien

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Une famille parfaite, Jessica Matthews

Christie est ravie : sa meilleure amie Gail et son mari Ty lui ont demandé de s’installer chez eux pour s’occuper de leurs enfants en leur absence, qui va durer quelques semaines. Sauf que pour profiter des deux petits, elle va aussi devoir supporter la présence de Lincoln Maguire, austère chirurgien à l’hôpital où elle est infirmière, et meilleur ami de Ty, qui a également accepté de s’occuper des enfants. Et elle n’a pas du tout envie de cohabiter avec cet homme froid et cassant qu’elle n’apprécie guère. Cependant, au fil des jours, elle apprend à mieux connaître Lincoln, et découvre bientôt que sous ses dehors peu engageants se cache un cœur d’or… un cœur qu’elle se surprendrait presque à vouloir voir battre pour elle…

Kate et le chirurgien, Alison Roberts

Quand un nouveau chirurgien, Connor Matthews, arrive à l’hôpital où elle travaille, Kate ne peut s’empêcher de remarquer qu’il est extrêmement séduisant. Le courant passe d’ailleurs très bien entre eux, et Connor semble bientôt montrer une envie qu’ils soient plus que de simples collègues… Mais malgré son attirance très forte pour Connor, Kate s’efforce de le tenir à distance. Car jamais, elle le sait, elle ne pourra le laisser entrer dans sa vie, sous peine de lui laisser entrevoir le secret qu’elle cache depuis si longtemps…
Publié le : mercredi 15 août 2012
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280249188
Nombre de pages : 288
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Alors que l’équipe médicale du département de chirurgie discutait avec animation de la participation du Mercy Hospital au prochain Festival des moissons, Christy Michaels laissa son regard dériver vers les longs doigts du Dr Lincol n Maguire, qui couraient sur le clavier de l’ordinateur comme si tout cela était trop futile pour lui. Celui-ci était si concentré sur son travail que le monde aurait pu s’écrouler autour de lui sans qu’il s’en aperçoive. Apparemment, les diverses manières de récolter des fonds pour le centre anticancéreux et la section locale du Relais pour la Vie ne l’intéressaient pas sufIsamment pour qu’il se joigne à la discussion. Quel dommage que ce chirurgien talentueux, voire exceptionnel, doublé d’un homme aussi séduisant, ne soit pas doté d’une personnalité à l’avenant ! Qu’il reste à l’écart des conversations de ses collaborateurs, c’était loin d’être une première, mais, cette fois, son attitude distante tellement à l’opposé de son propre intérêt pour le centre irritait Christy. — J’ai une idée ! lança-t-elle à brûle-pourpoint. Un mensonge éhonté, et ce n’était pas faute d’avoir cherché le concept du siècle. Mais maintenant que les voix s’étaient tues et que tous les regards convergeaient sur elle — à l’exception d’un certain regard bleu nuit —, il lui fallait trouver quelque chose d’ori-ginal, quelque chose de sufIsamment étonnant pour capter l’attention du Dr Maguire.
