Une famille pour Alec MacAvoy - Sous le charme d'une princesse

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Une famille pour Alec McAvoy, Jackie Braun

Alec McAvoy, P.-D.G. d’une marque d’accessoires de puériculture, aurait mieux fait de tenir sa langue. Depuis qu’il a eu le malheur de confesser dans une interview sa gêne face aux enfants, les ventes s’effondrent. Si bien que le conseil d’administration lui impose les services d’une conseillère en image : Julia Stillwell. A l’idée de se voir dicter ses faits et gestes, Alec enrage. Mais lorsqu’il fait la connaissance de la ravissante Julia, et de ses deux adorables enfants, il commence à se dire que l’expérience sera peut-être bien plus agréable qu’il l’imaginait…

Sous le charme d’une princesse, Teresa Carpenter

Amanda Carn serait-elle la fille illégitime du souverain de Pasadonia ? C’est à Xavier, officier de la garde royale, que revient la délicate mission de répondre à cette question. Et les ordres sont formels : Amanda – dont il est également chargé d’assurer la protection – doit tout ignorer de cette enquête. Rien de plus simple a priori pour un soldat de la trempe de Xavier. Si ce n’est que sa relation avec Amanda, amicale au début, prend vite un tour beaucoup plus intime. Au point qu’il redoute le moment inévitable où elle découvrira qu’il lui a menti…

Publié le : vendredi 1 août 2014
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EAN13 : 9782280321891
Nombre de pages : 288
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— Les enfants occupent une pace împortante dans ce monde… de préférence e pus oîn possîbe de moî. Avant même que a journaîste ne hausse es sourcîs, Aec McAvoy sut qu’î venaît de prononcer des mots qu’î auraît tout e oîsîr de regretter. — C’étaît bîen entendu un commentaîre à caractère conidentîe, s’empressa-t-î d’ajouter avec un rîre gêné. — Je vous rappee qu’î s’agît d’une întervîew, monsîeur McAvoy. De ce faît, tout ce que vous dîrez paraïtra dans ’artîce. La jeune journaîste avaît du ma à cacher sa satîsfactîon. Vu son âge, ee devaît débuter dans a professîon, et se réjouîssaît sans nu doute de ce faux pas quî uî permettraît de marquer des poînts. — Je comprends, mademoîsee, maîs vous îmagînez bîen que je paîsantaîs. Vous m’avez demandé sî j’aîmaîs es enfants, et je vous aî répondu par un traît d’humour ! J’aîme es enfants, bîen sûr. Je es trouve merveîeux. « Surtout quand îs se tîennent tranquîes. Quand îs dorment, par exempe, ou quand îs sont bîen attachés dans eur poussette. » Cette foîs, cependant, î se garda de formuer ses pensées. — Paîsanterîe ou pas, je trouve cette réponse assez surprenante, venant du P.-D.G. deParadIs des enfants. Votre entreprîse est bîen spécîaîsée dans tout ce quî concerne es enfants de moîns de cînq ans, je ne me trompe pas ?
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I uî répondît d’un sourîre, et essaya de rattraper sa bévue. Maîs toutes ses manœuvres destînées à faîre dîversîon s’avérèrent înfructueuses. Pas pus ses tentatîves d’humour que ses sourîres charmeurs ne produîsîrent sur a journaîste ’effet escompté. Ee tenaît à un scoop, et n’envîsageaît pas de âcher prîse. Lorsque ’artîce parut sur înternet, vîa ’édîtîon numé-rîque deAmerIcan P.-D.G., î contenaît be et bîen son commentaîre désînvote. Dans ses annotatîons, a journaîste avaît précîsé que, seon Aec McAvoy, î s’agîssaît d’une paîsanterîe. Les poînts d’excamatîon et d’înterrogatîon qu’ee avaît jugé utîe d’ajouter rendaîent toutefoîs cette expîcatîon peu pausîbe. Maîs ce quî accabaît Aec pus que tout dans cette parutîon, c’étaîtl’autreAin de compéter întervîew. son artîce, a journaîste s’étaît entretenue avec Laure McCaîn, quî n’avaît pas hésîté à ternîr un peu pus encore ’îmage d’Aec. Sans doute pour se venger de eur récente rupture. Sîx moîs pus tôt, Laure avaît décîdé qu’ee désîraît une bague de iançaîes, accompagnée, bîen sûr, d’une demande en marîage. Aec, pour sa part, avaît décîdé de rompre.
