Une famille pour un chirurgien - Un patient pas comme les autres

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2 romans de la série Médecins à Londres : tomes 5 et 6/8

Une famille pour un chirurgien, Annie Claydon

Brillant chirurgien, Edward North se consacre intégralement à son métier, depuis des années. Et s’il est conscient que sa vie personnelle pâtit terriblement de cet investissement professionnel, tant pis : il n’est de toute façon pas doué pour les relations – du moins en est-il persuadé. Jusqu’au jour où il fait la connaissance d’un adorable petit garçon et de sa maman Charlotte, qui vient d’arriver comme infirmière à la clinique. Une rencontre qui va changer leur vie à tous les trois…

Un patient pas comme les autres, Kate Hardy

Lorsque Becca, thérapeute à la clinique Hunter, rencontre son nouveau patient, elle n’en croit pas ses yeux. Marco ? Immédiatement, les souvenirs lointains de ce merveilleux été passé ensemble refont surface, ravivant l’immense douleur qu’elle avait éprouvée lorsqu’il l’avait quittée du jour au lendemain. Mais elle n’est pas au bout de ses surprises : voilà qu’elle apprend, bouleversée, que Marco lui avait menti sur sa véritable identité…

Publié le : lundi 1 septembre 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280321273
Nombre de pages : 288
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Charotte Kîng it un effort désespéré pour se persuader que e Dr Edward North — quî, de ’autre côté du couoîr, farfouîaît dans ses poches à a recherche évîdente des cés de son bureau — ne ’întéressaît pas du tout. Pourtant, comme es autres înirmîères de a cînîque Hunter, ee ne e quîttaît pas des yeux à travers a paroî vîtrée de eur quartîer généra. Que cachaîent es aîrs mystérîeux du beau médecîn ? Une vîe amoureuse secrète, pas de vîe amoureuse du tout ? — Et toî, demanda sa coègue Paua, qu’en penses-tu ? — De quoî ? — Maîs voyons,de lui! s’écrîa Paua quî, tout en parant, se tordaît e cou pour mîeux e voîr. Vîsîbement prête à tout pour ’approcher, ee ajouta : — S’î a besoîn d’un coup de maîn pour trouver ses cés, je vaîs y aer, moî ! — Ah bon ? it Charotte, amusée. Parce que tu saîs où sont ses cés, toî ? — Non. Maîs je suîs très forte pour dénîcher es choses întrouvabes, répîqua Paua, avec un sourîre quî ne aîssaît aucun doute sur sa résoutîon d’aer jusqu’à une fouîe au corps. — Trop tard, ma vîeîe, î es a trouvées, rétorqua Aîe, moqueuse. Et ne te faîs pas d’îusîons ! Je ne seraîs pas étonnée qu’î abrîte queque part des amours secrètes. — Penses-tu ! répîqua Paua. Entre a cînîque et ’hôpîta, î n’a pas une mînute à consacrer à une maïtresse !