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— Dépêche-toi, Christy, dit Denise Danton, la surveillante du département, en consultant sa montre. Le comité du festival se réunit dans cinq minutes, et c’est le temps qu’il me faut pour rejoindre la salle de conférences. Acquiesçant de la tête, Christy se lança. — C’est quelque chose que nous n’avons pas encore fait… — Si tu envisages de mettre des célibataires aux enchères, quelqu’un l’a déjà proposé, souligna l’une des inIrmières. Selon moi, nous avons besoin d’une idée plus neuve que ça. Zut ! Cela avait bel et bien été la suggestion qu’elle s’ap-prêtait à faire. Mais plutôt que de s’avouer vaincue, elle se creusa derechef les méninges… Et l’illumination se produisit ! — Nous pourrions créer notre propre version deDanse avec les stars. Et nous l’appellerionsDanse avec les médecins. — Et ça se passerait comment ? — Eh bien… Nous pourrions vendre des billets qui permettraient à tout Levitt Springs de regarder danser les médecins et leurs partenaires. Les gens pourraient aussi voter pour leur couple préféré — un privilège payant, évidemment. L’un d’eux serait déclaré vainqueur, et tout l’argent récolté irait à l’hôpital. Denise parut rééchir. — Ton idée me plaît bien. Toutefois, nous devrons amener sufIsamment de praticiens à participer, quitte à leur forcer un peu la main. — Oh ! je suis sûre qu’ils sauteront tous sur l’occasion de collecter des fonds pour une bonne cause ! N’est-ce pas, docteur Maguire ? demanda innocemment Christy. — Oui. Pourquoi pas ? répondit celui-ci d’un ton neutre, son attention toujours concentrée sur l’écran de l’ordinateur. — Très bien, alors, conclut-elle gaiement. On pourrait en parler… — Docteur Maguire, la coupa Denise, vous seriez donc d’accord pour prendre part à ce projet ? Cette fois, les doigts du médecin s’immobilisèrent, et il décocha à Christy un regard où brillait une lueur d’exaspé-
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ration. Néanmoins, ce fut avec son amabilité coutumière qu’il répondit. — Je m’en abstiendrai pour laisser la place à quelqu’un de plus compétent que moi en la matière. — La compétence n’a rien à voir là-dedans, répliqua Denise. C’est juste pour le plaisir et, comme Christy l’a dit, les fonds sont destinés à une bonne cause. — Mais… — Si vous vous inscrivez, je suiscertaineque tous vos confrères voudront le faire aussi, renchérit Denise d’un ton enjôleur. Et avec vous au programme, nous vendrons des milliers de billets. Songez à la somme que nous récolterons pour le centre anticancéreux ! ïl constituerait la grande attraction, c’était évident. Qui ne voudrait voir le collet monté, le calme et distant Lincoln Maguire se lâcher sur la piste de danse ? De plus, dans la mesure où il était un célibataire endurci notoire, les spécu-lations iraient bon train sur la femme qu’il choisirait pour partenaire. — Vous me surestimez… — Bien sûr que non ! Oh ! Ça va être super ! Les membres du comité vont adorer cette idée. J’ai hâte de leur dire… — Je vous arrête tout de suite, coupa le médecin d’un ton sans réplique. Si je m’inscris sur votre liste, c’est à deux conditions. La première : si vous avez plus de candidats que vous ne pouvez en accepter, mon nom sera le premier que vous retirerez. Denise acquiesça. Pouvait-elle faire autrement ? — La seconde : au cas où cela ne se produirait pas — et je soupçonne qu’il sera fait en sorte que cela ne se produise pas —, je veux Christy Michaels pour cavalière. Aussitôt, tous les visages se tournèrent vers Christy. — Vous voulez que je sois…, balbutia-t-elle. D’accord, Lincoln Maguire était le beau-frère de sa meilleure amie, mais cela ne justiIait pas une telle requête. Après tout, ils ne s’étaient retrouvés ensemble chez Gail et
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Tyler que deux fois et, même s’ils se tutoyaient en privé, ils s’étaient peu parlé. — Ma cavalière. — Pourquoi moi ? — C’est votre idée, non ? ïl me paraît normal que vous payiez de votre personne, vous aussi. ïl marquait un point. Sauf que si elle avait le choix, elle opterait pour quelqu’un avec qui elle se sentait des afInités. Certes, Lincoln et elle travaillaient en bonne harmonie depuis deux ans — il donnait les ordres, elle les exécutait. Mais dans la vraie vie, par exemple chez Gail, leurs différences se révélaient criantes. C’était évident, il appréciait peu son franc-parler et sa nature impulsive. Et il était tout aussi évident qu’il n’avait pas imposé cette condition dans l’optique de lui faire la cour. D’après Gail, il avait programmé sa vie si minutieusement qu’il ne prévoyait pas d’y introduire une femme avant ses quarante ans — ce qui n’arriverait que dans deux ou trois ans. — A moins, bien sûr, que vous ne vous y opposiez, ajouta Lincoln d’un ton doucereux, comme s’il s’attendait à ce qu’elle refuse et lui fournisse ainsi l’excuse idéale pour se dérober. Eh bien, ses espoirs seraient déçus ! Elle ne baissait jamais les bras devant un déI. Jamais. — Non, non. Je suis d’accord pour être votre cavalière. — Parfait, conclut Denise. C’est entendu, alors. — Comment cela ? objecta Lincoln Maguire, une note de désespoir dans la voix. Le concept ne doit-il pas être d’abord approuvé par tous les membres du comité ? — Croyez-moi, ils vont l’adorer ! Des dizaines de manières de promouvoir l’événement me viennent déjà à l’esprit, et je vous garantis une participation record. Maintenant, je dois me sauver. Et vous, les Illes, au travail ! Je vous conIe la boutique en mon absence. Tandis que le petit groupe se dispersait, Lincoln — Linc, comme l’appelait affectueusement Gail — lança un regard maussade à Christy.