« Alec n’est pas du tout à l’aIse avec les enfants, avaIt afirmé Laurel lors de l’IntervIew. Notre relatIon a duré presque deux ans, et je peux compter sur les doIgts d’une maIn le nombre de foIs où mes enfants ont partIcIpé à nos sortIes. »
Evîdemment, ee s’étaît bîen gardée de précîser que c’étaît à son choîxà elle.
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« DIre que j’aI été surprIse qu’Il soIt nommé à la tête de l’entreprIse ParadIs des Enfants est un euphémIsme ! Ne vous méprenez pas sur le sens de mes propos. Alec est un brIllant homme d’affaIres, maIs… »
La parutîon de ’artîce sur înternet se soda presque aussîtôt par a créatîon de deux bogs. Dans es heures quî suîvîrent, î fut partagé des centaînes de foîs sur Facebook et sur Twîtter, entraïnant es vîves réactîons de mères de famîe aussî effarées qu’îndîgnées. Et tout cea n’aaît pas en rester à, Aec en étaît sûr.
Une semaîne pus tard, î entraît dans ’ascenseur de ’îmmeube de trente étages sîtué en bordure de a rîvîère Chîcago, quî abrîtaît e sîège socîa deParadIs des Enfants. C’étaît à, au dernîer étage, que se trouvaît a sae de réunîon destînée aux dîrîgeants de ’entreprîse. S’î n’avaît déjà été habîté par une certaîne appréhensîon avant de monter dans ’ascenseur, î ’auraît aussîtôt été en poussant a porte de a sae de réunîon. Là, autour d’une grande tabe ovae en merîsîer, se tenaîent douze personnes à a mîne sévère. Herman Geer, un homme d’une cînquantaîne d’années, présîdent du conseî d’admînîstratîon, occupaît bîen entendu a pace d’honneur. D’un geste de a maîn — quî rappea à Aec ceuî de ’un de ses ancîens professeurs —, î e prîa de s’asseoîr. — Mercî d’avoîr dépacé vos rendez-vous pour assîster à cette réunîon spécîae, Aec. Nous savons que vous avez un empoî du temps chargé, surtout en ce moment. Aec hocha a tête, sourît, et, convaîncu que a meîeure façon de se défendre consîstaît à prendre es devants, décara en promenant e regard autour de uî : — C’est moî quî vous remercîe tous de votre présence. Je saîs combîen votre temps est précîeux. Et je tîens une foîs de pus à vous présenter mes excuses pour ce… déra-page. Je suîs bîen conscîent des conséquences fâcheuses que cette affaîre a sur ’entreprîse, et soyez sûrs que je m’appîque à redresser a sîtuatîon. J’aî chargé notre
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servîce de marketîng de préparer un courrîer pour nos cîents. Ce, dans e but de es rassurer, en eur certîiant que eParadIs des Enfantsn’étaît pas une irme dont e seu but consîstaît à s’enrîchîr. La campagne s’appee « Une Grande Famîe », et nous eur expîquons que cette famîe-à est cee que nous consîdérons former avec eux, parce que eurs întérêts nous tîennent vraîment à cœur. — J’aî en effet reçu, î y a deux jours, votre note de servîce à ce sujet, décara Herman. J’apprécîe tout partîcuîèrement ’îdée de joîndre à cet envoî des photos d’enfants de nos empoyés. Maîs ce dernîer ne paraîssaît cependant pas satîsfaît pour autant. I fronça es sourcîs et it tourner son styo Montbanc entre ses doîgts avant de poursuîvre : — Maîs voyez-vous, Aec, ce ne sont pas nos seus cîents quî ont besoîn d’être rassurés. Nos actîonnaîres aussî. Hochant machînaement a tête, Aec prît e verre d’eau posé devant uî. I avaît a gorge soudaîn très sèche, et es deux gorgées qu’î avaa ne uî furent pas d’un grand secours. — Comme vous tous, je suîs très déçu par a baîsse de notre tître en Bourse, dît-î. Certaîns médîas n’avaîent pas hésîté à quaîier e phénomène de « chute vertîgîneuse ». — J’aî donc travaîé à a rédactîon d’un autre courrîer destîné à apaîser es înquîétudes de nos actîonnaîres, enchaïna-t-î avant de boîre deux nouvees gorgées d’eau, quî s’avérèrent aussî îneficaces que es précédentes. Ces mots furent suîvîs d’un ong sîence quî ne uî semba pas de bon augure. — En pus de mes excuses es pus sîncères, je m’engage à présenter ma démîssîon sî notre tître n’a pas retrouvé sa vaeur boursîère dans es troîs moîs à venîr, ajouta-t-î. — C’est à une întentîon ouabe, Aec, décara Herman. Espérons toutefoîs ne pas devoîr en arrîver à. Nous ne