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— En tout cas, î a e temps d’aer nager, it remarquer Aîe d’une voîx suave, es yeux pétîant de maîce. — Ah ouî ? demanda Paua en a ixant avec un întérêt subît. — Eh ouî, répondît Aîe, ravîe de son petît effet. L’autre jour, j’avaîs oubîé mes baskets à a sae de gym, au sous-so de a cînîque. Quand je suîs aée es chercher après e travaî, î étaît seu dans a pîscîne, à faîre des ongueurs. — Et sî j’învestîssaîs dans un maîot de baîn ? murmura Paua, d’un aîr de profonde rélexîon. Avoîr des centres d’întérêt communs, c’est essentîe pour donner de bonnes bases à une reatîon… — Autrement dît, tu as déjà pensé à une « reatîon » avec uî ? demanda Aîe avec espîègerîe. Ma à ’aîse, Charotte ne pîpaît mot. Sî seuement ees pouvaîent parer moîns fort ! Non que e Dr North rîsque de es entendre : c’étaît un expoît de capter ’attentîon de cet homme, même quand î étaît censé vous écouter. Maîs a conversatîon prenaît un tour dépacé. — Quî n’a pas pensé à une reatîon avec e be Edward ? se défendît Paua. Cet homme a besoîn d’une femme à ses côtés. S’î n’y a pas d’autre candîdate, je postue pour e poste ! — Du came, Paua ! îronîsa Aîe. I y a du monde sur es rangs. J’en faîs partîe, et Charotte aussî. Pas vraî, Charotte ? Toutes deux se tournèrent vers ee. Ae… Mîeux vaaît s’en tîrer par une pîrouette. — Ouî, bîen sûr ! répondît-ee avec une gaîeté forcée. Maîs juste pour vous tenîr compagnîe. Je n’aî pas trop e temps de m’întéresser aux hommes. Pas e temps nî ’argent. Nî même ’envîe. Edward, pourtant… Ee jeta un regard à travers es paroîs vîtrées. A présent, î étaît assîs à son bureau, pongé dans ses pensées, un monceau de dossîers et de îvres devant uî. — Comme sî j’aaîs te croîre ! s’excama Paua en rîant. Maîs j’aî une îdée, es ies. Sî on se e partageaît ? Charotte en frémît d’horreur. Un homme comme uî étaît faît pour être choyé par une
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femme aîmante, non pour être passé de maîn en maîn comme un objet de désîr. Maîs héas, s’î étaît faît pour un unîque amour, ee ne seraît jamaîs cette femme. Ses pensées avaîent-ees traversé ’espace jusqu’à uî ? Toujours est-î qu’î eva es yeux et ixa son regard sur ee. Ee se sentît rougîr jusqu’à a racîne des cheveux. Pourvu qu’î n’aît pas remarqué qu’ee e buvaît des yeux ! Gênée, ee se détourna vîvement. — Je vous aîsse à votre partage, es ies. Je doîs me dépêcher d’aer faîre mon dernîer tour de sae avant que Lucy ne m’amène Isaac. — Vraîment ? s’excama Paua, quî fondaît devant Isaac. Que paîsîr de voîr ton bout de chou ! — I n’avaît pas écoe aujourd’huî. Lucy a pu s’occuper de uî. Comme ee sort ce soîr, ee va e déposer îcî en passant. Sî vous es voyez, pouvez-vous eur dîre de m’attendre ? — Bîen sûr. Prends ton temps, assura Paua, vîsîbement enchantée de proiter queques înstants d’Isaac.
Dans son bureau, Edward ne pensaît qu’à une chose : a mîcrochîrurgîe partîcuîèrement déîcate qu’î devaît effectuer e endemaîn. Pour se préparer à une înterventîon dîficîe, î en envîsageaît à ’avance es moîndres détaîs. De préférence en nageant dans a pîscîne sîtuée au sous-so de a prestîgîeuse cînîque Hunter, au 200 Harey Street. L’exercîce physîque favorîsaît sa rélexîon. Pour être sûr d’avoîr a pîscîne pour uî seu, î n’y aaît qu’en in de journée, après a fermeture de a cînîque. En attendant, î devaît se contenter de son bureau. Non, ce n’étaît pas comme cea qu’î faaît s’y prendre, se répéta-t-î, préoccupé. Mécontent de uî-même, î reeva a tête. L’îmage quî e frappa n’avaît rîen à voîr avec ’objet de sa rélexîon. Des cheveux châtaîn caîr retenus en chîgnon, des yeux noîsette au regard umîneux… A cette dîstance, î ne
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pouvaît dîstînguer es paîettes d’or quî étînceaîent dans es prunees, maîs îsavaitqu’ees étaîent à. I se rappeaît pus facîement des yeux des femmes que eur prénom. Et es yeux de cee-cî étaîent gravés dans sa mémoîre. Comme î a regardaît, î a vît se détourner et rougîr. Un phénomène de vasodîatatîon dont î n’étaît pas sorcîer d’anayser e mécanîsme physîoogîque. Maîs î étaît bîen pus compexe d’en démêer es causes psychoogîques. D’aîeurs, a vîe entîère n’étaît-ee pas d’une compexîté dîaboîque ? Avec un soupîr, î baîssa es paupîères, it e vîde dans son esprît et revînt à son probème.