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Danse avec les médecins, grommela-t-il alors qu’ils se retrouvaient seuls. Tu n’aurais pas pu trouver mieux ? Elle haussa les épaules, soulagée qu’il semble plus abasourdi qu’en colère. — Comme ça, au pied levé, non. Du reste, si j’en crois les réactions, mon idée a fait un tabac. — Hum… Si j’étais toi, je prierais pour que le comité la juge ridicule et propose autre chose. — Je ne vois pas pourquoi. Reconnais que le principe de ce concours est original. Nous n’avons jamais rien fait de tel auparavant. — Nous n’avons jamais organisé un dîner rétro aux chandelles ni installé une alcôve à baisers non plus. Ce n’est pas une raison pour que nous commencions cette année. Sans qu’elle l’ait voulu, Christy contempla la bouche bien ourlée de son interlocuteur, parfaitement à son goût… Et à celui d’une multitude de femmes, à n’en pas douter. Puis, bizarrement, alors que son attention se focalisait sur cette bouche, son regard glissa jusqu’au torse sculptural de Lincoln que même l’informe tunique de sa tenue de bloc et le T-shirt blanc qu’il portait en dessous ne dissimulaient pas. ïl avait la peau bronzée, les bras musclés, signe qu’en dépit de son emploi du temps chargé il parvenait à trouver le temps de faire régulièrement du sport. Et elle allait se retrouver dans ces bras-là, pressée contre ce torse-là devant des centaines de gens ? Peut-être devrait-elle prier pour que le comité ne retienne pas son idée, Inalement. Ou, mieux encore, pour qu’il y ait pléthore de médecins candidats, de sorte que le couple Maguire-Michaels disparaisse de la liste des participants. — C’est pour une bonne cause, dit-elle sans conviction. — Tu te consoleras avec ça lorsque tu soigneras tes orteils en compote, marmonna Lincoln. Son air de petit garçon renfrogné la It rire. — Tu ne sais pas danser ? — A part osciller légèrement sur place, non.
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Voilà qui n’avait rien d’étonnant. ïl était trop posé, trop sérieux pour se laisser aller à virevolter sur une piste de danse. — Tu as quand même fait quelques pas lors de ton bal de promotion, non ? Lincoln battit des paupières comme si elle l’avait pris par surprise. — Je n’y suis pas allé. La Ille que j’avais invitée m’avait laissé tomber. — Ah !… Je suis désolée. — Pas moi. Nous étions juste bons amis, et elle attendait qu’un copain à moi trouve le courage de l’inviter lui-même. Dès que j’ai compris vers qui penchait son cœur, j’ai prévenu le gars en question, et le reste appartient à l’histoire, comme on dit. En fait, ils fêtent leur douzième année de mariage cette année. — ïncroyable ! Tu cumules les fonctions de chirurgien etd’entremetteur ! plaisanta Christy sans rééchir. Lincoln sourit comme malgré lui. — Pas de quoi en faire un plat ! C’est le seul et unique couple que j’ai constitué. Quelle transformation son sourire opérait ! Elle n’en revenait pas. ïl paraissait plus jeune, plus abordable. Ses traits taillés dans le granit s’étaient adoucis, il ressemblait davantage à un homme au sang chaud qu’à un chirurgien au cœur froid. Si elle disait autour d’elle qu’il avait souri et qu’ils avaient échangé des propospersonnels, qui la croirait ? Personne. Pour autant qu’elle le sache, c’était une première dans les annales du Memorial de Levitt Springs. Son sourire était trop contagieux pour qu’elle ne le lui rende pas. — J’ai le regret de t’informer qu’« osciller légèrement sur place » ne sufIra pas dans le cadre d’un concours. — Seulement si ta proposition est retenue. Avec un peu de chance, elle ne le sera pas, et nous serons tirés d’affaire. — Ça n’arrivera pas, j’en suis sûre. Tu ferais bien d’ac-cepter le fait que tu vas danser devant des centaines de gens.
