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Une fée à Glade of Oaks

De
407 pages
Au cours d’une visite chez Hector Rougier, grand investisseur français fraîchement installé à New York, Brian Covington ne s’attendait guère à croiser parmi le personnel de son hôte, une pure beauté aux grands yeux expressifs et aux formes voluptueuses. Une fois de plus guidé par son instinct de libertin, il ne peut résister à la tentation et fait tout pour séduire la jeune domestique.

Mais lorsqu’il apprend plus tard l’identité de l’inconnue, sa seule réaction est la fuite. Hors de question pour lui d’épouser une jeune débutante ! Il préfère les femmes mures et expérimentées. Toutefois, la jeune beauté hante ses nuits et rend les autres femmes insipides à ses yeux...
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Extrait

Dans la salle de restaurant, Samuel était déjà à table, le teint verdâtre et les cheveux en bataille. Glynis s’étonna de l’allure de son beau-frère, mais ne fit aucun commentaire, comme à son habitude. La serveuse arriva avec deux assiettes pour le petit-déjeuner de Brian et sa femme ; Samuel, lui, se contenta de son café noir. L’ambiance de la salle était bien plus calme que la veille. À cette heure matinale, très peu de clients étaient levés et les conversations étaient plus discrètes et moins enjouées. La table des Covington ne faisait pas exception. Ils déjeunaient tous trois dans un silence presque religieux, jusqu’à ce que Samuel, plus vert que jamais, se lève précipitamment pour rejoindre la cour à grands pas.
Brian eut un sourire moqueur à l’égard de son frère. Sa femme, elle, ne riait pas du tout. De nouveau elle était pâle comme un linge et semblait avoir du mal à respirer. Il fronça les sourcils, animé d’un mauvais pressentiment.
— Ne me dis pas que tu as mis un corset ? lui souffla-t-il à l’oreille d’un air plutôt menaçant.
Elle eut l’air horrifiée et s’appliqua à respirer calmement.
— On ne parle pas des sous-vêtements d’une dame à table, siffla-t-elle entre ses dents serrées.
Brian inspira profondément pour ne pas perdre patience. Voyant qu’elle ne comptait pas répondre à sa question, il glissa une main dans son dos et chercha à tâtons, sans la moindre discrétion, les preuves de sa supposition.
— Mais qu'est-ce que vous faites ! s’exclama-t-elle en se tortillant. Ne vous a-t-on jamais appris les bonnes manières ?
— Tu as mis un corset oui ou non ? gronda-t-il.
— Cela ne vous regarde pas.
Glynis semblait aussi stupéfaite que son mari de son nouvel aplomb, mais elle n’allait tout de même pas le laisser la tripoter ainsi en plein milieu d’une salle de restaurant !
— Glynis…
Sa voix prit une intonation dangereuse. Ignorant jusqu’où il était capable d’aller, elle préféra se rendre.
— Oui j’en ai mis un, murmura-t-elle en jetant des coups d’œil autour d’eux pour s’assurer qu’on ne les écoutait pas.
— Nom de Dieu ! Mais pourquoi portes-tu un corset si ça t’empêche de respirer ? explosa Brian.
Glynis ouvrit de grands yeux devant la vulgarité de son mari. Pour le moment, sa grossesse naissante ne l’avait pas rendue réellement sujette à des sautes d'humeur, mais la colère et l’indignation qui s’emparèrent d’elle à cet instant ne pouvaient être dues qu’à sa grossesse. Elle était trop bien éduquée pour réagir ainsi sans circonstances atténuantes, du moins le pensait-elle. Elle foudroya son mari du regard et jeta sa serviette sur la table.
— Ne jurez pas ! Je porte un corset pour pouvoir fermer ma robe et cela ne vous regarde absolument pas.
— Ça me regarde si tu t’évanouis à chaque fois que tu respires un peu trop fort ! Tu n’as qu’à mettre une robe plus large.
— Je n’ai pas de robes plus larges, et je ne me suis encore jamais évanouie de toute ma vie !

Brian la regarda d’un air sceptique. Son indignation prit alors de telles proportions qu’elle eut soudain peur de manquer d’air.
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