Une famille pour Dylan - Un sourire sur ton visage

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Une famille pour Dylan, Kate Hardy
En acceptant de devenir la tutrice de Tyler, le bébé de sa meilleure amie, Emmy n’imaginait pas que, par un cruel coup du destin, le petit garçon se retrouverait bientôt orphelin. Encore moins qu’elle allait devoir partager sa garde avec Dylan Harper, le meilleur ami du père de Tyler – et l’homme le plus arrogant qu’elle ait jamais rencontré… Prête à tous les sacrifices pour assurer le bonheur de Tyler, Emmy fait une proposition à Dylan : ils vont emménager tous les deux avec le bébé et partager la grande maison de leurs amis… Mais attention : partager ne signifie pas « vivre avec » et, pour qu’une telle cohabitation soit possible, ils devront respecter un certain nombre de règles de savoir-vivre…

Un sourire sur ton visage, Jackie Brown
Stupéfait, Chase dévisage la ravissante jeune femme à qui il a confié la préparation de la plus grande réception jamais organisée par sa société. Ainsi, de son propre aveu, Ella Sanborn a menti sur ses compétences et n’a aucune expérience dans ce domaine ? Comment a-t-il pu se laisser ainsi berner, lui, l’homme d’affaires implacable ? Passant de la surprise à la colère, Chase décide aussitôt de rompre son contrat. Pourtant, devant la détresse d’Ella, il sent sa détermination flancher. Car, au fond de lui, il sait qu’il a déjà perdu la partie. Et qu’en dépit de toute raison, il va faire confiance à Ella... Juste pour le plaisir de voir renaître un sourire sur son visage.

Publié le : jeudi 1 janvier 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280331593
Nombre de pages : 288
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1.

— Bien, il me semble que tout le monde est là, déclara le notaire après un regard vers Emmy et Dylan.

Emmy connaissait déjà la teneur de son discours puisque Ally et Pete lui avaient demandé de devenir la tutrice de leur fils Tyler en cas de malheur.

Or, justement. Elle déglutit avec peine. L’impensable s’était produit.

Comment croire qu’elle ne reverrait plus jamais sa meilleure amie ?

Relevant la tête, elle se concentra sur les formalités administratives.

En cet instant, elle se trouvait aux côtés de Dylan Harper, le seul homme, parmi toutes ses connaissances, à donner l’impression de porter un costume malgré son T-shirt et son jean. Lui aussi était un ami de Pete, ce qui justifiait sa présence : peut-être le défunt l’avait-il choisi comme exécuteur testamentaire ?

— Oui, répondit Dylan.

— Bien. Donc, mademoiselle Jacobs, monsieur Harper, pouvez-vous me confirmer votre engagement à devenir les tuteurs de Tyler ?

Elle se figea, stupéfaite. Tous les deux ? Mais de quoi cet homme parlait-il ? C’était impossible ! Ally et Pete n’avaient pas pu prendre cette décision.

Se tournant vers Dylan, elle croisa son regard et lut sur son visage la même surprise.

Avait-elle mal entendu ?

— Nous serions tous deux les tuteurs de Tyler ?

Pour la première fois, le notaire, jusque-là très formel, parut décontenancé.

— Vous ignoriez que les défunts vous avaient nommée comme tutrice de leur fils par testament, mademoiselle Jacobs ?

— Euh… non. Ally me l’avait demandé au moment où elle rédigeait ses dernières volontés avec son mari.

Mais son amie n’avait mentionné personne d’autre. Dylan se racla la gorge pour ajouter :

— Pete me l’avait demandé aussi.

Les deux époux s’étaient-ils concertés ? A l’évidence… puisqu’ils avaient tous deux signé les papiers. Mais ils avaient omis de les informer, Dylan et elle, qu’un second tuteur entrait dans leurs plans. Le notaire interrompit sa réflexion.

— Cela pose-t-il un problème ?

En dehors du fait que Dylan et Emmy s’étaient toujours évités comme la peste ? Plus ennuyeux, Dylan était marié et sa compagne n’allait sans doute pas apprécier son rôle de tuteur d’un enfant aux côtés d’une autre femme.

— Non, fit Emmy précipitamment.

— Pas de problème, répondit Dylan malgré son trouble.

— Parfait.