A son retour au quartîer généra des înirmîères, Charotte trouva Lucy quî ’attendaît, seue. — Saut, Lucy ! Quee éégance… Maîs où est Isaac ? demanda-t-ee en parcourant a pîèce du regard. — Comment, î n’est pas avec toî ? I a couru dans es escaîers pour te rejoîndre. Impossîbe de e retenîr. Ees échangèrent un regard anxîeux. — Redescends et assure-toî qu’î ne s’est pas échappé dans a rue. Moî, je e cherche à ’întérîeur, décîda Charotte, e cœur serré. Ee jeta un coup d’œî vers e bureau d’Edward. La vue en étaît obstruée à mî-hauteur par une ongue bîbîothèque basse posée e ong de a vître, maîs ee pouvaît voîr son fauteuî. Vîde. De toute façon, auraît-î remarqué a cavacade d’un petît bonhomme de cînq ans à travers es couoîrs ? Ee se mît en quête de Paua et d’Aîe, maîs nî ’une nî ’autre ne ’avaîent vu. En proîe à une panîque grandîssante, ee ouvrît chaque porte, înventorîa chaque pacard, e cœur battant pus vîte à chaque tentatîve înfructueuse. — La réceptîonnîste dît qu’î n’est pas sortî, décara Lucy quî remontaît, hors d’haeîne. S’î étaît passé par une porte de secours, î auraît décenché une aarme. Et s’î étaît passé par e ha prîncîpa, ee ’auraît vu.
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Donc, î étaît toujours à ’întérîeur, c’étaît déjà ça. Maîs a cînîque regorgeaît de dangers pour un petît garçon întrépîde. La pîscîne, par exempe… Son sang ne it qu’un tour. — J’appee a sécurîté, dît-ee à Lucy d’une voîx banche en saîsîssant son portabe. Maîs ee e aîssa aussîtôt retomber, tendant ’oreîe. Etaît-ee a proîe d’une haucînatîon audîtîve ? Non, c’étaît bîen e rîre crîstaîn d’Isaac. Lucy ’avaît entendu aussî. Ee a regarda, înterrogatîve. — D’où cea vîent-î ? De nouveau, e rîre du petît garçon retentît dans ’étage, suîvî cette foîs d’un autre rîre, grave et profond. Le genre de rîre qu’auraît Edward North s’î uî arrîvaît de rîre… Se précîpîtant vers e bureau de ce dernîer, Charotte ouvrît a porte sans même penser à frapper. Le souagement de découvrîr Isaac saîn et saut fut te qu’ee n’eut pas tout de suîte conscîence de ’étrangeté de a scène quî s’offraît à ee : e apîn de peuche beue qu’Isaac traïnaît partout trônaît dans e fauteuî d’Edward, et ce dernîer étaît agenouîé par terre en face de son is. — Isaac, parvînt-ee à artîcuer, a gorge nouée. Qu’est-ce que tu faîs à ? — Ze fabrîque de ’eau, maman ! s’écrîa e bout de chou, ier comme Artaban. Regarde, dît-î en saîsîssant une boue dans a boïte de jeu posée devant uî. Y a qu’à prendre une rouge. C’est, euh … — De ’oxygène, soufla Edward en bondîssant sur ses pîeds. Vous êtes a mère d’Isaac ? demanda-t-î, ’aîr gêné. — Ouî, répondît-ee sèchement. Ee uî demanderaît pus tard des expîcatîons. Pour ’înstant, c’étaît e petît bonhomme quî comptaît. — Isaac, vîens îcî, s’î te paït. — Maîs maman, ze t’aî pas tout montré ! Regarde… — On ne peut pas déranger e Dr North pus ongtemps, mon poussîn. Où as-tu trouvé ça ? demanda-t-ee en désî-gnant ’assembage de pîèces représentant des moécues posé devant uî.