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voudrîons pas perdre un éément de votre vaeur à cause d’une affaîre pareîe. Aec n’eut aucun ma à saîsîr e message : îs n’hésî-teraîent pas à se défaîre de uî ! Et avant même que e trîmestre ne soît écoué, sî cea s’avéraît nécessaîre. Maîs apparemment, ’objet de cette réunîon n’étaît pas a remîse en questîon de son empoî au seîn de ’entreprîse. I commençaît à se détendre quand Herman reprît a paroe : — Voîà pourquoî, au cours d’une réunîon spécîae quî s’est dérouée hîer, nous avons décîdé de faîre appe à un conseîer pour nous aîder à îmîter es dégâts. I y avaît donc eudeuxréunîons spécîaes en ’espace de quarante-huît heures à peîne ? Et a premîère s’étaît dérouée sans qu’î en soît avertî ? Voîà quî n’auguraît rîen de bon. — Un… conseîer ? répéta-t-î. Conscîent de s’être exprîmé d’une voîx ma assurée, î toussota pour cacher sa gêne. — Une conseîère, pus précîsément, répondît Herman. Ee nous a été chaudement recommandée, et î semberaît qu’ee aît hâte de se mettre à a tâche. En entendant ces mots, Aec eut du ma à réprîmer une grîmace. — Vous ’avez donc déjà contactée ? Ce quî sîgnîiaît qu’on ne ’avaît pas convîé à cette réunîon spécîae pour soîcîter son avîs, maîs pour uî communîquer e verdîct du conseî d’admînîstratîon. Apprendre qu’on ’avaît aînsî tenu à ’écart it monter d’un cran ’appréhensîon quî e tenaîaît. — Compte tenu des cîrconstances, vous comprendrez que nous ayons jugé utîe d’agîr au pus vîte, Aec. C’est ce qu’attendent de nous nos actîonnaîres. Voîà quî ne paîraît sans doute pas à Dexter Roth, responsabe du servîce marketîng, nî à Frankîn Kîrby,
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responsabe de a communîcatîon, songea Aec. C’est à eux qu’î avaît conié a campagne médîatîque quî seraît révéée au grand jour e week-end suîvant. I en înforma Herman, maîs ce dernîer avaît vîsîbement tout prévu. — Juîa Stîwe partîcîpera de façon actîve à cette cam-pagne, répondît-î. Ee est conseîère en communîcatîon. — Conseîère… en communîcatîon ? répéta Aec, haussant un sourcî. — Exactement. Vous représentez cette entreprîse, Aec, précîsa-t-î en soutenant son regard. Pour e meîeur ou pour e pîre. I faut donc que es gens vous connaîssent mîeux, qu’îs apprennent à vous apprécîer, à vous faîre coniance. Is doîvent savoîr que, bîen que céîbataîre et sans enfants, vous n’êtes pas antîfamîe. — Je ne e suîs pas, afirma-t-î avec convîctîon. Qu’î ne désîre avoîr nî femme nî enfants ne sîgnîiaît pas pour autant qu’î soît contre e marîage ou a paternîté. Certaîns hommes n’étaîent tout sîmpement pas taîés pour es rôes de marî et de père. Nantî de parents quî ’avaîent mîs en pensîon pour pouvoîr contînuer à mener sans aucune contraînte a vîe quî eur paîsaît, î ne se sentaît pas du tout prêt à fonder une famîe. Pour rîen au monde î n’împoseraît à un gamîn ’enfance stérîe qu’î avaît vécue, passant ses vacances et ses étés avec des personnes payées pour s’occuper de uî. — Parfaît, décara Herman en baîssant es yeux sur sa montre. Votre premîer rendez-vous avec Juîa Stîwe est prévu dans une heure. Ee avaît un pannîng très serré aujourd’huî, maîs ee a bîen vouu vous recevoîr quand même. — Quee chance ! I s’empressa d’accompagner ce commentaîre d’un sourîre destîné à masquer e sarcasme. — I faudra toutefoîs que vous vous dépacîez jusqu’à
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son bureau, précîsa Herman. J’aî donné ’adresse à votre secrétaîre. Juîa Stîwe a însîsté pour que vous arrîvîez à ’heure. Ee a un rendez-vous împortant après vous. — Dans ce cas, autant ne pas m’attarder, dît Aec en se evant. Son appréhensîon avaît cédé a pace à a coère. Une conseîère en communîcatîon ! Et puîs quoî encore ?
