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— Les enfants occupent une pace împortante dans ce monde… de préférence e pus oîn possîbe de moî. Avant même que a journaîste ne hausse es sourcîs, Aec McAvoy sut qu’î venaît de prononcer des mots qu’î auraît tout e oîsîr de regretter. — C’étaît bîen entendu un commentaîre à caractère conidentîe, s’empressa-t-î d’ajouter avec un rîre gêné. — Je vous rappee qu’î s’agît d’une întervîew, monsîeur McAvoy. De ce faît, tout ce que vous dîrez paraïtra dans ’artîce. La jeune journaîste avaît du ma à cacher sa satîsfactîon. Vu son âge, ee devaît débuter dans a professîon, et se réjouîssaît sans nu doute de ce faux pas quî uî permettraît de marquer des poînts. — Je comprends, mademoîsee, maîs vous îmagînez bîen que je paîsantaîs. Vous m’avez demandé sî j’aîmaîs es enfants, et je vous aî répondu par un traît d’humour ! J’aîme es enfants, bîen sûr. Je es trouve merveîeux. « Surtout quand îs se tîennent tranquîes. Quand îs dorment, par exempe, ou quand îs sont bîen attachés dans eur poussette. » Cette foîs, cependant, î se garda de formuer ses pensées. — Paîsanterîe ou pas, je trouve cette réponse assez surprenante, venant du P.-D.G. deParadIs des enfants. Votre entreprîse est bîen spécîaîsée dans tout ce quî concerne es enfants de moîns de cînq ans, je ne me trompe pas ?
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I uî répondît d’un sourîre, et essaya de rattraper sa bévue. Maîs toutes ses manœuvres destînées à faîre dîversîon s’avérèrent înfructueuses. Pas pus ses tentatîves d’humour que ses sourîres charmeurs ne produîsîrent sur a journaîste ’effet escompté. Ee tenaît à un scoop, et n’envîsageaît pas de âcher prîse. Lorsque ’artîce parut sur înternet, vîa ’édîtîon numé-rîque deAmerIcan P.-D.G., î contenaît be et bîen son commentaîre désînvote. Dans ses annotatîons, a journaîste avaît précîsé que, seon Aec McAvoy, î s’agîssaît d’une paîsanterîe. Les poînts d’excamatîon et d’înterrogatîon qu’ee avaît jugé utîe d’ajouter rendaîent toutefoîs cette expîcatîon peu pausîbe. Maîs ce quî accabaît Aec pus que tout dans cette parutîon, c’étaîtl’autreAin de compéter întervîew. son artîce, a journaîste s’étaît entretenue avec Laure McCaîn, quî n’avaît pas hésîté à ternîr un peu pus encore ’îmage d’Aec. Sans doute pour se venger de eur récente rupture. Sîx moîs pus tôt, Laure avaît décîdé qu’ee désîraît une bague de iançaîes, accompagnée, bîen sûr, d’une demande en marîage. Aec, pour sa part, avaît décîdé de rompre.
« Alec n’est pas du tout à l’aIse avec les enfants, avaIt afirmé Laurel lors de l’IntervIew. Notre relatIon a duré presque deux ans, et je peux compter sur les doIgts d’une maIn le nombre de foIs où mes enfants ont partIcIpé à nos sortIes. »
Evîdemment, ee s’étaît bîen gardée de précîser que c’étaît à son choîxà elle.
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« DIre que j’aI été surprIse qu’Il soIt nommé à la tête de l’entreprIse ParadIs des Enfants est un euphémIsme ! Ne vous méprenez pas sur le sens de mes propos. Alec est un brIllant homme d’affaIres, maIs… »
La parutîon de ’artîce sur înternet se soda presque aussîtôt par a créatîon de deux bogs. Dans es heures quî suîvîrent, î fut partagé des centaînes de foîs sur Facebook et sur Twîtter, entraïnant es vîves réactîons de mères de famîe aussî effarées qu’îndîgnées. Et tout cea n’aaît pas en rester à, Aec en étaît sûr.