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Lincoln fronça les sourcils une seconde, avant de pousser un profond soupir résigné. — J’imagine. — Et cela implique que tu vas devoir apprendre quelques danses. La valse, peut-être même le tango et leslow fox. — Certainement pas ! — Bien sûr que si. Ce sera amusant. Elle vit sa pomme d’Adam faire un drôle de sursaut. De toute évidence, il trouvait son commentaire difIcile à avaler. — S’emmêler les pieds devant tout le monde, ça n’a rien d’amusant, souligna-t-il. — C’est pourquoi l’on apprend, répondit-elle gentiment. Pour ne pas s’emmêler les pieds ni cogner ceux de son partenaire. Du reste, tu es le genre de personne capable de maîtriser n’importe quelle technique qui te paraît importante. Regarde avec quelle dextérité tu tapes sur le clavier. — Je suis chirurgien. Donc censé être habile de mes mains. — Tout comme les mains, les pieds suivent les commandes du cerveau, non ? Et ne dit-on pas « vouloir, c’est pouvoir » ? En grimaçant, il se massa la nuque. — Es-tu toujours aussi prompte à dispenser de judicieux conseils, mademoiselle Je-sais-tout ? ïncroyable ! Une nouvelle « première » venait de se produire : le praticien le plus taciturne de l’équipe l’avait bel et bientaquinée. Si elle regardait au-dehors, ne verrait-elle pas tomber des ocons de neige malgré la chaleur du mois d’août ? — J’essaie, répondit-elle, tandis qu’un peu plus loin résonnait l’alarme signalant que la poche de sérum perfusée à un patient était vide. Redressant aussitôt le dos, Lincoln reprit son maintien le plus professionnel. — Gardez un œil sur la sonde de Mme Hollings, voulez-vous ? Et appelez-moi au moindre changement. Le sympathique Lincoln Maguire venait de céder de nouveau la place au médecin poli et froid.
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— Vous pouvez compter sur moi, répondit-elle avant de se précipiter au chevet de John Carter. A la suite de la ligamentoplastie qu’il avait subie la veille, celui-ci avait passé une mauvaise nuit et, maintenant que sa douleur était sous contrôle, il rattrapait le sommeil perdu. En hâte, elle éteignit l’alarme, accrocha une nouvelle poche de sérum à la perche puis, quittant la pièce plongée dans la pénombre, elle regagna le poste des inIrmières. A sa vive surprise, elle y trouva le chirurgien, toujours assis sur sa chaise. Comme s’il attendait quelque chose. Ou quelqu’un. Elle ? Non, impossible. L’idée était néanmoins troublante. — Encore une chose, dit-il sans préambule. — De quoi s’agit-il ? demanda-t-elle en s’approchant du placard aux fournitures aIn de reconstituer la provision de lingettes désinfectantes qu’elle gardait dans la poche de son uniforme. Lincoln se releva, et ce faisant lui barra le passage. — Je passerai te chercher ce soir. Décontenancée par cette annonce, elle commit l’erreur de croiser son regard — ce qui, du haut de son mètre soixante, requérait un certain effort, vu qu’il mesurait au moins un mètre quatre-vingts. Un regard bleu nuit débordant d’assurance, qui retint le sien quelques secondes de trop. — Me chercher ? Pourquoi ? — Tu vas dîner chez Gail et Ty, non ? — Oui, mais… comment le sais-tu ? — Parce qu’ils m’ont invité aussi. Super ! La dernière fois que Gail les avait conviés tous les deux à dîner, la soirée avait mal tourné. A la manière dont Gail avait orienté la conversation, il avait été évident qu’elle essayait de les pousser l’un vers l’autre. L’air afigé, Lincoln n’avait pas arrêté de surveiller sa montre et, comme cette attitude rendait Christy nerveuse, elle avait jacassé sans relâche jusqu’à ce qu’il s’en aille, une expression de soulagement peinte sur le visage. Après ce Iasco, Gail avait