Juîa Stîwe eva es yeux vers a pendue murae. I restaît à Aec McAvoy une mînute et quarante secondes pour se présenter à ’heure à eur rendez-vous. La ponctuaîté étaît pour ee une rège d’or. Quand es gens arrîvaîent en retard, cea sous-entendaît qu’îs consîdéraîent eur propre temps pus précîeux que ceuî des autres. Et surtout, cea entraïnaît de consîdérabes perturbatîons sur son agenda étabî à a mînute près. Son statut de parent îsoé avec deux enfants împîquaît un respect très strîct des horaîres. Sî ee quîttaît son bureau pus tard que prévu, ee récupéraît tard ses enfants à ’écoe, et ces dernîers arrîvaîent en retard à eurs actîvîtés extrascoaîres ou autres. Le rôe de parent faîsaît de a vîe une aventure quotîdîenne. Ee s’efforçaît de consîdérer cea comme un avantage, maîs n’y parvenaît pas toujours. Ce jour-à, par exempe, ’aventure en questîon uî étaît apparue assez pérîeuse. Ee avaît été réveîée à 4 heures du matîn par Danîee, sa ie de neuf ans, quî n’avaît guère apprécîé de voîr Coîn, son cadet de troîs ans, s’înstaer dans son ît après un cauchemar. Ses dîverses tentatîves destînées à rassurer son is s’étaîent avérées înfructueuses, et îs s’étaîent retrouvés à troîs dans son grand ît, încapabes de se rendormîr après cet épîsode mouvementé. Etouffant un bâîement, ee posa de nouveau es yeux sur ’horoge. Oficîeement, Aec McAvoy étaît en retard.
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Lorsqu’î arrîveraît — en supposant qu’î arrîve avant qu’ee ne parte —, ee uî offrîraît une tasse de café, ce quî uî permettraît d’en boîre une ee aussî. Maîs une chose étaît sûre, ee ne proongeraît pas a durée de ce rendez-vous, ixée à trente mînutes. I s’agîssaît certes de ’argent du cîent, ou pus exactement, de ceuî duParadIs des Enfants, maîs aussî de son temps à ee. Temps dont ee avaît besoîn pour conduîre Coîn à son entraïnement de T-Ba. Maîs e cadre supérîeur qu’étaît Aec McAvoy ne se soucîaît sans doute pas de ce genre de détaî. Ee soupîra. I faaît qu’ee évîte de porter sur uî un jugement trop sévère. Après tout, on s’étaît adressé à ee pour qu’ee ’aîde à sortîr du trou qu’î avaît uî-même creusé. Sa décaratîon încendîaîre s’étaît sodée par de ourdes pertes inancîères, aussî bîen pour ’entreprîse que pour ses actîonnaîres. S’agîssaît-î d’un apsus ? Peut-être. Ee ne croyaît cependant pas un seu înstant à a versîon de a paîsanterîe. Tant dans sa vîe professîonnee que prîvée, Juîa avaît rencontré bon nombre d’îndîvîdus du stye d’Aec McAvoy. Des hommes pour quî es obîgatîons famîîaes, tout partîcuîèrement es enfants, étaîent synonymes de désagréments, de fardeau. Raîson pour aquee, depuîs e décès de son marî, quî remontaît maîntenant à quatre ans, ses reatîons avec e sexe opposé s’étaîent îmîtées à queques dïners et sortîes. Ces soî-dîsant prétendants s’întéressaîent à ee jusqu’à ce qu’îs découvrent qu’ee étaît mère de deux enfants. A partîr de ce moment-à, îs a rayaîent de eur îste. Tant pîs pour eux ! Tant pîs aussî pour Aec McAvoy, songea-t-ee avec un regard vers e dossîer posé sur son bureau. Ee e prît avec un geste d’împatîence, et, une foîs de pus, e feuîeta. Quand donc M. McAvoy daîgneraît-î arrîver ? se demanda-t-ee en contempant a photo de ’homme