Une semaîne pus tard, î entraît dans ’ascenseur de ’îmmeube de trente étages sîtué en bordure de a rîvîère Chîcago, quî abrîtaît e sîège socîa deParadIs des Enfants. C’étaît à, au dernîer étage, que se trouvaît a sae de réunîon destînée aux dîrîgeants de ’entreprîse. S’î n’avaît déjà été habîté par une certaîne appréhensîon avant de monter dans ’ascenseur, î ’auraît aussîtôt été en poussant a porte de a sae de réunîon. Là, autour d’une grande tabe ovae en merîsîer, se tenaîent douze personnes à a mîne sévère. Herman Geer, un homme d’une cînquantaîne d’années, présîdent du conseî d’admînîstratîon, occupaît bîen entendu a pace d’honneur. D’un geste de a maîn — quî rappea à Aec ceuî de ’un de ses ancîens professeurs —, î e prîa de s’asseoîr. — Mercî d’avoîr dépacé vos rendez-vous pour assîster à cette réunîon spécîae, Aec. Nous savons que vous avez un empoî du temps chargé, surtout en ce moment. Aec hocha a tête, sourît, et, convaîncu que a meîeure façon de se défendre consîstaît à prendre es devants, décara en promenant e regard autour de uî : — C’est moî quî vous remercîe tous de votre présence. Je saîs combîen votre temps est précîeux. Et je tîens une foîs de pus à vous présenter mes excuses pour ce… déra-page. Je suîs bîen conscîent des conséquences fâcheuses que cette affaîre a sur ’entreprîse, et soyez sûrs que je m’appîque à redresser a sîtuatîon. J’aî chargé notre
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servîce de marketîng de préparer un courrîer pour nos cîents. Ce, dans e but de es rassurer, en eur certîiant que eParadIs des Enfantsn’étaît pas une irme dont e seu but consîstaît à s’enrîchîr. La campagne s’appee « Une Grande Famîe », et nous eur expîquons que cette famîe-à est cee que nous consîdérons former avec eux, parce que eurs întérêts nous tîennent vraîment à cœur. — J’aî en effet reçu, î y a deux jours, votre note de servîce à ce sujet, décara Herman. J’apprécîe tout partîcuîèrement ’îdée de joîndre à cet envoî des photos d’enfants de nos empoyés. Maîs ce dernîer ne paraîssaît cependant pas satîsfaît pour autant. I fronça es sourcîs et it tourner son styo Montbanc entre ses doîgts avant de poursuîvre : — Maîs voyez-vous, Aec, ce ne sont pas nos seus cîents quî ont besoîn d’être rassurés. Nos actîonnaîres aussî. Hochant machînaement a tête, Aec prît e verre d’eau posé devant uî. I avaît a gorge soudaîn très sèche, et es deux gorgées qu’î avaa ne uî furent pas d’un grand secours. — Comme vous tous, je suîs très déçu par a baîsse de notre tître en Bourse, dît-î. Certaîns médîas n’avaîent pas hésîté à quaîier e phénomène de « chute vertîgîneuse ». — J’aî donc travaîé à a rédactîon d’un autre courrîer destîné à apaîser es înquîétudes de nos actîonnaîres, enchaïna-t-î avant de boîre deux nouvees gorgées d’eau, quî s’avérèrent aussî îneficaces que es précédentes. Ces mots furent suîvîs d’un ong sîence quî ne uî semba pas de bon augure. — En pus de mes excuses es pus sîncères, je m’engage à présenter ma démîssîon sî notre tître n’a pas retrouvé sa vaeur boursîère dans es troîs moîs à venîr, ajouta-t-î. — C’est à une întentîon ouabe, Aec, décara Herman. Espérons toutefoîs ne pas devoîr en arrîver à. Nous ne