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promis de ne plus jamais leur iniger l’enfer d’un repas en petit comité. Même si les quelques minutes passées en sa compagnie un peu plus tôt avaient été agréables, elle n’osait croire que le dîner de ce soir pourrait se terminer différemment. — Charmant, marmonna-t-elle. — Donc, je passe te prendre chez toi. Son ton autoritaire la hérissa. En dehors de l’hôpital, elle n’était pas à ses ordres ! — Merci, mais ne te donne pas cette peine. Je prendrai ma voiture. — Cela ne me dérange pas du tout. Ton appartement se trouve sur mon chemin. Elle le dévisagea, ahurie. ïl savait où elle habitait ? — N’aie pas l’air si horriIé, dit Lincoln impatiemment, comme si sa surprise l’offensait. C’est Gail qui m’a donné ton adresse et qui a suggéré que nous venions ensemble. Ce qui montrait à quel point sa chère amie, heureuse en ménage, était déterminée à la convaincre de retourner dans le circuit ! — C’est adorable, mais je préfère… — Je passerai te prendre à 18 heures, décréta le médecin avant de s’éclipser, la laissant grommeler entre ses dents. Non mais quel tyran ! Et si elle le faisait poireauter ? se demanda-t-elle alors que l’heure s’approchait. Après réexion, elle décida de s’en abstenir. Compte tenu de leurs personnalités respectives, ils entreraient en conit bien assez tôt sans qu’elle intervienne, et cela ne rimait à rien de commencer la soirée sur une note aigre. Au reste, Gail avait programmé son dîner à 18 h 30. Ce serait de la dernière impolitesse envers elle et Tyler que de les faire attendre. D’une certaine manière, le fait que Lincoln vienne la chercher donnait à cette soirée un air de « rendez-vous ». Mais l’air n’était pas la chanson, se rappela-t-elle en baissant
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les yeux sur la poitrine. Elle était bien placée pour savoir à quel point les apparences pouvaient être trompeuses.
Tout en remontant le chemin d’accès à l’immeuble de Christy, Linc se demandait si la soirée serait aussi riche en surprises que la journée l’avait été. Lorsqu’il s’était rendu à l’hôpital ce matin, jamais il n’aurait pu deviner qu’il se retrouverait entraîné dans une collecte de fonds festive. Qu’est-ce qui l’avait poussé à inclure Christy dans ses exigences ? ïl n’aurait pas su le dire. Mais après tout, ce n’était que justice de la faire participer à ce qu’elle avait elle-même initié. Et puis, être son cavalier ne constituait pas une épreuve si dure. Sociable et attirante, cette inIrmière modèle lui inspirait souvent des pensées qui n’avaient rien de professionnel. ïl permettrait même à sa belle-sœur de jouer les entremetteuses si Christy Michaels ne présentait pas ce qu’il considérait comme un défaut majeur : elle ne tenait pas en place. Sautant sans cesse d’une activité à une autre, elle était comme la pierre du proverbe, qui « roule et n’amasse pas mousse ». Ses parents avaient été ainsi, sa mère en particulier. En tant que Ils aîné, c’était toujours lui qui devait assumer le quotidien, et il s’était juré de ne pas mettre ses propres enfants dans la même situation. Non. Même si le physique et le charme de Christy le séduisaient, elle n’était pas une femme pour lui. ïl avait donc besoin de se la sortir de la tête, et le projetDanse avec les médecinsétait sans doute Inalement un bon moyen d’y parvenir : comme ils passeraient du temps ensemble à s’entraîner, ils découvriraient forcément à quel point ils étaient mal assortis. Alors, et alors seulement, il pourrait l’oublier et commencer à chercher la femme stable, Iable, normale qu’il lui fallait. Un idéal féminin peu enthousiasmant… Peut-être, mais qu’y avait-il de mal à mener une vie
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