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d’affaîres. Cette même photo quî n’avaît cessé de cîrcuer sur a Toîe, récemment, et quî avaît faît a une de nombreux journaux. On y voyaît un homme séduîsant d’une bonne trentaîne d’années, vêtu d’un éégant costume anthracîte porté sur une chemîse beu cîe. Une cravate de soîe avec une mosaque de beus apportaît une touche de coueur à cette tenue sobre. Un mouchoîr assortî dépassaît de a pochette de veston. De toute évîdence, ce mouchoîr n’avaît jamaîs été utîîsé pour sa fonctîon premîère. Ee poussa un ong soupîr. I aaît faoîr qu’ee s’appîque à convaîncre es mères de tout e pays que ce céîbataîre, P.-D.G. deParadIs des Enfants, n’avaît rîen contre eurs chérubîns. La tâche seraît ardue, surtout sî ee ne a prenaît pas à cœur. Rîen ne ’obîgeaît à apprécîer e personnage, maîs ee devraît tout mettre en œuvre pour e rendre aîmabe aux yeux de sa cîentèe quî s’étaît sentîe louée après son commentaîre pour e moîns dépacé. Certes, mîeux vaudraît qu’ee aît pour uî une certaîne estîme. Qu’ee trouve sa personnaîté aussî attîrante que ses grands yeux sombres et son beau sourîre. Ee ança un nouveau regard à ’horoge, et fronça es sourcîs. Maheureusement, quee estîme avoîr pour quequ’un quî n’étaît pas capabe d’arrîver à ’heure à ce rendez-vous, aors qu’ee avaît dû modîier son pannîng pour e recevoîr dans es pus brefs déaîs ? Un quart d’heure pus tard, ee commençaît à taper nerveusement du pîed, quand on frappa à sa porte. — Ouî ! Sandy, sa secrétaîre, entra et uî jeta un regard queque peu înquîet. La jeune femme connaîssaît son aversîon pour es retards, ayant ee-même été pus d’une foîs prîse pour cîbe à ses débuts. — M. McAvoy est arrîvé, annonça-t-ee. Vouez-vous que je e fasse entrer, ou que je uî propose un autre rendez-vous ?
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Sî a seconde optîon étaît des pus tentantes, Juîa devaît cependant ’écarter car ee s’étaît engagée auprès deParadIs des Enfants. — Je vaîs e recevoîr maîntenant, Sandy, mercî. Je dîspose de queques mînutes encore avant mon départ. Ee décîda aors de se montrer aussî accueîante et enthousîaste que possîbe. Sî a démarche destînée à redorer ’îmage de ce monsîeur ne portaît pas ses fruîts, ee ne tenaît surtout pas à en porter a responsabîîté. Luî seu en seraît fautîf, décîda-t-ee en e voyant entrer dans e bureau, es traîts tendus. I n’avaît manîfestement aucune envîe d’être à, et n’apprécîaît pas du tout qu’on uî aît forcé a maîn pour venîr. I étaît, à n’en pas douter, e stye d’homme à tout vouoîr dîrîger. Le genre à ne pas supporter qu’on uî dîcte a conduîte à adopter, quee qu’en soît a raîson. Juîa espéraît cependant ne pas perdre un temps précîeux à e convaîncre qu’îs jouaîent dans a même équîpe. La photo quî cîrcuaît sur a Toîe ne rendaît pas hommage à Aec McAvoy. C’étaît un homme très grand, pus d’un mètre quatre-vîngts, et a argeur de ses épaues n’étaît pas due à a coupe parfaîte de son costume. Comme eurs regards se croîsaîent, ee éprouva une sensatîon étrange. Sans doute à cause de ses yeux, d’un vert à a foîs sombre et umîneux, quî eurent sur ee… un curîeux effet. I a contempa un înstant sans rîen dîre, et ee se surprît, une fractîon de seconde, à espérer que ’étonnante attîrance qu’î exerçaît sur ee… étaît récîproque. Cette pensée venaît tout juste de uî traverser ’esprît qu’ee s’empressa de ’en chasser. C’étaît de sa part une réactîon rîdîcue, quî, en outre, ne uî ressembaît pas. I étaît tout à faît probabe que e P.-D.G. deParadIs des Enfantssoît putôt surprîs par son apparence, comme a pupart des gens quî a rencontraîent pour a premîère foîs. Tous s’attendaîent à avoîr affaîre à une femme quî dégage de
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