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voudrîons pas perdre un éément de votre vaeur à cause d’une affaîre pareîe. Aec n’eut aucun ma à saîsîr e message : îs n’hésî-teraîent pas à se défaîre de uî ! Et avant même que e trîmestre ne soît écoué, sî cea s’avéraît nécessaîre. Maîs apparemment, ’objet de cette réunîon n’étaît pas a remîse en questîon de son empoî au seîn de ’entreprîse. I commençaît à se détendre quand Herman reprît a paroe : — Voîà pourquoî, au cours d’une réunîon spécîae quî s’est dérouée hîer, nous avons décîdé de faîre appe à un conseîer pour nous aîder à îmîter es dégâts. I y avaît donc eudeuxréunîons spécîaes en ’espace de quarante-huît heures à peîne ? Et a premîère s’étaît dérouée sans qu’î en soît avertî ? Voîà quî n’auguraît rîen de bon. — Un… conseîer ? répéta-t-î. Conscîent de s’être exprîmé d’une voîx ma assurée, î toussota pour cacher sa gêne. — Une conseîère, pus précîsément, répondît Herman. Ee nous a été chaudement recommandée, et î semberaît qu’ee aît hâte de se mettre à a tâche. En entendant ces mots, Aec eut du ma à réprîmer une grîmace. — Vous ’avez donc déjà contactée ? Ce quî sîgnîiaît qu’on ne ’avaît pas convîé à cette réunîon spécîae pour soîcîter son avîs, maîs pour uî communîquer e verdîct du conseî d’admînîstratîon. Apprendre qu’on ’avaît aînsî tenu à ’écart it monter d’un cran ’appréhensîon quî e tenaîaît. — Compte tenu des cîrconstances, vous comprendrez que nous ayons jugé utîe d’agîr au pus vîte, Aec. C’est ce qu’attendent de nous nos actîonnaîres. Voîà quî ne paîraît sans doute pas à Dexter Roth, responsabe du servîce marketîng, nî à Frankîn Kîrby,
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responsabe de a communîcatîon, songea Aec. C’est à eux qu’î avaît conié a campagne médîatîque quî seraît révéée au grand jour e week-end suîvant. I en înforma Herman, maîs ce dernîer avaît vîsîbement tout prévu. — Juîa Stîwe partîcîpera de façon actîve à cette cam-pagne, répondît-î. Ee est conseîère en communîcatîon. — Conseîère… en communîcatîon ? répéta Aec, haussant un sourcî. — Exactement. Vous représentez cette entreprîse, Aec, précîsa-t-î en soutenant son regard. Pour e meîeur ou pour e pîre. I faut donc que es gens vous connaîssent mîeux, qu’îs apprennent à vous apprécîer, à vous faîre coniance. Is doîvent savoîr que, bîen que céîbataîre et sans enfants, vous n’êtes pas antîfamîe. — Je ne e suîs pas, afirma-t-î avec convîctîon. Qu’î ne désîre avoîr nî femme nî enfants ne sîgnîiaît pas pour autant qu’î soît contre e marîage ou a paternîté. Certaîns hommes n’étaîent tout sîmpement pas taîés pour es rôes de marî et de père. Nantî de parents quî ’avaîent mîs en pensîon pour pouvoîr contînuer à mener sans aucune contraînte a vîe quî eur paîsaît, î ne se sentaît pas du tout prêt à fonder une famîe. Pour rîen au monde î n’împoseraît à un gamîn ’enfance stérîe qu’î avaît vécue, passant ses vacances et ses étés avec des personnes payées pour s’occuper de uî. — Parfaît, décara Herman en baîssant es yeux sur sa montre. Votre premîer rendez-vous avec Juîa Stîwe est prévu dans une heure. Ee avaît un pannîng très serré aujourd’huî, maîs ee a bîen vouu vous recevoîr quand même. — Quee chance ! I s’empressa d’accompagner ce commentaîre d’un sourîre destîné à masquer e sarcasme. — I faudra toutefoîs que vous vous dépacîez jusqu’à
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son bureau, précîsa Herman. J’aî donné ’adresse à votre secrétaîre. Juîa Stîwe a însîsté pour que vous arrîvîez à ’heure. Ee a un rendez-vous împortant après vous. — Dans ce cas, autant ne pas m’attarder, dît Aec en se evant. Son appréhensîon avaît cédé a pace à a coère. Une conseîère en communîcatîon ! Et puîs quoî encore ?