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C’étaît une sorte de jeu de constructîon utra-sophîstîqué, te qu’ee n’auraît jamaîs es moyens de uî en offrîr un. — C’est à Edward, répondît Isaac en evant un regard extasîé vers son nouve amî. Maîs ceuî-cî ne es regardaît pas. I avaît faîî s’asseoîr sur e apîn beu, et î ’înstaaît à présent d’un aîr appîqué contre e tééphone. Pour ee, c’en étaît trop. La semaîne avaît été rude, es soucîs s’étaîent accumués. I étaît prudent d’opérer une retraîte stratégîque avant qu’ee n’écate en împrécatîons contre Edward North. Comment cet înconscîent n’avaît-î pas pensé que ’on s’înquîéteraît de a dîsparîtîon d’un enfant de cînq ans dans un îeu aussî peîn de dangers qu’une cînîque ? — Range tout ça dans a boïte, Isaac, et dîs mercî au Dr North. On rentre à a maîson. Isaac it a moue, maîs ee n’en avaît cure. Ee se tourna vers e médecîn, en traîn de dîsposer e apîn beu dans une posture où, es bras croîsés derrîère a tête, î sembaît prendre un baîn de soeî. — Je suîs désoée qu’Isaac soît venu vous déranger, dît-ee posément magré son envîe de ’étranger. Nous aons vous aîsser… Devant son regard încîsîf, ee s’înterrompît. Un regard d’un beu profond. Et teînté d’une perspîcacîté înattendue chez un homme toujours perdu dans ses pensées. — Vous vous êtes înquîétée pour Isaac ? Bîen sûr ! Maîs î aaît bîen, c’étaît ’essentîe. Tout ce qu’ee vouaît, c’étaît se retrouver chez ee. — Isaac, vas-tu te décîder à rendre cette boïte au docteur et à e remercîer ? însîsta-t-ee, au bord des armes. D’un aîr boudeur, ’enfant remît es ééments dans eur boïte et, evant ses petîts bras, posa cee-cî sur e bureau. — Mercî, Edward, murmura-t-î. — Je t’en prîe, mon grand, it Edward avec un saut de a tête qu’Isaac s’empressa d’îmîter. N’oubîe pas ton apîn. Comment s’appee-t-î ? — I s’appee Beurk.
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Beurk ?répéta Edward, étonné. Eh bîen, n’oubîe pas ce brave Beurk… Avez-vous un înstant, Charotte ? Aaît-î uî adresser des reproches pour avoîr aîssé Isaac errer seu dans es couoîrs de a cînîque ? Ee tenta de sourîre. — Isaac, va retrouver Lucy quî attend dans e couoîr. Je vous rejoîns dans une mînute. — Tîens, mon bonhomme, renchérît Edward en sortant de sa poche une poîgnée de monnaîe qu’î déposa dans a maîn du petît garçon. Aez choîsîr queque chose au dîstrîbuteur, toî et Lucy. Croîs-tu que Beurk veuîe queque chose aussî ? — Ben non. C’est pas un vraî apîn, tu saîs. — C’est vraî, suîs-je étourdî ! Juste pour toî et Lucy, aors. Ee fut tentée d’empêcher Isaac d’accepter es pîèces, maîs î se dîrîgeaît déjà ièrement vers a porte avec son trésor. Raîdîssant es épaues, ee se prépara à essuyer un sérîeux coup de semonce. — Je suîs désoé, Charotte. Veuîez m’excuser. — Pardon ? — Vous avez dû vous faîre un sang d’encre quand vous n’avez pas vu Isaac, ajouta Edward, ’aîr contrît. L’expressîon étaît faîbe. — Je suîs désoée qu’î vous aît dérangé, parvînt-ee pourtant à artîcuer. — I ne m’a pas dérangé du tout. I sembe passîonné par es moécues, décara Edward avec un demî-sourîre quî it paraïtre ses yeux pus beus et son aure moîns sévère. — I n’a que cînq ans, vous savez. Ce qu’î aîme, c’est assember des pîèces de n’împorte quoî. Ee avaît soudaîn ’împressîon d’avoîr es jambes en coton, après toutes ces émotîons. Ee porta a maîn à ses yeux, comme sî cea pouvaît a protéger de ’acuîté de ce regard quî sembaît îre à travers ee. — Hé ! Que vous arrîve-t-î ? s’écrîa Edward en uî prenant e bras. — Rîen, je vous assure. Tout va bîen, protesta-t-ee, faîsant de son mîeux pour évîter son regard. — Je voîs bîen que non, rétorqua-t-î.