Parfait ? Pas vraiment, non. Elle flairait les complications à des kilomètres à la ronde. A moins que Dylan ne l’attaque en justice pour réclamer la garde complète de l’enfant : un couple contre une célibataire, elle devinait déjà l’issue du procès.

— Parlons maintenant des dispositions financières prévues par Pete et Ally.

— Je m’occuperai de tout ! s’exclama aussitôt Dylan.

Elle ravala sa colère. Que croyait-il donc ? Qu’une créatrice de bijoux, avec la tête dans les nuages, manquait de moyens dans ce domaine ? Elle savait que Dylan la percevait sous ces traits peu flatteurs. N’avait-elle pas surpris plusieurs conversations entre Pete et lui à ce sujet ? Quelle injustice ! A la tête de sa propre affaire depuis dix ans, elle était tout à fait en mesure d’assumer un enfant.

En revanche, elle se demandait comment Dylan, toujours tiré à quatre épingles, allait se débrouiller avec un bébé.

Ensuite… Ally n’avait jamais évoqué l’épouse de Dylan. Très diplomate, elle avait seulement précisé qu’elle travaillait avec Pete. Emmy imaginait Nadine Harper dotée du même caractère que son mari : froide, acharnée au travail, incapable de se détendre et de plaisanter…

Voilà sans doute pourquoi Ally ne l’avait pas choisie pour s’occuper de son fils.

Le notaire discourait de nouveau, détaillant les différents arrangements prévus dans le testament. Ignorant ses sentiments, Emmy préféra se concentrer sur ses paroles. C’était le plus important.

D’autant qu’il en avait presque fini.

En fait, il ne restait plus à Emmy et Dylan qu’à essayer de ramasser les morceaux et reconstruire une vie pour leur filleul.

Après avoir serré la main du notaire, elle sortit, ne se retournant vers Dylan qu’au seuil de la porte.

— Nous devons parler de l’avenir. Maintenant.

Il acquiesça d’un signe de tête.

— Je prendrais bien un café.

Avec de grands cernes sous ses yeux bleus, Dylan Harper paraissait pour la première fois vulnérable. Souffrait-il autant qu’elle ? Pour le coup, elle s’abstint de lui lancer, comme à son habitude, une de ses remarques acerbes.

— Moi aussi, dit-elle doucement.

Elle ne devait pourtant pas montrer la moindre faiblesse face à lui : elle craignait trop qu’il l’utilise ensuite pour lui enlever Tyler…

— Où est le petit ? demanda-t-il soudain.

— Avec ma mère. Elle m’appellera en cas de problème. J’ai pensé que l’office d’un notaire ne serait pas l’endroit idéal pour lui.

Il opina. Ils étaient sur la même longueur d’onde : une grande première, là aussi !

Peut-être allaient-ils trouver un arrangement ? De son côté, elle voyait mal quand il s’occuperait du bébé avec son travail qui l’accaparait…

Une minute plus tard, ils entraient dans un café situé de l’autre côté de la rue.

— Que désirez-vous ? demanda Emmy.

— Je vous invite.

Refusant qu’il prenne la direction des opérations, elle secoua vigoureusement la tête.

— Non, j’y tiens. Que voulez-vous ?

— Eh bien… un espresso, merci.

— Vous souhaitez manger quelque chose ?

— Non, non… je crains que rien ne passe en ce moment.

Elle non plus n’avalait plus le moindre morceau depuis l’annonce de la terrible nouvelle. Au moins avaient-ils un point commun…

— Trouvez-nous une table pendant que je vais commander les cafés, dit-elle à Dylan.

S’octroyant un maigre répit, elle tenta de remettre un peu d’ordre dans ses pensées… Elle n’avait pas eu l’occasion de réfléchir depuis ce voyage surprise à Venise, offert par Pete à Ally… Peu après, elle avait reçu le dernier texto de sa meilleure amie : la jeune mère se disait impatiente de retrouver son fils après les vacances.

Chargée de leurs deux tasses, elle rejoignit finalement Dylan.

— Alors vous ne savez pas pourquoi Pete m’a choisi pour être le tuteur de Tyler ? demanda-t-il.

Comme toujours, il entrait sans préambule dans le vif du sujet. En l’occurrence, il avait raison : autant aller droit au but.

— Non. Et vous savez pourquoi Ally m’a demandé la même chose ?