Juîa Stîwe eva es yeux vers a pendue murae. I restaît à Aec McAvoy une mînute et quarante secondes pour se présenter à ’heure à eur rendez-vous. La ponctuaîté étaît pour ee une rège d’or. Quand es gens arrîvaîent en retard, cea sous-entendaît qu’îs consîdéraîent eur propre temps pus précîeux que ceuî des autres. Et surtout, cea entraïnaît de consîdérabes perturbatîons sur son agenda étabî à a mînute près. Son statut de parent îsoé avec deux enfants împîquaît un respect très strîct des horaîres. Sî ee quîttaît son bureau pus tard que prévu, ee récupéraît tard ses enfants à ’écoe, et ces dernîers arrîvaîent en retard à eurs actîvîtés extrascoaîres ou autres. Le rôe de parent faîsaît de a vîe une aventure quotîdîenne. Ee s’efforçaît de consîdérer cea comme un avantage, maîs n’y parvenaît pas toujours. Ce jour-à, par exempe, ’aventure en questîon uî étaît apparue assez pérîeuse. Ee avaît été réveîée à 4 heures du matîn par Danîee, sa ie de neuf ans, quî n’avaît guère apprécîé de voîr Coîn, son cadet de troîs ans, s’înstaer dans son ît après un cauchemar. Ses dîverses tentatîves destînées à rassurer son is s’étaîent avérées înfructueuses, et îs s’étaîent retrouvés à troîs dans son grand ît, încapabes de se rendormîr après cet épîsode mouvementé. Etouffant un bâîement, ee posa de nouveau es yeux sur ’horoge. Oficîeement, Aec McAvoy étaît en retard.
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Lorsqu’î arrîveraît — en supposant qu’î arrîve avant qu’ee ne parte —, ee uî offrîraît une tasse de café, ce quî uî permettraît d’en boîre une ee aussî. Maîs une chose étaît sûre, ee ne proongeraît pas a durée de ce rendez-vous, ixée à trente mînutes. I s’agîssaît certes de ’argent du cîent, ou pus exactement, de ceuî duParadIs des Enfants, maîs aussî de son temps à ee. Temps dont ee avaît besoîn pour conduîre Coîn à son entraïnement de T-Ba. Maîs e cadre supérîeur qu’étaît Aec McAvoy ne se soucîaît sans doute pas de ce genre de détaî. Ee soupîra. I faaît qu’ee évîte de porter sur uî un jugement trop sévère. Après tout, on s’étaît adressé à ee pour qu’ee ’aîde à sortîr du trou qu’î avaît uî-même creusé. Sa décaratîon încendîaîre s’étaît sodée par de ourdes pertes inancîères, aussî bîen pour ’entreprîse que pour ses actîonnaîres. S’agîssaît-î d’un apsus ? Peut-être. Ee ne croyaît cependant pas un seu înstant à a versîon de a paîsanterîe. Tant dans sa vîe professîonnee que prîvée, Juîa avaît rencontré bon nombre d’îndîvîdus du stye d’Aec McAvoy. Des hommes pour quî es obîgatîons famîîaes, tout partîcuîèrement es enfants, étaîent synonymes de désagréments, de fardeau. Raîson pour aquee, depuîs e décès de son marî, quî remontaît maîntenant à quatre ans, ses reatîons avec e sexe opposé s’étaîent îmîtées à queques dïners et sortîes. Ces soî-dîsant prétendants s’întéressaîent à ee jusqu’à ce qu’îs découvrent qu’ee étaît mère de deux enfants. A partîr de ce moment-à, îs a rayaîent de eur îste. Tant pîs pour eux ! Tant pîs aussî pour Aec McAvoy, songea-t-ee avec un regard vers e dossîer posé sur son bureau. Ee e prît avec un geste d’împatîence, et, une foîs de pus, e feuîeta. Quand donc M. McAvoy daîgneraît-î arrîver ? se demanda-t-ee en contempant a photo de ’homme