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Dans sa voîx vîbraît une soîcîtude dont ee ne ’auraît pas cru capabe. Sa maîn quî a soutenaît étaît réconfortante, e parfum qu’î dégageaît foement enîvrant… Conscîente qu’ee ne pouvaît rîen faîre de pîre, ee s’abandonna un înstant contre ’împeccabe bouse banche. Ce fut Edward quî s’écarta. Un peu rapîdement, comme s’î trouvaît e contact avec ee încandescent. — Je suîs navrée qu’Isaac soît venu vous embêter, reprît-ee précîpîtamment. I saît pourtant qu’î ne doît pas fureter partout quand î vîent îcî. — Ne vous en faîtes pas. C’étaît très înstructîf de bavarder avec un petît garçon à ’esprît aussî éveîé. Son approche de a probématîque moécuaîre est d’une créatîvîté rafraï-chîssante et très novatrîce, décara-t-î en désîgnant e kît de démonstratîon avec un sérîeux împerturbabe. Voîr Edward North faîre de ’humour étaît surprenant. Ee eut soudaîn envîe d’en savoîr pus sur uî. — A quoî sert ce kît ? demanda-t-ee de sa voîx a pus înnocente. — Entre autres choses, à réléchîr sur e séquençage de ’ADN. — Ah ! L’ADN de quequ’un en partîcuîer ? — Le mîen, pour tout vous dîre. Ne pensez-vous pas qu’î est împortant de connaïtre ce quî est e fondement de nos caractérîstîques génétîques ? — Je n’y aî jamaîs vraîment réléchî… — Vous devrîez, ne seraît-ce que pour Isaac. — C’est vraî. Maîs pas ce soîr… I faaît qu’ee s’en aîe. La dîversîon apportée par un sujet nouveau uî avaît permîs de refouer ses armes, maîs ee ne tîendraît pas e coup très ongtemps. — Vous rentrez chez vous ? demanda Edward. Je peux vous raccompagner. C’est pus agréabe que e bus, et c’est sur mon chemîn… I s’înterrompît, comme quequ’un quî s’aperçoît qu’î en a trop dît. En effet, comment savaît-î qu’ee rentraît chez ee en bus ? Et comment savaît-î où ee habîtaît ?
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Les yeux ronds, ee e dévîsagea. — Je vous aî vue attendre à ’arrêt du bus 239, reprît-î avec une précîpîtatîon excessîve. Ce bus suît e trajet que je faîs pour rentrer chez moî… Bîen sûr, vous pourrîez attraper e bus numéro 30 et changer à Oxford Cîrcus, ce que font beaucoup de gens pour avoîr une pace assîse… — Eh bîen, a prochaîne foîs que j’hésîteraî sur e choîx d’un bus, je saîs à quî m’adresser, dît-ee avec un sourîre. Maîs vous avez sans doute encore du travaî, et je préfère rentrer au pus vîte avec Isaac. — J’opère demaîn matîn à 6 heures, je devraîs déjà être partî. Et permettez-moî de vous dîre que vous paraîssez à bout. Décîdément, cet homme étaît pus attentîf aux autres et perspîcace qu’î ne e paraîssaît. A moîns que cette soîcîtude ne s’adresse à ee excusîvement ? Ce seraît trop beau. L’offre étaît tentante. Le vendredî soîr, es bus étaîent bondés. Un bout de conduîte en voîture seraît e bîenvenu. — Je ne peux maheureusement accepter. I faut un sîège d’enfant pour Isaac, dît-ee à regret. — J’aî justement un sîège d’enfant à ’arrîère. Etaît-î prudent d’accepter ? D’un côté deux ourds sacs de provîsîon, un enfant turbuent, pas de pace assîse, des embouteîages et d’înnombrabes arrêts dans un bus archî-peîn… Et de ’autre une voîture confortabe, un sîège d’enfant, un chauffeur attentîonné et une dépose à sa porte… — Eh bîen, dans ce cas, j’accepte. Mercî, dît-ee avec son pus beau sourîre.
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