— Non. Bien sûr, lorsqu’il m’en a parlé, j’ai tout de suite accepté — comme vous avec Ally, j’imagine. Il était très respectueux des dernières volontés des morts, et il était mon meilleur ami… pourtant, j’ignore ce qui a bien pu lui passer par la tête !

— Ils ont pris la décision à deux, vous savez. Ni l’un ni l’autre ne pouvaient compter sur leur famille : ils sont tous deux enfants uniques, le père de Pete a presque quatre-vingts ans et la mère d’Ally a une santé fragile. Comment auraient-ils pu s’occuper d’un enfant pour les vingt prochaines années ? Dans ces conditions, je comprends pourquoi Pete et Ally ont choisi des gens de leur âge.

— Certes. Mais pourquoi nous ?

— Excellente question. Pourquoi nous deux, plutôt que votre épouse et vous ?

— Le problème n’est pas là.

— Si j’étais mariée, et si le meilleur ami de mon mari lui demandait d’être le tuteur de son fils après sa mort, je ne serais pas ravie qu’il partage cette responsabilité avec une autre femme.

— Le problème n’est pas là, répéta Dylan.

— Vraiment ? Vous ne voulez pas lui téléphoner et l’inviter à nous rejoindre pour qu’elle participe à la conversation ?

— Non ! fit-il sèchement.

— Elle vous accorde donc une confiance aveugle ? s’étonna Emmy. A moins que vous ne teniez absolument à prendre seul toutes les décisions…

— Nous sommes séparés. Vous êtes satisfaite ?

Séparés ? Mais depuis quand ? Et pourquoi ?

Consciente d’être trop curieuse, elle ravala ses questions. Elle n’était pas concernée.

— Au moins, notre situation devient un peu moins compliquée. Pete et Ally ont peut-être estimé qu’à nous deux nous donnerions à Tyler une éducation complète.

— Que voulez-vous dire ?

— Nous avons chacun des qualités et des domaines de prédilection. Ainsi, nous répondrons à ses besoins les plus variés.

— Oh ! je vois ! fit-il en croisant les bras. Je m’occupe des choses sérieuses, et vous des jeux et du côté amusant ?

Si elle était prête à bien des compromis, elle estima qu’il allait trop loin. Portant sur elle des jugements hâtifs, il se montrait arrogant et aussi peu sociable qu’un ours mal léché. Mesurait-il seulement la portée de ses paroles ? Ou s’en moquait-il complètement ?

— Que dois-je en déduire ? s’offusqua-t-elle. D’après vous, parce que je conçois de jolies choses futiles, mon pauvre cerveau féminin n’est pas programmé pour faire face à la réalité et ses problèmes ?

— Je ne voulais pas présenter les choses sous cet angle…

Relevant le menton, elle le fixa droit dans les yeux.

— Mais vous n’en pensez pas moins. Dylan, vous savez pertinemment que je dirige ma propre entreprise. Si j’étais une tête de linotte, incapable de gérer mes responsabilités, j’aurais déposé le bilan depuis longtemps et accumulé une montagne de dettes. Ce n’est pas le cas. Mes affaires sont florissantes et je n’ai pas à rougir de mon compte en banque. Voulez-vous une lettre signée de mon conseiller financier en guise de preuve ?

— Très bien, je suis désolé. Je n’aurais pas dû dire cela, concéda-t-il.

— Excuses acceptées.

Peut-être se montrait-elle trop dure ? Pete et lui avaient toujours été comme des frères et sans doute Dylan était-il lui aussi ébranlé par la tragédie. De plus, handicapé par son caractère très réservé, il ignorait comment exprimer sa douleur — une étape pourtant nécessaire sur le chemin du deuil.

— Nous ne devons pas penser à nos différences, reprit-elle calmement. Nous sommes maintenant responsables d’un petit garçon qui n’a plus personne, et nous devons lui offrir un environnement stable afin qu’il grandisse normalement.

Après tout, ce n’était pas la première fois qu’ils oublieraient leur antagonisme. Ils avaient déjà enterré la hache de guerre lors du mariage de Pete et Ally, puis, plus tard, en devenant, dans la même église, le parrain et la marraine de leur nouveau-né.

La cérémonie s’était déroulée deux mois plus tôt… et, déjà, l’épouse de Dylan était absente. A cette époque, leur mariage battait-il de l’aile ? Et, si oui, Pete et Ally étaient-ils au courant ?

Elle plongea ses yeux dans ceux de Dylan.

4eme couverture
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