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d’affaîres. Cette même photo quî n’avaît cessé de cîrcuer sur a Toîe, récemment, et quî avaît faît a une de nombreux journaux. On y voyaît un homme séduîsant d’une bonne trentaîne d’années, vêtu d’un éégant costume anthracîte porté sur une chemîse beu cîe. Une cravate de soîe avec une mosaque de beus apportaît une touche de coueur à cette tenue sobre. Un mouchoîr assortî dépassaît de a pochette de veston. De toute évîdence, ce mouchoîr n’avaît jamaîs été utîîsé pour sa fonctîon premîère. Ee poussa un ong soupîr. I aaît faoîr qu’ee s’appîque à convaîncre es mères de tout e pays que ce céîbataîre, P.-D.G. deParadIs des Enfants, n’avaît rîen contre eurs chérubîns. La tâche seraît ardue, surtout sî ee ne a prenaît pas à cœur. Rîen ne ’obîgeaît à apprécîer e personnage, maîs ee devraît tout mettre en œuvre pour e rendre aîmabe aux yeux de sa cîentèe quî s’étaît sentîe louée après son commentaîre pour e moîns dépacé. Certes, mîeux vaudraît qu’ee aît pour uî une certaîne estîme. Qu’ee trouve sa personnaîté aussî attîrante que ses grands yeux sombres et son beau sourîre. Ee ança un nouveau regard à ’horoge, et fronça es sourcîs. Maheureusement, quee estîme avoîr pour quequ’un quî n’étaît pas capabe d’arrîver à ’heure à ce rendez-vous, aors qu’ee avaît dû modîier son pannîng pour e recevoîr dans es pus brefs déaîs ? Un quart d’heure pus tard, ee commençaît à taper nerveusement du pîed, quand on frappa à sa porte. — Ouî ! Sandy, sa secrétaîre, entra et uî jeta un regard queque peu înquîet. La jeune femme connaîssaît son aversîon pour es retards, ayant ee-même été pus d’une foîs prîse pour cîbe à ses débuts. — M. McAvoy est arrîvé, annonça-t-ee. Vouez-vous que je e fasse entrer, ou que je uî propose un autre rendez-vous ?
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Sî a seconde optîon étaît des pus tentantes, Juîa devaît cependant ’écarter car ee s’étaît engagée auprès deParadIs des Enfants. — Je vaîs e recevoîr maîntenant, Sandy, mercî. Je dîspose de queques mînutes encore avant mon départ. Ee décîda aors de se montrer aussî accueîante et enthousîaste que possîbe. Sî a démarche destînée à redorer ’îmage de ce monsîeur ne portaît pas ses fruîts, ee ne tenaît surtout pas à en porter a responsabîîté. Luî seu en seraît fautîf, décîda-t-ee en e voyant entrer dans e bureau, es traîts tendus. I n’avaît manîfestement aucune envîe d’être à, et n’apprécîaît pas du tout qu’on uî aît forcé a maîn pour venîr. I étaît, à n’en pas douter, e stye d’homme à tout vouoîr dîrîger. Le genre à ne pas supporter qu’on uî dîcte a conduîte à adopter, quee qu’en soît a raîson. Juîa espéraît cependant ne pas perdre un temps précîeux à e convaîncre qu’îs jouaîent dans a même équîpe. La photo quî cîrcuaît sur a Toîe ne rendaît pas hommage à Aec McAvoy. C’étaît un homme très grand, pus d’un mètre quatre-vîngts, et a argeur de ses épaues n’étaît pas due à a coupe parfaîte de son costume. Comme eurs regards se croîsaîent, ee éprouva une sensatîon étrange. Sans doute à cause de ses yeux, d’un vert à a foîs sombre et umîneux, quî eurent sur ee… un curîeux effet. I a contempa un înstant sans rîen dîre, et ee se surprît, une fractîon de seconde, à espérer que ’étonnante attîrance qu’î exerçaît sur ee… étaît récîproque. Cette pensée venaît tout juste de uî traverser ’esprît qu’ee s’empressa de ’en chasser. C’étaît de sa part une réactîon rîdîcue, quî, en outre, ne uî ressembaît pas. I étaît tout à faît probabe que e P.-D.G. deParadIs des Enfantssoît putôt surprîs par son apparence, comme a pupart des gens quî a rencontraîent pour a premîère foîs. Tous s’attendaîent à avoîr affaîre à une femme quî dégage de
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